Coucou les gens ! Et oui, hier était une blague, je me devais bien de vous mettre un petit poisson d'avril ;)
Merci à tout le monde, j'ai pas vraiment beaucoup de truc à vous dire donc ce mot sera assez court. Pas d'avertissement particulier, à part que Stiles raconte ce qui lui ai arrivé et que c'est assez…choquant donc préparez vous.
Tout de suite, les R.A.R :
EvilAngel38 : Voilà, tu vas enfin avoir ta réponse ;)
calcyne : Si c'était assez flou, c'était voulue, car je ne vais quand même pas déballer toute ma vie sur un site visible par tous ) En tout cas voilà la suite, peut être un peu moins mystérieuse, qui c'est ?
Klaainer : T'inquiètes, je crois que vous allez encore avoir quelques frayeurs ;)
fireri : Merci beaucoup :)
Bloodyinked : Merci :)
sakuraetsasuke : Réponse dans ce chapitre ;)
Driamar : La voilà )
yumi-elfeuw : Merci pour ce conseil. J'essaie déjà de l'appliquer mais ce n'est pas forcément facile.
leosam59 : Merci beaucoup pour ta review et pour ton soutien :)
EvilAngel38 : Justement, c'était le but ) Et encore, j'ai pas pu tout mettre. Par exemple enfermer Derek dans l'appart', abandonner la Camaro dans un parking, des trucs dans le genre ^^
sakuraetsasuke : Contente que ça t'ai plu :)
Driamar : Tant mieux alors :)
Demlone : Pas de blague cette fois, c'est bien la vraie ;)
yumi-elfeuw : Nan, absolument rien, c'était exprès ;) Et si, j'ai pas pu m'empêcher ^^
Klaainer : Nan t'inquiètes pas, c'est aujourd'hui qu'il ne faut pas rater ;)
Voilà, merci à toutes ces reviews toutes mignonnes ^^ Je vais laisser la parole à Allison pour le résumé et je vous retrouve en bas ;)
Hello les gens c'est moi ! :D Oui on a bien rigolé à vous faire cette petite blague et surtout en lisant vos reviews ^^
Sinon petit rappel de se qui c'est passé dans le chapitre 11 : Derek et le reste de la meute recherche Stiles qui c'est (encore) fait enlevé par les Alphas. De l'autre côté, un garçon est retrouvé errant près d'un accident… il se trouve qu'il s'agit de Stiles … Mais que c'est il passé pendant tout ce temps ? Réponse dans la suite de la fic' ;)
Bonne lecture les amies :) ( et nous tuer pas tout de suite hein :p )
Chapitre 12 : …Et pas des moindres
Stiles avait accepté les soins uniquement parce qu'il avait confiance en cet infirmier. Il était le premier à avoir fait attention à lui. L'homme, voyant l'état du corps du jeune garçon, avait prévenu le médecin, qui avait décider de s'entretenir avec le père du patient avant de le laisser le voir.
- Comment ça un kit de viol? s'indigna aussitôt le Sheriff.
- Écoutez, votre fils a fait l'objet d'un avis de recherche. Il a disparut pendant une semaine et a sans doute été enlevé. Nous devons faire cet examen, il pourrait permettre d'obtenir de précieuses preuves pour coincer son ravisseur. Comme il n'est pas majeur, nous devons vous demander l'autorisation, mais si vous ne la donnez pas, on peut toujours faire appel à un juge qui fera une enquête d'une semaine qui conduira à faire l'examen avec lequel on ne recueillera aucune preuve. C'est vraiment ce que vous voulez ?
Le Sheriff poussa un soupir résigné avant de capituler. Il prit le stylo et la feuille qu'on lui tendait et signa sans faire d'histoire. De son côté, Derek tentait tant bien que mal d'entendre ce que le médecin racontait, mais avec le brouhaha et l'étage les séparant, il n'entendait qu'un vague murmure. Il soupira, résolu à attendre qu'on vienne le chercher.
Le médecin (Stiles avait crut entendre qu'il s'appelait Haybath ou peut être Laymitch) entra dans la chambre, accompagné par l'infirmier, un certain Dan selon le souvenir de l'adolescent. Il annonça une chose incompréhensible avant de s'approcher pour le dévêtir. Mais Stiles paniqua aussitôt, poussant des cris qui alarmèrent le loup bloqué à l'entrée, balançant ses jambes dans tous les sens dans l'espoir de repousser celui qu'il considérait comme son agresseur. Le médecin tenta de le maîtriser, mais il échoua lamentablement. L'infirmier lui proposa alors de tenter à sa place, mais son supérieur lui fit clairement comprendre qu'il n'était pas habilité à faire de tels soins. Cependant, constatant son impuissance à maîtriser son patient, il capitula bien vite, laissant la place à l'infirmier et sortant de la chambre afin de laisser un maximum d'intimité au jeune homme.
À peine le médecin sortit que Stiles se calma aussitôt. Dan eut un petit rire avant de remarquer :
- On dirait que tu ne l'aimes pas.
Pour toute réponse, le visage de Stiles se ferma, mais cette simple réaction en disait bien assez. L'infirmier prit alors le temps d'expliquer à son patient comment il allait procéder, pourquoi il faisait ça, ce que Stiles devrait faire. Il passa beaucoup de temps à le rassurer aussi. Finalement, le plus jeune se laissa faire, acceptant sans trop d'appréhension. L'infirmier failli lâcher une exclamation surprise en voyant l'état du corps de Stiles. Heureusement, il se retint. Mais il fit discrètement signe à son supérieur une fois qu'il eut procéder à l'examen et couvrit Stiles d'un drap. Il rejoignit le médecin dans le couloir, lui passant le prélèvement tout en lui disant :
- On devrait programmer d'autres examens. Vous avez vu son corps ? Il est couvert d'ecchymoses. Littéralement. Au vu du traumatisme qu'il a subi, ce doit être plus grave que ce qu'on pensait. Je pense qu'il a été drogué, il avait l'air complètement perdu quand on l'a trouvé, à ce qui paraît. Il faudrait vérifier s'il n'a pas des os cassés ou une petite hémorragie interne.
Le médecin acquiesça à ses paroles. Même si ça ne lui plaisait pas de l'admettre, il avait raison. Le médecin s'éloigna pour programmer les examens, et Dan se chargea de prévenir le père de Stiles.
Celui-ci avait tiqué lorsqu'il avait entendu que son fils devrait rester au moins 2 jours à l'hôpital pour passer des examens, sans qu'il en donne l'autorisation. Mais l'infirmier lui avait dit que désormais, pour ce genre d'examens, il n'avait pas d'autorisation à donner. Il avait ensuite pu voir Stiles quelques minutes, afin que celui-ci puisse se reposer. Puis on l'avait renvoyé dans le hall attendre avec Derek. Le Sheriff fut d'abord surpris de voir que celui-ci n'avait pas bougé, puis il passa outre et s'assit à côté de lui, l'ignorant superbement. Le temps passa, affreusement long, pendant lequel aucun des deux ne parla. Quelqu'un vint informer le père de Stiles que son fils venait de subir une prise de sang. Il était 2h de l'après-midi à ce moment. On l'informa dans le même temps qu'ils devraient avoir les résultats dans la soirée. Le Sheriff acquiesça machinalement, faisant à peine attention à Derek qui s'était soudainement tendu à côté de lui. Puis l'attente recommença, insoutenable. Jusqu'à qu'un petit mot vienne briser le silence:
- Désolé. souffla Derek.
Le Sheriff releva la tête, lançant à son voisin un regard haineux.
- Quoi? demanda-t-il, un instant pas sûr de ce qu'il avait entendu.
- Désolé. répéta l'Alpha, un peu plus fort cette fois-ci.
À cet instant, John se leva, mue par une colère incontrôlable. Il se saisit du col de Derek, comme s'il allait le frapper, et commença à lui crier dessus:
- Comment ça « Désolé » ? Tu te fous de moi ! Il était avec toi ! C'était à toi de le protéger, c'était ta responsabilité ! Et quoi, vous vous êtes disputé ? Et tu l'as laissé partir ? Tout est de ta faute, Hale ! Si tu n'étais pas là, jamais Stiles n'aurait eut à subir tout ça !
Derek ne répondit pas. En son fort intérieur, une petite voix lui murmurait que le Sheriff avait raison. Qu'il n'était qu'un bon à rien, incapable de protéger ceux qu'il aimait. Il baissa la tête, laissant le père de Stiles lui crier dessus, ne comprenant plus ce qu'il disait. Il se rappela juste que quelqu'un éloigna le Sheriff, sûrement Scott, avant de lui dire de rentrer dormir, et qu'il appellerait quand il aurait des nouvelles. Le loup s'exécuta docilement, obéissant pour la première fois à son Bêta. Il n'eut que de vagues souvenirs du trajet, se rappelant juste qu'il s'était écroulé sur son lit, s'endormant aussitôt.
2 jours passèrent, pendant lesquels Scott resta à l'hôpital à attendre des nouvelles et où Derek erra dans son appartement, sans but. Ces jours furent insoutenables pour chacun des membres de la meute, comme pour le père de Stiles. Ils attendaient tous d'avoir les résultats des examens et d'enfin pouvoir voir leur ami. Des collègues de John étaient venus interroger le plus jeune, mais sans succès. Celui-ci semblait s'être terré dans un silence que personne ne pouvait briser. Ni la police, ni les médecins, ni les infirmiers, ni même son père.
Ce ne fut donc que le Mercredi que Derek reçut un appel, en fin de matinée, pour le prévenir que Stiles pouvait à présent recevoir les visites de ses amis. Aussitôt, le loup s'habilla et fonça dans sa voiture jusqu'à l'hôpital. Il y débarqua comme un fou, se précipitant dans les couloirs. Il fut arrêté à la porte par Lydia. D'abord surpris de la trouver là, il se reprit bien vite pour écouter ce qu'elle avait à dire.
- Arrête-toi Derek. murmura-t-elle. Stiles a besoin de calme. Tu ne peux pas juste débarquer dans sa chambre en exigeant qu'il te raconte ce qu'il a vécu. En plus de ça…
- Quoi ? paniqua immédiatement l'Alpha. Qu'y a-t-il ?
La rousse le regarda dans les yeux avant d'avouer :
- Il ne parle plus à personne. Il n'a pas dit un seul mot depuis qu'il est arrivé aux urgences.
Après cette phrase, elle ouvrit la porte, permettant au plus âgé de passer devant elle. Tout le monde était présent autour du lit. Le Sheriff semblait s'être calmé, puisqu'il lança un petit regard d'excuse au loup. Scott et Allison étaient de l'autre côté du lit, face à la porte. La veste de Lydia était posée sur une chaise, à côté de celle où était assis Jackson. Celui-ci avait entraîné Danny, puisqu'il occupait la chaise du bout du lit. Derek s'avança alors, s'installant à côté de son beau-père.
- Vous avez reçu les résultats ? demanda poliment l'Alpha.
John se contenta de secouer la tête, répondant ainsi à la question. Puis ce fut le silence total, chacun regardant Stiles. L'adolescent dormait encore, épuisé par les émotions qu'il avait supportées durant plus d'une semaine. Personne ne voulait le déranger, mais Stiles devait savoir que ses amis et sa famille le soutenait.
Après un certain moment passé dans le silence, la porte s'ouvrit sur un médecin qui entraîna le père de Stiles à l'extérieur. Une fois la porte fermée et se croyant à l'abri des oreilles indiscrètes, il prit la parole :
- Nous avons les résultats des examens que votre fils a passés.
Le Sheriff le regarda, attendant impatiemment les résultats. Il lui fit signe de continuer.
- Le kit de viol est revenu négatifs, et nous n'avons trouvé aucune blessure interne, il semble simplement souffrir de contusion et d'un choc post traumatique. L'examen sanguin, en revanche, a révélé des traces de chloroformes. Ses ravisseurs l'ont sans doute utilisé pour le maintenir inconscient.
Après ces révélations, le Sheriff le remercia d'une voix atone. Le médecin s'éloigna, tandis que la plupart des visiteurs de la chambre sortaient. John les regarda sans comprendre, avant que Scott n'annonce :
- Stiles s'est réveillé, mais il n'a rien dit. On l'a laissé seul avec Derek pour qu'ils puissent se retrouver. Je crois qu'ils en ont besoin.
Ce qu'il omit de dire, c'est qu'ils étaient tous soulagés des résultats qui avaient été donné, même s'ils n'étaient pas censés les avoir entendus.
Dans la chambre, le silence se faisait oppressant. Derek regardait Stiles, qui avait les yeux baissés. Puis il le prit dans ses bras, si soudainement que le plus jeune se débattit en poussant des gémissements apeurés. Le loup se recula aussitôt, se prenant la tête de ses mains.
- Je suis tellement désolé. Je ne sais pas ce qu'il m'a prit, je n'ai pas réfléchi. Je ne suis qu'un imbécile !
Une larme roula sur sa joue, tandis qu'il tentait de se cacher. Alors, Stiles avança doucement sa main, la posant sur la joue de son compagnon. Celui-ci releva la tête, et laissa la dryade le rapprocher pour partager un baiser. Celui-ci fut doux, un baiser de retrouvaille et qui leur permettait de se rassurer. Lorsqu'ils se séparèrent, Stiles fit signe à Derek qu'il pouvait l'enlacer s'il le souhaitait. Alors l'Alpha se coucha sur le torse du plus jeune, trouvant le réconfort nécessaire dans sa présence. Plus tard, il remettrait son masque de loup asocial. Plus tard, il jouerait de nouveau les brutes et grognerait sur sa meute. Plus tard, il ne laisserait plus paraître ses émotions. Mais pour l'instant, blotti contre son compagnon, il pouvait bien se laisser aller.
Deux jours plus tard, Derek se présenta à la porte des Stilinski, bien décidé à faire enfin parler son compagnon. Un peu plus tôt dans la journée, Scott d'abord, puis Allison, et enfin Lydia, l'avait informé que Stiles ne voulait recevoir aucune visite, et que son père était de plus en plus inquiet. L'adolescent mangeait à peine et ne lâchait pas un mot, s'enfermant dans sa chambre dès que l'occasion se présentait. C'est pourquoi John poussa un soupir lorsqu'il tomba sur le loup qui attendait devant sa porte.
- Tu viens pour parler à Stiles je suppose, tu veux qu'il te raconte ce qu'il lui est arrivé pendant la semaine ?
Derek hocha la tête pour simple réponse. Le Sheriff lui lança un regard dur, comme s'il savait déjà que le garçon n'avait pas la moindre chance.
- Tu sais qu'il n'a rien voulu dire à personne, j'imagine. Ni à la police, ni à Scott, ni même à moi. Il s'est muré dans un silence total. S'il a décidé qu'il ne dirait rien, alors il ne dira rien. Je le connais assez pour le savoir.
- Il est là ? demanda simplement l'autre, faisant fis des mises en garde du plus âgé.
Le Sheriff poussa un soupir de dépit avant de répondre en désignant la forêt :
- Il est parti par là en début d'après-midi. Je ne sais pas où il est allé ensuite. Il ne m'a rien dit.
Il avait l'air désespéré par l'attitude de son fils. Derek le remercia rapidement avant de se diriger dans la direction indiquée. Lorsqu'il fut hors de vue, il se mit à humer l'air, cherchant l'odeur de Stiles.
Le Sheriff, quant à lui, commençait à se demander pourquoi la maison qu'il avait rachetée se trouvait près de la forêt. Sur le coup, cela lui avait parut une bonne idée, et ça semblait consoler quelque peu Stiles. Mais à mesure que ses escapades grandissaient avec lui, il avait commencé à regretter son choix. À présent, il était sûr que c'était une mauvaise idée. Mais il était trop tard bien sûr.
Le loup trouva rapidement l'odeur de Stiles, même si elle était légèrement masquée par les phéromones. C'était comme-ci son choc lui avait fait perdre un peu de son contrôle sur ses pouvoirs. Il se mit à avancer le plus vite qu'il put dans la direction qu'il devinait à peine. C'est alors qu'il commença à se produire quelque chose de très bizarre. Derek s'était toujours sentit très à l'aise dans la forêt, cependant, ce jour-là, elle semblait tout faire pour l'empêcher d'atteindre son but. Son avancée était parfois stoppée par des branches surgissant devant lui sans aucune raison. Quelques unes l'éraflèrent, provoquant des écorchures qui se fermèrent presque aussitôt. Un peu de sang coula sur ses joues, mais il s'en fichait. Son avancée ralentissait à mesure qu'il approchait, et bientôt, il stoppa tout mouvement, et le calme revint. La clairière s'étendait devant lui, vide de toute vie, et au centre se dressait le même chêne qu'il avait vu lors de la pleine lune, la veille du jour où Stiles était revenu. Il tendit l'oreille, mais n'entendit rien. Puis un sanglot étouffé lui parvint. Il avança alors lentement, et s'approcha de l'arbre qui lui semblait soudain si intimidant. Il se demanda s'il le laisserait monter dans ses branches jusqu'à son compagnon, mais la réponse lui vint d'elle-même. Les feuilles, qui jusque là masquaient les branches, s'écartèrent, révélant leur maître sous ses yeux médusés. Puis une branche s'avança, permettant au loup de prendre appuie pour s'élever à hauteur de son compagnon. Celui-ci lui jeta un regard surpris, avant d'en lancer un hostile au chêne, ce sale traître qui ne respectait pas son souhait de vouloir rester seul. Derek s'installa plus confortablement sur la branche, s'adossant sans vergogne à l'arbre qui lui servait d'abri temporaire. Il jeta un coup d'œil à Stiles, remarquant les larmes qui coulaient encore sur ses joues. L'Alpha voulu s'approcher, mais la dryade du apercevoir son mouvement pourtant imperceptible, puisqu'elle se décala légèrement en lui tournant un peu le dos. Derek soupira, avant d'engager la conversation :
- Tu dois me dire ce qu'il s'est passé Stiles. (Face au mouvement de tête négatif de son interlocuteur, il se corrigea) Il faut que tu le raconte à quelqu'un, tu seras soulagé après.
Les larmes de Stiles semblaient avoir redoublées. C'est pourquoi, après un petit silence, son compagnon ajouta :
- Tu sais, ce qui est arrivé n'est pas ta faute. Tu ne dois pas te sentir responsable.
Peu à peu, les pleurs se tarirent. Puis Derek entendit une voix rauque de n'être pas utilisée. Elle était faible, presque un murmure. Il écouta alors attentivement :
- Parfois, la nuit, quand c'est trop dur de dormir et de me souvenir, je viens ici. Je regarde le ciel, et je vois comme une étoile, mais ce n'en est pas une. Elle est beaucoup moins lumineuse, et elle tombe, très lentement. J'ai l'impression que mon cœur tombe tout au fond de mon ventre. C'est horrible comme sensation.
Un silence pesant s'installa entre eux, puis Stiles se retourna, faisant enfin face à Derek, les larmes avaient séché sur ses joues, mais ses yeux étaient rouges et gonflés, et son teint pâle à faire peur. Il expliqua précipitamment ce qu'il gardait pour lui depuis qu'il était revenu.
- Quand je suis sortie, une voiture s'est arrêtée, et le type m'a proposé de me ramener. Moi, j'ai cru qu'il me connaissait, que c'était un flic qui bossait avec mon père ou un des commerçant du coin. Sauf que si j'avais regarder l'heure, j'aurais bien vu que c'était pas possible, mais je l'ai pas fait alors je suis monté, et je me souviens de rien jusqu'à mon réveil dans une chambre sombre. J'ai été stupide, alors me sort pas de débilité comme quoi c'est pas de ma faute, parce que j'aurais du être plus prudent, et j'aurais du le prévoir !
Derek fit signe à l'adolescent de se calmer. Quand ce fut le cas, il lui demanda de lui raconter exactement ce qu'on lui avait fait subir, tout en le rassurant. Il savait que c'était dur, mais peut être que Stiles, en parlant, révèlerait quelque chose de capital sur la planque des Alphas. Sans compter que parler le soulagerais grandement. Alors, il commença son récit.
Lorsqu'il s'était rendu compte qu'il s'agissait d'Ennis dans la voiture, il avait immédiatement tenté de s'échapper, avant de se faire maîtriser et de sentir l'odeur caractéristique du chloroforme. Il s'était réveillé, sans doute quelques heures plus tard, dans l'obscurité d'une chambre dépourvue de fenêtre. Seul un lit était présent, et de ce qu'il put voir après que ses yeux se soient habitués, le matelas semblait vieux et inconfortable. Stiles s'était rapidement redressé, sentant des courbatures dans chaque muscle de son corps. On l'avait sûrement balancé négligemment dans la pièce avant de le laisser là. Il ne savait même pas s'il faisait jour ou nuit. Tout ce qu'il put sentir, après une rapide analyse de sa situation, c'était le néant. Ça n'aurait jamais du être le cas. Il aurait du sentir le lien, et par extension Derek. Peut être même les membres de la meute avec un peu de chance. Mais il ne sentait absolument rien. Stiles faillit partir dans une crise de panique mais se reprit bien vite. Ce n'était pas le moment. Il resta ainsi seul plusieurs heures, voir jours, il ne savait plus vraiment. La première fois qu'il vit de la lumière fut quand Ethan lui apporta à manger. Il était resté près de lui et l'avait fait manger le plus possible, l'informant que quelqu'un d'autre allait venir le voir, mais taisant son identité. Il était reparti, et Stiles avait recommencé à attendre. Moins longtemps selon lui. Et là, le cauchemar avait commencé. D'abord, Deucalion était rentré et avait simplement reniflé l'air. Une expression dégoûtée était alors apparue sur son visage. Il s'était approché, sans doute afin de mieux sentir l'odeur du garçon. Puis il avait lâché un grognement énervé.
- Quelle bande d'incapable ! Tu sens comme Derek Hale ! Vous vous êtes unis, n'est-ce pas ?
Evidemment, c'était une question purement rhétorique qui avait trouvé sa réponse lorsque Deucalion avait écarté le col du tee-shirt de Stiles, dévoilant la marque du lien.
- Bien sûr, vous avez fait le lien. Je parie même que ces abrutis t'ont enlevé alors que tu n'es plus en chaleur… (Il huma de nouveau l'air quelques secondes) C'est bien ce que je pensais. Ils vont recevoir une punition à la hauteur de leur erreur. Bien tant pis. Je ne peux plus rien te faire d'utile pour le moment, mais je peux faire en sorte que Derek ne veuille plus jamais te toucher.
Stiles avait reculé le plus loin possible, totalement apeuré, mais évidemment, cette maigre tentative de retrait n'avait pas arrêté l'Alpha qui, au contraire, avait continué jusqu'à pouvoir bloqué le plus jeune avec son corps. Il avait donné un coup de griffe sur la joue de Stiles, juste pour le plaisir de voir du sang couler, puis lui avait fait signe qu'il devait se taire. Deucalion avait sourit en sentant la peur se répandre dans l'air autour de lui. Stiles s'était concentré le plus possible, envoyant des signaux de danger, mais il ne semblait capter personne de la meute. Il avait tenté d'utiliser ses pouvoirs pour se défendre, mais il s'était rendu vite compte qu'ils étaient inutilisables. Pire, il ne les sentait même plus. Alors, il avait cédé à la panique, étant redevenu un petit humain faible et fragile.
Deucalion était revenu le lendemain, ou plus tard dans la même journée, ce qui était difficile à déterminer. Le même scénario s'était alors reproduit. Les griffures qui avaient laissé ses vêtements en lambeaux, la violence morale, Stiles se faisant répéter qu'il était inutile et que personne ne penserait même à le chercher, et enfin la violence physique. Deucalion n'avait pas totalement violé Stiles (il n'en avait jamais eu le temps), mais il lui en avait fait assez pour que Stiles se débatte, obtenant une nouvelle dose de chloroforme, et se réveille quelques heures plus tard avec l'envie de vomir de dégoût envers Deucalion et lui-même. Il s'en voulait de se laisser faire ainsi, mais avec sa force minuscule, il n'arrivait pas à faire plus. Et plus les jours avaient passé, plus l'adolescent s'était affaibli, doutant sur le fait qu'il arrivait toujours à se débattre. Il avait amèrement pensé, quelque part entre la dixième et dernière visite de son bourreau et le moment où il avait pu sortir, qu'il ne pourrait pas empêcher Deucalion d'aller jusqu'au bout, la prochaine fois.
Stiles n'avait plus vu les jumeaux depuis un moment, sa nourriture lui étant jetée. Aussi fut-il surpris lorsqu'il les avait vus débarqué. L'un des deux s'était posté dans le couloir, faisant mine de surveiller mais cachant la vue à quiconque voudrait savoir ce qui se passait. L'autre avait aidé Stiles à se relever, avant de lui donner quelques indications.
- Prend le couloir sur la gauche, il va tout droit, tu n'as pas à tourner. Il te conduira dehors. Une fois que tu seras dehors, tu vas entendre les bruits d'une route. Cours dans cette direction. Ne t'arrête pas et ne te retourne surtout pas. Arrange-toi pour que quelqu'un te trouve.
Puis il l'avait poussé vers la sortie. Sentant un nouvel espoir naître en lui, l'adolescent avait rassemblé ses dernières forces et avait suivit les instructions données par l'Alpha. Il espérait un peu qu'ils ne seraient pas tués pour l'avoir aidé. Une fois sorti, il avait couru le plus vite possible dans la forêt, se dirigeant avec difficulté vers les bruits de circulation qu'il entendait, et retenant avec peine ses vêtements déchirés. Il avait finalement débarqué sur cet accident avant d'être secouru par un des infirmiers sur place, se faisant immédiatement conduire à l'hôpital.
Derek l'avait écouté du début à la fin, sentant une détermination nouvelle s'emparer de son esprit. Cette fois, c'était sûr, il allait tuer Deucalion. Mais il se demandait aussi pourquoi Ethan et Aiden avait agi de cette façon. Quel était leur intérêt ? Stiles releva les yeux vers son compagnon, qui lui sourit tendrement :
- Jamais je ne pourrais cesser de t'aimer. déclara-t-il simplement.
Cette phrase rassura grandement Stiles, qui sourit à son tour.
Nan, ne me tuez pas s'il-vous-plaît. Je sais que je lui ai fait subir ça, mais ça aurait pu être pire et au final ça fini plutôt bien non ?
Laissez quand même une petite review et à dans 2 semaines :)
