Merci encore pour vos reviews, voilà donc le dernier chapitre. J'espère qu'il vous plaira et que vous ne serez pas trop déçu que la fin soit déjà là. Bonne lecture.

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Chapitre 8 : Résolution.

Alors que la vie démarrait paisiblement à Hogwarts, en dehors les choses devenaient de plus en plus compliquées au fil des ans. Les moldus se montraient en effet de plus en plus violents, et les sorciers étaient toujours plus nombreux à se regrouper pour éviter les persécutions. Le monde magique se séparait inexorablement du reste de l'humanité.

Malgré tout, de nombreux enfants sorciers naissaient de parents sans magie, et souhaitaient entrer à Hogwarts pour s'instruire.

C'est à ce moment que des dissensions commencèrent à apparaitre entre les fondateurs de l'école. Salazar refusait ces nouveaux arrivants, qui amenaient avec eux leurs coutumes déjà différentes, et les conflits de leurs parents.

« Ils nous chassent et cherchent à nous tuer ! » S'exclama-t-il en face de ses compagnons. « Les faire entrer à Hogwarts, c'est faire entrer le loup dans la bergerie! »

« Les enfants n'y sont pour rien, ils possèdent la magie. Ils ont le droit d'apprendre à la maitriser. » Répliqua Godric, commençant à s'échauffer devant l'air buté de son vis-à-vis.

« Ils seront toujours du côté de leurs parents. Déjà quand ils rentrent ici, ils sont à part. Leurs coutumes sont étranges, et nombre d'entre eux ne veulent pas apprendre les nôtres qui devraient pourtant être aussi les leurs. » Grogna le chef de la maison verte et argent.

Il avait l'impression de parler à un sourd. Pourtant, il ne cherchait qu'à protéger son monde et cette école qu'ils avaient tous construit.

Voyant le conflit dégénérer, Harry intervint.

« Vous avez tous les deux raison. » Temporisa-t-il. Voyant qu'il avait obtenu leur attention, il continua.

« Ils ont été bénis par la magie, et ce n'est pas à nous d'y trouver quelque chose à redire. Mais je suis d'accord qu'il faut prendre des précautions. Ils ne connaissent rien à notre monde et ses traditions. Ils doivent les apprendre et les adopter avant que nous ne puissions les former. Et nous devons faire en sorte qu'il en soit toujours ainsi. »

« Même lorsque nous ne serons plus là, il faut être sur que chaque enfant magique puisse apprendre à maitriser son don, mais également qu'il ne soit pas un danger pour l'ensemble de la communauté. » Rajouta Hermione, saisissant la main de Harry en sentant l'importance de ce moment.

Soit Salazar entendait raison, soit l'histoire se répéterait à nouveau sans qu'ils ne puissent rien y faire.

Ils soupirèrent de soulagement lorsque Slytherin finit par hocher la tête, après les avoir observé pensif pendant plusieurs minutes.

« Il nous faut un moyen de détecter les enfants sorciers, pour qu'ils soient initiés à notre monde et leurs proches tenus au secret, voire confiés à des familles sorcières si leurs parents se montrent inaptes ou trop bornés. » Intervint-il.

Ravies que leur ami se montre coopératif, Rowena, Helga et Hermione se lancèrent immédiatement sur ce projet. Il fallait pouvoir détecter les enfants partout dans le pays.

« Il faudrait quelque chose capable de détecter leurs accidents magiques. »

« Quelque chose qui se lie immédiatement avec leur signature magique. »

« Capable de nous donner leur nom et le lieu exact où ils se trouvent. »

« Vous pensez que cette chose pourrait les détecter dès la naissance ? » Demanda Hermione, bien consciente que certains enfants ne donnaient leur premier signe que tardivement. Longtemps, la famille de Neville avait pensé à lui comme un cracmol à cause de ça.

« Pourquoi pas. Quand un enfant sorcier nait, il créé une brève décharge de magie en rencontrant celle qui l'entoure. » Réfléchit tout haut Rowena.

« Et s'il nait dans un environnement quasiment dénué de magie ? »

« Il y a toujours une légère magie ambiante, quelque soit le lieu, c'est suffisant au moment de la naissance. Mais c'est vrai que ces enfants là ne développeront que très peu leur potentiel s'ils ne sont pas au contact de la magie pendant leur développement. »

Elles continuèrent ainsi à réfléchir durant de longues heures, faisant sourire les hommes autour d'elles, qui ne se mêlèrent que peu à la discussion. Leur agitation et les nombreux parchemins qui les entouraient leur rappelaient la création du château. Quand elles étaient dans cet état, mieux valait leur faire confiance et ne pas s'en mêler.

Finalement, un rituel très compliqué fut mis au point. Le but était de leur permettre d'enchanter un grimoire pour que les nouveaux nés magiques du pays s'inscrivent dessus. Il était tellement bardé de sortilèges de protection qu'il devrait perdurer des siècles. Mais en guise de sécurité supplémentaire, ils le lièrent à Fumseck ainsi qu'à Régina.

La magie des deux animaux mythiques immortels rendrait le grimoire totalement indestructible, et insensible au temps qui passerait. De plus, Fumseck lié de cette manière, aurait également un lien avec tous les élèves, et serait capable de les protéger, de même que Régina, qui ne s'attaquerait à aucun enfant issu du livre. Sauf bien sur s'il perdait sa loyauté au château et devenait un danger pour les autres.

Salazar apporta également sa contribution en faisant s'afficher de manière différente les enfants atteignant sept ans. A cet âge, ils étaient en effet capables d'appréhender la magie, et la majorité en avait déjà fait usage de manière accidentelle.

La première maturation magique se faisait en effet à cet âge, que les moldus nommaient l'âge de raison, les enfants pouvaient alors apprendre les bases de la magie, et surtout la reconnaitre et la sentir. Ils étaient par contre trop jeunes pour se lier à un catalyseur comme une baguette magique, leur pouvoir était encore bien trop brut. A onze ans, ils acquéraient cette capacité après une deuxième maturation magique. Ils devenaient alors véritablement capable d'apprendre des sortilèges divers et variés, et la magie accidentelle se faisait de plus en plus rare. Entre quinze et dix-sept ans, ils entraient en possession de leur héritage magique, et donc de leurs pleines capacités. Ils étaient alors considérés comme adultes.

En conséquence, même si l'apprentissage magique à Hogwarts ne commençait qu'à onze ans, les enfants pouvaient très bien y entrer dès sept ans pour commencer au moins la théorie.

Le seul soucis était qu'ils n'avaient pas réussi à localiser précisément les enfants. Leur seule aide, était un pendentif s'illuminant lorsqu'ils approchaient de leur but. Ils avaient finalement réussi à dupliquer ce dernier, grâce aux capacités de Rowena et Hermione.

Ainsi, des anciens étudiants furent embauchés pour parcourir le pays à la recherche de ces enfants. Ceux qui étaient issus de familles magiques étaient mis au courant de l'existence de Hogwarts et fortement conseillés pour y laisser leur enfant dès qu'il atteindrait l'âge requis. Pour les autres, les parents étaient convaincus de laisser leur progéniture en apprentissage avec eux.

Les convaincre était le plus souvent très facile. La majorité des parents en était venu à avoir peur de leurs enfants, ou dans le meilleur des cas, avoir peur de ce qui pourrait leur arriver si leurs amis ou voisin apprenaient qu'ils faisaient de la magie. Ils étaient plus rassurés de les voir partir dans un monde qui leur correspondait, plutôt que tristes à ce sujet.

Le clivage sorciers/moldus était trop bien amorcé, et contre ça, il n'y avait rien à faire. Chacun a peur de ce qui est différent, lutter contre ce fait était utopique, mais préserver les enfants était essentiel. Ils ne fallait pas qu'il pâtissent de la peur de leurs parents et de leurs proches.

Grâces aux données récoltées par les anciens étudiant à la recherche des nouveaux, les fondateurs purent affiner le sortilège du grimoire, réussissant enfin à avoir une idée plus précise du lieu où chercher les enfants, facilitant ainsi leurs recherches.

Il fallu encore plusieurs années avant que l'idée de lier la magie du grimoire à des oiseaux de Rowena ne leur vienne. Ces derniers avaient un instinct à toute épreuve pour trouver le destinataire de leur message, et étaient sensibles à la signature magique des sorciers. Ils étaient capables de les trouver à l'autre bout du pays, et les fondateurs se servirent de cette particularité pour joindre les enfants plus rapidement.

Durant ces années, la réputation de Hogwart avait grandit, ainsi que celle de ses fondateurs.

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Quelques années plus tard.

En voyant Salazar conter les légendes du monde magique à trois enfants nés de moldu de sept ans au regard émerveillé, Harry et Hermione ne purent s'empêcher de sourire. Désormais ils en étaient sur, le monde qu'ils avaient quitté n'existerait jamais.

Jamais les nés de moldus ne seraient mis à l'écart, parce qu'ils seraient intégrés au monde magique dès leurs premières années.

Jamais les loups-garous ne seraient traités comme des parias, car il y aurait toujours des alphas pour veiller sur eux. Ces derniers n'étaient vulnérables qu'à la nouvelle lune, et c'est surement en profitant de cette faiblesse, que les hommes les avaient exterminés. Mais désormais, les loups garous faisaient partie de Poudlard, une meute logeait dans la forêt interdite, un loup garou servait de professeur aux jeunes sorciers. Et Amaroq veillait sur eux.

Avec un peu de chance, dans plusieurs siècles, le monde sorcier connaitrait toujours les elfes et les nains dont Hermione et Harry n'avaient jamais entendu parlé autrement que par des légendes à leur époque.

Dans plusieurs siècles, les elfes de maison serviraient toujours les sorciers, mais aussi les autres créatures magiques, qui les respecteraient pour ce don qu'ils leur faisait. Les petites créatures avaient en effet besoin de se lier à la magie d'un autre pour pouvoir vivre plus que quelques années. Les elfes de maison sans maitres ne vivaient pas plus de cinq ans. Lorsqu'Hermione avait compris cela, elle avait cessé toute action pour leur faire retrouver leur liberté dans le futur, mais elle n'avait cessé de rêver à plus de respect envers eux. Ce serait peut-être le cas désormais.

Oui, Hermione et Harry avaient foi dans l'avenir. Les fondateurs de Poudlard étaient unis, et aucune discorde ne venaient assombrir Poudlard. Ils avaient bien sur quelques désaccords, mais une bonne discussion, voir quelques passes d'arme pour passer ses nerfs, et tout allait de nouveau bien entre eux. Ils étaient certains que les jours futurs seraient meilleurs que ceux qu'ils avaient connus.

Le brun embrassa doucement la brunette, en posant une main sur son ventre rebondit. Il avait enfin compris les paroles d'Amaroq quand il l'avait rencontré. Ce dernier avait vu bien avant lui qu'il n'était plus proche d'Hermione comme d'une amie, mais comme d'une compagne. Il fallait juste que les deux le réalisent. Ils avaient été les derniers à le faire.

Et maintenant, la nouvelle génération était en route. L'avenir était assuré.

Fin