Seekoei : Tout d'abord, je tiens à te remercier de m'avoir donné ton avis. Je suis ravie. Je me suis réveillée ce matin, j'ai souris en voyant une review. Je me répète, mais un grand merci. Un avis bien construit et positif, que demander de mieux ? Je vais donc prendre le temps de répondre point par point.

Pour l'indien aux cheveux cuivrés et aux yeux bleus, je savais que ce serait un détail qui en surprendrait plus d'un ! =D C'était justement ce que je voulais. Que Cole possède des différences notables avec les autres loups de la meute qu'il va rejoindre. Une manière symbolique de signifier qu'il n'est pas du tout personnage de l'histoire originelle de Stephenie. Je suis que c'est un peu tiré par les cheveux, mais j'adorais cette manière de le montrer, j'ai voulu créer une sorte « d'albinos quileute » si on peut appeler ça comme ça ! XD Il ne faut juste pas faire attention à cela, c'est l'une de mes stupides exubérances de nouvelle auteure xD

J'aime également beaucoup cette petite fin, elle me donne envie d'écrire la suite qui, je l'espère, te plaira tout autant que les autres chapitres ! Merci beaucoup aussi pour tous ces compliments ! Je m'efforce de ne faire que peu de fautes, mais je reste une jeune lycéenne et je ne suis pas infaillible, principalement parce que je n'utilise aucun autre correcteur que moi-même. Et que j'ai une mauvaise manie de ne pas me relire. Ce qui fait que… parfois des fautes passent, malheureusement.

Prochain chapitre : métamorphose, en effet. Pour l'imprégnation, j'en prévois effectivement une, mais je ne t'en dirais pas plus, pour ne pas te spoiler les passages importants, qu'ils soient prévisibles ou pas. Va-t-il s'imprégner d'Aaliyah, ou pas ? Qui sait ! :D Mais je compte attendre un peu avant de faire intervenir l'imprégnation dans l'histoire. Je ne veux pas faire un récit flash.

J'ai trop raconté ma vie, cette intro est bien trop longue, pardon XD Encore merci pour ta review ! 3

Il avait l'impression qu'il allait exploser. Non. Il avait envie d'exploser. Au moins cette insupportable chaleur disparaîtrait comme elle était venue, et il n'aurait plus jamais à la subir. Cole voulait simplement rester là et attendre que cet enfer passe, mais même à ce petit moment de tranquillité, il n'avait pas droit. Parce qu'il l'entendit, et ce fut le seul capable de le sortir de sa torpeur pour une raison qui était inconnue au Wilkinson. Sam Uley n'avait rien à faire ici, encore moins maintenant. Roulant sur le côté avec une difficulté inouïe, tombant entre la table basse et le canapé sur lequel il était pourtant installé quelques minutes auparavant, Cole eut toutes les peines du monde à se redresser, à se mettre debout sur ses jambes douloureuses, mais à la tristesse et la détresse qu'il ressentait depuis plusieurs heures, s'ajoutait maintenant la colère. C'est grâce à cette hargne féroce qu'il put trouver la motivation de venir faire face à Sam. Peut-être que sa haine contre lui y était aussi pour quelque chose.

«Dégage de là, fous le camp ! »

Il ne parvint pas à hurler autre chose que cela, alors qu'il se sentait maintenant secoué de tremblements incontrôlables. Ses oreilles sifflaient, le jeune indien avait beau y mettre toutes ses forces, il n'arrivait pas à distinguer ce que le gourou pouvait bien dire à son père. Dieu sait qu'il aurait pourtant voulu, rien que pour avoir une bonne raison de lui coller une bonne droite. Cela n'aurait peut-être pas soulagé le feu de son corps et la brûlure de sa peau, mais au moins la hargne qui le tenaillait depuis des semaines vis à vis de Sam s'en verrait apaisée. Ce dernier prit totalement Cole au dépourvu, en se retournant vers lui avec un regard empreint d'une sollicitude non feinte. Une attitude qui bloqua le Wilkinson dans ses envies de coups, alors qu'il poussait un gémissement lorsque la brûlure atteint sa tête, lui laissant le cerveau comme en feu. Cole sentit qu'on l'agrippait violemment et avec force par la nuque, ne lui laissant aucun moyen de protester étant donné la forte poigne, mais même s'il l'avait voulu, il ne l'aurait pas fait, et se laissa traîner. Il ne sut combien de secondes, de minutes ou d'heures s'écoulèrent alors qu'on l'emmenait il ne savait où, mais il sentit un violent coup de pied dans son dos, qui le fit basculer sur le sol, à plat ventre. La brûlure de son sang, de son corps, atteint un un point culminant, tout comme la douleur de ses muscles, lui arrachant un hurlement qu'il ne put contrôler, avant qu'un immense bruit de déchirure se fasse entendre et puis… Plus rien.

Il ne ressentait plus aucune souffrance. La température de son corps était redevenue normale, les courbatures intenses avaient totalement disparues. Il profita de cette plénitude pour ouvrir les yeux, pour la première fois depuis un bon dix minutes, et constata avec surprise qu'il était planté au beau milieu de la forêt. Etait-ce Sam Uley qui l'avait traîné ici ?

C'est moi effectivement.

Cole sursauta. Il n'avait pas rêvé, il en était certain. Il venait bel et bien d'entendre une voix qui n'était pas la sienne résonner dans sa tête comme s'il avait mis des écouteurs. C'était quoi encore ce bordel ? Que lui arrivait-il ?

Rien de grave, je te rassure.

Encore un qui va nous coller du fil à retordre, je le sens.

On peut le comprendre.

Le Wilkinson frissonna, et prit extraordinairement peur devant les images qu'il voyait. Des pensées qui n'étaient pas les siennes, qui le concernaient pas. Etait-il en train de virer schizophrène ? C'était exactement ça. Il reconnaissait les symptômes. Il devait courir rejoindre son père, se faire soigner, il n'allait certainement pas rester avec les voix dans sa tête.

Calme toi, Cole. Tu n'es pas schizo.

Ce dernier n'écoutait cependant pas cette intonation qu'il jugeait venir des tréfonds mystérieux de l'enfer, et tenta de se relever, mais il se sentit trop… gros, déséquilibré, et il tomba comme s'il était en train de passer le casting d'un film qui s'appellerait « Bambi. ». Il baissa les yeux vers ses bras et ses jambes, par réflexe, et poussa un cri d'effroi devant les pattes poilues et énormes qui apparurent dans son champ de vision. Un cri qui ressemblait plus un jappement canin. Nom de dieu. Il fallait qu'il arrête les jeux vidéos, ses rêves en devenaient bizarres. Il lui fallait juste se réveiller maintegrrr. Attendez, « grrr » ? Cole releva les yeux vers la source du bruit, qu'il avait entendu au sein de sa tête dans une résonance désagréable, mais également grâce à ses fabuleuses oreilles, et constata la présence de quatre saloperies de loups devant lui. Immenses, imposants, à en faire pâlir un ours. Oh seigneur, il allait se faire bouffer.

On ne te fera pas de mal.

Toujours la même voix, grave, qui se démarquait de celles des autres dans sa tête. De ce qu'il pouvait deviner avec les pensées qui donnaient à son crâne l'impression d'imploser, elle venait du loup le plus énorme. Le noir. Cole le dévisagea avec scepticisme.

Je suis Sam. Et tu viens de muter. Maintenant, tu te détends, tu la fermes, et tu nous laisses t'expliquer ce qui t'arrive.

Le jeune indien écarquilla les yeux devant l'ordre auquel il se sentit comme forcé d'obéir. Seul point positif : Il était parvenu à se redresser, bien que terrifié par la vue de ce qu'il… était devenu ? Il était devenu quoi, au juste ?

Un loup.

Ce furent quatre voix simultanées qui lui répondirent, le faisant reculer, mais sans tomber, cette fois. Fort heureusement. Mais ce fut limite. C'était maintenant le tour de Cole de s'énerver.

C'est du n'importe quoi. Je suis au beau milieu d'un cauchemar, et je vais me réveiller, c'est ça ?

Ce n'est ni un cauchemar, ni un rêve, mais la réalité, que tu le veuilles ou non. Tu devrais comprendre, tu as été baigné dans les légendes de notre peuple tout autant que nous.

Vous ne parlez pas de ces conneries concernant nos ancêtres capables de se transformer en loups géants ?

Si.

Une nouvelle fois, ce petit mot fut prononcé par quatre personnes en même temps. Cole regarda le grand loup noir dans les yeux, et l'image qu'il vit dans ses pensées le terrifia lorsqu'il comprit que c'était ce qu'il voyait lorsqu'il le regardait. Lui. Cole Wilkinson. Un énorme loup, visiblement apeuré en vue de sa posture, d'une couleur cuivrée tirant sur le noir et aux yeux bleus. La jeune créature lupine dans les prunelles du grand noir sembla soudainement horrifiée, se mordant la patte de ses longs crocs, jusqu'au sang, espérant se réveiller de cet affreux songe, sans succès. Il ne ressentit qu'une vive douleur, l'odeur métallique d'un peu de sang, puis plus rien au bout de quelques secondes. La blessure était déjà résorbée. Oh putain.

Surveilles ton langage. Il faut que tu redeviennes humain, ce sera plus facile pour t'informer de ce que ta nouvelle condition implique. Tu vas m'écouter attentivement.

Il n'aurait jamais cru écouter Sam Uley, mais pour le coup, il se sentit affreusement concerné, les pièces du puzzle s'assemblant. Ce n'était pas une secte, mais une fatalité liée à ces légendes stupides.

Tu as très bien choisi ton mot. Fatalité. Bon. Tu vas te concentrer sur ta forme humaine, chaque parcelle que tu peux te représenter. Tu vas inspirer profondément, te calmer, et souhaiter de toutes tes forces redevenir un homme. Nous allons te laisser seul pour que tu puisses te détendre. Jared, va lui chercher des fringues.

Il entendit une approbation, et les voix dans sa tête s'éteignirent, le laissant de nouveau seul avec lui-même. Pour son plus grand soulagement. C'est donc avec encore plus d'application qu'en cours qu'il songea à son corps humain, trouvant tout ceci complètement tiré par les cheveux, n'y croyant qu'à peine. Il inspira profondément, et souhaita ardemment redevenir le Cole aux cheveux cuivrés, aux yeux bleus et à la carrure de rugbyman. Au moins, il n'avait pas besoin de se forcer. Il sut qu'il avait réussi quand il sentit un nouvelle vague de chaleur, écho atténué de celle de sa mutation. Il ferma de nouveau les yeux et se laissa porter par la brûlure, ne les rouvrant que lorsqu'elle et complètement disparue… pour voir, avec un soulagement infini, des doigts, des mains, des bras, des jambes, des orteils, un pén… Heu…

« HEY ! JE SUIS TOUT NU ! » hurla-t-il en se cachant les parties de ses deux mains, comprenant soudainement la dernière phrase télépathiques.

« Pas la peine d'en faire tout un plat. On est tous passés par la case « à poil », le newbie. » répliqua une voix rauque, amusée, et assez familière.

« Yiruma ! Tiens donc. »

« Salut mec. »

Cole regarda autour de lui, ses yeux s'attardant sur les trois grands gaillards devant lui. Sam Uley, Embry Call et Paul Yiruma. Oh bon sang, dans quoi venait-il de tomber ?

A suivre… Bon ok, je blague. Je m'attelle aussi vite que possible à l'écriture du prochain chapitre. J'ai eu curieusement énormément de mal pour celui-ci, j'avais un peu de difficultés à me mettre à la place de Cole. J'espère cependant ne pas avoir écris une véritable bouse ! Haha.

Xoxo !