Titre original : Gentlemen, place your bets
Auteur : Midorima Kazunari
Traducteur : Ruth Dedallime

Disclaimer : Rien de Kuroko no Basket n'appartient à Kazu ou à moi. La fic originale, tout comme les Point-Guards Poker Players, appartiennent à Kazu. La traduction est mienne.

Et voici la suite de la traduction de la fic de Kazu. Merci à tous pour vos reviews. Je remercie Ahelya pour ses corrections.


Chapitre 5

« Eh, Babillard, tu âs des plans pour fêter ton diplôme et la fain du lycée ? » demanda Saint. « Nous avons pour trâdition de faire une grosse nuit d'excès et d'âbus, ou une petite journée récréâtive, ce qui te convient le mieux ! En fait, c'est juste une excuse pour faire lâ fête... »

Babillard tenta de camoufler son froncement de sourcils derrière sa tasse de café, mais il ne trompait personne.
« Il rigole, tu sais... » fit Taupe, en tapotant la main du garçon silencieux. « On peut faire c' que tu veux : aller dans un parc d'attraction ou au cinoche, ou même s' faire un voyage au bord de la mer, mais on veut vraiment faire un truc avec toi pour marquer le coup. »
Ce n'est pas ça, aurait voulu expliquer Mitobe. Je suis habitué à ces... expressions fleuries maintenant.
« Qu'est-ce qu'il y a, Babillard ? Ça ne te ressemble pas... » demanda Kasamatsu, en reposant sa tasse de café pour regarder attentivement Mitobe.
C'est rien, les mecs, vraiment. En plus, je suis...
« N'y pense même pâs ! » le mit en garde Imayoshi. « Tu peux faire lâ mère-poule avec nous tant que tu veux, mais de temps à autres, tu peux bien nous autoriser â en faire autant ! Maintenant, crâche ta vâldâ ! »
Mitobe soupira et prit son téléphone. Il le fixa un moment, se demandant comment mettre des mots sur la situation.
« Tu es peut-être inquiet à cause de la fin du lycée, aller à la fac et quitter ta famille ? » devina Takao.
Non, Mitobe soupira à nouveau. Les familles de dix gamins n'ont pas les moyens de les envoyer à l'Université, quand bien même ils en auraient le niveau. Les bourses que j'ai obtenu me permettraient juste de suivre une matière par semestre dans une fac bon marché. Alors, à quoi bon ?
« Alors comme çâ, tu ne comptes pâs âller à l'Université ? »
Mitobe confirma.
« Et est-ce que tu âs commencé les entretiens d'embauches ? » relança Saint.
Mitobe combina un acquiescement et un haussement d'épaule dans le même geste, ce qui aurait probablement désorienté la plupart des gens, mais pas les Point Guard Poker Players.
« Pas étonnant que tu sois dégoûté ! » remarqua Pacifiste.
« On peut peut-être te filer un coup d' main ! » décida Takao. « T'as une idée de c' que tu veux faire ? »

Je veux aller à l'Université.

[Je veux aller à l'Université. Je veux écrire] tapa-t-il, avant d'envoyer le message à ses trois amis, qui dégustaient un café en sa compagnie, tous assis autour de la table.
Chacun d'eux avaient ses préférences en matière de café. Takao était prévisible dans son imprévisibilité : il essayait quelque chose de différent à chaque fois. Il avait opté, aujourd'hui, pour un cappuccino, mais allez savoir ce qu'il prendrait la fois prochaine... Kasamatsu prenait son café le plus simplement du monde, avec un sucre et une touche de crème. Imayoshi l'aimait aussi noir et aussi amer que possible et avait un faible pour les expressos. Mitobe, quant à lui, n'était pas fan et trouvait que le café le rendait trop nerveux. Ses amis avaient coutume de plaisanter sur son goût pour le sucre-crème au café.

« Tu veux écrire... Des livres ? » Kasamatsu fronça les sourcils jusqu'à former un V.
Non, des cartes de vœux ! gloussa Mitobe pour la première fois depuis des jours.
« Des romans ? Des essais ? Des mangas ? » demanda Takao.
Mitobe haussa les épaules. Ses amis reconnurent son haussement d'épaule multi-usages. Celui qui signifiait soit qu'il était mal à l'aise à l'idée de répondre, soit qu'il n'avait pas de réponse du tout.
« T'as essayé les stages ? Tu pourrais faire un boulot alimentaire, genre faire la vaisselle dans un resto, pour subvenir à tes besoins et faire en même temps un stage dans un journal ou dans une maison d'édition ? » suggéra Takao.
[J'ai essayé, mais les stages vont en priorité aux étudiants de la fac. J'ai inondé la ville avec mon CV, mais quel que soit le travail, un type qui ne parle pas n'a rien à offrir. Il y a déjà beaucoup de jeunes diplômés au chômage en ce moment et il y en aura encore plus après la remise des diplômes le mois prochain.]
« Je suis en train de réfléchir si je connais pas quelqu'un qui pourrait avoir besoin d'aide... » fit Kasamatsu.
« Est-ce que çâ doit être nécessairement dans cette ville ? » demanda Imayoshi. Quelque chose dans son comportement interpella Mitobe qui différa sa réponse. « Si c'est pâs le câs, je peux t'ârranger un entretien dès ce soir, mais le job serait à Osâkâ. »
Je peux pas me le permettre... Mitobe secoua la tête.
« Aie un peu plus caonfiance dans mes plans, Bâbillard, je vois toujours à laong terme, trois coups d'âvance minimum ! Te garantir un toit au-dessus de lâ tête a toujours fait partie des pré-requis. »
Vas-y. Dis-m'en plus, les sourcils expressifs de Mitobe s'élevèrent d'une façon pleine d'espoir. Mais ne me donne pas de faux espoirs, si c'est pour les briser ensuite, Saint.
« Je vois que j'ai toute ton attentiaon maintenant. Bien. Ce boulot n'â rien d'excitant, mais c'est de l'écriture... en quelque sorte. Mâ fâmille fait partie du Goupe Yâkâtome... »
« Je l'savais, » hurla Takao. « T'es un Yakuza ! »
Kasamatsu et Mitobe eurent la même pensée au même moment, mais eux, étaient suffisamment intelligents pour la garder pour eux.
« Je ne suis pâs un Yakuzâ, Taupe. Quant à toi, Babillard... » il pointa un doigt vers Mitobe : « tu devrais le savoir mieux que persaonne, puisque tu m'âs déjà vu avec rien de plus qu'une pauvre serviette. Et j'étais pâs tatoué que je sâche ?! »

Mitobe acquiesça aussi rapidement qu'instinctivement. Le changement d'expression d'Imayoshi lui fit écarquiller les yeux de manière comique, car le large sourire qui décorait le visage de l'ex-capitaine de Too n'était pas celui qu'il leur réservait habituellement. C'était le sourire d'un sociopathe en rupture de médicaments. Les trois autres s'accordèrent rapidement sur le fait que non, Imayoshi ne pouvait pas être un Yakuza.

« Maintenant, si çâ ne vous dérange pâs, j'étais en train de dire quelque chose d'aimportant... Le groupe Yâkâtome gère et organise les couses hippiques de Hanshin (1) et mon père est l'éditeur des programmes et des guides des courses. Je serais heureux de lui pârler de toi. Il me tânne pour que je bosse pour lui lorsque j'aurais terminé mes études. J'adore les chevaux, monter à cheval et les regarder courir, mais j'en serais vite dégoûté si c'était pour le boulot. Je finirais par leur en vouloir. Alors, je fais de lâ résistance. Tant que je suis étudiant, j'ai une raisaon valide pour refuser âprès tout... Mais mâ famille n'est pâs si mâl. Je sais qu'un poste m'âttend et que mâ chambre d'âdo est libre. Si je parle à maon paternel, je suis sûr qu'il te donnerâ tâ chance et je ferai en sorte que mâ famille prenne soain de toi tant que tu n'aurâs pas les moyens de te payer un chez-toi. »
Osaka, pensa Mitobe, c'est trop loin. Est-ce que je peux vraiment quitter ma famille pour aller vivre dans une autre ville ?
« Mais au moins tu écrirâs, » reprit Imayoshi, mettant des mots sur les préoccupations de Mitobe. « Ce n'est peut-être pâs le job de tes rêves, mais c'est déjà un premier pâs. Alors, t'en dis quoi ? Je l'appelle ? »

Mitobe baissa le nez dans sa tasse, puis croisa trois regards expectatifs. Il se mordit les lèvres et finalement acquiesça.
« Je reviens tout de suite... » s'excusa Imayoshi, en emportant son portable.


1 : L'hippodrome d'Hanshin est le deuxième plus vaste du Japon. Ses courses sont très réputées.


Ce chapitre est le premier du mini-arc Osaka.

Kazu aime les reviews, donc n'hésitez pas à en laisser pour elle, annexement pour moi, mais je ne suis que l'humble traductrice.
La suite dans 15 jours !

A bientôt !
Ruth