Bonjour/Bonsoir ! :)

Ceci est un histoire courte/OS (en 5 parties, je pense. Je suis en train de réfléchir à une version alternative, mais c'est pas sûr) qui parlera de relations virtuelles (enfin, pas si virtuelles que ça, en fait). Ils ne le liront jamais mais merci à la jeune fille ainsi qu'à ce jeune homme rencontré en vacances qui m'ont inspirée toute cette histoire, c'est important.

Les titres de mes parties s'inspirent des paroles de la chanson de Julien Doré, Paris-Seychelles qui est aussi le titre de cette fanfiction. Je ne possède pas la saga Harry Potter, ni les personnages.

Pour les besoins de ma fiction, Harry a 21 ans et Draco 18. Et peut-être qu'ils sont un peu OOC... (enfin, les Dursley sont gentils et j'ai transformé Harry en un geek tout mignon (vous voyez le geek dans SLG ? Voila!)) et pas un espèce d'abruti écervelé et qui crie sur tout. Et je publierais tous les mercredis.

Bonne lecture, enjoy :)

(J'aime pas cette partie, mais je suis obligée de passer par là si je veux introduire ma partie 3, enfin disons que c'est plus compréhensible. Les choses sérieuses commencent la semaine prochaine (et dans deux semaines, ouuuuh, j'en dis pas plus))


« Un ange murmure mon prénom

Mais le message reste le même :

Attends jusqu'à demain, tout ira bien. »
Traduction de Bones, par The Killers


Partie 2 - Un chasse spleen melchior Paris-Seychelles


Le hasard s'était occupé de leur rencontre. Désœuvré pendant les grandes vacances, Harry s'était inscrit sur un site d'écriture. Des auteurs en herbe publiaient leurs récits, d'autres étaient là pour lire silencieusement, certains commentaient. C'était le cas de Harry, il était un fou des reviews et dévorait avec passion chacune des histoires d'un certain Serpentard. Il avait longuement hésité avant de lui envoyer un message privé, afin de lui dire qu'il adorait ce que le jeune homme écrivait. Il mêlait avec brio intrigues psychologiques et policières, ajoutant parfois de la romance. Sa dernière histoire, un trentenaire, à la mémoire vacillante, cherchant sans relâche le meurtrier de son compagnon (1) avait marqué profondément Harry. Il y avait aussi cette histoire où un adolescent était éperdument amoureux de son professeur bien que ce sentiment soit réciproque, le plus âgé se refusait à une relation d'un tel genre et préférait voir son élève mourir d'amour pour lui que de lui céder. (2) L'un des deux se suicidait à quelques paragraphes de la fin de la nouvelle et Harry s'était surpris à verser quelques larmes. Même plusieurs mois après, la fin de la fiction tournait encore dans la tête du jeune homme.

Après quelques jours de tergiversations, Harry s'était lancé. L'anonymat d'Internet le rassurait : derrière son écran, les mots glissaient plus facilement sur son clavier que sur sa langue. Ce jour-là, par chance, Serpentard était connecté : la réponse à son message privé avait été presque immédiate. Un sentiment étrange avait alors envahit Harry, un mélange de joie intense ainsi qu'autre chose qu'il n'arrivait pas à nommer. Son cœur battait très fort à ce moment-là, il avait mit cela sur le compte de l'excitation.

A la grande surprise de Harry, le contact était bien passé. Ils ne connaissaient presque rien de leurs vies respectives, ou à peine le strict minimum : leurs âges, leurs villes, leurs études. La plupart du temps, ils parlaient de livres, de séries, discutaient de bêtises, de choses qu'ils les avaient marqué, de leurs environnements mais rarement d'eux. Ils ne savaient même pas à quoi ils ressemblaient physiquement.

Au fil des messages, Harry s'était attaché à Draco à le considérer comme un ami, à attendre ses messages. Et finalement, il s'était habitué au sentiment de pure joie qui se déversait dans ses veines et à con cœur qui battait vite lorsqu'il parlait à Serpentard. A rêvasser de lui dans la journée. Toutefois, il faisait fi de ses réactions physiques, il les niait, comme son cœur qui battait la chamade ou ce grand sourire qui s'étalait sur son visage.

Parfois, il sentait la jalousie l'étouffer complètement, lui tordre les tripes. Il aurait vendu son âme au diable pour que Draco lui appartienne, à lui, rien qu'à lui, qu'il ne parle qu'à lui, qu'il ne réponde qu'à ses messages, qu'il ne pense qu'à lui. La jalousie le consumait de l'intérieur, lui donnait des bouffées de rages. Bordel, Draco était à lui, rien qu'à lui. Comme il aurait aimé que son ami ressente la même chose que lui.

Et puis, ressentir quoi d'abord ? C'était juste de l'amitié. De l'amitié exclusive, certes, mais de l'amitié quand même. Rien d'autre. Alors son ressentiment se calmait quelque peu, se tassait. Et Harry sentait tout de même un malaise persister.

Même s'ils avaient leurs numéros de téléphone respectifs, ils ne discutaient pratiquement jamais par sms, préférant les mails et les longs pavés. Ils s'étaient appelé une fois en deux mois, afin d'entendre la voix l'un de l'autre. Quand il y repensait, ce moment troublait encore Harry. La voix chaude de Draco l'avait mis dans tous ses états. Il voulait l'entendre encore, et encore jusqu'à ce que ses oreilles soient saturées.

De fil en aiguille, Harry avait réussi à faire avouer l'endroit où habitait Draco – ce n'était quand même pas sa faute s'il voulait TOUT connaître de son ami, il avait bien le droit de savoir avec qui il parlait, non ? Et c'était justement tout près l'endroit où se rendait la famille de Harry pour leur semaine de vacances. Il en aurait pleuré de joie, la coïncidence était si belle : le destin y était pour quelque chose ! Il fallait qu'ils se rencontrent, Harry crevait d'envie de voir Draco, de le toucher, de sentir son parfum ou juste d'entendre sa voix.

Comme pour le faire enrager, celui-ci avait mis une semaine à répondre à Harry, pour lui dire que oui, il voulait le voir.

Cette fois-ci, Harry avait véritablement pleuré de joie.

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Harry expira lentement la fumée de sa cigarette. Bordel de merde, était la seule pensée cohérente qu'il formulait depuis ce matin, le reste n'avait pas de logique. Le rendez-vous était prévu pour demain et il était sur les nerfs depuis une semaine. Sa santé mentale vacillait, le sommeil et l'appétit l'avait quitté et il avait tout le temps mal au ventre et le cœur qui battait vite en pensant à son ami.

Il renversa la tête en arrière. Le ciel était encore teinté des lueurs de la nuit, le brouillard se dissipait à peine des rues de la ville, un halo entouraient les montagnes. Sept heures et il était déjà debout. Fichue angoisse qui le privait de sommeil.

Un frisson le parcourut quand il pensa pour la centième fois à Draco depuis qu'il était réveillé. Il se sentait fébrile et fiévreux, peut-être était-il malade. Ces fourmillements dans ses mains n'étaient pas très normaux non plus.

Harry rejeta à nouveau la fumée. Dans trente deux heures, il verrait Draco.

Bordel de merde !


(1) Résumé librement inspiré du film Mémento, qui est juste dingue !

(2) Comment ça, c'est un mélange de Phèdre et de la Princesse de Clèves ? Mais pas du tout...


A mercredi prochain pour des choses plus intéressantes ! :D