Réponses aux Reviews :
Mimi-sterek : Merci à toi, on est heureuse de savoir que tu aimes, pour les chapitres, j'essaie de faire environ 10 pages word à chaque fois. Merci pour tes encouragements et bonne lecture. :)
Anemone33: Bonsoir, voila la suite que tu attendais. Merci beaucoup :)
Crasyoshi : Coucou et merci pour tous ces compliments :) Je te laisse apprécier la suite :)
Alie-yaoi : On est contente que tu aimes, voilà la suite :)
EvilAngel38 : Merci beaucoup, bonne lecture :)
Leyla KTK : Coucou, je me disais bien que ton pseudo et ton image me disait quelque chose. Mais oui, j'ai lu tes 3 fictions sur Kuroko no Basket et j'ai adoré :) Eh oui Stiles pourra enfanter, quelle perspicacité ) Et oui il sera infernal, enfin tu verras bien. Tu auras bientôt des réponses sur pourquoi Derek n'a pas reconnu Stiles :) On te remercie :) Bonne lecture.
Lisbeth : Tu risques encore d'avoir quelques surprises concernant leur passé ) Bonne lecture :)
shiniyaoi27 : Merci beaucoup à toi du fond du cœur :) Tu auras encore droit à des souvenirs dès ce chapitre il me semble ^^Voilà le chapitre que tu attendais :) Bonne lecture.
Sakuraetsasuke : Merci beaucoup et bonne lecture lecture :)
jilie084 : Les Bêtas ont pas finis d'en baver ^^ (et oui ma sœur adore Peter) Scott aussi va en baver prochainement parce que des fois il m'énerve xD La grande question, Peter a-t-il fait le lien ? Tu verras ça dans le chapitre 3 ) Bonne lecture :)
Driamar : Voilà le chapitre 2 :) Bonne lecture :)
Njut-Gadji : Hey, t'as raison c'est pas grave d'avoir du le finir en Philo, on l'a toutes fait ^^ Voilà la suite avec le développement de ses pouvoirs, l'évolution de leur relation, ce sera pour un peu plus tard ) Sur ce, bonne lecture :)
Melusine-chan : La fic n'est pas terminé non, bien que j'ai toutes les étapes en tête, j'en suis au début du chapitre 9 pour le moment :) Le rythme de publication je vais mettre ça dans le petit mot d'avant lecture comme ça tout le monde le lira ) Bonne lecture et à la prochaine :)
Guest : Merci beaucoup :) Bonne lecture.
Zangetsugaara : Et bien la voilà :) bonne lecture :)
Iantocullen : Merci beaucoup :) Pour la sensualité c'est pas fini ^^ Bonne lecture :)
Nono972 : Merci beaucoup :) Si tu passe par là bonne lecture :)
Chanlight : Merci, c'est trop de compliment ^^ Bonne lecture :)
Hey les gens, me revoilà pour le chapitre 2 ^^ Je ne vais pas me répéter, pour les Warning et les Disclaimers, voir chapitre 1. Sinon, certains m'ont demandé le temps de parution, il sera normalement d'un chapitre toutes les deux semaines, le mercredi, mais comme je suis en alternance, il est parfois possible que je ne publie pas pendant 2 semaines. Auquel cas pas d'inquiétudes, c'est normal. Ensuite merci à tous ceux qui sont venus lire, qui ont reviewer (voir réponses plus haut), ils sont priés de réitérer cette action, s'ils le veulent bien sûr ^^ Bonne lecture et à la prochaine :)
Chapitre 2 : Interrogations surprises
Ce ne fut que 3 jours après "l'incident" que Stiles se risqua à poser la question. Celle qu'il se posait à lui même depuis qu'il avait appris toute cette histoire. Il profita que Deacon changeait sa perfusion et vérifiait ses constantes pour demander:
- Pourquoi maman est morte?
Son ton donna envie au vétérinaire de le prendre dans ses bras pour le consoler. Il avait l'air d'un petit garçon triste, comme si il avait à nouveau 6 ans. Il sembla chercher comment l'expliquer, puis il commença à répondre:
- Ta mère protégeait une forêt plus au sud de Beacon Hills. Lorsqu'elle a rencontré son compagnon, ton père, elle l'aurait suivit n'importe où. Deacon eut un petit sourire au souvenir de sa meilleure amie, une larme coulant tout de même sur sa joue. Elle est venue avec lui jusqu'à Beacon Hills. S'éloigner de sa forêt, c'est un acte particulier pour une dryade. En faisant ça, elle l'a abandonnée, et l'a laissée sans protection, ça a beaucoup affaiblit ta mère, mais elle s'en est vite remise. Mais plusieurs années plus tard, la ville à côté de cette forêt a commencé à s'agrandir. Ils ont commencé à raser la forêt, et la mort de la forêt a rendue ta mère malade. Elle a donc été admise à l'hôpital. Lorsque le dernier arbre de sa forêt a été arraché, ta mère est morte.
Deacon se tut quelques instants. Stiles semblait sous le choc. Cette histoire sonnait comme une mise en garde.
- Écoute Stiles, une dryade ne survit jamais à la perte de sa forêt. C'est pour ça qu'elle l'a protège. C'est une responsabilité qu'on ne peut pas fuir.
Stiles voyait ce qu'il voulait dire, mais c'était impossible pour lui d'en vouloir à sa mère. En un sens, il la comprenait. Elle n'avait jamais été responsable de beaucoup de chose. Elle perdait toutes ses affaires. Une fois, elle avait même perdu Stiles dans un magasin. C'était Derek, les accompagnants, qui l'avait retrouvé au rayon des sucreries. Alors s'occuper d'une forêt?
- Est-ce que...,commença Stiles, enfin, quelle forêt est-ce que je devrais protéger?
- Ça, je ne sais pas. répondit Deacon. Le moment venu, tu te sentiras attiré par cette forêt. Tu sauras que c'est là que tu dois être et pas ailleurs.
La matinée continua tranquillement, Stiles posant ses questions et Deacon répondant. Le vétérinaire lui expliqua ainsi en détails tout ce qui allait encore se transformer chez lui, jusqu'à la pleine lune. Stiles l'écouta religieusement, comme un bon petit scientifique à qui on expliquait le mécanisme fascinant du réflexe nerveu, essayant à la fois de comprendre et d'emmagasiner le plus d'informations possible.
Ce n'est que quelques jours plus tard, en se préparant pour prendre son bain, que Stiles vit vraiment une différence. Il passa les mains le long de ses flancs, jusqu'à ses hanches plus écartées qu'avant. Sa taille formait un creu parfait mais encore très discret de chaque côtés de son ventre. Même ses reins semblaient légèrement plus creusés. Il avait d'abord pensé que ça aurait du lui sembler étrange, mais finalement il trouva que c'était tout à fait naturel, comme si sa silhouette avait toujours été ainsi. Il prit donc son bain puis s'habilla, avant de se reprécipiter dans la chambre. Il annonça joyeusement la nouvelle à Deacon, celui-ci sortant un mètre et lui demandant de s'avancer pour vérifier son tour de taille. Le vétérinaire lui annonça qu'il avait déjà prit 2 cm, et que ce n'était sans doute pas finit. Stiles sautilla de joie comme un gosse devant ses cadeaux de noël. Il avait finalement bien accepté sa nouvelle condition, surtout quand il avait appris qu'il aurait des pouvoirs. La dernière injection de morphine qu'il avait reçu datant de plusieurs heures, la douleur recommença à se manifester dans ses hanches, le faisant grimacer. Deacon lui fit donc une nouvelle injection et lui ordonna gentiment d'aller se coucher, avant de sortir de la pièce. Stiles lui obéit, la fatigue le gagnant déjà. Juste avant de s'endormir, il passa encore une fois ses mains sur ses hanches.
" Je me demande ce que pensera Derek en voyant mon nouveau corps." pensa-t-il. " J'espère qu'il aimera."
Les quatre derniers jours, la douleur avait été horrible. Stiles s'était réveillé plusieurs fois la nuit pour aller vomir, la douleur étant insupportable. Deacon avait été obligé de lui mettre une perfusion plus puissante qui avait permise à Stiles de se reposer plus longtemps. Mais le résultat en valait la peine. Tout s'était envolé le matin du dernier jour. Il ne restait que quelques crampes et des bleus. Lorsqu'ils avaient pris ses mesures, ils s'étaient rendu compte que la jeune dryade avait pris 5 cm de hanches. Stiles avait désormais une taille fine de celles qu'envieraient n'importe quelle femme et des hanches voluptueuses. Ses muscles avaient également commencés à se faire plus discrets. Il en était pourtant si fier. Il eut une petite moue boudeuse qui ne dura pas trop. Il avait une idée en tête. Comprendre et contrôler le phénomène de libération de phéromone que lui avait expliqué Deacon et dont il était responsable. Le dire étant beaucoup plus facile que le faire.
Il commença par s'asseoir dans un coin calme, c'est-à-dire en plein milieu du salon. Il ferma les yeux et se concentra le plus fort qu'il put. Deacon passa plusieurs fois devant lui, intrigué, mais ne posa pas de questions. Après tout, Stiles devait savoir ce qu'il faisait. En fait, la garçon ne savait pas vraiment. Il sentait encore les phéromones s'échapper de lui, mais n'arrivait pas à capter le mécanisme par lequel elles se libéraient. Plusieurs heures passèrent, sans qu'il n'obtienne un seul petit résultat. De plus, il n'était jamais resté si concentré sur une chose aussi longtemps. Finalement, il réussit. Il ne saurait pas expliquer comment, mais il savait. Il tenta d'empêcher les phéromones de sortir, et y parvint. Il essaya d'en lâcher une infime partie seulement, et réussit encore. Il continua ses tests, pour être vraiment sûr. Tout fonctionna parfaitement. Il rouvrit les yeux et poussa un cri de joie. La nuit était tombée dehors. Stiles se précipita dans le bureau où lisait Deacon, tout fier de lui. Il lui annonça d'un ton triomphant:
- Ça y est, j'ai réussi! Je contrôle les phéromones!
Deacon se leva, un petit sourire aux lèvres, et lui ébouriffa gentiment les cheveux. La joie de Stiles face à sa réussite était contagieuse.
Derek jeta son portable sur son lit, grognant de rage. Il avait essayé de contacter Stiles des dizaines de fois. Au début, il n'avait juste pas répondu. Ni à ses appels, ni à ses messages. Mais maintenant, c'était encore pire. Il tombait directement sur sa messagerie. Il avait dû éteindre son portable. Impossible donc de savoir où il était et s'il allait bien. C'était frustrant pour l'Alpha. Il se décida ensuite à descendre à la cuisine, où les bêtas parlaient avec Peter. À peine arrivé que Derek siffla, désignant les bêtas:
- Vous, au sous-sol. Entraînement.
Les bêtas s'exécutèrent, trop effrayés pour contredire leur Alpha, tandis que Peter étouffait un petit rire. Derek lui jeta un regard noir.
- Pourquoi tu te marre? grogna-t-il.
Peter réussit à calmer son rire avant de répondre:
- Je ne vois pas pourquoi tu t'inquiète autant pour Stiles. Le délai arrive bientôt à sa fin de toute façon. Tu le reverras dans 2 semaines.
Ce à quoi Derek lui répondit, toujours en grognant:
- Stiles fait partie de la meute. Dans une meute, on se protège les uns les autres. Point.
Peter murmura quelque chose qui ressemblait vaguement à "à d'autre." Derek lui grogna dessus, puis partit, prétextant qu'il devait entraîner, autrement dit massacrer, les louveteaux.
Maintenant que Stiles ne ressentait plus aucune douleur, il passait son temps à dévorer des livres sur les dryades. Il voulait en apprendre le plus possible sur sa nouvelle condition. Et il ne fut pas déçu. Il apprit ainsi plusieurs choses que Deacon ne lui avait pas dites. La première étant l'apparition d'un tatouage qui lui permettrait de trouver son compagnon. Mais pour cela il devrait décrypter le tatouage, ce qui apparemment n'était pas une mince affaire. La seconde concernait directement son compagnon et répondait à une de ses interrogations. Les dryades étant des créatures de sexe féminin, leur compagnon est obligatoirement de sexe masculin, peut importe le sexe ou les préférences de l'humain. D'un côté, Stiles ne savait même pas si il aimait aussi les hommes, alors ce ne serait peut être pas si dérangeant. D'un autre côté, c'était tout de même un homme lui-même, alors c'était quelque peu angoissant de se dire qu'il n'avait pas vraiment le choix. Et il se passerait quoi si son compagnon ne l'aimait pas? Stiles continua de tourner les pages de son livre jusqu'à ce qu'il tombe sur un chapitre qui l'interpella. Son titre était: le rejet. Il lut le chapitre en entier, des larmes commençant à couler au fur et à mesure de sa lecture. Deacon fut interpellé lorsqu'il entendit des bruits de sanglots venant de la chambre du jeune homme. Il entra précipitamment, et le prit rapidement dans ses bras lorsqu'il vit son visage en pleurs. Il jeta un coup d'œil sur le haut d'une des pages que Stiles lisait. Le chapitre s'intitulait "Le Rejet". Deacon n'eut pas besoin de poser de question au jeune homme qu'il consolait car celui-ci s'expliqua de lui-même:
- Ils...ils ont dit...des choses horribles. Que, si la partie humaine de la dryade rejetait son compagnon, c'est comme si la dryade n'avait plus d'âme. Elle continue machinalement à protéger la forêt, mais elle se laisse dépérir, et elle meurt. Et si c'est le compagnon qui rejette la dryade, c'est pire encore. Elle peut essayer de se suicider. Elle ne va même plus au cœur de sa forêt. Elle ne la protège plus. Pour que la forêt ne meurt pas, elle absorbe la dryade dans un arbre, et elle en attend une nouvelle. Ils ont donné des exemples et décrit les sentiments ressentis et c'était...
Stiles ne put continuer, un nouveau sanglot lui étranglant la gorge. Deacon comprit immédiatement l'angoisse de la dryade.
- Tu as peur que ça t'arrive?
Stiles hocha doucement sa tête. Deacon lui caressait doucement les cheveux en parlant, comme faisaient sa mère et parfois Derek quand il était petit, et c'était rassurant.
- Crois-moi, ça ne t'arrivera pas.
- Comment vous pouvez en être sûr?
- Je le sais. Fais-moi confiance.
Il eut un sourire rassurant et Stiles sut qu'il pourrait lui faire confiance. Deacon le porta dans son lit, l'heure étant déjà avancée. Avant de s'endormir, le jeune homme demanda, une légère rougeur sur ses joues:
- Il me faudrait d'autres explications...plus précises.
Il n'avait pas besoin d'en dire plus, le vétérinaire avait compris. Il opina et lui dit de dormir. Stiles s'exécuta.
Lorsqu'il se réveilla, Stiles eut d'abord du mal à se rappeler quel jours on était. Puis il se souvint. Ça faisait déjà 3 jours qu'il n'avait plus mal. Il bailla en allant prendre son petit déjeuner. Deacon évita de lui parler jusqu'à ce que le plus jeune ait avalé un chocolat chaud, un pain au chocolat et un croissant. Quand Stiles eut finit son petit déjeuner, le vétérinaire jugea qu'il pouvait lui parler sans danger.
- J'ai quelque chose pour toi. dit-il simplement.
La dryade le regarda, un air de curiosité sur le visage. Deacon alla dans son bureau et revint quelques secondes plus tard, un livre dans la main. Le visage de Stiles s'illumina, tandis que le vétérinaire lui expliquait:
- Ta mère m'a donné ce livre lorsqu'elle était à l'hôpital. Je devais te le léguer lorsque le moment serait venu. Je pense qu'il est temps que tu le reçoives.
Il lui donna le livre et Stiles, tout content, s'enferma dans sa chambre le reste de la journée pour le lire.
Le livre était absolument passionnant. Stiles en apprit beaucoup sur la reproduction des dryades, exactement ce qu'il cherchait. Il apprit ainsi que les dryades étant féminines, elles étaient forcément soumises lors d'un rapport, ce qui fit fortement rougir Stiles. Sans doute qu'il devrait aussi se documenter pour savoir comment se passait le sexe entre deux hommes. La seconde chose intéressante qu'il apprit était aussi très effrayante. Le cycle de reproduction d'une dryade se comportait différemment d'une femme ou d'une plante si l'humain était de sexe masculin. La dryade libérait une graine chaque mois, lors d'une période de chaleur, celle-ci ayant un maximum de chance d'être fécondée. Stiles n'avait jamais vraiment eu de conversation sur le sexe avec son père, mais il sentait que si le Sheriff apprenait ce petit aspect, il aurait droit à la totale. C'était d'un barbant. Pourquoi les adultes pensaient-ils qu'ils devaient obligatoirement expliquer ça aux ados. Ils étaient assez capables de le découvrir par eux-mêmes. Bon bref, passons sur ce sujet, Stiles continua de feuilleter le livre à la recherche d'éléments intéressants. Il lut aussi qu'il existait un lien profond et particulier entre la dryade et son compagnon, et que pour finaliser ce lien, il fallait que le compagnon revendique la dryade par un acte sexuel ou par un rituel spécifique à sa race si il n'est pas humain. Le livre indiquait encore que le compagnon était particulièrement protecteur envers la dryade, et que cet aspect de leur relation pouvait s'observer dès leur rencontre, même si la dryade et le compagnon n'étaient pas encore au courant pour leur lien. Et encore un tas d'autres informations pas vraiment utiles mais que Stiles emmagasina quand même, et qui le conduit à dormir d'une traite cette nuit là.
Le matin du 5 ème jour, Stiles commençait à en avoir ras le bol d'être emprisonné dans un chalet en bois, au milieu de nulle part. Il supportait de moins en moins le fait d'être enfermé. Il voulait retourner à Beacon Hills et marcher dans la forêt. Il était attiré par cet endroit. Il sentait qu'il devait y aller. Mais Deacon était tellement gentil avec lui que Stiles préféra ne rien dire.
Le 6ème jour, Stiles se réveilla avec l'horrible impression d'être dans le corps d'une autre personne. Il alla directement dans la salle de bain sans prendre de petit déjeuner. Il n'avait d'ailleurs pas l'intention d'y aller. De toute façon Deacon ne s'inquièterait pas, ça lui arrivait de temps en temps. À la place, Stiles s'enferma et se déshabilla, dos à la glace. Puis, lorsqu'il fut prêt, il se retourna. Et là, Stiles reçut un choc tellement grand qu'il crut qu'il allait s'évanouir. Il s'était habitué à ses hanches. Il avait même commencé à bien les aimer. Mais cette fois, c'était un changement tellement grand. Ses cheveux d'abords. Ils étaient longs. Mais genre aux épaules. Genre super longs. Et tous ses traits de beau garçon viril s'étaient affinés. Son visage était presque aussi fin que celui de Lydia. Toute la nuance étant dans le presque. Il descendit son regard. Le même phénomène s'était reproduit sur son torse et son abdomen. Ses muscles étaient toujours présents tout en étant parfaitement invisibles. Il avait un putain de ventre de fille. Tous les muscles qu'il avait mis tant de temps à dessiner. Et maintenant, c'était comme si ils s'étaient réduits et étaient rentrés plus profondément en lui. Il en était de même pour ses bras et ses jambes. Ils étaient si fins, même si musclés. Mais c'était à présent si discret. Stiles se détourna de la glace et passa une main dans ses cheveux avant de grimacer. Il n'allait jamais supporter de les avoir aussi longs. Il tourna l'eau de la douche au maximum et se mit en dessous, s'asseyant dans le bac, les genoux repliés contre son torse, espérant que sa nouvelle apparence n'était qu'un rêve.
Stiles n'eut pas vraiment le temps de s'habituer à son nouveau corps. Deacon fut très impressionné par son changement, et le taquina par une petite phrase. "Mais que va penser Derek?". Stiles donnerait n'importe quoi pour avoir une réponse à cette question. C'était la première qu'il s'était posé. Et il ne pouvait malheureusement pas y répondre. De plus, il lui aurait fallu plus que 2 jours pour digérer sa nouvelle apparence. Seulement, de nouveaux ennuis arrivèrent avec le début de la quatrième semaine.
Stiles se réveilla désagréablement, tiré du sommeil par une bande de piaf qui semblait beaucoup trop près à son goût. Il ouvrit difficilement les yeux, le soleil l'éblouissant. Une feuille lui tomba sur le nez et il éternua, avant d'ouvrir totalement les yeux. Que foutaient des feuilles dans sa chambre? Nan, rectification, pourquoi une branche avait-elle poussée dans son mur, pleine de feuilles et d'oiseaux gazouillant? Stiles hurla, faisant s'envoler les pauvres oiseaux qui n'avaient rien demandés, et faisant débarquer Deacon, encore en pyjama.
Les pauvres pitits oiseaux avaient trouvés un perchoir sur l'armoire tandis que Deacon semblait comprendre ce qui se passait. Il expliqua au jeune garçon (parce qu'il en restait un malgré tout) qu'il était tout simplement en train de développer ses pouvoirs, et qu'il devait obligatoirement les contrôler avant la fin de la semaine, le jour de la pleine lune, puis il lui dit de se reposer et sortit de la pièce. À peine eut-il fermé la porte que Stiles éclata en sanglot. Les oiseaux vinrent se poser sur ses draps pour le consoler mais Stiles les chassa, ramenant automatiquement ses jambes contre son front.
- Mais pourquoi ça tombe sur moi? sanglota-t-il. Pourquoi je dois supporter ça? Et pourquoi tu viens pas m'aider Derek?
Il resta ainsi prostré le reste de la matinée, remarquant à peine les tournesols qui poussaient dans sa chambres, les fougères qui sortaient d'un peu partout, et les branches qui sortaient des meubles en bois, créant bientôt autour de lui une mini forêt qui se révéla très réconfortante. Il se calma peu à peu et s'arrêta bientôt de pleurer, se laissant bercer par les différents bruits qu'il pouvait entendre.
" Allons Stiles, reprends-toi! " pensa-t-il." Bon d'accord, t'as changé d'apparence, mais t'es plus fort que ça! Et si tu ne maîtrise pas tes pouvoirs d'ici la pleine lune, tu vas te faire buter. Alors un peu de nerfs bordel!"
C'est avec cette nouvelle pensée qu'il fit son premier essai. Il pensa simplement à un arbre dans lequel il pourrait dormir, et contre toute attente, celui-ci poussa rapidement. Ses branches faisaient une sorte de cocon dont les feuilles étaient la couverture douillette. Stiles était ravi. Il pensait qu'il contrôlait parfaitement ses pouvoirs. Il avait eu tort. Il décida d'aller manger un morceau. Deacon regarda le sol derrière lui, les yeux écarquillés.
- Stiles, je crois vraiment qu'il faut que tu contrôle ça.
- Mais, je contrôle parfaitement. répliqua le jeune homme, l'air heureux.
- Tu sème des fleurs Stiles. T'es si heureux? ria Deacon.
Stiles regarda derrière lui. En effet, une ligne de fleurs des champs s'étendait derrière lui, quelques papillons butinant les plus alléchantes. Stiles se renfrogna aussitôt et la moitié des fleurs fanèrent.
- Bon, très bien. Je ne me contrôle pas complètement.
Une branche pleine de ronces traversa la pièce, égratignant le visage de Stiles et celui de Deacon au passage. La dryade essuya le sang qui coulait sur son visage et maugréa:
- Bon, d'accord. Je vais vraiment avoir besoin de m'entraîner.
- Commence par te calmer. répliqua le vétérinaire. Concentres toi sur ta respiration. Fermes les yeux.
Stiles s'exécuta. Il se concentra de toutes ses forces. Bientôt, il put se concentrer sur ce qu'il avait fait sortir hors de sa chambre. Toutes les fleurs et les ronces disparurent bientôt, obéissant à la nymphe qui les commandait. Il rouvrit les yeux et tomba sur Deacon qui souriait. Stiles eut un grand sourire en retour.
- J'ai réussi! s'extasia-t-il. J'y suis arrivé.
- Tu as un grand potentiel, Stiles.
Et Stiles put sentir toute la fierté de son mentor dans cette phrase.
Deacon mit vite sur place un programme d'entraînement qui vida Stiles de toute son énergie en une journée, ce qui était d'ailleurs un exploit jusqu'à présent inégalé. Ce soir là, Stiles n'eut même pas besoin de prendre son traitement pour s'endormir calmement. Il grimpa dans l'arbre qu'il avait invoqué un peu plus tôt et se coucha dans son berceau de branche, les feuilles se rabattant immédiatement sur lui, formant ainsi une couverture douillette et rassurante qui berça la jeune dryade dans un sommeil reposant.
Le lendemain fut aussi peu reluisant pour le jeune homme. Il avait vite compris comment faire disparaître ce qu'il créait, mais le problème restait qu'il ne savait absolument pas comment les empêcher de se créer. Parfois, il se concentrait très fort sur ce qu'il voulait, mais rien ne venait. D'autres fois, une simple émotion forte, comme un profond découragement, la tristesse ou même la déception suffisait à faire apparaître toutes sortes de choses autour de lui. Comme le matin, qui était consacré à la production, où Stiles n'arrivait à rien. Il avait beau se concentrer pour faire fleurir les 3 brindilles placées dans ce vase, qui le narguaient effrontément, rien ne se produisait.
- Je suis nul! lâcha-t-il d'un coup.
Une myriade de liseron rouge se mit à fleurir, recouvrant les murs. Stiles était clairement en colère et en avait clairement marre de ne rien réussir. La dryade s'assit par terre, complètement découragée. Un joli gazon poussa bien vite autour d'elle et la jeune nymphe le regarda d'un air exaspéré. Deacon s'assit également à même le sol, et posa une unique question à Stiles:
- Comment fais-tu pour défaire ce que tu as involontairement fait?
Pris de court, le plus jeune ne sut d'abord pas quoi répondre. Puis il se mit à réfléchir longtemps, avant de s'expliquer:
- C'est comme si...c'est naturel vous voyez? Aussi normal que de respirer. Je sens comme un lien avec ce que je fais pousser. Alors je leurs parle. Je veux dire...pas vraiment. C'est plutôt comme si...comme si j'étais branché dessus, par un lien invisible, et que j'envoyais un ordre par ce lien. Mais ce ne sont pas des mots. Juste...j'établis le lien, j'imagine ce que je veux, et la plante l'exécute.
Stiles semblait perdu, ne sachant pas trop bien si il avait réussi à rendre compte de l'étendu de ce qu'il ressentait. Deacon hocha simplement la tête, semblant comprendre, avant de poursuivre son interrogatoire:
- Dans quel endroit te sens-tu le mieux?
- La forêt de Beacon Hills. répondit Stiles du tac au tac.
- Et qu'est-ce que tu y ressens exactement?
- C'est difficile à expliquer. C'est comme si...comme si j'étais à ma place, et que j'avais un endroit où je pourrais être utile. C'est pas un paradis, plutôt un refuge. Je sais que j'y oublierais mes problèmes. Comme quand on rentre à la maison après une dure journée de travail. C'est solitaire aussi. Je m'y sens libre. Et ça fait du bien d'être seul dans un si grand endroit. Comme si je pouvais crier toute ma frustration parfois. Mais c'est difficile à expliquer, parce que c'est une sensation que je n'éprouve qu'à ce moment, que je n'arrive jamais tout à fait à retrouver. Que je redécouvre à chaque fois. C'est comme...comme être à ma place, exactement là où je dois être.
- Essaie encore avec cet état d'esprit cette fois. Ce sera beaucoup plus facile dans la forêt, mais j'aimerais que tu essaie de faire comme si tu y étais. Que tu essaie d'établir un lien avec ce que tu veux créer.
Stiles hocha doucement la tête. Il se releva, se concentra, ferma les yeux, chercha cette sensation et la retrouva à peine. C'était tellement plus fort que ça. Mais ça ferait l'affaire. Il donna son ordre et, contre toutes attentes, cela marcha. Ce n'était pas parfait, mais les deux hommes échangèrent un regard heureux et émerveillé en voyant les 3 petites roses rouges. Stiles était tellement heureux que des tournesols poussèrent.
- Bon, rit Deacon, on va continuer à travailler là-dessus et t'entraîner pour que tu évite d'intégrer entièrement ce chalet à la forêt qui nous entoure.
Stiles fut pris d'un fou rire incontrôlable, des larmes de joie coulant sur ses joues. Il était tellement soulagé, et il avait eut tellement peur de ne pas réussir. Bientôt, la dryade fut entourée par une flopée d'oiseaux qui voletaient et gazouillaient doucement autour d'elle, la rendant encore plus heureuse.
Pendant ce temps, les bêtas crevaient de peur. Pour une raison totalement inconnue, Derek se contrôlait de moins en moins bien. Peter se moquait ouvertement de lui, mais s'arrangeait pour détourner la colère de l'Alpha vers les louveteaux de la meute ou vers Scott, si bien qu'ils finirent par tous se planquer, au moins jusqu'à la pleine lune. Lorsqu'il se rendit compte de leur disparition, Derek donna un coup de poing dans un arbre, et celui-ci vola à travers le "jardin", ou plutôt la forêt chez Derek. Peter tenta bien de le calmer, mais il abandonna lorsqu'il vit les yeux rouges de l'Alpha. À ce stade, il s'en prendrait à n'importe qui, amis ou ennemis. L'ancien Alpha préférait attendre qu'il se calme seul. À présent, c'était une question de vie ou de mort.
