Hey, salut tout le monde, aujourd'hui c'est mercredi :D et comme j'étais en stage la semaine dernière, je ne vous livre le chapitre que cette semaine. Mais ne vous en faite pas, le prochain arrivera bien dans deux semaines comme prévu. Pour les préventions d'usage, se référer au chapitre 1 )
R.A.R :
Driamar : Merci beaucoup, ça me fait super plaisir, parce que j'avoue que parfois je doute ^^ Voilà tu n'as plus à attendre ) Bonne lecture.
Melusine-chan : Non en effet il n'est pas très patient ^^ Heureusement pour lui il le retrouve dans ce chapitre. Pour le rythme le problème c'est que j'en suis au chapitre 9, me connaissant je sais que je peux mettre longtemps à écrire, heureusement je suis très soutenue et poussée sur ce coup-ci ^^ et si je passe à un chapitre par semaine j'ai peur de ne plus avoir de chapitre d'avance très vite, surtout que je fais une dizaine de page par chapitre. Sinon pour le fait qu'ils sont compagnons, ils le découvriront bien assez tôt )
EvilAngel38 : Et oui Derek devient timbré, mais ne l'a-t-il pas toujours un peu été ? x)
Njut-Gadji : Merci, ça me touche beaucoup, justement j'essaie de faire ressentir le plus possible en général, c'est pour ça que je décris un maximum, je suis heureuse d'avoir réussi :)
Leyla KTK : Merci beaucoup, j'essaie de donner de l'intérêt, sinon je ne serais pas lue je pense ^^ Voilà la suite, en espérant qu'elle te plaise autant :) Bonne lecture
Zangetsugaara : Merci :) C'est vrai que je m'éloigne mais c'est parce que je crois que je vois la personnalité des personnages d'une façon, certainement pas comme les autres, et je ne dirais jamais que c'est la bonne. C'est juste ma version et c'est pour ça que ça s'éloigne des personnages, c'est comme ça que je les vois. Et il ne faut pas oublier que Stiles et Derek ont un passé commun ) Sinon pour Peter, je pense que c'est prévu, moi aussi je suis sadique ^^ C'est vrai que Derek est un peu stupide mais on lui en veut pas, enfin pas trop xD
Sur ce, bonne lecture à tous, et à dans 2 semaines ) (N'oubliez pas les reviews, elles me nourrissent et me font sourire ^^)
Chapitre 3 : Pleine lune
Stiles se contrôlait de mieux en mieux à mesure que les jours passaient. Il avait réussi à tout remettre en ordre dans le chalet, même si il lui avait fallu 2 jours. L'avantage était qu'à la veille de la pleine lune, il était parfaitement capable de maîtriser ses pouvoirs. Ce qui ne l'empêchait pas de crever de trouille. Deacon ne le mit en garde que sur un seul point qui pouvait s'avérer déstabilisant:
- Lors de la pleine lune, tu va changer d'apparence de façon radicale. Je ne sais pas par quoi ça va se manifester, mais tu prendras possession de ton corps de dryade. À partir de là, tu pourras très facilement contrôler la forêt ou te camoufler. Tu sauras quoi faire. Une autre chose importante, tu ne dois pas être vu, par personne et sous aucun prétexte, pas dans cette forme en tout cas. C'est tout ce qui compte. Le reste te viendra naturellement.
Stiles avait hoché la tête machinalement. Il avait bien sûr écouté et comprit ce que le vétérinaire avait dit, mais une seule chose comptait en cet instant. Il allait bientôt sortir d'ici.
Le soir de la pleine lune arriva vite. Stiles était surexcité. Une seule chose tournait dans sa tête et il se dépêcha de prévenir Deacon:
- Je dois y aller, maintenant.
- Où? demanda Deacon, comprenant sans doute l'empressement du jeune homme.
- Dans la forêt de Beacon Hills. C'est là que je dois être.
Deacon hocha la tête et lui fit signe de monter dans la voiture. Stiles s'exécuta, fébrile, et ils roulèrent jusqu'à ce que la nuit tombe.
Deacon avait déposé Stiles à l'entrée de Beacon Hills. La forêt bordait chaque côté de la route. La nuit était tombée mais la lune n'était pas tout à fait levée. Le vétérinaire laissa là la dryade. Il le regarda s'enfoncer dans la forêt et reprit la route.
Stiles respira un grand coup. L'odeur de la forêt emplit tout d'un coup ses poumons. Il continua à s'enfoncer dans la forêt pendant quelques temps. Puis il s'approcha d'un arbre qui avait attiré son attention. Il posa sa main dessus au moment où la lune apparaissait. Une sorte de lien se créa entre la dryade et la forêt, par l'intermédiaire de cet arbre. La transformation commença. Ses cheveux commencèrent à pousser, prenant la couleur de l'écorce et la texture des jeunes branches. Tandis qu'ils poussaient jusqu'au creux de ses hanches, ses vêtements tombèrent au sol et le bas de son corps se couvrit d'écorces, ses jambes devenant comme deux troncs prolongés de branches au niveau des pieds. Les yeux fermés, Stiles sentit son corps se changer peu à peu, comme si il devenait une partie de la forêt. Lorsque la transformation fût totalement achevée, il eut l'impression que la forêt était comme son allié, sa maison. Alors que la transformation physique et mentale s'achevait, la dryade entendit un bruit. La nymphe tourna lentement la tête. Quelqu'un la regardait. Cette personne engagea un mouvement vers Stiles, avec un air médusé. Le jeune homme s'enfuit rapidement, apeuré. Il concentra tout ses pouvoirs et ses cheveux s'allongèrent, lui permettant de se hisser sur une haute branche, se mettant ainsi à l'abri de son mystérieux...mystérieux quoi d'ailleurs? Il ne savait pas. Mais il prit peur lorsqu'il vit l'homme s'approcher de l'arbre sur lequel il était perché, et renifler l'air d'un air concentré.
"Merde" pensa Stiles. "C'est un loup-garou."
Le plus silencieusement possible, il ordonna à une branche de l'arbre de s'allonger jusqu'à l'arbre voisin. Il avança sur cette fine branche avec une facilité déconcertante. La hauteur empêchait son odeur d'être sentie. Il continua un peu au hasard, guidé par son instinct, et arriva bientôt dans une clairière au milieu de laquelle trônait un chêne millénaire. Immédiatement, Stiles sut. C'était là qu'il devait être, au cœur de la forêt. Lentement, il descendit de son perchoir et s'approcha du chêne, presque avec cérémonie. Il posa délicatement la main contre le tronc et sentit soudain tout un tas d'émotions l'envahir. D'abord un soulagement immense. Puis de la joie, comme si l'arbre était heureux de ne plus être seul pour protéger la forêt. Il accueillit ensuite la dryade au cœur de ses branches. Stiles se colla tout contre le tronc, des tas d'images sur l'histoire de la forêt l'envahissant. Il vit l'ancienne dryade, et comment elle était morte. Il vit toutes les créatures magiques qui peuplaient autrefois cette forêt. Des nymphes, des gnomes, un cerf magique, et une multitude de fées. Maintenant, il n'en restait presque plus. Un instinct le poussa à vouloir protéger l'arbre, il murmura alors:
- Ne t'inquiète pas, maintenant je suis là, je vais t'aider à la protéger.
Il sentit immédiatement l'apaisement de l'arbre. Aucun des deux n'était plus seul, désormais. Doucement, bercé par cette histoire, au creu des branches si réconfortantes, Stiles s'endormit.
Suivant l'odeur diffuse de la créature, Derek arriva au cœur de la forêt, où se dressait un chêne millénaire. La piste s'arrêtait là. Il resta là plusieurs minutes, puis faillit partir, découragé. Quand soudain, le loup-garou fût témoin d'un phénomène extraodinaire. Une énergie immense sembla se dégager du chêne alors que, dans le même temps, toutes sortes d'animaux se rassemblaient autour. Des cerfs, des sangliers, des oiseaux de toutes sortes, des écureuils et une multitude d'insectes se retrouvèrent autour de l'arbre millénaire. Ça ressemblait à une sorte de cérémonie. Une fois en cercle autour de l'arbre, les animaux s'arrêtèrent. Il se passa quelques minutes sans aucuns changements. Puis une sorte de lumière jaune appararut autour de l'arbre et les animaux s'agitèrent soudainement. On se serait cru dans un remake du roi lion, pensa amèrement Derek. Puis, sans aucune explication, tout s'arrêta. La lumière disparut, et les animaux se dispersèrent dans toutes les directions. Derek faillit se faire piétiner par une petite harde qu'il réussit à éviter à temps. Et tout redevint calme. Derek huma l'air, mais l'odeur avait disparue. Le loup haussa les épaules et partit. De toute façon, il devait vérifier si les Bêtas n'avaient pas tué quelqu'un. En plus, d'après les calcul qu'il tenait depuis environ 1 mois, Stiles rentrait demain. Ce qui voulait dire qu'il pourrait méthodiquement l'interroger ( à comprendre le menacer ) pour savoir où et pourquoi il avait déserté. Ainsi la nuit se termina calmement, les Bêtas n'ayant fait aucune bêtise, et laissant du même coup le temps à leur Alpha pour réfléchir tranquillement à ce qu'il allait dire à l'humain.
Stiles se réveilla en même temps que le jour. Il n'avait pas bougé de l'arbre de la nuit, et avait ainsi pu en apprendre plus sur l'histoire de cette forêt autrefois magique. Si elle ne l'était plus aujourd'hui, c'était uniquement à cause des hommes. La plupart des créatures vivant dans cette forêt était partie ou morte, faute de protecteur. La dryade enfila ses vêtements, qui avaient été déposés au pied du chêne, et partit. Il devait retrouver Deacon là où celui-ci l'avait déposé la veille. Ce fût plutôt vite fait, et Deacon le ramena au châlet pour qu'il se repose. Mais Stiles s'endormit à peine la voiture en mouvement. À l'arrivée, le vétérinaire mit l'humain dans son lit et le borda, avant de partir à la clinique. Il ne fut pas du tout surpris d'y trouver un Derek apparemment déterminé à l'aider. Ainsi, pour chaque animal soigné, Derek enlevait un peu de douleur à la pauvre bête. Lorsque le vétérinaire annonça qu'ils avaient finis, l'Alpha ne tint plus.
- Où est-il? grogna-t-il.
- Mais qui?
- Stiles! s'énerva Derek face à l'incompréhension de son vis à vis.
Deacon eut un petit sourire avant de lui répondre:
- Je vais fermer plus tôt, et tu vas me suivre. Je vais avoir besoin de toi.
Pour une fois, le loup obéit et suivit l'autre homme jusqu'à sa voiture. Il obéit lorsqu'on lui ordonna de monter et huma l'air pendant tout le trajet, tentant de savoir si Stiles était bien passé par là, et s'il reconnaissait l'endroit. Mais rien ne lui venait. Il fût alors bien contraint de se laisser conduire sans poser de questions.
Stiles se réveilla vers 12h, complétement dans les vappes. Il ne s'était même pas réveillé quand on l'avait mis dans son lit. La transformation l'avait complétement épuisé. Il se leva difficilement et se dirigea vers la cuisine, encore à moitié endormi, pour se préparer un copieux petit déjeuner. Il venait de s'attabler devant un bol de chocolat chaud et 6 tartines de Nutella. Il en avait déjà ingurgité une lorsque la porte s'ouvrit sur Deacon accompagné de, oh, surprise, Derek. En le voyant, Stiles faillit s'étouffer avec une bouchée de pain et l'Alpha le regarda d'un air hautain. Il avait retrouvé Stiles, et était heureux, ou affligé, il ne savait pas trop, de voir que l'adolescent n'avait pas changé. Puis il regarda et sentit plus attentivement. En fait, il avait carrément changé. Son odeur était complétement différente, et son apparence aussi. Il avait les cheveux longs, et quand Stiles se leva pour aller se changer, Derek put constater que même son corps avait changé. Mais il n'eut pas vraiment le temps d'observer puisque le jeune homme disparut dans sa chambre.
- Derek, fermes la bouche, tu baves. se moqua Deacon.
L'Alpha s'exécuta, docile pour une fois, tout en essuyant un filet de bave, et regarda Deacon, des questions plein le regard. Celui-ci eut un petit rire face à l'air perdu du loup-garou. Malheureusement pour lui, il n'eut le temps d'en poser aucune, Stiles revenant complétement habillé, un petit sac à la main, les yeux plein d'espoir alors qu'il demandait:
- Ça y est? On s'en va?
Deacon se contenta d'hocher la tête et Stiles eut un bond de joie. On aurait dit un enfant. Attrapant la main de Deacon dans une des sienne et celle de Derek dans l'autre, il les entraîna tout deux vers la voiture. L'Alpha grogna pour la forme, mais se laissa finalement emporter. Le plus jeune avait l'air tellement heureux de sortir que le loup se demanda s'il n'avait pas été séquestré. Le trajet à peine commencé, Derek commença a engeuler Stiles:
- Ton odeur! Pourquoi elle a changée?
- Quoi? paniqua immédiatement Stiles. Qu'est-ce que tu veux dire?
- Que tu ne sens plus pareil! s'énerva de nouveau l'Alpha.
Stiles réfléchit à toute vitesse, sans trouver d'explication logique à ce supposé changement olfactif. Puis, comme un éclair, il se souvint. Les phéromones qu'il avait appris à contrôler. Une petite expérience s'imposait.
- Dis-moi si quelque chose est différent.
Devant l'air suréxcité du garçon, Derek capitula. Après tout, ce ne serait pas la première fois que l'humain ferait quelque chose de bizarre. Stiles se concentra. Il libéra une partie de ses phéromones et vit Derek sursauter et se rapprocher inconsciemment. Puis il ravala tout, et le loup s'éloigna immédiatement, se secouant la tête.
- À l'instant, constata Derek, surpris, à l'instant c'était, plus...plus fort. Irrésistiblement fort.
Stiles eut un sourire victorieux. Il avait trouvé ce qui causait ce changement d'odeur. L'Alpha le regarda d'un air menaçant, lui faisant clairement comprendre qu'il savait que quelque chose se tramait. Le reste du trajet se passa en silence, l'Alpha et la dryade se chahutant de temps à autre, malgré tout heureux de se retrouver, et Deacon sourit en les voyant dans le rétroviseur. De vrais enfants.
Le reste de la meute fut soulagé de retrouver Stiles, et quelque peu désappointé par sa nouvelle apparence, ou en tout cas le peu qu'ils en voyaient. Le jeune homme avait caché le plus gros par un tee-shirt large et un jean qui tenait sur ses hanches sans pour autant montrer un quelconque changement. Les loups sentirent bien sûr son odeur différente et Stiles l'expliqua par le fait qu'il était resté un mois dans la forêt. Mais le mensonge était tellement gros que même Scott le repéra. Cependant, chacun préféra se taire. Chaque membre de la meute, loup ou humain, serra Stiles dans ses bras. Ils avaient l'air tellement heureux de le voir. Quand la dryade leur demanda pourquoi, ce fut Erica qui lui répondit:
- Derek nous a tellement angoissé sur le fait qu'il t'était peut être arrivé quelque chose. Il a déchargé toute son énergie négative sur nous. Si tu savais. Il a été un très mauvais Alpha. Il n'a pas arrêté de nous battre.
Stiles regarda les louveteaux. Ils avaient tous un air de chiens battus, c'etait le cas de le dire. En regardant de plus près, il remarqua même quelques marques de bleus qui n'avaient pas disparues. Puis il tourna son regard vers Derek, qui était occupé à contempler le mur de droite, comme s'il s'agissait de la chose la plus intéressante au monde, et qu'on ne parlait absolument pas de lui. Le plus jeune soupira. On ne pouvait vraiment rien tirer de ce loup aigri. Bien, tant pis. À présent, il devait rejoindre son père. Toute la meute, excepté le chef évidemment, insista pour l'accompagner. Ils avaient bien trop peur de rester avec Derek. Celui-ci poussa un grognement à l'idée que son protégé partait à nouveau. Tant pis, il suivrait de loin, pensa-t-il en regardant sa meute s'éloigner.
Le Sheriff serra son fils dans ses bras, remarquant à peine sa nouvelle morphologie. Pendant tout le mois, il avait profondément regretté d'avoir accepté qu'on le lui enlève. Heureusement, il était de nouveau là. Il lui demanda quelques explications, mais Stiles se contenta de désigner la meute d'un coup de tête. Il ne dirait rien tant qu'ils seraient tous là.
- Vous pourriez nous laisser? demanda poliment le Sheriff.
Tous les membres de la meute se regardèrent. Apparemment, depuis la disparition mystère de Stiles, ils n'étaient plus capables de prendre la moindre décision. C'était comme si ils avaient perdus leur chef pendant le mois qui venait de s'écouler. Face au regard insistant du garçon, ils se pressèrent finalement pour sortir. Ce fût Isaac, une fois dehors, qui débusqua quelque chose.
- Attendez, ordonna-t-il, humant l'air.
Il s'approcha d'un buisson, et plongea sa main dedans, attrapant un blouson, il remonta sa proie.
- Derek?! hurlèrent presque les louveteaux et autres humains présents.
Derek avait presque l'air honteux de s'être fait prendre aussi facilement. Erica le regarda d'un air sévère:
- Le petit veut du calme pour tout expliquer à son père.
Derek faillit s'énerver mais se fit contenir par tous les louveteaux, qui l'entraînèrent bien vite vers sa tanière/ ancienne station de métro. De toute façon, ils avaient tous grand besoin de repos.
Pendant ce temps, chez les Stilinski:
Deacon venait de garer sa voiture. Il avait sourit en voyant la meute repartir avec Derek. C'était vraiment plus fort que lui. Il entra dans la maison. Stiles et son père étaient assis au salon, et semblaient l'attendre. Il s'assit à leur côté et se prépara à subir l'interrogatoire du Sheriff, qui ne tarda pas à arriver:
- Alors, racontez-moi tout. Je veux savoir tout ce qui s'est passé pendant ce mois. Et particulièrement à la pleine lune.
Stiles prit sur lui pour résumer le mois et la nuit de la pleine lune, omettant volontairement le fait qu'il avait été vu. À la fin de son récit, son père sembla quelque peu surpris, avant de se reprendre:
- Alors ça y est. Tu es une dryade.
Le plus jeune acquiesça et son père sourit. Il avait l'air fier de son fils. Deacon donna quelques détails sur la manière dont il avait maîtrisé ses pouvoirs.
- Et qu'est-ce qui a changé d'autre? demanda le Sheriff.
Stiles eut un rougissement. Il n'était pas encore très à l'aise avec sa nouvelle apparence. Son père perçut sa gêne et, croisant le regard de Deacon, il décida de ne pas insister. Finalement, le vétérinaire prit congé une demi-heure plus tard, et Stiles fut heureux de retrouver un bon repas, et, plus important encore, sa salle de bain. Le garçon s'y enferma toute la soirée, tentant de s'habituer à son nouveau corps. Il passa sa main sur ses hanches, s'étonnant encore une fois de la finesse de sa taille. Il se souvint à ce moment de ce qui s'était passé la dernière fois qu'il s'était détaillé devant la glace et rougit, sentant une excitation le gagner. Mais dans le même temps, il entendit un bruit. Un bruit qu'il connaissait. Derek venait d'entrer dans sa chambre. Stiles fut mortifié. Il était hors de question qu'il prenne une douche glacée ou qu'il sorte dans cet état. Il était même hors de question qu'il règle ce "problème" alors que, justement, la cause n'était qu'à quelques pas de lui. C'était une torture. Stiles tenta de concentrer ses pensées sur quelque chose d'autre. Quelque chose de moins plaisant. Comme par exemple une grosse araignée gluante. À son grand soulagement, cette image mentale particulièrement peu ragoûtante fonctionna. Enfin, jusqu'à ce que Derek se remette à faire les cents pas sans s'arrêter, dégageant une odeur beaucoup trop enivrante pour la dryade. Le garçon alluma le jet d'eau froide et se plaça en dessous. Mais au bout de 10 minutes, Stiles n'était toujours pas calmé. En plus, il grelotait maintenant. Il augmenta la température de l'eau. De toute façon ça ne servait à rien. À la place, sa main descendit et il commença à se caresser, comme la dernière fois, à la différence que son fantasme se trouvait dans la pièce à côté et que le garçon se devait donc de se mordre la lèvre pour étouffer ses gémissements. Quelques minutes de ce traitement suffirent à Stiles pour se répandre dans sa main. Il bénit la douche pour le nettoyer. Il se débarrassa, ou essaya de se débarrasser, de toute odeur suspecte, puis il sortit, enfila un pyjama, et sortit de la salle de bain. Il se retrouva nez à nez avec Derek qui arborait un magnifique air surpris. Stiles paniqua mais n'eut pas le temps de décider s'il partait ou non car sa main fut attrapé par le loup et il fut plaqué au lit sans ménagement. Derek lui grogna dessus et Stiles se retrouva à nouveau dans une situation des plus désagréables. Cependant, le loup ne remarqua rien et se contenta de l'engueuler, comme toujours.
- Tu vas m'expliquer ce qui se passe? Je commence à en avoir ras-le-bol de toute cette histoire et de cet énorme mensonge. Explique-moi ce qu'il se passe!
Il se calma immédiatement lorsqu'il vit que le plus jeune pleurait. Derek se releva et s'assit au bord du lit. Il se prit la tête dans les mains.
- Et merde. murmura-t-il.
Puis il tenta tant bien que mal de le rassurer. Mais il était tellement maladroit qu'il ne savait pas vraiment comment faire. Alors il essaya une technique qu'il utilisait avec son ami d'enfance lorsque celui-ci pleurait. Il attira doucement Stiles dans ses bras et lui caressa les cheveux. Les larmes du plus jeune mouillaient son tee-shirt, mais il s'en fichait étrangement. À force de caresses, les pleurs de la dryade diminuèrent puis cessèrent. Il resta simplement là, bercé par le lycanthrope qui lui murmurait qu'il était désolé, qu'il n'aurait pas du lui crier dessus de cette façon, qu'il serait plus gentil. Sans aucune raison, Stiles sentit une envie irrépressible de se confier, et la seule personne présente et ayant le potentiel d'un confident était Derek. C'était en tout cas l'argument avec lequel il essayait de se convaincre tandis qu'il commençait son récit:
- Tu sais, je crois qu'il faut que je te raconte ce qu'il s'est passé, pendant le mois dernier.
Derek se contenta d'hocher la tête, caressant à présent le dos du garçon, retrouvant des gestes qu'il avait presque oublié. Stiles commença par le début, son mal de ventre, quand il avait été voir Deacon, quand il avait appris qu'il devrait s'isoler, et tout ce qui s'était passé pendant le mois.
- Une...une dryade? questionna le loup.
Il était quelque peu surpris. Apprendre que l'hyperactif qui passait son temps à les mettre dans le pétrin était en fait une dryade était totalement contre nature.
- Alors c'était ça, l'odeur. Derek remarqua la silhouette totalement différente du jeune homme sous son pyjama. Et c'est ça aussi, la nouvelle apparence, et c'est pourquoi tu la caches.
Le plus jeune acquiesça. Il avait juste peur, et il était complètement à bout de nerfs. Derek sembla le comprendre, car il rouvrit ses bras, permettant au plus jeune de s'y reloger, avant de l'entraîner pour l'allonger dans le lit. Il le serra dans ses bras le plus fermement et délicatement qu'il put, jusqu'à ce que le jeune homme s'endorme. Quand Stiles se réveilla le lendemain matin, Derek avait disparut.
Ils ne se revirent qu'une semaine plus tard. Scott avait traîné son meilleur ami jusqu'à l'entraînement des Bêtas. Stiles avait obéit, même s'il le regrettait amèrement. Il se sentait totalement inutile. Assis sur ses marches de pierre, Peter l'observant de façon déstabilisante, il se contentait de regarder les Bêtas se prendre une raclée. Et aussi de surveiller le regard intéressé d'Érica lorsqu'elle regardait son Derek. La dryade ne savait pas pourquoi, mais elle n'aimait vraiment pas cette pimbêche. Alors qu'elle s'élançait pour attaquer son Alpha, Stiles fit apparaître une racine juste devant son pied, et la jeune louve chuta lourdement. La racine disparut sous la terre alors que tout le monde se précipitait vers la blonde. Seul Peter continuait d'observer les réactions de Stiles.
- Érica, ça va? demanda Isaac. Qu'est-ce qui s'est passé?
- Je me suis pris...une racine.
- Quoi? s'étonna Scott. Mais c'est...
- Je sais ce que c'était! le coupa la blonde, en colère. Elle regarda à ses pieds, mais la racine avait disparut. Elle était là, pourtant. constata-t-elle, surprise.
Personne, sauf Peter, ne remarqua que Stiles était le seul à ne pas se soucier de la situation. Il arborait un air innocent absolument grotesque. C'est alors qu'il fit le lien. C'était lui qui avait fait apparaître cette racine. Ce qui signifiait sans doute qu'il était une dryade. Mais elles étaient extrêmement rares et la seule autre qu'il avait connu avait 6 ans la dernière fois qu'il l'avait vue. C'était il y a 11 ans et la petite dryade de l'époque s'appelait Genim. Serait-ce possible que ce Genim d'autrefois et que le Stiles d'aujourd'hui soient la même personne? Peter sourit aux souvenirs qui déferlaient dans sa tête. Il n'y avait qu'un seul moyen de vérifier.
Après cette chute chaotique, Derek avait décidé de renvoyer les Bêtas chez eux, mais Stiles avait absolument voulut rester. (" Non parce qu'attends, déjà je viens pour rien, alors j'attends quand même un chocolat chaud en compensation.") Et Derek avait accepté. De toute façon, avait-il vraiment le choix? Ils s'étaient donc installés dans la cuisine, une tasse de cafés entre les mains de Peter et de Derek, et un chocolat pour Stiles. L'Alpha, assis à la table, avait l'air plongé dans ses pensées. Peter, appuyé contre le plan de travail, semblait échafauder un plan diabolique. Quand à Stiles, debout au milieu de la pièce, il arborait un sourire débile en buvant et était juste content d'être là. Enfin, jusqu'à ce que Peter prenne la parole:
- Dis, Derek, tu te souviens de ton enfance?
L'interrogé se crispa immédiatement sur sa chaise, avant de répondre de manière totalement évasive:
- Vaguement pourquoi?
- Tu avais un meilleur ami, qui venait tout les jours. Comment s'appelait-il, déjà?
Peter fit semblant de réfléchir, et le plus jeune faillit faire tomber sa tasse par terre. L'oncle ne pouvais pas se souvenir de lui, pas après un coma de 6 ans? Et il pouvait pas le dire comme ça? À croire que si car il continua:
- Il y avait un G dedans...Ge...Ge...et un N aussi je crois. Gen...
Stiles se précipita vers lui, tentant de l'empêcher de parler. Mais Peter eut un éclair et s'exclama:
- Genim! Je me souviens maintenant! Tu avais couru en costume de lapin blanc vers la chambre de Derek en nous disant : "Je suis en retard je suis en retard je n'ai pas le temps de dire au revoir je suis en retard." Genim le lapin blanc.
Stiles eut l'air mortifié. Alors Peter avait raison. Il s'agissait donc bien de lui. L'Alpha s'était levé d'un coup, une expression surprise peinte sur le visage. Puis il s'approcha lentement de Stiles avant de le prendre dans ses bras et de lui murmurer:
- Je t'ai enfin retrouvé. Si tu savais comme tu m'as manqué.
Stiles lui rendit son étreinte. Ça faisait tellement du bien de retrouver son meilleur ami, de ne plus être tout près sans pouvoir lui parler. Peter reprit alors la parole:
- Comme c'est émouvant. Je me congratule d'avoir tout dit à Jack. Ça m'aura permis d'assister à ces retrouvailles.
- Comment ça? tilta Derek.
- Et bien, expliqua son oncle, comment dire? Je suis passé devant ta chambre une fois, et j'ai entendu des bruits bizarres. Des vêtements qu'on enlevait, et quelqu'un qui était jeté sur un lit, avant de protester. " Non, attend Derek, enlève-toi. Hé, où est-ce que tu mets ta main? Attends, t'as pas le droit..." imita Peter avec une voix d'enfant. Bref, j'ai pensé que ce serait moins dangereux d'en parler à Jack et à Talia. Pour votre bien évidemment.
- Alors c'est de ta faute, cria Stiles, si j'ai plus eu le droit de voir Derek, et si j'ai déménagé après la mort de maman, et qu'on s'est pas retrouver. C'est à cause de toi si j'ai du traverser tout ça sans mon meilleur ami!
Stiles était de nouveau au bord des larmes et Derek le ramena vers lui, lui caressant de nouveau les cheveux pour le calmer. Cette technique avait toujours marché. Il demanda poliment à Peter de les laisser, et celui-ci s'exécuta. Il avait eu exactement ce qu'il voulait.
