Titre original : Gentlemen, place your bets
Auteur : Kazunari Midorima
Traducteur : Ruth Dedallime
Disclaimer : Rien de Kuroko no Basket n'appartient à Kazu ou à moi. La fic originale, tout comme les Point-Guards Poker Players, appartiennent à Kazu. La traduction est mienne.
Et voici la suite de la traduction de la fic de Kazu. Merci à tous pour vos reviews. Je remercie Violette et Ahelya pour leurs corrections.
Chapitre 3
Mitobe était le seul encore éveillé à l'arrière du bus. Derrière lui, Kagami était étalé sur les sièges arrière et ronflait bruyamment. Koganei était effondré sur son épaule et, de l'autre côté de l'allée, Izuki et Furihata s'étaient endormis vingt minutes auparavant. Sur la tablette devant Izuki, une pile de dossiers sur les équipes adverses était placée en équilibre précaire. Toute la nuit, ils avaient réfléchi à des stratégies, comploté et planifié - comme tout Point-Guard qui se respecte – afin de mieux mener l'équipe à la victoire.
Mitobe ne se sentait pas l'âme d'un meneur, l'idée même lui faisait un peu peur, et il se sentait parfaitement à sa place en tant que renfort.
Je suis envahi par les Point-Guards, rigola-t-il intérieurement.
Que ce soit ici, au sein de son équipe, ou avec les Point-Guards Poker Players, il était décidément toujours entouré de caractères bien trempés.
A cause d'un accident de voiture quand il était enfant, Mitobe était incapable de dormir dans un véhicule en mouvement. Et bien qu'il soit déjà 4 heures du matin et qu'un match d'entraînement contre Rakuzan les attende à l'arrivée, il était incapable de fermer l'œil.
Il n'y a qu'une personne de ma connaissance, pensa-t-il, qui semble toujours répondre à mes textos quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit.
[Pourquoi moi ?] envoya-t-il à Imayoshi, en se demandant si ce dernier était réveillé.
[Bien que je sois réputé pour ma vivacité d'esprit, il est 4h du mat et, sans voir tes expressions, il m'est impossible de deviner la signification intrinsèque de ta question. Il va falloir développer, Babillard.]
Mitobe ne put s'empêcher de lire la réponse en imaginant l'accent nasillard de Saint.
[Pourquoi m'as-tu invité à rejoindre les Point-Guards Poker Players ? Seirin a deux Point-Guards - Izuki et Furihata. Tu sais que je joue au centre, n'est-ce pas ?] tapa Mitobe en réponse, mais il hésita à l'envoyer.
Et si Saint n'était pas au courant ? Est-ce qu'il changerait d'avis ? Ne plus jouer au poker avec eux serait...
Koganei s'étira dans son sommeil et, en roulant vers la fenêtre, desserra l'étreinte mortelle qu'il faisait subir à l'épaule de Mitobe. Ce dernier sentit des fourmis parcourir brusquement son bras alors que le sang y circulait à nouveau librement. Il envisagea une seconde d'effacer la dernière partie de son message.
[Ca va ? Il est vachement tard pour avoir une conversation aussi sérieuse, non ?]
Mitobe décida de faire confiance à son ami, mais édita son message pour répondre à sa dernière question. [Nous sommes dans le bus en direction de Rakuzan et je n'arrive pas à dormir. Pourquoi m'as-tu invité à rejoindre les Point-Guards Poker Players ? Seirin a deux Point-Guards - Izuki et Furihata. Tu sais que je joue au centre, n'est-ce pas ?]
[Ah, c'est compliqué] fit le texto de réponse, accompagné d'un émoticon qui clignait de l'œil.
[S'il te plaît, explique ; je me sens... comme la cinquième roue du carrosse.]
L'écran du portable de Mitobe était programmé pour s'éteindre au bout de vingt secondes d'inactivité, et alors que la luminosité s'altérait pour finalement virer au noir, Mitobe se demanda, Est-ce que je suis allé trop loin ?
Au bout de trois minutes, son téléphone vibra en réponse, mais il échappa des doigts du garçon et tomba dans l'allée. Le bus s'engagea dans une courbe au même moment, envoyant le téléphone glisser plus loin, au niveau de Fukuda et Kawahara qui jouaient aux cartes.
Je devrais peut-être leur demander de m'apprendre un jeu, pensa-t-il, en partant à la poursuite de son téléphone.
Il trébucha sur le siège devant Tsuchida, qui chuchotait dans son téléphone, sans aucun doute à sa copine, l'aînée des petites sœurs de Mitobe. J'espère pour lui que c'est bien Yumi au bout du fil, se dit Mitobe, tout en pensant en même temps, de toutes les filles de Tokyo, il fallait qu'il choisisse ma sœur.
Il parvint finalement à attraper son téléphone derrière le renflement de la roue, alors que Kiyoshi, Hyuga et la coach le regardaient faire ses acrobaties maladroites. Kiyoshi ne dit rien mais haussa un sourcil.
Tout va bien, fit signe Mitobe, en ignorant sa question et en brandissant son téléphone. Kiyoshi sourit, hocha la tête et ils reprirent leur discussion.
[Regarde tes mails. C'est trop long pour te l'envoyer par texto.]
Mitobe gloussa et vérifia ses mails, content de ne pas avoir été ignoré.
« Quand Dynamite nous a quitté, nous avons commencé à lister tous les PG de Tokyo. Aucun ne nous a convaincu. Votre mec, là, Furihata ? Franchement, c'est la première fois que j'entends parler de lui. Izuki a été exclu d'office. Pacifiste déteste ses jeux de mots. Un ou deux, il supporterait, mais davantage, il l'étranglerait aussi sec. Taupe avait ses propres objections. Ce garçon est tellement vaniteux, je te jure, je ne sais pas comment Mondain (1) le supporte. Bref, il a dit que Izuki était "trop canon". Je trouve ça complètement ridicule, lui et Taupe pourraient aussi bien être jumeaux. Et je suis, bien évidemment, plus séduisant que Taupe. Tout comme Kasamatsu d'ailleurs, puisque c'est toujours lui qui rend toutes les filles en chaleur (pas qu'il sache quoi faire avec elles, ce fichu crétin). Donc, quand je t'ai invité, je l'ai fait parce que je pensais que tu cadrais bien. Tu es calme, patient et j'apprécie ton sens de l'humour. C'est tout. Il n'y a pas eu de grands débats à ce propos, je n'ai pas demandé la permission, j'ai tenté le coup et nous sommes tous satisfaits de mon initiative. Tu n'es peut-être pas un Point-Guard, mais on s'en fiche. Si tu préfères, nous changerons de nom. D'ailleurs, je suis sûr qu'Akashi-kun apprécierait. »
En lisant la réponse, Mitobe se sentit... un peu ému, sentiment qui le rendait plutôt mal à l'aise, mais en même temps, stupidement heureux. Il quitta sa boite mail et bascula à nouveau sur les textos.
[N'essaye même pas de changer le nom et... merci.]
[Mais je t'en prie]
1. Le surnom original de Midorima Shintarou (si vous avez suivi) est « Socialite », littéralement Mondain.
Kazu aime les reviews, donc n'hésitez pas à en laisser pour elle, annexement pour moi, mais je ne suis que l'humble traductrice.
La suite dans 15 jours !
A bientôt !
Ruth
