Bonjour/Bonsoir !

Merci à la jeune fille ainsi qu'à ce jeune homme, rencontré en vacances, qui m'ont inspirée toute cette histoire

Les titres de mes parties s'inspirent des paroles de la chanson de Julien Doré, Paris-Seychelles qui est aussi le titre de cette fanfiction. Je ne possède pas la saga Harry Potter, ni les personnages.

Pour les besoins de ma fiction, Harry a 21 ans et Draco 18. Et peut-être qu'ils sont un peu OOC... (enfin, les Dursley sont gentils et j'ai transformé Harry en un geek tout mignon (vous voyez le geek dans SLG ? Voila!))

Rating M plus ou moins justifié ici. Bonne lecture


Partie 4.2 - On s'était dit des choses que l'on ne tiendra pas


« Avec le temps...
Avec le temps va tout s'en va.
On oublie le visage et l'on oublie la voix.
Le cœur quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien.
Avec le temps...
Avec le temps va tout s'en va.
L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie,
L'autre qu'on devinait au détour d'un regard,
Entre les mots entre les lignes et sous le fard,
D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit.
Avec le temps tout s'évanouit. »

Avec le temps de Léo Ferré


P'tite musique d'ambiance: AmaLee - Glassy Sky


Draco et Harry ont déjà fait leur randonnée, le chapitre reprend quand ils reviennent au centre de vacances.

Quand ils rentrèrent, la nuit était déjà tombée. Harry s'accrochait de toute son âme au blouson de son ami, il tenait à profiter des derniers moments qu'il lui restait. Il avait proposé à Draco de boire un verre dans son centre de vacances, alors il avait encore quelques instants de plus avec lui. Quelques instants de plus pour lui faire sa déclaration. Son ventre se tordit à cette pensée.

Draco se gara près d'une voiture familiale grise, Harry descendit le premier et enleva son casque. L'électricité statique lui dressait les cheveux sur la tête, Draco se moqua gentiment, ses cheveux à lui étaient impeccable, comme toujours.

« On prends l'ascenseur, hein, dit Harry, j'ai pas le courage pour monter trois étages. »

Draco lui fit signe que c'était ok, tout en baillant. Heureusement pour le brun, personne ne se trouvait dans leur appartement provisoire. Il s'affala en travers du lit et enleva ses chaussures.

« J'ai plus d'énergie, putain ! »

Ses paupières se fermaient lentement, il tentait de lutter contre Morphée cependant son appel l'attirait irrésistiblement. Il ne devait pas dormir, il devait dire à Draco...

« J'peux me doucher ?

- Hein ? »

Il rouvrit un œil. Draco lui sourit, Harry rougit. Il le prenait sûrement pour un débile vu le nombre de fois où il avait du se réexpliquer.

« Est-ce que je peux me doucher ? Je déteste cette odeur de transpiration.

- Ah, euh, oui vas-y. Tu peux prendre ma serviette, c'est la rouge.

- Super. »

Debout au milieu de la pièce, le blond enleva son blouson, et se dirigera vers la salle de bain. Harry entendit l'eau couler. La pensée que Draco allait utiliser sa serviette, y mettre son odeur, l'émoustilla. Il se pencha et ramassa le blouson de son ami, il était sûrement imprégné de son odeur. Le brun respira un des côtés, la manche, mais c'était à l'encolure que le parfum était le plus marqué. Lentement, le sang quitta son visage pour aller grossir une autre partie de son corps. Il fixa son érection d'un œil perplexe. Ce genre de chose ne lui arrivait pas souvent, et cette fois-ci il eut fallut que Draco soit dans la pièce voisine. D'une main tremblante – l'autre tenait toujours le blouson contre son visage –, il fit sauter les boutons de son jean et se tortilla sur le lit pour le faire descendre. Ah... quand même, pensa t-il en découvrant la bosse proéminente.

Allait-il vraiment faire ça alors que Draco était juste à côté. Sa main s'enroula sur sa colonne de chair. Putain ouais, il allait le faire. Il se mordit les lèvres d'anticipation l'eau avait été coupée, Draco devait être en train de se savonner, Harry disposait de cinq minutes minimum. Pas le temps d'être doux ou de prendre son pied pendant une demie heure, il n'osait même pas imaginer la réaction de Draco en le découvrant comme ça... Draco qui était sûrement en train de se savonner et qui allait utiliser sa serviette.

Il amorça un mouvement de va-et-vient sur sa hampe tendue à l'extrême, tandis qu'il respirait toujours l'odeur de son ami. Le plaisir grimpa furieusement dans ses veines et son sexe tressauta. Harry mordit une manche pour ne pas gémir et ondula des hanches, à la recherche de plus de contact. Il revit Draco en caleçon, Draco qui l'enlaçait, ces images le firent bander encore plus. Sa main s'activait de plus en fort sur sa virilité brûlante mais cela n'était pas suffisant pour le faire venir. Il grogna, un spasme le secoua et le lit émit un grincement, son érection était si dure qu'elle lui faisait mal. Et ce putain d'orgasme qui ne venait pas.

C'était devenue une nécessité physique de jouir : marcher avec cette excroissance entre les jambes n'était juste pas possible et elle se remarquerait.

Il ferma les yeux et se recouvrit totalement le visage, afin de mieux se concentrer. Le parfum de Draco lui fit voir des étoiles, l'extase le fait trembler. Sa verge brûlante palpitait sous sa paume pendant qu'il lui accordait de douces caresses, avant de la pomper énergiquement. Son corps fut parcouru de spasmes de plaisir, Harry se laisse enivrer par son excitation et l'interdit, et contint à grande peine ses râles de plaisir.

Et quand il pensât devenir fou car l'orgasme tardait à venir, car Draco pouvait débarquer à tout instant – ou même sa famille –, juste au moment où il maudissait tous les saints du ciel, il tressauta sur le lit, ses doigts de pieds se recroquevillèrent quand son sperme arrosa son ventre en jet brûlant. La respiration coupée sous le flot d'émotions qui l'assaillait, Harry se laissa submerger par la vague de plaisir. Puis, tout doucement, la vague se retira et Harry reprit son souffle, pantelant et épuisé sur son lit.

Cependant, le bruit de la porte de la cabine de douche qui claqua le fit sortir de sa torpeur brutalement. Il enleva son tee-shirt et essuya les traces de son plaisir, le roula en boule et l'envoya, d'un coup de pied, sous le lit. Il trouva un autre tee-shirt dans sa valise et en profita pour mettre du déodorant. Ni vu ni connu, pensa t-il tout fier en regardant la chambre intacte – hormis le couvre lit un peu froissé. Il ouvrit tout le même la fenêtre, dès fois qu'il y aurait eu une odeur suspecte.

Son coup de stress l'avait complètement réveillé et maintenant que son sang était également réparti dans son corps, Harry pouvait réfléchir correctement. Il allait faire sa déclaration à Draco ! Il était presque sûr qu'il y a avait quelque chose entre eux, et en partant du principe que Draco était attiré par les hommes (complètement ou en partie), Harry avait plus de chances avec lui – beaucoup plus que si le blond avait été hétéro.

En parlant du loup, il sortit de la douche quelques minutes plus tard. Le cœur de Harry se mit à battre plus vite. C'était pas seulement l'apparence de Draco qui le rendait dingue, mais aussi son caractère, la façon qu'il avait d'écrire ou ses histoires. Draco l'attirait tout entier, c'était complètement fou.

« Bon, on va le boire ce verre ? proposa Harry, en se relevant du lit.

- Bien sûr ! »

Ils se rendirent au point rencontre, qui était désert, mis à par le serveur qui lisait le journal pour passer le temps. Ils commandèrent des coca et s'assirent à un table dans un coin de la pièce. Ils discutèrent de choses et d'autres, plaisantèrent et rirent ensemble. L'heure tournait, et bientôt, et bientôt...

Arriva le moment où leurs verres furent vides, ce qui donna le signal de départ à Draco. Harry le suivit jusqu'à sa moto, en silence. Son cœur battait vraiment trop fort, il avait envie de sauter partout et de vomir, ses mains tremblaient tellement qu'il avait dû croiser les bras pour masquer cela.

« Draco... » commença Harry quand le blond attrapa son casque.

Celui-ci se tourna vers le brun, un sourire aux lèvres. Le cœur de Harry explosa et se brisa dans sa poitrine, son appréhension lui donnait la nausée et le tournis.

« J'ai quelque chose à te dire. »

Harry fit un pas vers lui.

« Quelque chose de très important. »

Un autre.

« En fait, ça fait des mois que je ressasse ça et... »

Il était devant lui à présent.

« Je suis amoureux. »

Harry se hissa sur la pointe des pieds et apposa ses lèvres contre celles de son ami. L'espace de quelques secondes, son bordel intérieur cessa : il n'y avait plus que son baiser avec Draco qui comptait. La joie coula dans ses veines, et l'apaisement le gagna pendant quelques secondes. Il se recula et revient à sa taille normale, ça avait été chaste mais largement parlant pour que son ami comprenne ses sentiments.

Son cœur battait toujours aussi vite, il avait même mal à la poitrine et de la difficulté à respirer. Son estomac faisait des loopings et ses jambes semblaient vouloir le lâcher à tout moment. Pourquoi Draco ne parlait-il pas ? Celui-ci le regardait avec des yeux ronds, Harry eut un mauvais pressentiment qui lui tordit violemment l'estomac jusqu'à ce qu'il halète.

« Oh, Harry... »

Et le dénommé comprit de suite à quel point la situation était merdique.

« Me dit pas ça, Draco, » chuchota t-il alors qu'une larme dévalait sa joue.

Le blond se mordit la lèvre, et secoua la tête d'un air navré.

« Je pensais que je me trompais, que je m'imaginais des trucs mais t'étais réellement amoureux de moi. Oh, je... J'aime les filles. Harry, je suis sincèrement désolé. »

Le brun se mordit les doigts, au sens propre comme au figuré, pour s'empêcher de hurler. Finalement, Draco détourna les yeux, Harry se mit à pleurer. Il avait tout gâché, leur amitié ne pourrait plus jamais exister et il n'y aura jamais d'amour entre eux.

Draco s'approcha de lui et posa timidement la main sur son épaule.

« Ça va aller, Harry. »

Ce dernier ne répondit pas, les larmes continuait à couler sur ses joues en silence, son regard était fixé au sol. Il avait envie de s'enterrer ou de remonter le temps de quelques minutes en arrière. Il avait tout gâché. Le blond enfila son casque et enfourcha sa moto. Le moteur fit un bruit d'enfer en démarrant, il fit un signe timide de la main à Harry, qui ne lui répondit pas.

La moto disparu dans la nuit, le cœur de Harry se brisa en milles morceaux. Les sanglots l'étouffait. Reviens, reviens, reviens Draco. Il leva le visage vers le ciel noir d'encre, comme si le ciel compatissait à son malheur. Ses larmes redoublèrent. Draco ne reviendrait pas, jamais. Il avait tout gâché.

Fin, numéro 2 !


Merci d'avoir lu, merci à Vicky pour avoir commenté (ça m'a fait très plaisir :)). Le prochain et dernier chapitre sera plus joyeux mercredi prochain. Tchuss !