Bonjour chers lecteurs ^^

Voici le chapitre deux ! :D Je tiens à vous prévenir que je suis lent pour écrire ^^' J'ai pris tout un après-midi pour seulement écrire mille mots :P

Merci à Aryaelh pour son review, ainsi que ses commentaires et ses conseils :)

Aussi, si vous aimez le Nalu et comme vous êtes capable de lire en Anglais, n'hésitez pas à aller lire l'histoire The Golden String of Fate de Dragon's key ! ^^

Bref, Sentez-vous à l'aise de faire n'importe commentaires positifs ou négatifs(Tant qu'ils restent constructifs ^^) !

Ce chapitre est un peu court et j'en suis désolé !

Voici le Chapitre 2 ! :D

J'avais oublié… oublié cette sensation, celle d'un corps chaud contre le mien lors du réveil. C'était agréable, réconfortant. Je voulais rester dans cette position pour le reste de mes jours, en sécurité, bien confortable. Mais c'était tout ce que je m'étais refusé, ce bonheur que je m'empêchais d'atteindre, mon châtiment. Qu'avais-je pensé en lui demandant de rester ? Pourquoi ? Pourquoi ce désir d'être près de lui m'avait assailli ? J'étais faible, faible face à mes propres sentiments. Pathétique. Il fallait que je m'enfuie. Loin de lui. J'avais levé tranquillement ses bras qui entouraient mon corps, m'étais éloignée doucement de lui et finalement, je m'étais mise à marcher silencieusement, partant seule, sans Sting. Il avait su atténuer ma douleur, celle qui m'était insupportable, était devenue supportable. Seulement, c'était un luxe, un luxe que ma conscience désapprouvait. Mes souvenirs, mes pensées et cette stupide douleur seraient ma seule compagnie. Rien d'autre. Plus jamais mes erreurs ne causeraient de mal à un être qui m'était cher. Jamais avais-je dit, répété, crié. Et je tiendrais cette promesse.

Chaque pas était de plus en plus douloureux, pénible. Chaque inspiration me brûlait la gorge. Mes yeux étaient asséchés, rien n'allait et tout m'était insoutenable. Pourquoi m'affaiblissais-je si vite ? La faim ? La soif ? Ou peut-être même la solitude ? Je n'en avais aucune idée, mais je savais que si je ne faisais rien, je ne vivrais pas longtemps. J'avais besoin d'aide, cependant, je ne pouvais me risquer à solliciter quelqu'un, de peur de succomber une deuxième fois à mon envie d'avoir une personne à mes côtés. Je continuais donc obstinément à marcher. Sans relâche, mes pieds se posaient l'un devant l'autre. Mes poumons se remplissaient d'air, encore et encore. Je me surprenais à être en vie, d'avoir la force de continuer.

Malgré ma réticence, je ne pus m'empêcher d'aller vers Mercurius. C'était le seul endroit ou je pouvais recevoir de l'aide. Seulement, je ne resterai là-bas que le temps nécessaire pour être juste assez en forme. Je m'obstinerai à ne pas parler, sourire ou faire tout autre geste pouvant créer des liens. Rien. C'était une promesse faite à moi-même. Comme un fantôme qui ne faisait que passer. C'est ce que j'étais en réalité, un fantôme. L'ombre de ma personnalité, celle enjouée, souriante. Celle que je ne pouvais plus être. C'était comme si plus jamais mes lèvres ne s'étireraient en un sourire, comme si mes cordes vocales étaient incapable de former le son d'un rire. Mon corps ne pouvait plus ressentir de la joie ou du bonheur.

Le château était proche, inconsciemment, j'étais restée près de lui. Peut-être avais-je ressentie un certain réconfort à voir les tours pointées vers le ciel. Seule démonstration de vie, seul repère de notre ancienne vie… J'arrivais, j'y étais presque. Quelques pas et quelqu'un viendrait m'aider, m'apporterait dans un lieu plus sûr et me remettrais sur pieds. Malheureusement, je m'effondrai sur le sol, incapable de faire un geste de plus. J'essayai de crier, mais aucun son ne sortit. Et puis, j'abandonnai, encore une fois. Mes sens s'affaiblirent, renforçant ma décision d'abandonner. Cependant, la mort ne voulait pas de moi, le moment n'était pas venu. Une personne approchait, me prit dans ses bras et m'amena au Mercurius. Je ne pus voir c'était qui, je savais juste qu'il venait de me sauver la vie…

Je me réveillai tranquillement d'un sommeil profond. Pas de ceux, réparateurs, qui vous laissaient en forme. Non, ceux où vous vous réveillez et que vous vous souvenez de rien, pas le moindre petit détail de votre vie. Et qu'ensuite, chaque moment vous revient, provoquant une série d'émotions. Des sommeils qui vous bouleversent lorsque vous les brisez.

«Lucy ? Est-ce que ça va ? »

Oh non… Que faisait-il ici ? Pourquoi fallait-il que ce soit lui ? Je ne pourrai jamais le repousser. Ma volonté n'était pas aussi forte.

«Lucy ? Lucy ! Qu'as-tu ? As-tu mal ? »

Je m'étais mise à pleurer, face à tous mes souvenir, face à la mort de Natsu, face à ma faiblesse, face à lui…Sting. Il s'était levé, pour s'asseoir devant moi et me prendre dans ses bras. Pourquoi devait-il se montrer si réconfortant ?

« Oye Lucy, tu vas bien ? »

Sa voix, douce et grave, remplie d'inquiétude m'empêchait de continuer à ne rien dire.

«Non… Mon cœur souffre…»

Pitoyable, à peine réveillée et déjà je brisais la promesse que je m'étais faite. Sting avait resserré son étreinte et chuchota une seule phrase : «Je le guérirai, c'est une promesse.»

Je restais silencieuse, laissant mes larmes couler le long de mon visage. Lui ne disait rien non plus, ce silence amplifiait la présence de l'autre. Pendant un long moment rien ne fut dit, nous étions apeurés que les mots ne puissent rendre hommage à cet instant, qu'ils l'éclatent. Cependant, Sting ramassa quelque peu de courage et parla.

«Seulement, tu dois rester près de moi.»

Je le serrai plus fort.

«D'accord»

Mais ce ne fut pas suffisant pour lui.

«Promets-le-moi, s'il te plaît, promets-le-moi»

Pourquoi fallait-il qu'il me demande de faire une telle chose ? J'en étais incapable. Je ne pourrais jamais la respecter. Je ne pouvais me le permettre, personne ne devait rester longtemps près de moi, pour leur sécurité. Cependant, je ne pouvais me résigner à le quitter. Peut-être étais-je égoïste ou naïve, mais je ne voulais le perdre, pas une personne de plus, et puis, je croyais en lui, je croyais qu'il survivrait à tout, même à mes côtés. Pourtant, j'avais cru autant, même plus, en Natsu et il était…mort. Je ne devais me fier à cette impression d'invincibilité, tout le monde pouvait mourir et encore plus s'ils étaient proche de quelqu'un cher à leurs yeux. C'est une faiblesse d'aimer, j'étais une faiblesse pour Sting et jamais je ne permettrai qu'il meure par ma faute. La seule solution était de m'éloigner, d'aller là où il ne pourrait me trouver.

«Lucy ? Promets-le-moi ! Je t'en prie ! »

Je le sentais se tendre, ses muscles se crispaient, ses mains qui entouraient mes bras se resserrèrent et il s'était reculé, pouvant ainsi voir mon visage et river son regard dans le mien. Je pouvais y voir de l'inquiétude, il était terrifié à l'idée d'entendre la réponse que je m'apprêtais à lui donner. Oh combien j'appréhendais le moment où je verrais la déception teinter ses yeux. Je savais que je le blesserais en refusant de le lui promettre, mais c'était infime face à la douleur qu'il ressentirait en restant près de moi. Je devais me le dire, me le répéter, jusqu'à me convaincre de la véracité de mes propres pensées. Après quelques secondes, j'en étais convaincue. C'était la bonne décision, je faisais tout cela pour son bien.

«Je…Je ne…» Il m'interrompue. «Penses-y bien Lucy, ne dis pas des mots que tu regretteras un jour. Je veux être avec toi et je sais que c'est pareil pour toi. Alors ne laisse pas le deuil t'empêcher de faire ce que tu veux ! S'il te plaît Lucy, reste !»

Voulais-je être avec lui ? Oui, plus que tout au monde, je voulais avoir un ami à mes côtés. Mais c'était impossible !

«Je suis désolée, je ne peux te le promettre… J'en suis incapable.»

Nous avions raison de croire que les mots pouvaient briser un moment. Seulement quelques mots et le souvenir de notre instant paisible s'était envolé.

« Pourquoi Lucy ? Pourquoi t'obstines-tu à te refuser tout ce que tu veux ? Ne te l'ai-je pas dit !? Tu dois vivre pour ceux qui n'en ont pas eu la chance ! Sois heureuse pour eux ! Goute au bonheur pour eux ! Fais ce qu'ils ne pourront jamais faire ! Mais ne t'enfermes pas seule dans ton monde sous prétexte que c'est de ta faute, ce ne l'est pas ! »

Pourquoi doit-il me rendre la tache plus difficile qu'elle ne l'était ?

«Ce n'est pas ça…»

Je le vis se lever, en colère, il rugissait presque. Il me fixait, ce qui me permettait de voir mieux que jamais la douleur que je lui causais, elle était grande et je me détestai pour cela.

« Alors pourquoi !? Explique-moi ! Pourquoi ne veux-tu pas rester auprès de moi !? Pourquoi te résignes-tu à rester seule !? Je veux comprendre ! Je veux TE comprendre ! »

Pour la suite, je ne pus me contrôler.