Hey, salut tout le monde ! Comme promis, voici le nouvel épisode de votre feuilleton, pardon, le nouveau chapitre de votre fiction : C'est quoi ce délire ? C'est à peu près la question que tout le monde va se poser après ce chapitre, et surtout, qu'est-ce qui arrive ensuite ? Ça mes amis, vous le saurez dans deux semaines ) Moi, sadique ? Non pas du tout ^^ En attendant je parle, je parle, mais il va bien falloir que je laisse place au chapitre. Il me vole totalement la vedette celui là. Bref, avant de vous laisser lire, voici les traditionnelles R.A.R :

Klaainer : Merci beaucoup, et voilà, tu l'as, la scène de la douche )

Driamar : Merci :) Je te laisse sans plus attendre découvrir et savourer cette suite

shiniyaoi27 : Ta review m'a fait super plaisir ^^ J'espère que ce chapitre te plaira tout autant que le précédent :)

Melusine-chan : Et oui, c'est un grand naïf mais n'est-ce pas pour ça qu'on l'aime x) Je t'assure que tout le monde s'amuse beaucoup, particulièrement Peter. Va savoir pourquoi ) Dans ce chapitre, tu auras la réponse à la question que tu te posais : Stiles dira-t-il tout ou Derek découvrira-t-il tout ? J'espère que ce chapitre te plaira autant, et je te remercie chaleureusement de tes reviews :D

EvilAngel38 : Elle est là ) Merci beaucoup :) Et oui ils sont adorables ^^ et pour Scott, tu auras plusieurs autres occasions de le voir jaloux, peut être se rends-t-il enfin compte de ce qu'il faisait à Stiles quand il l'abandonnait pour Allison ?

NathDW : Oui, ils sont particulièrement stupides xD Peut être que la douche va le permettre, en effet, réponse dans ce chapitre ) Oui, c'est exactement le vieux couple qui se retrouve, ils ne s'en rendent même pas compte ^^ Et Scott sera de nouveau jaloux, plus tard. Mais je te rassure, il fera bien pire qu'enlever Stiles des bras de Derek…. )

Merci à tous pour toutes ces gentilles reviews, n'hésitez pas à en laissez une à la fin, d'ailleurs, je me demande de quel pays vous me lisez, quel âge vous avez, et si vous êtes un garçon ou une fille. Moi et ma curiosité ^^ Merci aussi à tous ceux qui me suivent, qui me lisent, qui ne font que passer. Ça me fait toujours énormément plaisirs. Bonne lecture et à dans deux semaines :)

Chapitre 7: Que la lumière soit, et la lumière fût...champagne!

Stiles eut beau crier, Derek ne le lâcha pas d'un pouce. Il se contenta de le trainer et de l'enfermer dans la salle de bain. Son ami se débattit, mais le loup entreprit de commencer à le dévêtir. La dryade réussit alors à se dégager, et à s'éloigner de l'Alpha.

- C'est bon Derek, j'peux me déshabiller moi-même.

Derek lui jeta un regard noir, et Stiles ne protesta pas plus. Le loup l'obligea à enlever son haut, et c'est alors qu'il le vit. Dans son dos. Son tatouage. Derek ressentit immédiatement l'irrésistible envie de le toucher, mais l'adolescent se déroba. Il jeta à son ami un regard intimidé et apeuré, et le loup renonça à protester. Stiles baissa les yeux, attendant le couroux de Derek, mais il ne vint pas.

- Qu'est-ce que ça veut dire? demanda plutôt le loup.

Ce tatouage lui était trop familier, trop semblable au sien, et il y avait cette mélodie en lui, ténue mais bien présente. Ça ressemblait étrangement à ce qu'il avait déjà ressenti auparavant, la première fois qu'il avait vu le petit Stiles bébé. Et il comprit. Tout ce qu'il avait ressenti tout ce temps. C'était Stiles, son compagnon. Il se demanda pourquoi il ne l'avait pas remarqué avant. Il avait d'un coup envie de prendre son ami dans ses bras, tellement sa joie était forte. C'était comme retrouver quelque chose qui nous manquait, alors qu'on n'avait pas conscience de l'avoir cherché. C'était merveilleux. Stiles leva les yeux qu'il avait baissés devant le manque de réaction du loup. Il vit alors une lueur de pur bonheur dans les yeux bleu-vert, et Derek le prit dans ses bras en murmurant:

- Enfin, je t'ai trouvé.

Et il l'entendit, très distinctement. Un bouchon de champagne ôté de la bouteille. Il demanda à Stiles de se rhabiller puis l'entraîna au rez-de-chaussée, où ils trouvèrent Peter et les Bêtas en train de boire un verre de champagne.

- Qu'est-ce que vous faites? demanda-t-il.

- Bah, tu viens juste de te rendre compte de ce qui me sautait aux yeux depuis 8 ans. Faut fêter ça!

Derek lui grogna dessus, le menaçant de lui arracher de nouveau la gorge s'il recommençait. Quant aux Bêtas, leur chef menaça de les entraîner nuit et jour sans répit s'ils continuaient leur petite "fête" avec son oncle. L'Alpha s'éloigna alors, Stiles à sa suite. Après leur départ, le reste de la meute continua de trinquer, le plus discrètement possible.

Derek avait amené Stiles dans sa chambre. Ils avaient parlé. Stiles lui avait raconté comment il avait découvert son tatouage, à quoi il servait, et sa signification. Le récit dura un certain moment, au bout duquel Derek demanda:

- Pourquoi tu ne m'as pas immédiatement prévenu?

Stiles baissa les yeux avant de répondre.

- J'avais trop peur que tu me rejette. J'ai lu des choses horribles dessus. Des dryades se laissaient mourir à cause d'un rejet.

- Jamais je ne t'aurais abandonné. assura Derek, voyant le trouble de son compagnon.

- Et si tu n'avais pas su que nous étions amis quand nous étions petits, qu'est-ce que tu aurais fait ?

-Mais je le sais. répondit simplement Derek. C'est tout ce dont j'ai besoin. En fait, tu es tout ce dont j'ai besoin pour être heureux.

Stiles releva immédiatement les yeux, ne voulant pas croire à ce qu'il venait d'entendre. Mais avant même qu'il ait put intégrer la réponse, les lèvres de son compagnon étaient sur les siennes, y imprimant un mouvement doux et aimant. La dryade ferma les yeux et répondit au baiser. Lorsqu'ils se séparèrent, une chaleur indescriptible, absente jusqu'alors, avait pris place près de leurs cœurs. Ils se rendirent alors compte qu'ils avaient trouvé ce qu'ils cherchaient sans le savoir, et sans savoir qu'elle était manquante. Soudain, autre chose les choqua. Il n'y avait plus aucun bruit venant du rez de chaussée. Derek et Stiles se regardèrent, soudain inquiets. Ce silence était très inhabituel. Sans avoir besoin de se consulter, ils descendirent les escaliers à toute vitesse. Arrivés en bas, un spectacle des plus étrange les attendait. Toute la meute, Peter y comprit, s'était figée dans le salon, apparemment perturbée par ce qu'elle venait de voir. En s'approchant, Stiles et Derek purent constater par eux-même ce qu'il se passait. Un simple carton avait été glissé par la boîte aux lettres. Sur ce carton, une seule chose. Un triskel dessiné à la cime d'un arbre. L'Alpha s'était figé comme si la mort elle-même se présentait à sa porte. Angoissé, Stiles demanda:

- Qu'est-ce que ça veut dire?

Derek lui lança un regard apeuré, ce qui était perturbant venant de lui.

- Les Alphas. Ils sont au courant pour toi. Et ils ont bien l'intention de te prendre.

La meute se tourna vers lui d'un même mouvement. Ce fut Erica qui brisa l'étonnement général:

- Comment tu sais ça?

Pour une fois, Derek eut la courtoisie de sembler gêné par la question de la blonde. Opressé par les regards fixés sur lui, il finit par leur raconter pourquoi il avait disparu 3 jours plus tôt.

Flash-Back

Derek s'approcha du lieu de rendez-vous. Le matin, il avait reçu une lettre de "provocation", de la part de la meute d'Alpha sans doute, lui disant de les retrouver au cœur de la forêt, à l'emplacement du plus vieil arbre. Le jeune Alpha voyait bien où se situait cet arbre, puisqu'il s'y était rendu à la dernière pleine lune. Lorsqu'il avait, sans le savoir, poursuivie Stiles. Arrivé à cet arbre, Derek attendit à peine une dizaine de minute, avant de voir se dessiner des ombres parmi les branches basses. Devant lui apparurent alors des silhouettes qu'il aurait reconnu entre milles. L'Alpha de la meute d'Alpha était présent, accompagné de deux membres de sa meute, une femme aux longs cheveux bruns et un jeune homme qui semblait du même âge que Scott et Stiles. Deucalion, puisque c'était ainsi qu'on l'appelait, s'avança, s'aidant de sa canne d'aveugle, jusqu'à se placer devant Derek. Posant ses mains sur les épaules du jeune Alpha, il sembla le regarder profondément dans les yeux un instant, juste avant de les détourner. Ce bref instant avait mis Derek horriblement mal à l'aise. Il avait eut pendant une seconde l'impression que son ennemi avait sondé son âme. Puis, Deucalion prit la parole:

- Je suis si heureux que tu sois venu Derek.

Après une pause quelque peu étudiée, il reprit la parole:

- J'avais peur que tu ne viennes pas. Mais si tu es là, c'est que tu es prêt à étudier ma proposition.

- Tu te gourres ! Jamais je n'abandonnerais ma meute pour la tienne !

- Ne t'emballes pas. sourit l'Alpha. Tu n'a même pas écouté ma proposition.

Derek reprima avec peine sa colère. Prenant sur lui, il ne répondit pas à la provocation, écoutant plutôt ce que l'autre avait à lui proposer.

- C'est bien jeune chiot. Maintenant que tu es disposé à m'écouter, je vais pouvoir te soumettre mes conditions. Si tu nous rejoins, j'oublierais ta misérable meute, et je ne poserais jamais la main sur ton petit Stiles.

Immédiatement, Derek vit rouge. Il se précipita vers l'Alpha, mais ses deux accolytes s'interposèrent. Le loup grincheux fut envoyé à terre en quelque secondes. Il se releva péniblement, jetant un regard noir à ses agresseurs avant de lancer d'un ton froid:

- Jamais vous ne l'aurez !

- Ce serait si machiavélique, tu ne crois pas, de consolider mon pouvoir en m'appropriant une dryade... Je deviendrais si...puissant. Et jamais tu ne pourrais m'en empêcher.

Au mot dryade, Derek tilta immédiatement. Ses lèvres se retroussèrent légèrement, découvrant ses crocs. Un son guttural monta de sa gorge et il se prépara à attaquer son adversaire. Totalement ramassé sur lui-même, il gronda plus qu'il ne parla:

- Comment tu es au courant?

Ses yeux virèrent au rouge alors qu'un sourire mesquin se dessinait sur son visage.

- J'ai mes sources...

Derek lui jeta un regard hostile, soutenant qu'il ne rejoindrait jamais sa meute. Deucalion eut un sourire mauvais, comme si il savait déjà qu'il gagnerait. Laissant le plus jeune dans sa rage, il partit avec les deux membres de sa meute.

La meute était restée silencieuse après ce récit. Chacun s'était ensuite séparé, se préparant pour la pleine lune du lendemain soir.

Les Bêtas ne se contrôlant pas encore parfaitement, Derek avait prévu de les attacher, pour plus de sûreté, et de rester avec eux durant la pleine lune. Scott était donc chargé de surveiller Stiles durant cette nuit, afin qu'il ne lui arrive rien.

Le soleil se couchait et la lune se levait lentement, alors que le loup et la dryade s'avançait dans la forêt. Soudain, l'ancien humain s'arrêta, fermant les yeux pendant quelques secondes, avant de les rouvrir:

- Ici. murmura-t-il.

Scott recula, laissant de la place à son meilleur ami. La lune éclaira le jeune homme d'une lumière blafarde, et la transformation commença. Ses cheveux poussèrent jusqu'au creux de ses hanches, comme lors de sa première transformation. À la différence près que tout se passa plus vite. En moins de temps qu'il n'en fallut pour le dire, Stiles avait pris son apparence de dryade. Scott regarda son meilleur ami s'enfoncer dans la forêt, disparaissant parmi les arbres.

Un bruit sourd se répércuta dans le manoir. Scott venait d'être projeté contre un des murs. Érica et Boyd avaient déserté les lieux, laissant leur Alpha exprimer librement sa colère. Quand à Peter, il observait la scène d'un air désintéressé, ne semblant pas compatir le moins du monde à la douleur de Scott.

- Je t'avais ordonné de le surveiller Scott! hurla un Derek au bord de la crise de nerf.

Scott eut la bonne idée de faire profil bas, se recroquevillant contre le mur. Pourtant, cette démonstration d'excuse exacerbée n'empêcha pas l'Alpha de rouer son Bêta de coups, tandis qu'il continuait de hurler:

- T'es complétement inconscient! À cause de toi, Stiles a disparu! Tu devais rester avec lui pendant toute sa transformation, pour qu'il ne lui arrive rien! C'était pourtant assez clair non?

Scott, légèrement tremblant devant l'autre loup, tenta quand même de se défendre:

- Tu sais, je ne l'ai pas vraiment laissé. C'est plus lui qui est parti. Il s'est dissimulé dans la forêt et je n'ai pas réussi à suivre son odeur. Elle avait trop changé.

Derek le regarda comme s'il lui demandait si c'était une blague. Apparemment, ce n'en était pas une. Derek attrappa alors Scott par le col de son tee-shirt, avant de le projeter le plus fort qu'il put contre l'escalier. Le Bêta poussa un petit gémissement de douleur. Mais l'Alpha n'en avait pas fini. Il s'approcha du loup et se mit à le rouer de coups les plus rapides et forts possible. Scott se mit bientôt à cracher un petit filet de sang, et ses blessures n'arrivèrent plus à guérir. Peter décida alors qu'il était temps qu'il arrête son neveu avant qu'il ne commette un meurtre:

- Derek, on va le trouver.

Le dit Derek lui jeta un regard noir, comme s'il défiait son oncle d'aller au bout de sa pensée. Mais Peter connaissait trop bien ce regard pour avoir vraiment peur.

- Tu connais parfaitement son odeur. Je la connais très bien aussi, puisqu'il passe ses journées ici. Scott sait dans quelle direction il est parti. Voyons Derek, il suffit d'ajouter 1+1 pour trouver Stiles.

L'Alpha parut réflèchir pendant quelques secondes, considérant chaque aspect de ce pseudo plan. Ne trouvant aucune objection, il acquiessa, se retourna vers Scott et lui demanda calmement le récit le plus détaillé qu'il pourrait lui fournir.

Lorsque Stiles s'éveilla, la première chose qu'il vit fut un plafond immaculé. Sortant de son étrange état de transe, il se rendit peu à peu compte qu'il était allongé sur un lit au matelas trop dur. Quelqu'un l'avait habillé. Il essaya de se redresser, mais se rendit vite compte que c'était impossible. Il tira sur ses poignets, provoquant un cliquetis insupportable. Ses mains avaient été menottées à la tête de lit, entravant ainsi chacun de ses mouvements. À présent parfaitement réveillé, la dryade vit qu'elle était dans un endroit parfaitement inconnu. Stiles sentit alors une crise de panique monter en lui. Sa respiration commença à s'entrecouper. Son cœur s'accéléra, et il eut vite l'impression de s'étouffer. Il entendit vaguement, dans sa crise, quelqu'un se mettre à crier:

- Détachez-le! Il est en crise de panique! Si jamais il lui arrive quelque chose, Deucalion nous tuera.

Stiles sentit qu'on lui détachait les poignets, mais sa crise ne passa pas. Pire encore, sa prise sur ses pouvoirs se relâcha tandis qu'il perdait le contrôle. Ses phéromones se répandirent dans l'air, empêchant certains Alphas de réfléchir correctement. Dans le même temps, des branches poussèrent des murs pour entraver le reste des Alphas. Ceux-ci essayèrent tant bien que mal de se débattre, mais sans succés. Deucalion arriva alors, poussant la porte de la chambre et traversant la pièce comme si de rien n'était. Posant sa main sur le front de Stiles, il lui inssufla assez de pouvoir pour le calmer, lui permettant également de reprendre le contrôle sur les siens. Les arbres se résorbèrent dans le sol et les murs, libérant les loups, et les phéromones se dispérsèrent. Ils reprirent tous leur souffle, tandis que Stiles se recroquevillait dans son lit. Sentant une main se poser sur son épaule, Stiles se débattit violement jusqu'à ce que cette main le lâche. Après ce geste, il se prit une violente baffe. Il releva alors la tête vers son ravisseur. À la vue de Deucalion, Stiles se colla le plus qu'il put à la tête de lit.

- Allons Stiles, tu n'as pas à avoir peur de moi. commença Deucalion. Après tout, tu vas devenir mon compagnon.

- Jamais! hurla presque Stiles à la figure de Deucalion.

Immédiatement, celui-ci lui flanqua une baffe retentissante. Puis il parti sans se retourner, fermant la porte et laissant Stiles seul, dans le noir. Recroquevillé dans le fond du lit, il fit tout son possible pour ne pas paniquer. Si on considère que ne pas être victime d'une crise de panique est une réussite, alors Stiles avait été brillant. Bien sûr, il était paniqué, il n'aurait pu en être autrement, mais il avait au moins réussi à contrôler cette panique. Peu à peu, ses yeux s'étaient habitués au noir, si bien qu'il distinguait à présent une commode et une table de chevet dans la pièce, en plus bien sûr de son lit. Les Alphas avaient dû prendre certaines mesures car la dryade eut beau se concentrer le plus fort qu'elle put, aucun de ses pouvoirs ne fonctionnait. Le jeune homme n'arrivait même pas à sentir ce qui l'entourait, alors qu'en temps normal, il aurait au moins pu savoir s'il était proche d'une forêt ou non. Stiles se réprimanda intérieurement. C'est toujours quand vous êtes dans la merde jusqu'au cou que vous pensez à ce que vous auriez pu faire pour vous en sortir. Et il était évidemment trop tard pour qu'il s'en sorte. Il n'avait plus qu'à attendre que les autres viennent le sauver. Ça faisait tellement princesse en détresse que Stiles en était dégoûté. Il ne voulait plus de ça. Plus jamais. Il voulait être un acteur de ce qui se passait, et ne plus se contenter d'arriver trop tard, de ne servir à rien ou de gêner les autres. Une larme brûlante coula le long de sa joue. C'était ce qu'il avait toujours fait et ce qu'il était actuellement en train de faire. Gêner ses propres amis. Stiles se mit alors à prier silencieusement, chose qu'il ne faisait jamais. Il pria que Derek, Peter, Scott, Isaac, Erica et Boyd viennent le sauver. Il pria qu'ils le trouvent rapidement. Il pria que Derek ressente qu'il était en danger. Et surtout il pria qu'aucun d'eux ne soit blessé.

Un grincement de porte proche fit sursauter Stiles. Il avait du s'endormir, exténué qu'il était par son enlèvement. Un bruit de voix, comme un murmure, se rapprocha. Deux personnes certainement. Des pas lourd se firent entendre, de plus en plus fort à mesure que deux des Alphas approchaient. Puis les pas s'arrêtèrent, et la porte de la pièce emprisonnant Stiles s'ouvrit. Un rai de lumière passa, éclairant le visage de Stiles et l'obligeant à fermer les yeux. Les jumeaux, car c'était eux, pénétrèrent alors dans la chambre. Ils tenaient quelque chose dans leurs mains, mais la dryade n'aurait sur dire quoi. Jusqu'à ce qu'ils s'avancent vers Stiles. Ethan, ou Aiden, il n'aurait su dire, lui présenta un verre d'eau et pencha sa tête en arrière. Avec des mouvements étonnement doux, le plus jeune le fit boire. Lorsque le verre fut vide, son frère amena une fourchette de nourriture jusqu'à sa bouche. Ainsi, il fit manger Stiles, tout aussi doucement que son frère. Mais à aucun moment le garçon ne les quitta des yeux, méfiant. Une fois l'assiette vidée, les jumeaux s'apprêtèrent à partir. Mais Stiles les retint par une manche et leur demanda, presque timidement :

- Pourquoi vous faites ça ?

Les deux frères se regardèrent, avant de reporter leur attention sur Stiles. Celui-ci avait l'air si faible en cet instant. En fait, il avait l'air d'un chiot abandonné. Cet air poussa les jumeaux à répondre le plus honnêtement possible.

- Deucalion nous l'a ordonné. On n'a pas eu le choix. On essaie au moins de rendre ça le moins pénible possible.

Stiles lâcha la manche qu'il tenait, et les jumeaux le laissèrent seul, lui conseillant de dormir, au vu de l'heure tardive. Stiles s'endormit rapidement, la lueur d'espoir qu'il avait de voir Derek arriver s'éteignant à mesure que les heures défilaient.

Un bruit fracassant réveilla Stiles le lendemain. Une gamelle de nourriture fut jetée à ses pieds, meurtrissant ses tympans. Alors qu'il se redressait, un rire mauvais parvint à ses oreilles. Stiles releva les yeux, tombant sur des yeux rouges qui le regardaient avec…envie. Stiles déglutit, se demandant quelle autre merde il était encore tombé. Heureusement pour lui, l'Alpha se contenta de lui cracher au visage un « Mange ! » d'un ton sec. Stiles ne se fit pas prier plus longtemps, engloutissant le contenu de la gamelle le plus vite possible.

La dryade ne fut pas inquiétée le reste de la matinée. Des pas se faisaient de temps en temps entendre devant sa porte, s'arrêtant comme si la personne écoutait, mais bien vite les pas s'éloignaient de nouveau. Stiles s'angoissait à chaque fois. Au début de l'après-midi, il entendit des pas qu'il reconnut comme étant ceux de Deucalion. La porte s'ouvrit à la volée, et l'Alpha s'avança, plus menaçant qu'il ne l'avait été jusqu'à présent. Par réflexe, Stiles recula sur le lit. Mais ce geste n'arrêta pas Deucalion qui poursuivit son avancée, plaquant bientôt Stiles contre le lit. Amer, il s'exclama :

- La meute de ton cher Alpha est partie à ta recherche, et ils sont tout près du but. Il ne me reste donc plus qu'une chose à faire.

S'approchant de l'oreille du plus jeune, Deucalion y murmura :

- Je vais te revendiquer. Ainsi, tu resteras avec moi, et tu me rendras puissant.

Une fois cette phrase énoncée, Deucalion se pencha sur le cou de Stiles, l'embrassant. Une des ses mains griffue entrava les mains du plus jeune au dessus de lui, le forçant à rester immobile. L'autre main, dont les griffes étaient rentrées, descendit le long du corps de la dryade. Réprimant un frisson de dégoût, Stiles ferma les yeux en tentant de se débattre. Malheureusement, il ne pouvait bouger que le bas de son corps. Agacé, Deucalion se déplaça légèrement, bloquant sous son corps les jambes de Stiles. Sa main reprit sa descente, passant sous son jogging. Le plus jeune tenta encore de se débattre, mais l'Alpha exerçait une pression beaucoup trop forte sur lui. Il ne put que sentir cette main qui commençait à le caresser. Un frisson d'horreur le parcouru tandis que des larmes perlaient à ses yeux. Son corps commença à réagir sans qu'il ne puisse rien y faire. Il eut beau se répéter les meilleurs raisons du monde, Stiles se détestait de cette réaction. Un gémissement, de dégoût et de plaisir, passa la barrière de sa bouche. Il fut suivit par un sanglot, puis par beaucoup d'autres. Le rythme de la main augmentait, son plaisir aussi, sans qu'il ne puisse rien y faire. La torture s'arrêta enfin, alors que Stiles venait dans cette main ennemie. Deucalion eut un sourire mauvais, avant de laisser à la dryade un petit commentaire :

- Tu vois, tu aimes déjà ça.

Puis il se leva et quitta la chambre dans toute sa glorieuse fierté. Le kidnappé se contenta de se recroquevillé sur lui –même. Ce soir-là, Stiles ne mangea rien. Ni l'espèce de bouillie servie dans une gamelle, ni même le bout de pain qui l'accompagnait.

Deucalion revint tôt le lendemain matin. Il fit subir à Stiles la même torture que la veille, agrémentant son acte de quelques commentaires. Ainsi, Stiles entendit que son dressage serait très facile, qu'il était un soumis extrêmement docile, qu'il deviendrait bientôt la pute de l'Alpha, et qu'il aimerait bientôt ça. Le jeune homme, de son côté, ne fit rien d'autre que pleurer, commençant vraiment à voir son espoir d'être sauvé partir en fumé. Après que Deucalion soit reparti, Stiles resta encore quelques temps prostré sur lui-même. Mais il n'aurait su dire si cela avait duré quelques minutes ou quelques heures. Lorsqu'il reprit conscience, la première chose dont il se rendit compte fut le bruit dehors. Des grognements. Des hurlements. Des bruits de luttes.