Coucou :D Me revoilà après 2 semaines, et après avoir survécu à vos (nombreuses) menaces de morts ^^ Mais c'est pas grave, je vous aime quand même ) Je pense que vous m'aimerez plus avec le chapitre qui va suivre, il est un peu charger de pleins d'explications, et ça commence à s'accélérer ^^ Sinon, j'ai eu 11 à mon CCF de comptabilité \o/ Je suis trop heureuse ^^ Enfin bref, je vous poste de suite la petite réponse aux reviews, puis le petit résumé du chapitre 7 (par ma merveilleuse Allison) et j'arrête de raconter ma vie, même si j'ai pleins de trucs à dire et que tout le monde s'en fout ^^
Sur ce : R.A.R :
Driamar : Et oui, Scott est un abruti incapable de suivre son meilleur ami quand son odeur change et Deucalion….bah c'est Deucalion quoi ^^
Melusine-chan : Et encore t'as rien vu ) Tu vas avoir la réponse dans ce chapitre ^^ Non non, ff n'a rien mangé, j'ai juste pas coupé clairement entre la fin du flash back et le reprise au temps présent ^^ Et non, pas de traitement de faveur )
sakuraetsasuke : En fait j'ai toujours pas décidé s'il mourrait ou pas…
brookedaviiis : Justement, c'est le principe d'un to be continued ) . Et c'est pas fini )
EvilAngel38 : Et non, il n'a vraiment pas de chance. Le tout est de savoir si il va s'en sortir et dans quel état )
Demlone : En fait je sais pas si il a vraiment un domicile…peut être juste un réseau de caves caché profondément dans les bois )
NathDW : Pourquoi lui ? Tu auras cette réponse dans quelques chapitres ) Certains chapitres par la suite seront peut être plus dur, méfiance ^^ Et pour les jumeaux, c'est pas encore réglé, même après 14 chapitres… :D
-Allison-
Coucou les wolfies :D haha et voilà c'est moi qui suis chargée de vous faire un pitit résumé :p
Previously on « C'est Quoi Ce Délire ? » :
-Ce tatouage lui était trop familier, trop semblable au sien.
-« Enfin je t'ai trouvé »
-« Les Alphas. Ils sont au courant pour toi. »
- « C'est bien jeune chiot. Maintenant que tu es disposé à m'écouter, je vais pouvoir te soumettre mes conditions. Si tu nous rejoins, j'oublierais ta misérable meute, et je ne poserais jamais la main sur ton petit Stiles. »
-« Je t'avais ordonné de le surveiller Scott!»
-« Allons Stiles, tu n'as pas à avoir peur de moi. commença Deucalion. Après tout, tu vas devenir mon compagnon. »
- Des grognements. Des hurlements. Des bruits de luttes.
Voili Voilou :p bon c'est mon premier résumé alors soyez indulgents ^^ Sinon vu que j'ai déjà lu jusqu'au chapitre 14 (bah oui j'ai des petits privilèges quand même :p) et bah je vous conseil juste de bien « accrocher vos ceintures » ça va secouer et vous allez nous tuer p ou les personnages ça dépend du point de vue ^^ bonne lecture les loulous :D
-Auteure-
Et n'oubliez pas la petite review, j'ai toujours un gros smile immense en les lisant :D
Chapitre 8 : Where have you been ?
Les bruits terrifiaient Stiles. Ils étaient de plus en plus fort. Des bruits de personnes jetées sur les murs. Des grognements. Stiles remonta sa chemise sur ses épaules, mais celle-ci avait tout de même été déchirée par Deucalion. Il en allait de même pour son jogging, qui tenait désormais à peine sur ses hanches. Alors qu'il tentait de se rendre présentable, la porte de la chambre fut enfoncée. Stiles eut juste le temps de voir la lueur de panique dans les yeux de Derek avant que celui-ci ne se jette sur lui. Il enserra le plus jeune de ses bras, montrant ainsi sa volonté de le protéger quoi qu'il arrive. Mais Stiles ne se laissa pas aller dans l'étreinte. Très vite, il se débatit, tentant par tous les moyens de se dégager du contact du loup. Celui-ci ne comprit pas ce soudain changement, mais il dessera son étreinte, et s'éloigna juste assez pour regarder Stiles dans son ensemble. C'est alors qu'il remarqua le tissu déchiré de la chemise, le pantalon baissé, et les bleus qu'ils laissaient entrevoir. Aussitôt, le regard de l'Alpha s'assombrit de colère, et c'est avec difficulté qu'il demanda doucement à la dryade:
- Qui as fait ça?
Le regard de Stiles se baissa sur ses genoux. Il faisait tout son possible pour ne pas pleurer. Mais une larme coula tout de même sur sa joue, juste avant qu'il ne réponde dans un murmure:
- Deucalion.
Derek faillit se jeter de nouveau dans le combat qui faisait toujours rage derrière eux. Mais il ne pouvait pas. Pas maintenant. Pour le moment, sa seule priorité était de sortir Stiles de cet endroit. Il obligea le plus jeune à relever la tête. Ainsi, il avait toute son attention.
- On rentre à la maison maintenant. sourit-il.
Stiles hocha la tête. La maison. Celle de Derek. Il retournait chez lui. Le loup le souleva doucement, une main sous ses genoux et l'autre derrière ses épaules. Stiles se blottit le plus possible contre lui, fermant les yeux sur les affrontements tandis que peu à peu, la meute de Derek se retirait pour le suivre. Aucun Alpha ne les suivit.
Stiles s'était rapidement endormi, bercé par les mouvements de la Camaro. Derek l'avait amené dans son lit, veillant sur lui pendant son sommeil. Il évita tout contact avec le plus jeune, conscient du traumatisme qu'il avait du subir. Stiles parlerait quand il serait prêt.
Lorsque Stiles s'éveilla, Derek et Scott se querellaient à voix basse. Il ne capta que quelques mots, comme par exemple "C'est ta faute, même pas capable de suivre l'odeur de ton meilleur ami" ou encore "Alpha inutile, incapable de construire des plans d'actions raisonnés". Stiles se redressa dans son lit et, sans comprendre pourquoi, il se mit à pleurer. D'abord silencieusement, puis il poussa un gémissement de tristesse digne d'un enfant. Ça faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas entendu sa propre voix qu'il ne put s'arrêter. Les deux loups le regardèrent, étonnés, avant de se précipiter vers le jeune homme. Mais Derek fut plus rapide, et ce fut lui qui prit Stiles dans ses bras pour le bercer, caressant ses cheveux jusqu'à ce que ses pleurs se tarrissent. Scott resta là, les bras ballants, attendant que son ami se calme. Très vite, il quitta la chambre, se sentant de trop. Stiles resta silencieux dans les bras de Derek encore un moment. Son cœur prit un rythme plus paisible, et il arrêta totalement de pleurer. L'Alpha continua de passer sa main dans les cheveux mi-long, comme quand il était petit. Lorsqu'il fut sûr que le plus jeune s'était calmé, Derek lui demanda:
- Qu'est-ce qu'il s'est passé Stiles?
La dryade baissa la tête se cachant contre le torse du plus vieux. Derek crut qu'il ne parlerait pas, avant d'entendre un murmure venant de Stiles. Il écouta plus attentivement:
- Deucalion...il m'a...
Stiles fit une pause, cherchant visiblement ses mots. Cette pause fit stresser le loup, qui commençait à avoir des envies de meurtres. Mais Stiles reprit très vite la parole:
- Il a posé ses mains sur moi, et je ne pouvais pas me débattre. Et j'étais mort de peur, personne ne venait, j'étais tout seul dans le noir. Et il a continué à me toucher et...
Stiles s'arrêta, sentant monter la crise de panique qu'il avait refoulé jusque là. Son loup réussit à l'endiguer, avant de demander d'une voix atone d'où perçait l'énervement:
- Est-ce qu'il t'a violé?
Stiles sursauta à l'emploi du mot, avant de secouer frénétiquement la tête. Puis il ajouta, quelque peu gêné:
- Non...il m'a...seulement touché.
Derek enlaça alors Stiles plus fort, se retenant à grand peine de pousser un cri de colère. Cela n'aurait servit qu'à effrayer le plus jeune, et il devait avant tout savoir que Derek le soutenait et ne lui jetait pas la pierre. Bientôt, aidé par son aîné, Stiles glissa dans un sommeil paisible.
Derek le quitta quelques minutes plus tard, lorsqu'il fut sûr que Stiles dormait profondément. Il se leva et passa dans la salle de bain. Il fit couler l'eau quelques minutes, la faisant chauffer, tandis qu'il ôtait ses habits. Lorsqu'il fut nu, il se glissa dans la douche, soupirant alors que l'eau chaude coulait le long de son dos. Il posa ses deux mains sur les carreaux et, baissant la tête, se laissa inonder. Il passa une main dans ses cheveux, enlevant le trop plein d'eau qu'ils avaient absorbés. Ses cheveux retombèrent lourdement sur ses yeux, mais il ne les enleva pas. Il se redressa, augmentant la chaleur de l'eau. Une légère buée s'éleva alors autour du loup, se déposant sur la porte vitrée de la douche. La peau de l'Alpha rougit sous la température un peu trop élevée, mais Derek s'en fichait. L'eau ne chassa pas sa colère, mais elle lui permit de voir les choses plus clairement. Il voulait toujours tuer Deucalion, de façon lente et douloureuse, mais il le ferait plus tard. Sa seule priorité pour l'instant était Stiles. Il devait l'aider à se remettre du traumatisme qu'il venait de vivre. D'un seul coup, Derek lança son poing contre le mur, le détruisant à moitié. Puis il laissa échapper une larme tandis qu'il s'effondrait, répétant comme une littanie:
- Ma faute. C'est ma faute.
Dans le silence, un bruit vint soundain perturber sa tranquilité. Un cœur. Il battait de plus en plus vite, comme si la personne était effrayée. L'Alpha comprit aussitôt que c'était Stiles. Prenant à peine le temps de s'habiller, le loup se précipita dans la chambre. Stiles se débattait dans ses draps, comme si quelqu'un le retenait toujours. Il poussait de petit gémissement de peurs à fendre l'âme. Aussitôt, Derek vint s'asseoir à côté de lui et le prit d'office dans ses bras. L'effet fut immédiat sur la dryade, qui se détendit entre ses bras et ouvrit lentement les yeux. Derek lui sourit et le rassura:
- Tu as juste fait un cauchemard. C'est fini maintenant.
Stiles hocha doucement la tête. Il se sentait de nouveau bien, pour la première fois depuis 3 jours. Doucement, il posa sa main sur la joue de Derek. De son propre chef, il approcha son visage de celui du loup. Naturellement, leurs lèvres se rencontrèrent en un baiser chaste. Ce contact avait manqué au plus jeune. C'était rassurant d'avoir la preuve que, quoi qu'il arrive, Derek l'aimerait toujours. Stiles voulut changer de position pour approfondir le baiser, mais il lâcha juste une grimace de douleur en s'écartant. Derek fut immédiatement alerté. Il obligea Stiles à s'allonger sur le lit et, totalement paniqué, lui demanda:
- Où est-ce que tu as mal?
Stiles baissa les yeux, honteux. Puis, dans un murmure, il répondit:
- Un peu partout.
Derek lui demanda s'il pouvait voir, et Stiles hocha doucement la tête. Alors Derek retira doucement la chemise déchirée. Il tiqua à la vue du torse de Stiles, entièrement couvert de bleus et de griffures. Descendant son regard, il constata la maigreur du plus jeune. Celui-ci n'était pas particulièrement en chair. Derek pouvait aisément voir ses côtes ainsi que la pointe de son bassin. Ses hanches étaient encore plus dessinées qu'auparavent. Son pantalon devenu trop grand tomba facilement lorsque le loup le baissa. Il poussa un soupir de soulagement intérieur en voyant le bas du corps de l'adolescent. Les bleus et les griffures n'apparaissaient que sur la partie supérieure de son corps. Remontant ses yeux le long du corps, il remarqua que Stiles cachait son visage dans ses mains. D'une voix basse, il ordonna à son compagnon de ne pas se cacher. Stiles obéit et fixa son attention sur le visage de Derek. Voyant cela, le loup lui expliqua comment il allait procéder. Il le rassura, lui assurant que ça ne ferait pas mal. Stiles donna son accord, et Derek put commencer à le soigner.
Il commença par soigner les plus petits bleus et les griffures, ceux-ci étant plus rapides à se résorber. Posant simplement ses mains dessus, il prenait en lui toute la douleur, l'absorbant dans ses veines en un liquide noir qui finissait par disparaître. Bientôt, toutes les traces disparurent, hormis deux traces de mains sur la taille de Stiles. Au vu de la couleur qu'ils arboraient, les bleus avaient dû être répétés sur les trois jours. Derek posa ses mains sur la taille du plus jeune, à l'exact emplacement des bleus. Puis, doucement, il prit la douleur. Cette manoeuvre prit un peu plus de temps. L'Alpha ferma les yeux afin de mieux se concentrer. Il continua à visualiser la guérison jusqu'à ce qu'une main se loge dans son cou et qu'il entende un gémissement, de plaisir cette fois, venir de sous lui. Ouvrant brusquement les yeux, il découvrit les joues rouges de Stiles, ses yeux fermés, et son torse à présent totalement guéri. Derek se figea alors d'étonnement. Il ne comprenait pas. Normalement, le processus de guérison ne provoquait pas cette réaction. Stiles rouvrit les yeux, plongeant ses iris baignées de désirs dans celles perdues de Derek. Puis, doucement, il obligea le loup à baisser sa tête. Ils partagèrent ainsi un nouveau baiser. La langue de Stiles se fraya un chemin dans la bouche de Derek. Leurs langues commencèrent alors un ballet qu'eux seuls pouvaient connaître. La jambe droite de Derek se cala entre les jambes du plus jeune. Il appuya légèrement, provoquant un gémissement de son compagnon. Le baiser se rompit tandis que l'érection de Stiles devenait douloureuse. Derek descendit alors dans son cou. Suscotant et mordillant, il finit par y laisser une marque violette tandis que sa main droite descendait le long du corps de son compagnon. Il la glissa dans le pantalon du plus jeune, empoignant son érection et imprimant un mouvement de va et viens dessus. Approchant sa bouche de l'oreille de Stiles, il y murmura:
- J'adore ton nouveau corps.
Cette simple phrase fit bruyamment gémir Stiles. Le contact de Derek était étrangement rassurant, presque naturel. Bientôt, le plus jeune repoussa légèrement le loup. Celui-ci comprit et s'allongea sur le côté, tout en continuant ses caresses sur le sexe de la dryade. Stiles descendit rapidement sa main. Déboutonnant le jean de son compagnon, il y glissa rapidement sa main. Derek poussa un gémissement bas et profond. Ils continuèrent leur mouvement jusqu'à ce que Stiles pousse un léger cri, se répendant sur la main du plus âgé. Dans son plaisir, il resserra légèrement sa main, provoquant l'orgasme du loup. Ils restèrent ensuite un moment, les yeux fermés, savourant le bonheur d'être de nouveau ensemble. Au bout de plusieurs heures, alors que le soleil était couché depuis un certain temps, ils s'endormirent.
Personne, hormis Derek, ne put toucher Stiles pendant plusieurs jours. Il ne parla à personne d'autre que Derek non plus. Scott avait tenté, évidemment, de parler à son meilleur ami. Il s'en voulait terriblement d'avoir laissé la dryade seule dans la forêt, et l'Alpha lui avait bien fait comprendre qu'il avait raison. Et il avait continué jusqu'à ce que Stiles, lassé et énervé de son manège, lui demande d'arrêter. Il avait également demandé au grincheu de dire à Scott qu'il ne lui en voulait pas. Le Bêta fut beaucoup plus supportable après cette nouvelle. Les journées passèrent ainsi tranquillement, Stiles se remettant petit à petit, jusqu'à ce que Deacon n'apparaisse à la porte de l'appartement. Immédiatement, il demanda à voir Stiles seul à seul. Derek tenta évidemment de l'en empêcher, mais le vétérinaire n'était pas dupe. Il expliqua brièvement qu'il n'avait pas le choix, et qu'il en valait de la sécurité de Stiles et de celle de la meute. À contrecœur, Stiles le suivit.
Le trajet se passa rapidement et en silence, Stiles se refusant catégoriquement la moindre parole. Il suivit pourtant docilement le vétérinaire jusque dans son cabinet, et s'assit sur un canapé. Deacon s'accroupit alors devant lui, comme il l'aurait fait avec un enfant. Il demanda à Stiles de le regarder, jusqu'à ce que celui-ci s'exécute. Puis il demanda, d'un air naturel:
- Tu as déjà eu tes chaleurs?
Stiles eut un rougissement qui parla à sa place. Pourtant, il secoua frénétiquement sa tête de droite à gauche. Deacon poussa un soupir à fendre l'âme. Il ne s'en sortirais jamais de ces gosses.
- Ça ne devrait pas tarder. Ça devrait commencer dans une ou deux semaines. Il faut absolument que tu te lie avec Derek avant l'arrivée de tes chaleurs. Primo, parce que ce sera beaucoup moins brutal ainsi, et secundo parce que les Alphas ne te lâcheront pas sinon.
Stiles lui jeta un regard terrifié. Deacon lui parla pendant encore un moment, tentant de le convaincre. Puis, après une longue période de silence, le plus jeune parla. Il demanda à rentrer chez lui. Pas chez Derek, mais bien chez lui. Il voulait retrouver sa chambre et son lit, et laisser les loups derrière lui pendant quelques heures.
Erica se releva, frappant ses mains sur la table avec colère.
- Tu dois le faire, tu n'as pas le choix ! hurla-t-elle à son Alpha, provoquant un regard d'un rouge flamboyant à son encontre.
La meute était réunie dans le salon de l'appartement de Derek. Celui-ci était assis dans son canapé, la tête dans les mains, les coudes sur la table basse, cherchant une solution pour le moment introuvable. À sa droite, Peter était assis tout au fond du canapé, les jambes croisées. Bien que d'accord avec la blonde, il ne voulait pas s'attirer les foudres de son neveu. Alors il travaillait à l'élaboration d'un discours visant à convaincre l'Alpha plutôt qu'à l'obliger. À la gauche du dit Alpha, Scott semblait totalement perdu. Il voulait aller dans le sens de Derek, afin de préserver au maximum son meilleur ami, mais en même temps... Isaac et Boyd, chacun dans leur fauteuil, cherchaient également une solution. Et enfin Erica, face à Derek, qui venait de lui balancer la pensée profonde de toute la meute en pleine face.
- Je ne peux pas. répondit enfin Derek. Pas comme ça. On vient tout juste de se retrouver et de découvrir que nous sommes compagnons. Il nous faut du temps.
- Mais on a pas le temps. s'exaspéra Isaac. Je suis désolé pour ta relation Derek, mais il en va de la sécurité de la meute. J'ai vu le regard des Alphas quand nous sommes partis. Ils ne vont pas en rester là. Ils nous attaqueront quand nous seront les plus faibles.
- Il a raison, enchaîna Peter. Le regard perdu de Derek se tourna vers lui alors qu'il semblait prêt à écouter ses conseils. Écoute, tout le monde ici s'inquiète pour Stiles, ce qui nous rends déjà faible. Tu dois faire le lien. Ainsi, il sera protégé et nous serons soulagés. Je vous connais depuis que vous êtes enfants, et j'aurais vraiment aimé pour vous que ça se passe autrement. Mais comme l'a dit Erica, tu n'as pas le choix.
Derek poussa un soupir de résignation. Peter avait raison. Il était l'Alpha. Il devait veiller à la sécurité de la meute. Même si cela signifiait de sacrifier le temps qu'il aurait du avoir pour se lier à Stiles. Maintenant, il fallait que celui-ci le comprenne et se résigne, tout comme le plus âgé venait de le faire.
L'Alpha frappa à la porte de chez Stiles, une légère appréhension s'insinuant en lui. Mais, à sa grande surprise, ce ne fut pas la dryade qui ouvrit la porte, mais bien le Sheriff. Celui-ci parut aussi surpris que le loup de le voir à sa porte, mais il le fit finalement entrer avec un sourire bienveillant :
- Tu tombes bien. Ça fait un moment que je voulais te parler. Entre.
Derek le suivit à l'intérieur, se demandant bien ce qui allait encore lui arriver. Le Sheriff l'invita à s'asseoir sur le canapé, avant de lui proposer une boisson que le loup refusa. Puis le père de Stiles entama la conversation:
- Ça fait trois jours qu'il n'est pas sorti de sa chambre. Il jeta un bref coup d'œil en direction de l'étage, avant de soupirer. Je ne sais plus quoi faire. Il mange à peine ce que je lui apporte.
- C'est pour ça que je suis venu. Il faut que je lui parle.
Le Sheriff le regarda fixement avant de lancer d'un ton grave:
- Je me souviens de toi.
Derek le regarda, interloqué. Lui n'avait jamais vu le Sheriff avant qu'il ne revienne à Beacon Hills, qu'il ne commence à y avoir tous ces meurtres, et qu'il soit suspecté, merci Stiles. John continua son explication:
- Quand Stiles était encore enfant, Elizabeth l'emmenait souvent chez son meilleur ami. Jack, le parrain de Stiles. Ton père il me semble. Bien sûr, à cette époque, tout le monde l'appelait encore Genim. Je ne les ai jamais accompagnés. Je ne connaissait pas vraiment les amis de ma femme.
Le Sheriff fit une pause, un sourire heureux tandis qu'il se remémorait cette époque si proche et pourtant si lointaine. Puis il reprit son air grave avant de continuer:
- Je me souviens de l'incendie. J'étais revenue avec Stiles quelques années auparavant. J'ai été un des premiers sur place. C'est moi qui vous ai annoncé la tragédie, à toi et à ta sœur. C'est pourquoi, quand tu as été suspecté de son meurtre, je n'ai pas voulue y croire. Vous étiez bien trop soudés, c'était totalement impossible. Mais les preuves se sont accumulées et j'ai du me résoudre. Je sais maintenant, grâce à Stiles, que tu étais bien innocent.
- Je vous en remercie. répondit simplement Derek. Je dois à présent vous laisser. Je dois aller voir Stiles.
À peine l'Alpha s'était-il levé que le Sheriff l'arrêta par de nouvelles paroles:
- Deacon m'a tout expliqué sur les compagnons.
Inconsciemment, Derek se figea totalement tandis que le Sheriff continuait:
- Tu es le compagnon de Stiles, n'est-ce pas?
Après quelques secondes de silence, le loup acquiesca. Il crut que le Sheriff allait sortir un quelconque fusil pour le forcer à partir très loin de Beacon Hills, mais il n'en fut rien. À la place, il poussa un soupir de résignation.
- Je me souviens de lorsque j'ai rencontré Elizabeth. Au début, elle n'a rien voulu me dire. Puis elle m'a tout avoué sur les dryades et sur notre lien. Et j'ai compris que je ressentais exactement la même chose qu'elle. C'était merveilleux.
John se tut une nouvelle fois, avant de libérer Derek. Lui-même allait être en retard au poste. Il le laissa donc, avec pour seul consigne de prendre bien soin de la dryade.
- Ne vous en faites pas, je le protégerais. murmurra Derek une fois le Sheriff partit.
Il se dépêcha ensuite de monter, arrivant à la porte d'une chambre qu'il connaissait presque par cœur. Il frappa doucement, obtenant presque immédiatement une réponse:
- Laisse-moi tranquille !
- Stiles, c'est moi. répliqua simplement Derek.
Il entendit distinctement le cœur du plus jeune s'accélérer, et bientôt, la porte s'ouvrit. Derek n'eut même pas le temps de le voir que Stiles se jeta sur lui comme un chiot abandonné.
- J'ai cru que tu ne voudrais plus jamais me voir. pleurnicha la dryade dans le tee-shirt du loup.
L'Alpha lui ébouriffa les cheveux.
- Pourquoi tu as cru ça, crétin. répondit simplement Derek.
Cette phrase eut le don de redonner un grand sourire à l'hyperactif. Les mains sur les joues de Derek, il força celui-ci à se baisser avant de l'embrasser. C'était un baiser chaste, mais c'était suffisant. Ils se séparèrent vite, et Derek reprit la parole:
- J'ai à te parler.
Stiles baissa la tête, avant de répondre:
- Moi aussi.
Tenant la main du loup, il l'entraîna à l'intérieur de la chambre. Il s'assit sur le lit, la main du plus âgé toujours serrée au creux de la sienne, et il dit d'une voix qui se voulait assurée:
- Toi d'abord.
Derek prit alors une inspiration, avant de commencer:
- C'est à propos du lien.
Stiles se mit aussitôt à angoisser. Depuis son enlèvement, il avait l'horrible impression que Derek ne voudrait plus de lui, pas après ce qu'on lui avait fait. Il baissa inconsciemment la tête, les larmes aux yeux. Voyant son trouble, le loup l'obligea à relever la tête avant de le rassurer immédiatement:
- Eh. Ne t'inquiète pas. Je ne t'abandonnerais pas.
Après un sourire rassurant, il reprit :
- Les Bêtas m'ont un peu poussé dans mes retranchements. Ils m'ont convaincu que le lien devait être fait au plus vite, avant que les Alphas ne contre attaquent. À toi maintenant. Que voulais-tu me dire ?
Stiles prit son courage à deux mains, ainsi qu'une grande inspiration, avant de se lancer :
- J'ai vu Deacon. Je vais bientôt avoir mes chaleurs. Il m'a conseillé de te dire qu'on devait faire le lien avant que ça n'arrive.
- Il t'a dit dans combien de temps elles devaient arriver ?
- Dans une ou deux semaines maximum.
Derek déposa un baiser sur les lèvres de Stiles avant de reprendre la parole :
- Ne t'inquiètes pas pour ça, on essaiera de prendre le plus possible notre temps, même si nous n'en avons pas tant que ça.
Stiles se sentit immédiatement mieux. Derek et lui parlèrent encore un peu, avant que le plus âgé ne lui ordonne pratiquement d'aller se reposer. Il resta jusqu'à ce que l'hyperactif s'endorme. Puis il partit sans faire de bruit, ayant encore à prévoir une stratégie de défense avec la meute, au cas où.
