Spécial Noël

Stiles venait juste d'accrocher la dernière décoration. Fier de lui, il descendit de son escabeau, se recula légèrement, et admira son œuvre.

-Déjà fini ?! s'exclama son père en arrivant dans le salon. Noël n'est que dans 20 jours tu sais.

Stiles maugréa quelque chose d'incompréhensible, tandis que le Shériff passait dans la cuisine, étouffant un rire dans sa tasse de café. Son fils le rejoignit en boudant.

-Ces choses là se préparent à l'avance. Et Derek ne veut pas de sapin dans son appartement.

Cette remarque dite sur un ton tellement plaintif fit de nouveau rire son père, tandis que Stiles s'enterrait dans le chocolat chaud qu'il venait de se préparer. Justement, la sonnette retentit à ce moment là, faisant redresser la tête de Stiles comme l'aurait fait un chien qu'on appelle.

- Tu attendais quelqu'un? interrogea le Sheriff, surpris.

Stiles secoua la tête, avant de se diriger vers la porte. Non, il n'attendait personne, mais peut être que Scott et sa mère s'invitaient chez eux par surprise. Ouvrant la porte, il tomba nez à nez avec son loup qui lança immédiatement:

- Viens, on sort.

Stiles le regarda avec une drôle d'expression, comme s'il se demandait ce qu'il lui prenait.

- En quel honneur?

- On va fêter Noël.

La dryade partit dans un grand rire, comme si l'Alpha venait de lui raconter la blague la plus drôle du monde. Puis il comprit qu'il était sérieux et il s'arrêta:

- Mais Derek, voyons, Noël n'est qu'à la fin du mois.

L'interpellé le regarda comme si Stiles venait de le traiter d'imbécile.

- Je le sais biens espèce d'idiot. On ne pourra pas fêter Noël le jour même, ce serait trop dangereux. Du coup, je me suis dit qu'on allait le fêter ce soir.

Stiles eut un grand sourire d'enfant, avant de tendre sa main à Derek. Celui-ci avait sans doute déjà planifié toute la soirée. Le père de Stiles commençait seulement à le laisser ressortir, et uniquement en présence d'un membre de la meute. Il autorisa donc son fils à partir fêter Noël un peu en avance.

- Tu m'emmènes où ? demanda la dryade tandis que Derek fermait la porte.

- C'est une surprise. répondit simplement son compagnon.

La nuit tombait doucement tandis que l'Alpha conduisait en direction du centre ville. Il devait être près de 19h. La voiture se gara dans un parking, et Derek autorisa le plus jeune à sortir. N'ayant pas pu voir le paysage à cause des vitres fumées, celui-ci sortit impatiemment. Il s'arrêta immédiatement, admirant la vu qui s'offrait à lui. Il se trouvait devant un grand restaurant, décoré aux couleurs de Noël, et qui semblait les attendre. Le loup sourit en ébouriffant les cheveux de Stiles.

- Alors, qu'est-ce qu'on attend ? Tu viens ?

Le plus jeune, son sourire d'enfant collé au visage, saisit la main de Derek avant de l'entraîner vers l'entrée. Celui-ci soupira. Cependant, il était heureux, tant que Stiles avait le sourire. Après tout, il avait subit tellement de choses qu'il méritait un peu de bonheur.

Le repas s'était très bien passé, même si le loup avait été un peu embarrassé de l'attitude de la dryade. Il avait eu pendant quelques instants l'impression désagréable que son compagnon était un petit enfant, et cela lui avait donné le sentiment qu'il faisait quelque chose d'extrêmement immoral et qu'il était un irrécupérable pervers. Mais il avait chassé ces pensées lorsque Stiles le remercia d'un baiser sur la joue. Après tout, Stiles avait toujours été un peu enfantin, c'état comme ça. Ils avaient beaucoup parlé pendant le repas, et Derek n'avait pas quitté son sourire bienveillant. Stiles en avait été très heureux.

Lorsque le repas fut fini, le loup paya et entraîna son compagnon à travers la ville. La voiture se gara de nouveau, près du fleuve cette fois, et Stiles sortit, immédiatement émerveillé par les lumières éclairant la nuit. Derek venait de s'arrêter à côté de la fête foraine, celle-là même qui s'était installée en ville pour Noël, et dont Stiles n'avait pas arrêté de parler, bassinant son compagnon qu'il voulait absolument y aller, que Noël ne serait pas Noël s'il ne pouvait pas voir les lumières de la ville depuis la grande roue.

- Merci. murmura Stiles avant d'offrir un baiser à son Alpha.

Voir Derek avec les yeux pétillants d'un enfant était une chose étrange à voir. Stiles avait cru comprendre qu'il n'était jamais allé dans une fête foraine. Le loup lui avait posé des millions de questions, prenant pendant un temps le rôle de Stiles. Ils jouèrent ainsi à attraper des peluches, le plus jeune riant tandis que le loup tentait d'en attraper une par tous les moyens. Il se montra plus doué au tir à la carabine, remportant sans effort le loup géant que son compagnon avait repéré. Il regarda par la suite le plus jeune s'amuser dans les auto-tamponneuses, soupirant de sa conduite désastreuse, et priant pour qu'il ne soit jamais comme ça au volant de sa jeep.

Enfin pour Stiles, vint le moment où ils montèrent à bord de la grande roue. Leur cabine s'éleva lentement, s'approchant aussi près des étoiles qu'il était possible. Une fois arrivée tout en haut, la cabine s'immobilisa, permettant à l'hyperactif d'admirer la vue qui s'offrait à lui. Les lumières de la ville luisaient sous lui, créant une toile géante et merveilleuse. Il se pencha vers le bord, regardant ainsi le plus loin possible. Derek l'enlaça alors, embrassant son cou. Le plus jeune laissa échapper un soupir appréciateur, avant de profiter de la vue avec son petit-ami.

- C'est magnifique. commenta Derek.

- Oui. répondit simplement Stiles. C'est magnifique.

Ils n'avaient pas besoins d'ajouter quelque chose. Ils se comprenaient parfaitement.

Après avoir fait le tour du marché et des vitrines de Noël, ce qui avait bien pris 3h, et avoir passé une grande partie de la nuit à regarder des émissions débiles de Noël, Derek avait décidé qu'il était temps qu'ils échangent les cadeaux. Stiles avait été surpris de découvrir une photo de la famille de Derek, ainsi qu'une photo de la meute, toutes les deux mises sous cadres. Cette attention toucha particulièrement la dryade. De son côté, Stiles lui avait offert une écharpe, un bonnet et des gants décorés de loups blancs. L'assortiment fit sourire le loup, mais il remercia chaleureusement son compagnon.

Quand à ce qui se passa tout le reste de la nuit, cela ne regardait personne d'autre qu'eux deux.