Hey tout le monde :)
Ni R.A.R ni résumé, je vous avoue qu'avec la journée que je viens de faire, j'ai complètement zappé qu'on été mercredi -'
Bref, voilà le nouveau chapitre, dès que je peux ce week-end je réponds aux reviews, je ne vous oublie pas :)
Souvenez-vous juste que dans le chapitre précédent, on apprend que Stiles est enceint.
Chapitre 14 : Jamais tu ne me perdras
À peine Derek avait-il déposé Stiles sur le lit que celui-ci s'était effondré, pleurant de toutes ses forces en s'accrochant au tee-shirt de son compagnon. L'Alpha, tenant le jeune homme sur ses genoux, ne cessait de lui répéter que tout allait bien, que Scott ne pensait pas la moitié de ce qu'il disait, qu'il se rendrait vite compte de son erreur, et qu'il prenait juste conscience qu'il verrait moins Stiles. Mais il savait bien que tout ce qu'il disait n'avait aucun impact sur l'adolescent, puisque celui-ci avait l'impression d'avoir été rejeté par son frère. Il se contenta donc de lui répéter que lui ne l'abandonnerais jamais, qu'il resterait toujours avec lui, et qu'ils surmonteraient cette épreuve tous les deux, qu'après tout, ils étaient des compagnons, et qu'ils n'avaient besoin de personne d'autre. Stiles acquiesçait à chaque fois, et il se calma bientôt, s'endormant dans les bras de son compagnon.
Derek avait reconduit Stiles chez lui et l'avait rejoint un peu plus tard dans sa chambre. Le lendemain, le loup l'avait emmené en cours, et son compagnon s'était tourné vers lui dès que le loup s'était garé.
- Je ne veux pas y aller. avait-il murmuré.
- Je suis désolé. avait répondu le loup, mais tu n'as pas le choix.
- Je ne veux pas voir Scott. Je ne veux pas que tout ceux qui ont vu les affiches de mon père me regardent comme une bête de foire. Je ne veux pas que les profs me jettent des regards de pitié. Je ne veux pas être bloqué au milieu de gens trop curieux qui vont me bombarder de question. Je ne pourrais pas le supporter. Je finirais pas faire une crise.
- Si c'est le cas, alors pense juste que je suis là, avec toi. Peut être que je ne serais pas juste à côté de toi, et que tu ne me verras pas, mais je ne serais pas loin, et je ferais tout pour que tu aille bien.
Stiles lui lança un sourire légèrement rassuré et apeuré avant de l'embrasser rapidement. Puis il attrappa son sac de cours et se dirigea vers le lycée, son compagnon se préparant à une longue journée d'attente et de surveillance.
À peine Stiles passa-t-il la porte du lycée que les conversations s'arrêtèrent. Tous les visages de ses camarades se tournèrent alors vers lui, le reluquant sans aucune honte. Il était désormais « celui qu'on avait enlevé » et, au même titre que Lydia l'année passée, il était devenu un phénomène de foire, exactement ce qu'il craignait. Il sentit sa respiration se bloquer et ses muscles se paralyser, alors qu'il avait l'horrible impression d'être un lapin pris au piège par les phares d'une voiture. Avant même qu'il ne réalise totalement, il aperçut Lydia se diriger vers lui et commencer à l'entraîner. Au bout de quelques pas, elle s'arrêta, et se retourna vers les autres étudiants:
- Vous avez rien de mieux à faire? siffla-t-elle.
Aussitôt, par un miracle dont Stiles ne connaissait pas le nom, tout le monde arrêta de le regarder et les conversations reprirent. La rousse continua d'entraîner son ami par le bras, jusqu'à ce qu'elle se rende compte que ce contact le mettait franchement mal à l'aise et qu'elle ne le lâche.
- Bon. Vous avez avancé avec Derek? demanda-t-elle sur le ton de la conversation.
Le rougissement de Stiles répondit pour lui, mais il prit quand même la peine d'exprimer sa pensée:
- Qu'est-ce que tu veux dire par là?
- Oh, arrête! s'exaspéra-t-elle. Tu sais très bien de quoi je parle. Est-ce que vous avez de nouveau couché ensemble ou pas.
Stiles ne répondit rien, mais son silence était assez éloquent, et Lydia eut un sourire victorieux.
- C'est bien, ça prouve que tu lui fais confiance. Il va peut être falloir que tu nous fasse confiance à nous aussi.
L'adolescent baissa les yeux. Ce n'étais pas qu'il ne voulait pas faire confiance à ses amis, c'était juste que le souvenir des mains de Deucalion sur lui, le maltraitant, était encore trop présent à son esprit. Ils arrivèrent bientôt devant la salle, et les trois premières heures de cours furent un supplice. Stiles devait supporter le regard des élèves et la pitié de ses profs, et tout cela lui donnait envie de partir. Enfin, la délivrance arriva lorsque la cloche sonna l'heure du déjeuner. Ce jour là, Stiles avait amené son casse-croûte, et avait prévu de le manger seul dans un coin en révisant un cours. Il ne voulait pas subir le supplice de manger sur une table, seul, en se faisant dévisager par tout le lycée. Il se dirigea alors, son sac sur son dos, vers le gymnase. À cette heure, il était sûr de ne trouver personne. Il commençait à peine à croquer sa pomme lorsqu'il perçut un mouvement à sa gauche. Il fixa l'ombre qui se dirigeait vers lui, et commença à envisager les issues. Malheureusement, la seule issue était celle bloquée par l'ombre. Il tenta de se planquer mais ne trouva rien d'autre à faire que de se recroqueviller sur lui même, contre les gradins. Bientôt, la personne qui venait d'entrer posa sa main sur l'épaule du garçon, qui avait fermé les yeux depuis longtemps.
- Stiles, c'est moi. souffla Scott, le plus doucement possible.
L'interpellé le regarda, une larme coulant sur sa joue. Puis il se jeta dans les bras de son ami lorsqu'il comprit qui était en face de lui:
- J'ai eu tellement peur! J'ai cru que c'était Deucalion, qui allait recommencer à me faire toutes ces choses. J'ai cru que tu voudrais plus jamais me voir.
Scott le consola gentiment, restant avec lui jusqu'à ce qu'il se calme assez pour l'écouter.
- Je suis tellement désolé de tout ce que j'ai dit hier. Je savais très bien que tout ce que je débitais n'était que des conneries, mais j'ai pas pu m'en empècher. Quand j'ai réalisé, j'ai eu tout de suite envie de m'excuser. En fait, je crois que je suis vraiment jaloux.
Stiles le regarda sans comprendre, alors le Bêta explicita sa pensée:
- En fait, j'ai de plus en plus l'impression que Derek t'accapare, et que tu t'éloignes de moi. Je ne veux pas être possessif avec mon meilleur ami, mais j'ai eu l'horrible instinct que si je te laissais comme ça, plus jamais je ne te reverrais.
- Je ne part pas. répliqua Stiles. Et jamais tu ne me perdra.
Il lança un sourire heureux à Scott qui le serra un peu plus fort.
- Je suis heureux pour vous.
Aucun des deux n'avait vu les deux silhouettes, collées contre le mur, qui venaient d'entendre toute leur conversation.
Stiles avait le sourire aux lèvres lorsqu'il monta dans la voiture de Derek, le soir.
- Ça s'est bien passé? demanda le loup.
- Nickel! affirma l'adolescent. À part que les profs me prennent pour un grand traumatisé qui a besoin d'un psy et que les autres m'ont regardé comme si j'étais cinglé toute la journée.
La voiture démarra et Derek s'engagea parmi la file de voiture qui tentaient de sortir.
- Tu t'es réconcillié avec Scott? interrogea l'Alpha sur un ton anodin.
- Comment tu le sais?
- Son odeur est partout sur toi.
Le sourire de Stiles s'élargit tandis qu'il annonça:
- Il a dit qu'il était heureux pour nous!
Derek sourit également, heureux que son Bêta ait finalement changé d'avis.
- Tu vas par où? demanda Stiles au bout d'un moment. C'est pas par là pour aller chez moi, c'est à gauche. Je croyais que tu me ramenais. Derek?
- On va à l'appartement. annonça simplement le loup.
Stiles sourit, légèrement intimidé et impatient, tandis que son compagnon accélérait.
- Arrêtes. souffla Stiles tandis que Derek embrassait son cou, plaquant le plus jeune contre le mur.
À peine étaient-ils rentrés que le loup s'était jeté sur son compagnon, profitant de la faiblesse momentanée du plus jeune. Ça faisait au moins dix minutes que la dryade tentait d'endiguer les démonstrations d'affections de l'Alpha. Cependant, il n'obtenait pour l'instant pas le moindre succès.
- J'en ai trop envie. marmonna Derek. J'essaye de me retenir depuis des heures.
Stiles gémit tandis que Derek mordillait un endroit particulièrement sensible de son cou.
- Tu en as aussi envie ? murmura d'une voix rauque le loup dans l'oreille de Stiles.
L'adolescent frissonna en entendant le ton de son compagnon. Bien sûr qu'il en avait envie. Il crevait d'envie de partager de nouveau son lit avec le brun. Mais justement, pour Stiles, il était essentiel qu'un lit soit présent dans l'équation.
- La chambre. soupira-t-il entre deux gémissements. Je veux qu'on aille dans la chambre.
Le loup sourit. Il savait qu'il avait remporté cette victoire et ce fut donc de bonne grâce qu'il entraîna le plus jeune jusqu'à sa chambre.
Sans aucune délicatesse, il jeta Stiles sur le lit, malgré les protestations de ce dernier. Mais l'hyperactif se tut bien vite. L'Alpha venait de grimper à son tour sur le lit, se plaçant tout au dessus de Stiles.
- Tu as eu sport aujourd'hui ? J'espère que tu ne t'es pas blessé. Il va falloir vérifié ça.
Lentement, comme s'il calculait chacun de ses gestes, Derek débouttonna la chemise de son amant. Elle fut bientôt oubliée, abandonnée dans un coin de la pièce, alors que le loup faisait passer ses mains sur le torse du plus jeune, cherchant des traces d'une quelconque blessure. Ses lèvres suivirent bientôt, léchant avec application chaque parcelle de peau qu'elles pouvaient atteindre. Stiles ne pouvait à présent plus se retenir de pousser des gémissement rauques, et dans un geste compulsif, ses mains se crochetèrent dans les cheveux du loup, l'attirant à lui dans un baiser. Derek reprit son exploration, arrachant un soupir de douleur au plus jeune lorsqu'il effleura sa hanche. Rompant le baiser, il observa un bleu de la taille d'un poing. Il jeta un coup d'œil réprobateur au plus jeune, avant que celui-ci ne se justifie:
- On a fait boxe cette après-midi. Je déteste ce sport.
Face à l'air contrarié de l'adolescent, Derek lâcha un petit rire. Puis il repartit à l'assaut du cou du plus jeune, pendant que sa main continuait sa descente, dégraffant le jean qui devenait encombrant. Bientôt, la barrière du vêtement ne fut plus un problème, et Stiles poussa un gémissement de pur plaisir quand Derek apposa sa main sur son sexe tendu à travers son boxer. De sa main droite, le loup débarrassa son compagnon de son pantalon, et sa main gauche se mit en mouvement. Il se redressa légèrement, observant les expressions de son amant. Stiles avait les joues rougies, et il avait placé une main contre sa bouche, espérant étouffer ses gémissements.
- Tu avais promis de faire attention. Tu n'as pas respecté ta promesse. Il va falloir que je te punisse. déclara Derek d'une voix rauque, en accentuant les mouvements de sa main.
Pour toute réponse, Stiles ouvrit un peu plus la bouche, cherchant son air, poussant un petit cri de plaisir. Sa main droite agripa le poignet du loup, mais rien de ce qu'il fit ne put l'arrêter. Au contraire, le mouvement s'accentua, et Stiles rejeta la tête en arrière en poussant un petit cri. Son bassin commença mécaniquement à accompagner le va et viens de son aîné, mais celui-ci l'en empêcha bien vite.
- C'est une punition Stiles. Quel intérêt si ça ne dure pas un minimum?
Après cela, Stiles ne put que supporter les assauts de la main de Derek sur lui. Ses gémissements étaient de plus en plus bruyant et, au bout de cinq minutes, il poussa un cri en se libérant dans la main du loup. Derek lâcha un sourire satisfait. Il replaça Stiles contre les oreillers, tandis que celui-ci reprenait sa respiration, les yeux fermés, et lui écarta les cuisses. Le plus jeune eut à peine le temps de reprendre ses esprits avant de gémir de nouveau, sentant des doigts humides s'insinuer doucement en lui. Le loup le prépara lentement, touchant presque à chaque fois sa prostate. Lorsqu'il retira ses doigts, il se pencha un instant à l'oreille de Stiles pour y murmurer d'une voix rauque :
- Tu verras, tu aimeras ça.
La réaction de l'adolescent fut alors immédiate. Il repoussa Derek, qui se laissa faire, totalement déboussolé. Il se recroquevilla ensuite sur lui-même, refermant ses genoux et cachant son visage dans ses mains. Son corps étaient secoué de tremblement. Ces mots. Il avait déjà entendu ces mots, dans d'autres circonstances et dans la bouche d'un autre loup-garou. Il mit quelques secondes à se calmer, le temps de se rendre compte que rien ne venait l'agresser, puis il rouvrit les yeux et tomba sur le regard interrogateur de son loup.
- Ne me dit plus de phrases comme ça...c'est trop...
Stiles n'eut pas besoin d'en dire plus que Derek se pencha vers lui, écartant de nouveau ses cuisses. Il posa un baiser sur les lèvres de Stiles avant de répondre:
- Promis.
Puis il le pénétra d'une seule poussée. Stiles poussa un cri de surprise. Son érection, qui avait perdue de sa vigueur, ne tarda pas à durcir de nouveau sous les poussées de son aîné, qui ne lui laissa aucun répit. Il toucha sa prostate presque à chaque fois, et Stiles ne put retenir ses cris. Bientôt, il se libéra sur son ventre, sous les coups de reins de Derek. Le loup le suivit peu de temps après, lâchant un râle de plaisir. Il restèrent sans bouger quelques instants, avant que Derek ne les couche sous les draps. Stiles se blottit immédiatement contre lui.
- On est en plein milieu d'après-midi Stiles. Tu ne vas pas t'endormir?
Le loup s'était mis à caresser les cheveux de son compagnon et celui-ci, apaisé, répondit:
- J'aimerais bien qu'on reste comme ça. Et je me demandais, je ne me suis pas transformé pendant les deux derniers mois. ( Derek acquiesça) On a cru que c'était dû au stress post-traumatique. ( Derek acquiesça de nouveau) Et si, en fait, c'était dû au fait que je suis enceint? Peut être que mon corps ne peut plus se transformer, pour protéger le bébé. Qu'est-ce que tu en penses?
Stiles leva les yeux vers Derek, dans l'attente d'une réponse.
- Et bien, commença prudemment le loup, je ne saurais pas te dire exactement, mais ça me semble plutôt plausible. Il faudrait demander une confirmation à Deacon ou Peter, ils s'y connaissent sûrement mieux, mais c'est possible.
Stiles se serra contre son amant, légèrement rassuré, avant de s'endormir.
Stiles commença à s'impatienter dans la salle d'attente. Ça faisait bien 10 minutes qu'il attendait de pouvoir être reçu dans le bureau.
Les jumeaux se regardèrent, avant de descendre de la voiture. Ils étaient couverts d'echymoses. Le manoir se dressait devant eux, et ils s'arrêtèrent devant la porte quelques secondes, avant de frapper.
La porte s'ouvrit sur Mlle Morell, qui invita immédiatement Stiles à entrer dans son bureau. Celui-ci s'installa dans la chaise face au bureau de la conseillère et attendit qu'elle commence l'entretien.
- Ça faisait un moment que tu n'était plus venu Stiles. Comment te portes-tu?
L'adolescent eut un haussement d'épaule, comme s'il ne savait pas vraiment s'il allait bien ou pas depuis la dernière fois. Par certains côtés c'était mieux, et par d'autres pire.
- Très bien. répondit simplement Morell. Pourquoi es-tu ici?
- J'ai un mot de mon médecin.
Morell lui jeta un regard signifiant clairement qu'elle ne le croyait pas, qu'il ne serait pas là juste à cause d'un mot et qu'il devait avoir une autre raison. Stiles soupira de résignation.
- J'ai besoin de parler à quelqu'un d'objectif.
Vous l'aurez compris, beaucoup de changement en perspective ;)
N'oubliez pas la petite reviews ;)
