Bonjour/Bonsoir ! :)

Ceci est un histoire courte/OS (en 5 parties, je pense. Je suis en train de réfléchir à une version alternative, mais c'est pas sûr) qui parlera de relations virtuelles (enfin, pas si virtuelles que ça, en fait). Ils ne le liront jamais mais merci à la jeune fille ainsi qu'à ce jeune homme rencontré en vacances qui m'ont inspirée toute cette histoire, c'est important.

Les titres de mes parties s'inspirent des paroles de la chanson de Julien Doré, Paris-Seychelles qui est aussi le titre de cette fanfiction. Je ne possède pas la saga Harry Potter, ni les personnages.

Pour les besoins de ma fiction, Harry a 21 ans et Draco 18. Et peut-être qu'ils sont un peu OOC... (enfin, les Dursley sont gentils et j'ai transformé Harry en un geek tout mignon (vous voyez le geek dans SLG ? Voila!)) et pas un espèce d'abruti écervelé et qui crie sur tout. Et je publierais tous les mercredis.

Bonne lecture, enjoy :)

PS : C'est la partie que j'ai écrite en premier (parce que toute la fin reprend une scène réelle haha...) et qu'il me fallait l'écricre : je la ruminais trop. Et c'est d'ailleurs ça qui m'a inspirée l'histoire (en partie)

PS 2 : J'adore cette chanson omg c'est trop ma vie


« Je n'ai pas peur des américains,

Ni des cons ni des politiciens

Mais j'ai peur de d'attraper la main

Et que tu m'esquives encore.

Je ne sais pas si cet amour est fort

Ou s'il ressemble à la chasse au trésor

Si t'en veux pas, sache que je le déplore

Et que je m'excuse encore. »

Matador de Mickey 3D


Partie 3 - Te sourire dehors à Angoulême


Allumer sa cigarette sans la cramer tandis que sa main était parcourue de tremblements relevait du miracle. Ses tripes se tordaient plus les minutes avançaient et ses jambes semblaient vouloir le lâcher à tout moment. Merde merde merde et si je partais ? S'il faut, celui-ci ne viendrait même pas s'il faut, celui-ci lui avait raconté des bobards et n'habitait pas ici s'il faut, celui-ci était un vieux pervers qui ne voulait que du sexe avec Harry. Malgré son appréhension, le jeune homme eut un ricanement. Les plans culs ne l'intéressait pas, le sexe tout court, en fait.

Son cœur s'emballa dans sa poitrine sans raison, il eut soudainement du mal à respirer. Il allait faire un malaise et ne verrait jamais son ami, voilà ce qui allait se passer. Ou même s'ils se rencontraient, il ne plairait pas à Draco, il n'était pas assez... cool. Harry essaya d'aspirer plusieurs goulées d'air, sa gorge semblait avoir rétréci de plusieurs centimètres de diamètre. Quelle merde, quelle merde, quelle putain de merde ! Pourtant ses jambes refusaient de lui obéir et il restait scotché à ce foutu banc. Il vit un blond se diriger vers lui et toute tentative afin de s'oxygéner devint impossible, son cerveau vrilla. S'il n'était pas en public, il aurait pleuré de peur – heureusement que ce genre d'événements gênants n'arrivaient que quand il était seul.

Le blond passa devant lui, sans le voir. Fausse alerte.

Et puis comment reconnaîtrait-il Draco ? Ils ne savaient même pas à quoi ils ressemblaient l'un et l'autre – si on exceptait leur couleurs de cheveux respectives –, Harry ne lui avait même pas indiqué l'endroit où il se trouvait. Le sentiment d'angoisse vint de nouveau étreindre sa poitrine, lui coupant la respiration quelques secondes, avant que cela ne se calme. Néanmoins, elle revint tout aussi vite quand il vit un jeune homme debout à quelques mètres de lui le fixer avec un demi sourire et Harry sut que c'était lui. Il s'avança d'un pas tranquille, les pans de son manteau de couleur sombre battaient ses ne put décoller de son banc, tout énergie l'ayant quitté. Son cœur semblait vouloir sortir de sa poitrine à battre si fort, sa cigarette tenait entre ses mains par magie tant celles-ci tremblaient.

Il était arrivé devant lui, il lui souriait d'un air tranquille. Son regard s'attarda un instant sur le collier de cuir qu'il avait au cou et Harry se sentir rougir.

« Salut. »

Sa bouche était sèche, pourtant il lui fallait parler, il ne tenait pas à ce que son ami le prenne pour un demeuré.

« Salut. »

Harry eut une légère grimace au son de sa voix si vacillante et faiblarde. Draco lui sourit, le cœur du brun rata un battement. Son visage avait gardé quelques rondeurs de l'enfance, sa peau lisse et blanche appelait des caresses et son sourire acheva Harry, qui luttait contre ce sentiment qui grandissait dans sa poitrine.

Son ami s'assit à côté de lui, sa jambe touchait presque celle de Harry, qui déglutit péniblement. Surtout paraître normal.

« Comment tu m'as reconnu ? Enfin, je veux dire que des bruns aux yeux verts, y en a pas mal – enfin pas des masses mais... bref. »

Draco eut encore un sourire en coin, à ce rythme, Harry finirait en chamallow dégoulinant en quelques minutes.

« Tu dégages un truc. »

Le brun se demanda un court moment s'il parlait de son odeur, avant de se rendre compte que le blond traitait de quelque chose en rapport avec son karma.

« Oh. D'accord. Cool. »

Le fils Potter eut un rire gêné et aigu. Bordel, je me déteste. Un ange passa, Harry se maudissait. Leur première rencontre n'était pas sensé se passer comme cela, il s'était imaginé qu'ils seraient comme deux amis de longues dates se retrouvant après une séparation, pas comme deux étrangers gênés d'être ici – du moins pour Harry, Draco, lui, avait l'air totalement à l'aise. D'ailleurs, il lui demanda de se lever, il l'emmenait dans la meilleure crêperie de la ville, lui confia t-il, les yeux brillants. Harry le suivit sans mot dire. L'enseigne ne payait pas de mine et l'endroit était à peine rempli. Ils s'installèrent dans un coin du restaurant, éloignés des autres tables. Ils seraient sans doute plus à l'aise pour discuter, enfin s'ils discutaient. A peine eurent-ils le temps d'enlever leurs manteaux et écharpes et de jeter un œil à la carte, qu'un serveur arriva et leur demanda ce qu'ils désiraient. Draco commanda un chocolat chaud ainsi qu'une crêpe grand format au Nutella. Harry prit la même chose, mais avec un cappuccino.

Le jeune homme regardait partout autour de lui, tandis que son cerveau tournait à plein régime à la recherche d'un sujet de conversation intéressant.

« Stresse pas, Harry, ça va bien se passer, je vais pas te manger. »

Le susnommé sursauta et adressa un sourire coupable à son ami. Il lit dans mes pensées, putain.

« Dé... désolé, j'arrive pas à être à l'aise. M-mais ça va passer, t'inquiètes pas ! se rattrapa t-il.

- Il y a intérêt. »

De nouveau un sourire. Le cœur de Harry vrilla dans sa poitrine, il battait tellement fort que Draco – tout le restaurant, en fait – l'entendait sûrement. Ses lèvres roses appelaient Harry, il voulait les embrasser mais se mordillait la sienne en désespoir de cause.

« C'est normal d'être gêné lors des débuts d'une première rencontre, qu'elle soit amicale ou amoureuse. Ce qui est moins normal, c'est si la gêne persiste. Alors, là, ça voudra dire que l'on est pas fait pour s'entendre, que le courant passa pas, tu vois ? Mais j'ai confiance, on va bien s'entendre. T'as confiance en moi ?

- O-oui !

- Super. »

Il eut un petit moment de silence durant lequel Draco regarda intensément Harry, ses yeux bleus paraissaient sonder l'intérieur de son âme. Leur crêpes et leurs boissons arrivèrent. Harry fut content d'avoir si peu mangé à midi, la crêpe était vraiment d'un très GRAND format. Ils remercièrent le serveur, qui s'éclipsa le sourire aux lèvres. Harry entreprit de découper proprement mais le Nutella bavait dans son assiette. Il sentait toujours le regard du blond sur lui, il voulait relever les yeux pour s'y perdre mais sa foutue timidité l'en empêchait.

« Raconte-moi tes vacances, Harry. »

Le jeune homme releva un instant les yeux, et il se noya dans le regard bleu océan de son ami comme il l'avait pensé, rougit puis pris un grande inspiration. Alors il parla de la randonnée qu'il avait fait la veille, du paysage magnifique qui lui faisait penser à un décor de film (1) mais aussi des montées rudes, et de la descente abrupte, de l'écureuil qu'il avait aperçu et de Dudley qui était joliment tombé sur les fesses en plein dans une flaque d'eau, de son oncle qui soufflait comme un bœuf et crachait ses poumons et de sa tante rouge coquelicot. Il parla du panorama qu'il avait de son balcon, du grand sapin qui lui faisait penser à un film sur les vampires (2), de l'espèce de château délabré en face de sa fenêtre, des montagnes aux couleurs automnales, de la cohabitation rude entre lui et son cousin car ils avaient tous deux des caractères diamétralement opposés, de son régime steak-frites et diabolo cassis. Ensuite, Draco le fit rire plusieurs fois, jusqu'à ce que Harry en eut mal aux abdos et des larmes aux yeux. Plus le temps passait et plus le charme du blond augmentait, plus Harry était attiré. Et plus ils s'entendaient bien.

La nuit avait déjà bien commencé à tomber quand ils sortirent de la crêperie. Le froid saisit Harry, qui s'emmitoufla de suite dans son écharpe et ferma sa doudoune. Draco, quant à lui, enfila un bonnet et Harry se demanda s'il était humain d'être aussi angéliquement magnifique.

Ils marchèrent en silence jusqu'au banc où Harry s'était assis quelques heures plus tôt. Arrivés devant, ils restèrent quelques secondes à se détailler, l'un en face de l'autre, sans trop savoir quoi se dire. Le cœur de Harry, qui s'était quelque peu calmé, repris sa course folle dans sa poitrine, des fourmillement envahirent ses mains. Et maintenant ?

« On se fait la bise ? » proposa le brun, la voix bizarrement cassée.

Draco lui sourit et se pencha. Son odeur affolait Harry, les battements dans sa poitrine s'accéléraient jusqu'à qu'il sente le sang pulser dans ses tempes. Les lèvres du blond se rapprochaient de son visage. J'ai envie de l'embrasser j'ai envie de l'embrasser j'ai envie de l'embrasser. Ses mains tremblaient terriblement pourtant il réussit à en poser une sur le bras de son ami, lui qui n'aimait pas les contacts en temps normaux, le recherchait ici. Et maintenant ?

Finalement, leurs joues se rencontrèrent deux fois, au grand désespoir du brun qui maudissait sa timidité – ou sa stupidité. Les yeux de Draco étaient rivés à ceux de Harry quand ils s'éloignèrent, ses mains tremblaient toujours. Leurs regards restèrent accrochés l'un à l'autre quelques secondes supplémentaires. Il se passe un truc, je sens qu'il se passe un truc. Putain il se passe un truc ! Lance-t... Ses pensées furent interrompues par un raclement de gorge.

« Je vais y aller, alors, dit doucement Draco.

- Oui, je... Ok. Moi aussi, e-en fait. Dis, on... on se reverra ? » balbutia Harry, troublé.

Draco lui sourit à nouveau – son sourire, à la fois innocent et malicieux – faisant complètement fondre le jeune homme.

« Oui. »

Le cœur de Harry explosa en un millier de papillons dans sa poitrine. Il eut une grimace intérieure à cette métaphore, mais c'était bien des putain de papillons qu'il sentait s'agiter à l'intérieur de lui. Et ce sentiment bizarre qui lui remplissait la poitrine, lui donnait les jambes en coton.

« Au revoir, prononça finalement le brun.

- Au revoir. »

Avait-il imaginé sa voix tremblante ? Son ami tourna les talons et s'éloigna dans la grande allée. Sa silhouette devient une ombre, les feuilles oranges d'automne continuaient à tomber autour de lui. Harry posa une main sur sa poitrine, sur son cœur. A ce niveau-là, c'était de la tachycardie. Quel con !

Sur le chemin du retour, Harry ne cessait de se maudire. L'occasion était si belle, le regard de Draco voulait dire quelque chose, lui disait « Vas-y, lance-toi ». Clairement ! A moins que le jeune homme ne se fasse des idées... Il avait honte de son côté fleur-bleu, qu'il essayait d'annihiler vain. Sans doute que celui-ci lui avait joué un tour. Son cerveau interprétait-il des signes, prêtant à confusions, dans le mauvais sens, ou devait-il suivre son instinct de cœur d'artichaut qui le suppliait d'embrasser le blond ?

Un instant, il songea à courir dans la direction opposée dans laquelle il allait, à rattraper Draco, à transformer son fantasme en réalité. Cependant, ses jambes restèrent obstinément clouées au sol, son corps refusait de pivoter, Harry serra les poings d'impuissance et de colère contre lui-même. Il se serait frappé. Cependant, l'enjeu était trop grand, il ne voulait pas perdre son ami. Quitte à rester dans la friendzone à tout jamais.

Ou s'il se lançait, il n'aurait qu'une chance. Seul deux choix s'offraient à lui : la casse ou la réciprocité. Mieux valait attendre encore un peu, il ne fallait pas brusquer Draco.

Sans grand entrain, il rentra au centre. L'heure du repas arriva, il mastiqua la nourriture sans envie et alla se coucher directement après le dessert. Le regret lui remplissait l'estomac et comprimait sa poitrine, il n'arrêtait pas de se traiter mentalement de con.

Sa nuit fut peuplée de rêves étranges, certaines fois, il courait après un Draco insaisissable, et d'autres où la scène de leurs au revoir se rejouait un million de fois en se terminant toujours par un baiser.

Il était amoureux, irrémédiablement amoureux. (3)


(1) La forêt ou Edward révèle à Bella qu'il est un vampire

(2) Le grand sapin dans Twilight, celui qui est à côté de la chambre d'Edward et qu'il monte dessus avec Bella en mode beau gosse (Je suis pas fan de Twilight ! Enfin... Seulement du 1e film que j'ai bien vu une dizaine de fois, le reste j'aime pas)

(3) J'aurais bien rajouté qu'il était foutu, mais ça aurait un peu cassé la magie du moment XD


Frustrées ? Oui, moi aussi XD Sinon, on se retrouve mercredi prochain pour la suite, enfin j'espère, parce que j'ai du mal à l'écrire...

Prenez soin de vous, mangez des kinder bueno, merci de lire te de commenter ! :)

(Faudrait que je regarde où c'est Angoulême, un jour, histoire de me cultiver...)