Hey, salut tout le monde, je ne suis pas morte et rassurez vous, je ne vous abandonnerais jamais :) Il est actuellement 2h24 du matin et je viens de mettre le point final à ce chapitre. Alors quelques infos :
Je vais attaquer mes partiels dans une semaine, c'est pour ça que je n'ai pas pu bosser ce chapitre avant. Vous n'avez pas idée à quel point ce semestre à été crevant. J'ai eu l'impression de passer mon temps libre à bosser, entre les lectures et les commentaires composés. Mais bon, il le faut bien alors je ne me plains pas trop )
Sinon il reste normalement trois chapitres à cette fiction, et là j'ai un gros coup de stress, parce que le prochain chapitre sera THE chapitre. Celui que vous attendez tous et celui pour lequel je ne suis pas encore décidé.
Et une nouvelle fanfiction, sur Ouran cette fois, a pris possession de mon esprit, un truc de dingue, du coup j'étais à fond dedans et plus du tout dans Teen Wolf, mais là c'est bon :D
Et je voulais aussi vous dire que si je mets autant de temps à poster, à chaque fois, c'est que je travaille à fond le chapitre avant. Là, tout de suite, si je regarde à gauche sur mon bureau, j'ai ma petite chronologie qui me donne la trame de la fanfic, du début à la fin. Après, de là, un mois correspond à un chapitre. Et ce chapitre, je dois également lui faire une chronologie si je veux être cohérente et pas faire du boudin. Donc faut que je trouve des idées, que je les mette en ordre et que je rédige tout. Des fois j'ai carrément une copie double de chronologie. Bon, j'avoue, y en avait pas pour ce chapitre, mais c'est parce que l'idée est venue d'un gros délire en grammaire. Je m'ennuie dans ce cours alors je meuble comme je peux. D'ailleurs le début de ce chapitre, consécutif au délire, a été écrit en grammaire ^^
Bon j'arrête de blablater sinon je vais faire 20 pages, en plus j'arrive plus à écrire, mais va bien falloir que je force, car voici l'heure des R.A.R : (paye ta transition de ouf)
Naomiya138 : Tant mieux )
yumi-elfeuw : Je te sens sceptique xD Mais si ça va être trop cool (et trop agité ^^) De rien, c'est toujours un plaisir :)
Veuve Noir : Oui ils sont trognons ^^ Et il va avoir besoin de chance je crois xD
himechu95670 : Oui, moi aussi ^^
EvilAngel38 : Merci beaucoup :) Oui, c'est un gros ours avec un cœur de gélatine (je sais pas d'où je sors ça xD) En tout cas voilà la suite :)
Shanekitsunestiles : Bonjour (ou bonsoir, vu l'heure qu'il est je suis perdue) Je ne sais pas quelle définition tu as mais si je te dis BDSM (mais gentil quand même, plutôt genre bondage on va dire) ça devrait t'orienter ) Oui, il va encore subir le pauvre (sourire sadique). Voilà la suite, bonne lecture :)
Sakuraetsasuke : En fait c'est pas sa faute, c'est moi qui avait oublié, mais chut, eux ils sont pas au courant )
melo77441 : Merci beaucoup de ta fidélité :D Moi aussi je resterais jusqu'à la fin (normal) sauf si j'ai un gros empêchement, genre définitif avant, mais c'est pas dans mes projets et c'est pas à souhaiter ^^ J'ai encore trop de projets en tête ^^
LittleRedRidingGraphic : Je suis contente de te compter dans les lectrices :) Merci, ça me fait toujours énormément plaisir quand je fais aimer à quelqu'un quelque chose qu'il n'aime pas d'habitude, j'ai un sourire jusqu'aux oreilles je te dis pas :D Nan, je te rassure, je déteste les deathfics, et puis, ce serait les trahir ) Tu auras la réponse dans ce chapitre, justement )
Fansterek : Merci :) Oui, il va falloir que je m'attèle à cette épineuse question xD
Lilo : Merci beaucoup, voilà la suite :)
Noooo Aime : Merci :D Oui, je suis diabolique ^^ Ah, je sais pas encore, l'anarchie ce serait drôle, ou alors moit-moit' ^^ Ah, qu'est-ce qu'on ferait sans Lydia, c'est grâce à elle ce chapitre d'ailleurs ) Bonne lecture :)
AliceCullenBis : Merci beaucoup, ça me fait super plaisir :D Voilà la suite, et merci pour mes études, j'espère y arriver vu mon objectif ^^
Sanga : Merci beaucoup, voilà la suite )
.7 : La voilà :D
Voilà, si vous vous souvenez bien, dans le dernier chapitre, on a fêté l'anniversaire de Stiles, ses 18 ans, et il a reçu un cadeau pour le moins, spécial. Voyons voir ce qu'il va en faire.
Chapitre 20 : Je vais t'aimer…
Elle trônait là, sur le lit, comme pour le narguer. Derek tentait de l'ignorer, mais son regard était irrémédiablement attiré par elle. Il avait vraiment eut une idée pourrie ! Comme si c'était la première fois ! Il avait décidé, pendant que Lydia, Allison et Scott avait emmené Stiles faire quelques courses de dernière minute, de regarder plus en détail le contenu de cette boîte. Il l'avait donc renversée sur le lit, et avait observé avec grand intérêt chaque objet lui passant entre les doigts, se questionnant sur les fonctions qu'il pouvait avoir. Jusqu'au dernier. Il l'avait aussitôt lâché, comme s'il s'était brûlé. Pas la peine de se demander à quoi elle pouvait servir, il voyait très bien. Et Derek se questionnait, depuis une demi-heure. Il avait très envie d'enfiler cette culotte, étrangement. Mais, en même temps, sa pudeur le retenait. Avisant l'heure, il attrapa le bout de tissus maléfique et s'enferma dans la salle de bain.
Une demi-heure plus tard, Derek entendit du bruit en bas. Il distingua les voix de Lydia et Allison, qui semblaient dire à Scott où poser les paquets. Ils proposèrent à Stiles de l'aider à ranger, mais celui-ci déclina. Il s'en occuperait plus tard avec Derek. Ils partirent donc après un au revoir. Derek entendit ensuite les petits pas de Stiles monter les marches jusqu'à leur chambre. Ils s'arrêtèrent un instant. Derek pouvait tout à fait imaginer Stiles inspecter la chambre, tout en essayant de savoir où lui-même se trouvait. Il dû finalement trouver, puisque les pas reprirent pour se stopper devant la porte de la salle de bain.
- Derek, je sais que tu es là-dedans, ouvre-moi !
Derek ne répondit pas. Il voyait presque Stiles, planté sur ses pieds, les mains sur les hanches, le ventre totalement visible pointant sous le jean de grossesse. Malheureusement pour lui, cette vision de Stiles, combinée à la douceur du tissu, l'excita plus que de raison. Il grogna de dépit en sentant sa verge se gorger de sang. Ce bruit n'échappa pas à Stiles qui sauta sur l'occasion pour fracasser ses petits poings sur la pauvre porte.
- Derek, ça va ? Je t'ai entendu ! Ouvre cette porte merde !
- Attend trente secondes, répondit enfin Derek.
Il entendit clairement le soupir soulagé de Stiles, ainsi que la diminution de sa fréquence cardiaque. Derek prit une grande inspiration et s'approcha de la porte.
- Promet-moi de ne pas rire.
Après deux secondes d'hésitation, il déverrouilla le verrou, abaissa la poignée, et ouvrit lentement la porte.
La première pensée de Stiles fut qu'il devait encore dormir. Il se pinça plusieurs fois, toujours incrédule. Sa première réaction, lorsqu'il fut certain qu'il ne rêvait pas, fut de porter sa main à sa bouche et de détourner la tête. Il n'était pas choqué, loin de là. Il tentait seulement d'endiguer le fou rire qui menaçait de s'échapper de sa gorge.
- T'avais promis ! s'exclama Derek d'un ton boudeur.
- Mais je ne rie pas, rétorqua Stiles avant d'exploser de rire.
Derek se renfrogna, croisant les bras sur sa poitrine. Son excitation était quelque peu retombée. Le rire de Stiles se calma et il en profita pour détailler Derek. Celui-ci était nu, à l'exception d'une culotte en soie noire, sertie de franges en dentelle. Le croisement de ses bras faisait ressortir ses muscles. Son visage boudeur était mangé par son éternelle barbe de trois jours et la culotte, d'abord drôle pour Stiles, ne le rendait que plus viril. Stiles avala difficilement sa salive et s'avança dans la pièce. Il attrapa la main de Derek et, sans un mot, l'entraîna à sa suite jusque dans leur chambre. Il poussa Derek sur le lit avant de le chevaucher, récoltant un regard emplit d'incompréhension. Pourquoi ce revirement si rapide de situation ?
- Je viens juste de comprendre, murmura Stiles en se penchant vers les lèvres du loup. Elle était dans le colis, et tu t'es dit que ça me ferait très plaisir de te voir la porter ?
Derek hocha la tête. On pouvait remarquer un très léger rougissement sur ses joues, ou peut-être Stiles était-il juste trop près ?
- Ça me fait plaisir, affirma Stiles en insistant sur le troisième mot, appuyant ses hanches contre celles de Derek pour donner plus de poids à ses paroles.
Derek lâcha un gémissement incontrôlé sous le coup de la sensation. À présent, son excitation était revenue en force, peut-être parce qu'il savait que le voir dans ce simple bout de tissu plaisait à Stiles. Ce dernier sembla soudain décider que les choses n'allaient pas assez vite, puisqu'il enleva son pull et son tee-shirt d'un même mouvement, les jetant à travers la pièce. Derek put ainsi admirer à loisir le ventre de Stiles, bien rebondit, et à porté de bras. Il laissa d'ailleurs ses mains approcher ce ventre, le caressant doucement, faisant soupirer Stiles. Savoir que ses louveteaux se trouvaient là ne faisait que l'exciter davantage.
Bientôt, Stiles écarta les bras de Derek et se releva, déboutonnant son jean et le retirant. Il était à présent en boxer sur le ventre de Derek, qui semblait étonnement décidé à le laisser le chevaucher. Conscient du sacrifice que cela devait être pour l'Alpha qu'il était, Stiles se pencha pour cueillir les lèvres de Derek. Leurs langues bataillèrent quelques instants avant que Stiles ne s'avoue vaincu et ne laisse Derek mener totalement le baiser. Une des mains de Derek se logea dans la nuque de Stiles, le maintenant contre lui pour l'empêcher de se dérober au baiser, tandis que l'autre passa sous le seul vêtement qu'il portait encore. Il déchira le tissu qui le gênait, ne laissant pendre que des lambeaux de tissus sur les jambes de Stiles. Au moins, il avait à présent la voie libre. Sans plus de patience, Derek enfonça son majeur dans l'intimité de Stiles, étouffant son gémissement dans le baiser, qu'il cassa juste après. La tête de Stiles alla s'enterrer dans son cou, amplifiant ses soupirs pour les oreilles lupines de Derek. Il comprenait à présent que, même en étant au dessus, c'était bien Derek qui menait la danse.
Le doigt de Derek commença à se mouvoir, provoquant un cri étranglé de Stiles. Lorsque Stiles commença à bouger lui-même son bassin, Derek grogna d'approbation, et présenta un second doigt à l'entrée de son amant. Il le poussa également à l'intérieur. Stiles poussa un gémissement totalement satisfait en accueillant ce second doigt en lui. Derek regrettait parfois le Stiles prude du début, mais était à la fois parfaitement heureux qu'il ne ressente plus aucune gêne à s'offrir à lui de cette façon. Lorsqu'il jugea qu'il était assez préparé, Derek retira ses doigts et permit à Stiles de se relever.
- À toi maintenant, murmura-t-il d'une voix rauque.
Stiles gémit doucement, avant d'attraper les bords de la culotte. Elle semblait douce, et il regretta presque de ne pas l'avoir mise lui-même. Lentement, il fit descendre le tissus jusqu'à révéler l'objet de ses convoitises. Stiles se demanda si c'était à cause de la culotte ou de son ventre, mais Derek semblait particulièrement excité, plus que d'habitude en tout cas. Il fit courir sa main sur la verge devant lui, arrachant un grognement de la gorge de Derek. Ses yeux rougeoyèrent quelques secondes, et Stiles comprit que l'heure n'était plus au jeu.
Stiles se plaça au dessus de l'érection de Derek et, d'une main, la guida entre ses fesses. Plongeant ses yeux dans ceux de Derek, Stiles descendit alors sur la hampe de chair.
Stiles lutta pendant toute la descente pour ne pas fermer les yeux, les gardant rivés dans ceux de Derek. Un soupir passa ses lèvres, et une des mains de Derek se posa sur sa hanche pour accompagner son mouvement. Son autre main se posa sur la joue de Stiles, qui appuya son visage contre elle, comme un chat. Ils restèrent un moment dans cette position, leurs sentiments passant par le contact visuel. Derek finit par lâcher dans un soupir de frustration :
- Bouge, Stiles, tu me rends fou !
Le dit Stiles n'attendit pas avant d'exécuter ce semi-ordre. Il se releva, la main sur sa hanche l'aidant dans le mouvement. Sous les sensations, ils ne purent lutter et fermèrent tout deux les yeux. La main de Derek se déplaça le long de la joue de Stiles, passant sur le cou puis s'arrêtant sur le torse de son amant, sentant le cœur battre contre sa paume. Stiles accéléra progressivement le mouvement, et Derek empoigna finalement ses deux hanches, commençant lui aussi des coups de reins et aidant Stiles à trouver le bon angle. Finalement, Stiles poussa un cri lorsque Derek frappa sa prostate, et supplia pour que Derek recommence, encore et encore. Ce dernier ne se fit pas prier, lâchant un gémissement alors que Stiles changeait légèrement de position, prenant appuie sur son torse pour se surélever et changeant de fait l'angle de pénétration. Les coups se firent plus durs, Derek malmenant chaque fois la prostate de Stiles, qui laissait échapper des cris de pur plaisir. Prit d'un besoin impérieux, Stiles se pencha, sans rompre l'étreinte, et captura les lèvres de Derek, imposant d'office sa langue dans l'antre chaude de son amant. Un coup plus fort acheva Stiles, qui poussa un cri étouffé dans le baiser en se répandant entre leurs deux corps. Derek le suivit peu après, s'enterrant dans le corps de Stiles et venant en lui, vaincu par le resserrement des chairs.
Ils mirent du temps à reprendre leur souffle, qui était erratique. Stiles ouvrit les yeux, tombant sur le regard bienheureux de Derek, et lui sourit. La main de Derek passa sur son ventre, dans un geste caressant qu'il avait pris l'habitude d'avoir lorsqu'ils n'étaient que tous les deux. Parfois, il pouvait sentir les coups des jumeaux contre sa main, ce qui le plongeait dans un état d'euphorie sans nom. Mais, à d'autres moments, comme maintenant, il ne ressentait rien à part un calme inexplicable. Couché sur le côté, Stiles se cala contre le torse de Derek, qui l'entoura de son bras. Il était bien dans cette étreinte, et se sentait à l'abri. Il s'amusa quelques instants avec les mèches de Derek. Tous deux aimaient particulièrement ce moment post-orgasmique. Un sentiment de bien-être les avait envahis. Et cela durait jusqu'à ce qu'un des deux prenne la parole.
- J'ai envie d'une glace, murmura soudain Stiles.
Cette phrase résonna dans le silence de leur chambre, et Stiles sentit bientôt le torse de Derek trembler, alors que son rire emplit la chambre. Stiles leva les yeux, posant son regard interrogateur sur le visage de Derek. Il attendit patiemment qu'il se calme, et Derek finit par le regarder à son tour.
- Je ne m'attendais pas à ce que tu dises ça ! Tu ne veux pas dormir plutôt ?
Stiles sembla considérer la proposition, puis se lova un peu plus contre Derek, l'acceptant. Il bailla et se frotta les yeux, approuvant d'une voix endormie :
- D'accord, mais quand on se lèvera, je prendrais une glace.
- À quel parfum ? demanda Derek en caressant le dos de Stiles.
- Fraise et pistache.
Derek eut une grimace de dégoût, qui échappa heureusement à Stiles, et consentit à son étrange demande. Il lui dit qu'il l'aimait, imité par Stiles, et ils s'endormirent tous deux.
Il était dix-huit heures lorsque Derek se réveilla. Stiles, dans son sommeil, s'était accroché à lui, comme s'il avait peur qu'il parte pendant qu'il dormait. Derek ébouriffa les mèches de Stiles, comme si elles n'étaient pas assez emmêlées après leur activité. Un sourire rêveur prit place sur ses lèvres lorsqu'il y repensa. Oui, ça avait vraiment été une bonne idée, malgré ses premières appréhensions. Il se demanda ce que Stiles pourrait bien inventer la prochaine fois, mais il n'eut pas vraiment de temps pour creuser plus la question. En effet, Stiles avait commencé à bouger, et Derek pouvait presque le sentir s'éveiller à ses côtés. Le bras droit de Stiles quitta son torse et il se frotta les yeux, avant de se redresser légèrement, semblant chercher quelque chose.
- Quelle heure est-il ? questionna-t-il de sa voix endormie.
- Dix-huit heures dix, le renseigna Derek. Tu veux encore dormir ?
Stiles bailla tout en secouant la tête.
- Je veux ma glace, décida-t-il plutôt.
Derek leva les yeux au ciel mais se résigna. Il ne devait pas contrarier Stiles, ou ce serait dix fois pire. Il se leva donc, s'avança vers l'armoire, et commença à fouiller dedans à la recherche de deux pyjamas. Ce serait plus confortable pour Stiles, et lui-même n'allait pas s'habiller à cette heure. Il jeta l'un des ensembles sur le lit et enfila le sien. Il avait d'abord enlevé la culotte, ce qui avait fait glousser Stiles, mais Derek n'avait même pas prit la peine de se retourner. Puis, lorsqu'il fut à nouveau présentable, il prit la direction de la cuisine sans s'occuper de Stiles, qui n'arrivait pas à mettre son propre pyjama.
Le café avait commencé à couler, et Derek avait sorti le nécessaire pour les glaces qu'il avait posé sur la table. Il voulait bien aider Stiles, mais il était hors de question qu'il se mette à lui faire le service.
Stiles le rejoignit quelques minutes plus tard, alors que Derek buvait son café, appuyé contre le plan de travail. Stiles se concentra immédiatement sur la confection de sa glace fraise-pistache, concentrant toute son attention sur son met, délaissant entièrement son petit-ami. Pourtant, quelque chose dérangeait Derek. Lorsqu'il eut finit sa seconde tasse de café noir, et alors que Stiles commençait à peine à manger sa glace, il prit une grande inspiration qui le fit suffoquer. L'air s'était soudain emplit de phéromones, réveillant d'un seul coup le désir de Derek. Pesant rapidement le pour et le contre, il prit finalement la décision de partir, mais eut à peine le temps d'atteindre la porte.
- Où tu vas ? demanda Stiles, la bouche pleine de glace.
Derek se figea aussitôt, une jambe levée dans l'attente de sortir. Il prit toute la force de sa volonté pour ne pas regarder Stiles, surtout ne pas le regarder.
- Tu ne t'es rendu compte de rien ?
Le silence lui répondit. Un silence bien trop long. Un silence pesant, de plusieurs minutes. Ne tenant plus, Derek se tourna vers Stiles, qui le regardait avec incompréhension. Cette expression était bien trop craquante pour Derek, qui prit une grande inspiration pour se calmer. Grave erreur, puisque les phéromones l'assaillirent de nouveau.
Stiles vit clairement Derek serrer les dents et détourner le regard, et il chercha lui-même l'origine du problème. Non, vraiment, il ne voyait pas d'où cela pouvait provenir. Il était habillé, son ventre n'était visible que par le renflement sous son tee-shirt, même ses jambes étaient couvertes par le pantalon. Son attention fut reprise par Derek qui venait de pousser un soupir tremblant.
- Tu ne…tu ne contrôle plus…tes phéromones.
Il avala difficilement sa salive après cette phrase, comme si le simple fait d'avoir parler lui avait asséché la bouche. Stiles sentit ses joues devenir rouges alors qu'il comprenait enfin la situation dans laquelle Derek se retrouvait.
- Désolé, bredouilla-t-il en se retournant.
Il tenta bien d'arrêter le flot de phéromones qu'il sentait maintenant s'échapper de son corps, mais la seule chose qu'il parvint à faire fut d'en libérer encore plus. Il entendit Derek s'étouffer puis s'approcher de lui à grands pas, se collant contre son dos. Stiles se figea, ne s'attendant pas à cette situation. Derek était étroitement collé à lui, à tel point que Stiles pouvait sentir son excitation contre ses fesses. Il se tortilla afin de se libérer, mais son mouvement ne fit qu'aggraver les choses. Avec horreur, Stiles sentit son intimité devenir humide, mais un détail continuait à le déranger. Il avait affreusement mal au dos, et il fallait à tout prix que Derek s'écarte de lui, genre immédiatement. S'excusant mentalement d'avance pour ce qu'il allait faire, Stiles lança son coude vers l'arrière, touchant Derek en plein dans le ventre, le faisant automatiquement reculer.
- Excuse-moi, bredouilla-t-il. Va chercher Deaton, je sécurise l'appart'.
Traduction, il allait répandre de la poudre de sorbier partout afin d'empêcher toute attaque, aussi bien ennemie qu'amie. Derek s'exécuta aussitôt, sortant sans jeter un regard à Stiles. Il ne devait surtout pas céder à son instinct qui lui disait de lui sauter dessus. S'il ne pouvait plus se contrôler, qui protégerait Stiles ?
Lorsque Derek fut sortit, Stiles se concentra sur sa tâche. Aucune ouverture ne fut oubliée. Chaque pièce fut vérifiée une dizaine de fois. Le sorbier formait désormais une barrière hermétique entre les êtres surnaturels potentiellement dangereux et Stiles. Devoir éloigner Derek de lui par ce moyen rendait Stiles totalement cinglé, mais ils n'avaient malheureusement pas le choix.
Stiles faisait les cents pas dans la cuisine, répandant des pissenlits sur le sol autour de lui, qui ne semblaient pas vouloir disparaître, lorsqu'un coup frappé à la porte le sortit de son ruminement. Il courut presque jusqu'à l'entrée, les fleurs poussant toujours dans son sillage, et ouvrit la porte. Son inquiétude retomba alors que Deaton passait sans problème la barrière de sorbier. Derek attendait derrière lui, et Stiles se contenta de lui faire un petit signe pour le rassurer. Mais l'inquiétude était encore trop présente dans l'odeur de Stiles pour qu'il soit vraiment rassuré. Ça et les phéromones qui reprenaient de l'ampleur le forcèrent à s'éloigner d'un étage, s'il ne voulait pas s'éclater la tête contre une barrière invisible.
À l'intérieur de l'appartement de Derek, Stiles tournait comme un lion en cage tandis qu'il essayait d'expliquer son problème à Deaton, les fleurs poussant toujours :
- Je ne contrôle absolument plus rien ! Mes phéromones font à nouveau n'importe quoi et j'ai des fleurs qui me poussent autours depuis une heure ! Je vais devenir complètement cinglé si ça continue !
- Du calme, tenta de le raisonner Deaton. T'énerver ne fera qu'empirer les choses. Assied-toi et reprend tout depuis le début.
Stiles souffla et exécuta le conseil de Deaton. Il prit place sur le canapé, et un coussin d'herbe moelleux et particulièrement haut se forma autour de lui. Agacé, il écarta certains des brins qui lui coupaient la vue et reprit sur un ton plus posé :
- Voilà, on est sorti du lit vers dix-huit heures avec Derek. Il est descendu avant moi. Quand je suis arrivé à la cuisine, il en était déjà à son deuxième café, et comme je lui avais dit que je voulais une glace, il m'avait tout sorti. Je n'ai pas eu le temps de réaliser qu'il s'était collé à moi, mais ce n'était pas comme d'habitude, comme s'il n'arrivait pas à se contrôler. Et il m'a dit que je laissais échapper des phéromones. J'ai essayé de les retenir, mais ça n'a fait qu'empirer les choses. Et maintenant j'ai des plantes qui poussent autour de moi sans que je le veuille.
Stiles reprit son inspiration. Il se refusait de céder à la panique. Il releva les yeux et regarda Deaton, qui semblait plonger dans une réflexion intensive. Le silence quelques longues minutes. Puis Deaton plongea ses yeux dans ceux de Stiles et posa son diagnostique :
- Je pense que c'est hormonal, comme lorsque tu t'es révélé comme dryade. Il a fallu du temps pour que tes pouvoirs activent tes hormones qui ont changés ton corps. Ensuite, tu as dû contrôler ces pouvoirs. J'ai l'impression que la même chose se reproduit. Tes pouvoirs deviennent incontrôlables et tes hormones se déchaînent. C'est tout à fait normal pour une personne enceinte de six mois.
Un nouveau silence, teinté de désespoir, s'installa.
- Qu'est-ce qu'on va faire ? finit par demander Stiles.
- Il faut t'isoler de la meute le temps que ça se rétablisse.
Face au regard paniqué de Stiles, le conseiller s'empressa de le rassurer :
- Pas besoin d'aller aussi loin que la dernière fois. La clinique est très bien protégée, toutes les boiseries sont en sorbier. Personne ne pourra entrer dans la salle d'examen- aucun loup en tout cas- mais la meute pourra toujours venir te voir. De plus, ça ne devrait durer que quelques semaines. Peut être même moins que ça. Tout rentrera très vite dans l'ordre, ne t'inquiètes pas.
- Il y a quelque chose en particulier que je devrais faire ?
- Rien, à part te reposer, rester allongé et subir mes examens. Tu as souvent mal au dos ces temps-ci ?
Une rougeur coupable s'installa sur les joues de Stiles et il baissa la tête, avant de confirmer ce qui lui semblait être une accusation.
- Tu dois être légèrement surmené. Je pense que tu reprendras naturellement le contrôle sur tes pouvoirs après beaucoup de repos et aucun exercice de la moindre sorte.
Stiles n'eut d'autre choix que d'accepter le traitement imposé par Deaton. Celui-ci l'informa qu'il allait prévenir Derek avant de quitter l'appartement, et Stiles s'installa confortablement sur le canapé. Il s'allongea parmi l'herbe haute et posa ses paumes sur ses yeux, avant d'expirer de soulagement. Puis, comme toujours lorsqu'il n'avait rien à faire, son cerveau se mit à carburer à cent à l'heure. Pourquoi donc avait-il soudain perdu le contrôle ? Si c'était seulement dû à la fatigue, par quoi avait-elle été provoquée ? D'accord, il sortait peut-être un peu trop faire les boutiques avec Allison et Lydia, mais il ne portait jamais grand-chose, et à part mettre des couches de vêtements pour faire passer son ventre pour de l'embonpoint, il ne faisait rien de fatiguant. Alors quoi ? Puis la réponse frappa Stiles, et il se mit à rire en silence, se traitant mentalement d'imbécile. Tout avait commencé à son réveil. Hors, il dormait à cause de son « activité » justement. Avoir couché avec Derek dans cette position avait définitivement était bien plus sportif qu'il ne l'avait pensé au début, mais cette culotte avait vraiment été trop tentante. Au moins, à présent, Stiles était sûr que le repos arrangerait les choses.
Deaton revint quelques minutes plus tard. Derek était tellement inquiet que le convaincre de l'éloignement relatif de Stiles avait été un vrai jeu d'enfant. Peut être aussi le fait qu'il irait simplement à la clinique avait-il joué en sa faveur, mais Deaton était assez soulagé lorsqu'il annonça la nouvelle à Stiles. Il l'aida à se relever du canapé, car il éprouvait souvent des difficultés à se relever d'un endroit aussi exigu. Ils montèrent ensuite lentement les marches et préparèrent le sac de Stiles en silence. Deaton s'occupa de briser la ligne de sorbier lorsqu'ils furent sur le pas de la porte. Puis ce fut le moment des aux revoir pour Derek et Stiles.
- Je sens beaucoup moins de phéromones, se contenta de dire Derek en prenant Stiles dans ses bras.
L'étreinte était possessive et Stiles ne put s'empêcher de rire.
- Ça ne durera pas longtemps. Et puis je ne serais pas loin.
- Tu vas quand même me manquer.
- Si tu continue, je vais pleurer, se moqua Stiles.
Derek rit à son tour. Puis le couple s'embrassa une dernière fois, se murmura quelques mots doux, et Stiles s'éloigna avec Deaton. Dehors, le soleil commençait seulement à descendre lorsqu'ils arrivèrent à la clinique. Ils passèrent dans la salle d'examen, et Deaton aménagea un lit d'hôpital à Stiles.
- C'est le plus confortable que j'ai pu trouver sur le marché. C'est le genre de lit qu'on trouve dans une maternité. Je vérifierais l'évolution de ta grossesse demain. Je suppose que tu n'as pas mangé. (Stiles secoua la tête). Je vais faire le tour pour tout vérifier, et ensuite je nous préparerais le dîner. Tu n'as qu'à poser tes affaires en attendant.
Stiles s'exécuta, et s'assit sur le lit en attendant Deaton. Il devait vérifier toutes les protections, voir si elles étaient bien en place, et surveiller l'état de ses patients non-humain. Une demi-heure lui fut nécessaire pour faire le tour de la clinique en vérifiant chaque recoin, ou presque. L'estomac de Stiles gronda bruyamment lorsque le vétérinaire revint avec deux plats chauds dans les mains. L'un d'eux fut posé sur la tablette devant le lit de Stiles, qui s'attaqua aussitôt au plat avec appétit. Deaton prit un peu plus de temps pour finir son assiette. Ils parlèrent un peu pendant leur repas. Stiles parla de ses derniers achats et Deaton le réprimanda, lui rappelant qu'il ne devait plus sortir de chez lui sous aucun prétexte. Stiles était bien au courant de cette règle, mais apparemment, Deaton n'avait jamais été confronté à une Lydia déterminée à faire les boutiques. Elle était alors plus effrayante que Peter transformé en Alpha. Deaton rit de cette remarque, mais appuya ses dires. Stiles ne pouvait plus cacher son état, et les gens ne devaient pas se poser de questions, sous aucun prétexte. À la fin du repas, Stiles avait promis que, désormais, il ne bougerait pas d'un poil de la maison dans laquelle il était. Leur discussion dura encore une heure après la fin de leur repas, puis Deaton décréta que Stiles devait se reposer. Un long bâillement lui répondit.
- Je serais dans la pièce à côté, sur le canapé si tu as besoin. Tu as un interrupteur rouge pour m'appeler. Il devrait fonctionner, mais au cas où, n'hésite pas à m'appeler autrement.
Stiles hocha la tête, et le vétérinaire sortit de la pièce afin qu'il puisse se changer et se coucher. Fatigué par sa journée, Stiles s'endormit rapidement.
Bon, j'espère que vous ne me détestez pas après ce chapitre, c'était un gros délire, donc prenez au second degré, je vous en supplie (part se cacher)…
Ah oui, sinon, le truc le plus cool, demain normalement (enfin tout à l'heure si on en croit mon horloge) je reçois mon nouvel ordi, un petit asus rouge qui tient 11h. Officiellement c'est pour les cours mais chut, ça va aussi me permettre d'écrire n'importe quand n'importe où sans contrainte.
Sinon, il est actuellement 2h50, il faut encore que je refasse la mise en page avant de poster (merci fanfiction) et vous aurez le chapitre pendant que vous aurez le chapitre pendant que vous dormez, comme un joli cadeau de Noël apporté par Papa Nowel (ça a aucune logique de mettre ça à la fin du chapitre mais je suis trop crevée).
Donc bref, à la prochaine (après mes partiels et rendez-vous médicaux à 1h de chez moi). J'aurai de la chance si je passe pas l'été en béquille, mais je vous tiendrais au courant. Merci d'avoir lu, de m'encourager quoi qu'il arrive, et à la prochaine :D Ze vous aime fort 3
