Bonjour tout le monde ! Je suis ravie car vous m'avez tous envoyé de magnifiques reviews, ça me touche énormément. Voici la suite (car oui oui je ne vais pas poster chaque semaines les suites de chacune de mes fictions d'un coup ^^ Je vais "attribué" pour chaque fiction un jour de publication. Pour celle-ci, ce sera donc le dimanche, d'où ma première suite aujourd'hui ;) ).
J'espère que cette suite (quoi que courte) ne vous déplaira pas.
John avait eu le temps d'étudier deux des premiers livres que Sherlock lui avait montré avant de devoir dispenser encore une fois le cours de génétique. Il soupira alors que sa main traînait sur la clenche de la porte. Il appréhendait car il ne doutait pas une seule seconde que Sherlock ne soit encore une fois au premier rang. Il ne savait pas pourquoi il était autant stressé, Sherlock était son élève ce n'était pas à lui de lui apprendre à diriger son cours. Il avait lui-même réussi avec facilité à enseigner les matières de médecine, il s'y était senti libre, sans aucun stress ça avait été plaisant contrairement à l'amphithéâtre de Génétique.
John prit son courage à deux mains avant de rentrer dans la salle. Ses yeux cherchèrent immédiatement le brun au premier rang, il y était, évidemment. Il inspira doucement avant de commencer son cours :
- Donc nous avons vu, lundi les méthodes afin de prélever les échantillons, nous allons voir très rapidement aujourd'hui comment les traiter.
John s'éclaircit la gorge légèrement mal à l'aise en voyant du coin de l'œil Sherlock qui tapait doucement son crayon à papier contre ses lèvres.
- Il y a plusieurs façons de les étudier selon la nature des échantillons. Pour tout ce qui est organique vous pouvez utiliser le microscope, les sondes ou encore...
John s'interrompit en voyant Sherlock le fixer en tapant ses doigts contre la table. Il arrivait pas a se concentrer.
- ou encore...
- Ennuyeux.
John ne put s'empêcher de se crisper sur ses notes tandis que Sherlock se levait en empaquetant ses affaires.
John s'éclaircissait la voix une nouvelle fois avant de continuer son cours.
Lorsque la sonnerie retentit, John sortit de la salle pour se diriger vers la cafétéria pour prendre un thé et se détendre doucement. Arrivé à la table où il s'asseyait tout les jours avec ses collègues, se trouvait Sherlock qui l'observait en fronçant ses sourcils, ses jambes étendus devant lui et les mains sous son menton. John décida de l'ignorer et de se mettre sur la table d'a côté. Il ne fut pas surpris de voir l'élève se déplacer et s'assoir devant lui.
- Je suis plutôt déçu... Est-ce que vous avez lu les livres au moins ?
John crispa son point sur la hanse de sa tasse jusqu'à ce que ses jointures ne deviennent blanches. Il était plus que agacer par le jeune homme face à lui.
- Je sais pas quoi vous dire, commença t-il en essayant de garder sa voix le plus calme possible, vous vous permettez de me donner du travail, vous n'écoutez pas un mot de mon cours et vous en sortez dès que vous en avez l'occasion.
- Vous ne comprenez donc rien ? L'interrogea Sherlock en fronçant ses sourcils une fois de plus. Si je vous donne ces conseils c'est pour que vous ne soyez pas payé à lire des fiches inutiles et que vous soyez capables de corriger des copies plutôt que de n'être qu'une machine a QCM. Si je m'en vais c'est parce que vous n'êtes pas capable à ce jour d'être suffisamment intéressant pour que je perde mon temps. Je vous écoute donc mais vous êtes... Ennuyeux.
John vit rouge alors qu'il était choqué par ce que son élève osait lui dire. En effet il était important, autant pour sa carrière que pour l'avenir de ses étudiants, qu'il comprenne de quoi il parlait : d'ailleurs il avait beaucoup apprécié le fait que le jeune homme lui conseille des livres... John eut envie d'étrangler le brun, il y avait une différence entre l'aider en le guidant sur un choix de lecture, et le fait d'être un abominable idiot en ne le laissant même pas finir sa première phrase !
- Comment pouviez vous juger que je ne serais pas intéressant alors que je n'ai même pas fini mon introduction ?
Sherlock haussa les sourcils en tapant doucement de ses longs doigts sur la table.
- Vous hésitiez, vous aviez besoin de vos notes afin de vous rappeler de votre intro ! Comment pouvez vous croire intéresser le moindre élève si vous n'êtes même pas capable de vous souvenir d'une introduction ? Je paris que vous n'avez pas retenu un seul mot des livres que vous avez lu.
- Ah oui ? Testez moi.
Sherlock eut un léger sourire sur ses lèvres, ses yeux clairs prenant une teinte amusée. John, lui regrettait d'avoir utiliser ces mots. Qu'est-ce qui a bien pu le prendre ?
- Bien, commença l'élève en scannant le professeur du regard, A.D.N c'est quoi ?
John soupira en voyant la simplicité de la question, il avait quand même fait des études de médecine, il n'était pas complètement idiot.
- Acide désoxyribonucléique, il est de deux hélices composé de nucléotides fonctionnant par paires : Adénine avec la Thymine, La Cytosine avec la Guanine. L'ADN est comme un code et il défini chaque être vivant et certains virus.
- Bien, l'ARN ?
- On parle de la transcription de l'ARN pour parler des gènes qui composent l'ADN. Il y a l'ARN non codant ou l'ARN codant qui sont traduits en protéines par des ribosomes.
Sherlock semblait être d'accord avec son discours. Il eut un léger sourire en le désignant de son index.
- Les allèles, comment les allèles peuvent déterminer une caractéristique ? Donnez moi un exemple.
- Il y a plusieurs allèles sur chaque chromosome. Si nous prenons par exemple... les mouches, certaines ont des ailes rondes, d'autre plus allongé. Si l'allèle dominant est celui des ailes rondes, alors lorsqu'on marie une mouche aile ronde à une aile allongé, tout les enfants seront porteur ailes allongés tout en étant à ailes courtes. Les allèles peuvent donc être dominant ou récessif, les dominants s'exprimeront quoi qu'il arrive tandis que les récessifs, il faut une paire d'allèle pour que cela s'exprime.
- Sauf ?
John crispa sa mâchoire tandis qu'il commençait à en avoir franchement marre de son élève. Il siffla donc entre ses dents :
- Sauf sur le chromosome Y ou X seulement chez les hommes, car le Y n'est pas considéré comme une paire avec le X. Donc les allèles comme par exemple, celui du Daltonisme qui est récessif s'exprimeront. Donc un homme ayant un chromosome X daltonien, sera forcément daltonien.
Sherlock continua à lui poser des dizaines et des dizaines de questions jusqu'à ce qu'il n'arrive plus à répondre. Excédé, il finit sa tasse avant de se lever et de partir. Il eut envie d'étrangler Sherlock lorsqu'il entendit sa voix qui le suivait :
- Je fais ça pour que vous ne perdez pas votre temps dans cet amphi, c'est à vous de me prouver votre valeur et que votre place est bien ici.
- J'ai rien à prouver, je suis votre professeur ! Siffla John en se retournant vers son élève au détour d'un couloir.
- Pour l'instant vous n'êtes qu'un médecin militaire mis à la retraite à cause d'une blessure dû à une balle à l'épaule. Lorsque vous m'apprendrez quelque chose ou tout du moins lorsque vous aurez titiller ma curiosité, je vous considérerais comme mon professeur, Docteur Watson.
John le dévisagea en ne comprenant pas. Sherlock était impassible, droit, son long manteau sur ses épaules frêles, le col remonté recouvert d'une échappé bleu marine. Il semblait plus âgé que ses 22 ans et très intelligent. John ne savait pas quoi penser de lui, il semblait s'inquiéter pour lui qu'il soit un mauvais professeur tout en étant exécrable.
- Vous êtes perplexe John Watson ?
- Ne m'appelez pas par mon prénom. Nous ne sommes pas amis, je suis votre professeur.
- Vous semblez réellement affecté par le fait que je puisse l'oublier.
John soupira alors qu'il s'en allait une nouvelle fois, il fut soulagé de ne pas être suivi par son élève cette fois.
Sa journée se termina sans soucis et il retourna à son petit appartement, faisant encore 20min de taxi pour y arriver. Cela faisait 5 jours qu'il avait commencé à l'université et il s'était rendu compte qu'il fallait absolument qu'il change d'appartement. Même si son loyer n'était pas cher, il payait tellement en taxi qu'il allait exploser son budget. Il avait rendez-vous le lendemain pour visiter un appartement au centre de Londres en colocation. La colocation ne le dérangeait pas tant que son colocataire ne le dérange pas trop dans son sommeil. Il regarda l'annonce une dernière fois :
« Location d'un appartement T3 : 2 chambres (dont une à l'étage), une cuisine aménagé. Le prix indiqué est tout compris. L'appartement est meublé. Le profil du colocataire parfait : un homme de préférence, calme qui apprécie le violon (tout du moins qui n'en est pas dérangé), qui apprécie de ne pas parler continuellement. »
John soupira en regardant l'adresse "221B Baker street" vivement le lendemain, 14h30. Il avait directement rendez vous avec son colocataire qui lui avait envoyé un message très court :
'Ma logeuse Madame Hudson ne sera pas là demain, je vous ferais donc visiter Monsieur Watson. - SH'
John fronça les sourcils "SH" il haussa les épaules en allant se coucher, toutes ses affaires trainant dans les cartons.
Le lendemain John héla un taxi dans la rue avant de lui indiquer :
- Baker street s'il vous plaît.
Arrivé il prit le heurtoir dans sa main afin de toquer, mais la porte s'ouvrit avant même qu'il n'ait le temps de le faire. Ses yeux tomba sur des pieds nus, remontant doucement jusqu'à voir des jambes nues, un peignoir qui resserrait la taille fine puis le cou blanc qui se terminait sur une tête où siégeait un demi-sourire et des yeux clairs amusés.
- Bonjour Monsieur Watson, je n'ai pas besoin de me présenter il me semble.
John soupira en se traitant d'idiot. "SH" évidemment, pourquoi avait-il voulu se leurrer en se disant que ce n'était qu'une horrible coïncidence.
- Je suppose que non en effet, William Holmes.
Sherlock se crispa en le faisant rentrer, refermant la porte derrière lui.
- Sherlock, Sherlock Holmes. Je serais intransigeant à ce propos.
John le suivit et tomba sur un appartement très encombré, assez poussiéreux. Il tourna son regard accusateur sur Sherlock qui haussa ses épaules. Il alla vers le fauteuil rouge qui siégeait au milieu du salon, près de l'âtre de la cheminée. Il prit son violon et commença à jouer.
John soupira en visitant seul l'appartement puisque visiblement son élève n'avait pas envie d'arrêter de jouer pour daigner lui montrer le chemin. Il rentra dans la cuisine qui était légèrement sale, puis se dirigea vers la première chambre, celle du rez de chaussée. Elle était spacieuse avec un grand lit, des draps bordeaux éparpillés sur tout le matelas. Il semblait évident que ce n'était pas sa chambre, ou alors on n'avait pas fait le lit depuis un petit moment. Les draps étaient emmêlés dans un mélo quasi artistique, on pouvait voir l'emprunte d'un corps sur le lit et sur l'oreiller, la forme d'une tête. Non cela ne devait définitivement pas être sa chambre. John était tellement en train de contempler la salle qu'il ne remarqua pas que le violon s'était arrêté.
- C'est ma chambre, chuchota Sherlock au dessus de l'épaule droite de John.
Il sursauta en se retournant vers Sherlock, déglutissant en tombant quasiment sur le torse de son élève. Il avait honte d'être tellement petit, le sommet de son crâne étant à la hauteur du menton de son vis-à-vis.
Il recula en opinant se dirigeant vers les escaliers pour découvrir sa chambre où siégeait un lit double avec des draps bleu. La chambre venait d'être dépoussiérée, elle était très propre, les meubles bien agencés et vidés. John grimaça avant de se retourner et voir dans l'embrasure de la porte Sherlock qui le regardait en croisant les bras :
- Alors ? Le prix à quelque peu changé à la baisse, ça fera 100 livres de moins finalement.
John haussa les sourcils et lui demanda pourquoi.
- La logeuse avait un mari qui traînait dans de mauvaises affaires, je lui ai fournis les preuves pour qu'il puisse être reconnu coupable. Elle me baisse donc le loyer pour me remercier.
John l'observa surpris. Rigolait-il ? Non il semblait très sérieux. Dans tout les cas, payer seulement 350 livres pour un tel espace, il ne trouverait pas mieux même si cela signifiait vivre avec son élève. Tant que personne n'était au courant de cet arrangement, ça ne pourrait pas porter préjudice.
- Bien, je pense que je peux délivrer ma réponse, je suis très intéressé par cette colocation.
Il s'attendait que Sherlock lui dise qu'il y avait des conditions à leur arrangement. Mais Sherlock se contenta de lui dire qu'il pouvait emménager dès le soir même. John acquiesça en retournant à la porte d'entrée pour aller chercher ses affaires.
- Oh et John, n'oubliez pas les livres que je vous ai conseillé.
J'espère que cette petite suite vous a plu. Je suis navrée, elle est plus courte que ce que j'aurais souhaité. Malheureusement elle se terminait trop bien pour pouvoir écrire quelques lignes de plus... Je posterais donc une suite chaque dimanche ! :)
A dimanche pour la suite de "Boring Song"
TJSC
