Peu de jours avant les examens, l'annonce fut faites aux élèves que les mandragores était enfin prêtes et que les élèves touchés ainsi que Miss Teigne et Sir Nicholas seraient bientôt libérés de la pétrification.
A ces mots prononcés par MacGonagall au petit-déjeuner, Elena se retourna vers Rogue.
Elle savait, pour en avoir discuté avec lui, qu'une nuit éprouvante l'attendait prochainement.
Le philtre de Mandragore était particulièrement délicat et long à préparer. Il revenait bien sûr au Maître des potions de s'acquittait de cette tâche. Il n'avait pas droit à l'erreur.
Les effets pourraient être permanents si la potion était mal préparée. Tout en connaissant l'immense talent de Severus, la jeune femme devinait que l'humeur de son compagnon n'allait pas être des plus faciles dans les jours à venir.
L'air absorbé du professeur de potions laissait penser qu'il avait également en tête les implications négatives.
Attentive à la réaction de Severus, Elena failli rater une scène pourtant très significative qui se passa à la table des Gryffondors.
La petite Ginny, semblant très mal à l'aise, était en train de parler avec Harry et Ron.
Se reculant légèrement sur sa chaise, Elena se décala dans la pénombre pour les observer plus discrètement.
Malheureusement, Percy, arrivé en retard, pris place à coté d'eux et coupa court à l'échange.
Ginny s'éloigna précipitamment, laissant les deux jeunes garçons étonnés mais également déçus de sa réaction. Ron vitupéra même contre son frère.
Elena, très curieuse d'avoir enfin un entretien avec la jeune Weasley, pris rapidement la sortie située derrière la table des professeurs.
Elle savait, suite à sa discussion avec le Baron Sanglant, que la personne qui avait ouvert la Chambre des Secrets pouvait être possédée et donc pas consciente de ses actes.
Cependant il était plus que temps de mettre fin à la menace que représentait le Basilic.
La protection de La Rue ne tiendrait pas éternellement.
Si Ginny était maintenant celle qui détenait le petit livre noir, testament de Tom Jedusor, il fallait lui reprendre dès maintenant.
Elena était cependant bien consciente que c'était plus facile à dire qu'à faire.
Esprit ou pas, Voldemort serait un adversaire coriace.
Ce matin là, Elena n'avait pas de cours avant onze heures. Ce qui était également le cas de Rogue. C'est pourquoi elle ne fût pas étonnée de le rencontrer de nouveau dans les couloirs alors qu'elle se dirigeait vers la tour des Gryffondors.
Le visage du maître des potions avait de nouveau reprit un masque méprisant.
Ce n'était décidément pas le moment pour une scène !
- Puis-je savoir quelle mouche vous a piqué pour quitter la Grande Salle aussi brusquement ? Demanda-t-il sourdement.
- Ce n'est ni le lieu ni le moment pour une explication, je vous verrai plus tard…
- Vous reprenez avec brio la relève de Dumbledore en ce qui concerne les cachotteries !
- Je vous promets de tout vous expliquer bientôt, mais pour l'heure, je suis vraiment pressée.
- Peut-être est-ce moi qui ne serais plus disponible plus tard !
Et sur ces mots il lui tourna le dos vivement, sa cape noire ondulant au rythme rapide de ses pas.
Soupirant une nouvelle fois d'agacement, la jeune femme gravit un autre étage.
Alors qu'elle passait devant les toilettes de Mimi Geignarde, son instinct la poussa à y entrer.
Elle y découvrit le fantôme de la petite fille en train de sangloter nerveusement.
- Que se passe-t-il Mimi ?
Sans un mot, celle-ci pointa du doigt les lavabos.
Inquiète, Elena se retourna. Ce fut pour constater que ces craintes étaient fondées. Un des lavabos étaient en train de reprendre doucement sa place initiale.
Celui-là même qu'Elena avait repéré comme étant l'entrée de la Chambres des secrets. Quelqu'un venait de s'y introduire ! Et la jeune femme était persuadée qu'il s'agissait de Ginny.
Mais cette fois, la jeune professeure doutait qu'elle puisse en ressortir.
Le Basilic était affamé depuis bien trop longtemps…
Pendant ce temps Harry et Ron étaient passés voir Hermione à l'infirmerie.
Serré dans le poing pétrifié de la jeune fille, ils avaient remarqué quelque chose que personne n'avait vu avant eux.
Un morceau de parchemin !
Celui-ci était une page arraché à un vieux livre de la bibliothèque.
Dans leur esprit si Hermione, habituellement si respectueuse des ouvrages, s'était autorisée ce geste, ce ne pouvait qu'être important.
Ayant réussi à extraire la feuille de son étau, il y avait découvert ce texte :
De tous les monstres et créatures qui hantent nos contrées, il n'en est guère de plus étrange ni de plus mortel que le Basilic, connu également sous le nom de Roi des Serpents. Ce reptile, qui peut atteindre une taille gigantesque et vivre plusieurs centaines d'années, naît d'un œuf de poulet couvé par un crapaud. Pour tuer ses victimes, la créature recourt à une méthode des plus singulières : outre ses crochets venimeux, le Basilic possède en effet des yeux meurtriers qui condamnent à une mort immédiate quiconque croise son regard. Il répand également la terreur parmi les araignées dont il est sans nul doute le plus mortel ennemi. Le monstre, quant à lui, redoute plus que tout le chant du coq qui lui ets fatal si d'aventure il lui parvient aux oreilles.
Sous le texte était écrit de la main d'Hermione le mot : Tuyaux
Il ne fallut pas longtemps à Harry pour comprendre le fin mot de l'histoire.
Il sût qu'il était le seul avec Elena à entendre le Basilic quand celui-ci se faufilait dans les tuyaux, car il était Fourchelang et que la Professeure de DFCM devait l'être aussi ! Ainsi que l'héritier bien sûr ! Se pouvait-il que ce soit elle qui contrôle le serpent ?
Il comprit également la terreur d'Aragog, qui n'osait même pas évoquer le nom du monstre…
Ron quand à lui déduisit tout aussi facilement que Mimi Geignarde était morte dans les toilettes, l'entrée devait forcément s'y trouver.
Ils se précipitèrent alors dans la salle des professeurs pour faire part de leurs découvertes à MacGonagall.
Mais un évènement tragique les frappa de plein fouet :
Une nouvelle attaque venait d'avoir lieu. Soucieux de ne pas se voir obligés de regagner la tour des Gryffondors, ils se cachèrent dans l'armoire des professeurs.
Ils entendirent alors Minerva annoncer à ses collègues que Ginny Weasley avait été emmené dans la Chambre des Secrets par le monstre.
L'Héritier avait laissé un nouveau message sous le précédent : Son squelette reposera à jamais dans la Chambre.
Harry n'eut alors plus que deux chose en tête : Retrouver Miss Graves et s'introduire dans la Chambre des Secrets pour sauver Ginny.
Tandis que les professeurs organisaient la défense des élèves et que la décision était prise par MacGonagall de faire partir les enfants par le Poudlard Express dès le lendemain matin, Harry et Ron se dirigèrent discrètement vers les toilettes de Mimi Geignarde.
- Tiens tiens Harry ! Et le jeune Weasley bien sûr, toujours inséparable !
Elena, qui s'était retourné en entendant la porte des toilettes s'ouvrir, observait maintenant les deux jeunes garçons qui lui faisaient face.
- Pourquoi ne m'avoir pas dit que vous parliez Fourchelang ? Demanda Harry d'un ton agressif.
- Je vous demande pardon, je ne saisis pas…
- Vous parlez Fourchelang, comme moi, c'est pour çà que nous pouvions, tous deux, entendre la voix du Basilic dans les tuyaux !
- Oh vous avez découvert la présence du Roi des Serpents aussi, bravo !
Ron s'écria alors :
- Tout çà n'a pas d'importance, il faut aller sauver ma sœur !
- Au contraire Mr Weasley, c'est important de savoir qui parle le Fourchelang car j'ai moi- même soupçonné Harry pendant un temps, comme il me soupçonne maintenant !
Concernant Ginny toutefois vous avez raison, il ne faut pas perdre de temps.
A vous l'honneur Harry, l'entrée est dans le deuxième lavabo, la où il y a le petit serpent gravé…
- Qui nous dit que ce n'est pas vous l'héritière ?
- Tout simplement parce que vous seriez déjà morts si c'était le cas !
- Vous n'avez même pas votre baguette à la main !
- Je pensais que vous étiez assez attentif en cours pour remarquer que je n'en ai pas toujours besoin cher Harry !
Le jeune Potter choisi alors de faire confiance à Elena. Il se plaça devant le robinet et dans un sifflement, en se concentrant sur le serpent, lui demanda de s'ouvrir.
Dans une intense lueur blanche, le lavabo pivota, faisant apparaître une large ouverture. Un tuyau, encastré dans la roche, y descendait vers les ténèbres.
Elena s'avança : je vais y aller en premier, si çà ne vous dérange pas.
Ron sembla soulagé et acquiesça d'un hochement de tête.
Enjambant le rebord, la jeune femme introduit ses jambes dans le tuyau et murmurant un : - A tout de suite ! Se laissa glisser.
Les deux jeunes gens s'y laissèrent tomber à leurs tours.
