Bonjour tout le monde, j'espère que vous allez bien. Je vous souhaite de bonnes fêtes. Je m'excuse pour le retard mais j'ai énormément de soucis. Par exemple : mon chat a uriné sur mon ordinateur donc j'ai perdu TOUS les chapitres que j'avais écris (dont les 6-7 chapitres d'avance de "Feel My pain" donc je suis profondément écœuré et je n'ai pas forcément envie de tout ré-écrire maintenant puisque j'essaie de trouver un moyen de récupérer les données du disque dur de mon ordinateur cassé). Donc ne soyez pas choqué que je mette plus de temps à écrire des suites mais malheureusement je n'ai pas trop le coeur à ça surtout pour les fictions où j'en avais écris avec énormément d'avance et que du coup... je me retrouve sans rien ! A devoir tout ré-écrire et me souvenir de ce que j'avais souhaité exprimer : re-visionner les épisodes en arrêtant chaque secondes etc... donc un travail long, fastidieux c'est pourquoi j'espère pouvoir récupérer mes données pour ne pas à avoir à tout recommencé. En tout cas je vous retrouver pour "Boring Song" qui je l'espère vous plait toujours ! Milles bisous.


John soupira en se passant la main sur la nuque. Son étudiant était insupportable. Ils ne s'étaient pas adressés la parole depuis la veille au soir mais Sherlock passait son temps à l'observer du coin de l'œil en jouant de son violon, sifflant entre ses dents dès qu'il ne voyait pas son professeur plongé dans un livre de Génétique. Cependant, le jeune homme avait de bonnes intentions et il les montrait, car dès qu'il voyait son professeur froncer les sourcils à propos d'un sujet plus compliqué, il n'hésitait pas à passer derrière lui pour lui expliquer ce qu'il n'arrivait pas à comprendre. Mais cela mettait John horriblement mal à l'aise, il avait l'impression qu'il ne méritait pas sa place de professeur et qu'à la place de le payer pour dispenser les cours de Génétique, l'école devrait investir sur le jeune étudiant à ses côtés. C'était frustrant ! Car John n'appréciait pas le ton condescendant de Sherlock lorsqu'il l'appelait "Docteur" au lieu de Professeur pour montrer à quel point il ne méritait pas son titre. Hors John était un excellent professeur de médecine. Ce n'était pas de SA faute si on l'avait obligé à faire Génétique.

Alors John était resté jusqu'à tard dans la matinée, en ce début de dimanche, pour éviter de croiser son étudiant. Mais il savait qu'il ne pouvait pas lézarder dans sa chambre éternellement, son ventre commençant à gronder sourdement. John soupira, ajusta le peignoir sur ses hanches avant de descendre les escaliers grinçantes. Il se faufila jusqu'à la cuisine, ravi de n'y trouver personne. Il commença à préparer un repas pour deux - se disant que si Sherlock arrivait il pourrait manger directement ou que tout du moins il aurait sa part quand il daignera faire acte de présence. Il fut surpris d'être tiré de son activité par un grand claquement de porte d'entrée puis un lourd soupire fatigué suivi d'une cacophonie de sons grinçants de corde de violon martyrisé. John passa sa tête pour observer ce qui pouvait bien se passer dans le salon, avisant le corps avachit sur le sofa, les mains blanches aux doigts longs faisant sortir ces bruits déchirants au magnifique instrument, il décida de s'éclaircir la gorge faisant sursauter le brun.

- Je t'avais oublié ! s'exclama Sherlock en arrêtant de pincer ses cordes.

- Comment ? Depuis quand on se tutoie ?

- Depuis qu'un certain médecin militaire à la retraite a déposé ses valises dans la chambre juste au dessus de la mienne, déclara Sherlock en se levant de son trône pour se diriger vers la cuisine. J'espère que tu n'es pas en train de cuisiner pour moi... Je ne mange pas.

John se renfrogna en se rendant compte qu'il avait été ridicule d'avoir souhaité faire le repas pour un con condescendent. Il décida donc de mentir.

- Non, ce n'est que pour moi.

Sherlock leva un sourcil, penchant sa tête sur le côté avant de grimacer avec un air désapprobateur.

- John, John, John... Si tu manges tout ça tu n'auras plus besoin de canne, on pourra te rouler.

Le professeur crispa sa mâchoire en fusillant son élève du regard. Il eut un sourire diabolique, le son de sa voix trahissant le plaisir sadique qu'il eut à prononcer ces mots :

- William, William, William, occupes toi de tes affaires avant que je ne te pénalise sur ton prochain examen.

Sherlock se crispa en entendant son nom. Il leva son index pour le poser contre le torse de son aîné, le menaçant.

- Que ce nom ne soit plus jamais prononcé ici. Vous êtes chez moi ! J'ai payé le loyer de ce mois-ci donc jusqu'au mois prochain vous êtes ici mon invité ! De plus, essayez donc de me pénaliser à la fac pour quelque chose qui se passe entre ces quatre murs et je vous ferais virer.

- On revient donc au vouvoiement ?

Ce fut la seule phrase que John pu prononcer en voyant la colère de Sherlock transparaître dans chacun de ses traits. Il ne comprenait vraiment pas ce que le jeune homme détestait dans son nom. Il décida de ne pas creuser l'affaire, se sentant un peu penaud d'avoir causer autant de colère. Il avait été lui-même furieux, mais il était ridicule de faire payer le jeune homme face à lui car vraisemblablement, de ce qu'il en avait comprit, Sherlock Holmes était un étudiant qui avait toujours été vu seul, insulté et rejeté par ses pairs. Peut-être que le jeune homme croyait qu'une relation normale était basés sur la rage, la peur, la déception et la haine. Alors l'aîné essaya de se calmer pour montrer à son désormais colocataire, qu'il y avait des possibilités autres et qu'il était tout à fait normal d'éprouver de la sympathie pour d'autres être-humains.

- Et si nous reprenions à zéro ? concéda le professeur en finissant de cuisiner. Je m'appelle John Watson, je vais avoir trente ans, je suis professeur de médecine et j'ai emménagé à Londres il y a peu de temps après un service militaire volontaire de cinq ans en Afghanistan. Heureux de te rencontrer.

Sherlock leva un sourcil avant se tourner le dos à son professeur.

- Ridicule, dit-il simplement en reprenant son violon.

John pu soupirer de soulagement en entendant une mélodie harmonieuse résonner à ses oreilles. Il mangea donc dans le calme, seul. Il décida de mettre dans un Tupperware le reste du plat qu'il avait préparé pour le mettre au frigo au cas où son étudiant décidait de manger, finalement. Cependant lorsqu'il ouvrit le frigidaire, John ne put empêcher un cri aigu s'échapper de sa gorge. Là, au beau milieu du frigo, sur une grande assiette, traînait une tête humaine.

En entendant le cri de son professeur, Sherlock s'était attendu à la dispute qui allait suivre. Il ne fut pas déçu. Il dû argumenter sur l'importance de ses études avant de tomber sur un arrangement. La tête pouvait rester là encore 24h le temps qu'il termine son expérience, puis elle dégageait rapidement de l'appartement. Et Sherlock devrait laver entièrement le frigo. Le jeune homme accepta en se disant mentalement que son professeur ne verrait plus la tête d'ici 24h mais qu'il pouvait toujours aller se faire voir chez les Grecs avant qu'il ne le lave le frigo.

John sortit se détendre à l'air libre pour éviter de ne croiser son étudiant impertinent. Il avait bien remarqué à l'allure de celui-ci que ce n'était pas quelqu'un qui passait son temps à flâner dans les rues, ainsi il savait très bien qu'il ne le croiserait pas à marcher calmement autour de son nouveau quartier. Il avait besoin de se dégourdir les jambes et l'esprit, claudiquant difficilement. Il était ennuyé car sa jambe semblait plus légère qu'à l'accoutumé. Non pas qu'il n'était pas ravi que son trouble psychosomatique puisse s'en aller, mais il avait l'impression que cela n'était pas étranger à un certain adolescent agaçant à qui il ne souhaitait pas être redevable. Mais étrangement, John se rendit compte que c'était bien Sherlock et son don pour l'exaspérer qui lui faisait oublier les souvenirs douloureux de la guerre toujours encré sous ses paupières.

John ne fit qu'un rapide tour, se rendant compte que l'après-midi touchait à sa fin. Il monta aussi rapidement qu'il le put les dix-sept marches le menant jusqu'à la porte de son salon avant de faire grincer la porte sur ses gongs. John resta interdit alors que ses yeux s'écarquillaient sur la forme avachis - ou plutôt écroulé - qui semblait pendre dangereusement en dehors du sofa. Sherlock, les boucles brunes emmêlés dans un capharnaüm séduisant, dormait profondément à en juger par les légers mouvements de paupières indiquant la phase du sommeil paradoxale, son corps blême étant à peine caché par un draps blanc. Le draps en question ne recouvrait qu'une partie de ses hanches, dévoilant tout de même l'aine nu. John déglutit en se disant que son colocataire était complètement nu, sur le canapé du salon alors que John pouvait arriver à tout moment. Le professeur déglutit difficilement en décidant de refermer violemment la porte derrière lui, espérant réveiller son étudiant pour lui remonter les bretelles sur la question de la pudeur. Cependant, alors qu'il ouvrait la bouche pour expliquer vaillamment les codes de la société, John Watson, médecin de profession ainsi que professeur de médecine et génétique, resta la bouche grande ouverte, ses yeux ne pouvant s'empêcher de descendre le long du ventre pâle puis plus bas encore, jusqu'à arriver à la zone qui avait été précédemment couvert d'un draps.

Sherlock s'était levé brusquement en sursaut en entendant la porte, ayant subitement oublié où il se trouvait et dans quelle condition exacte se trouvait-il. Il aperçut l'air ahuri de son professeur se demandant vaguement pourquoi l'homme réagissait ainsi, en prenant peu à peu une teinte cramoisie. Sherlock haussa des épaules avant de se pencher pour prendre le draps à ses pieds qu'il avait conscience d'avoir laissé tombé, commençant à se draper à l'intérieur tel un empereur romain. Puis son cerveau ensommeillé tilta. Sherlock prit une moue désapprobatrice en se rallongeant dans le sofa.

- Docteur John Watson, seriez vous prude ?

La voix taquine exaspéra au plus haut point le professeur qui s'interrogea sur le fait qu'il pouvait tout aussi bien retourner dehors pour essayer de chasser de son esprit le corps nu que ses yeux avaient eu l'envie subite de découvrir. John grimaça en s'asseyant sur son fauteuil. Il ne pouvait tout simplement descendre et s'enfuir. De un, parce que Sherlock comprendrait que c'est une fuite et il ne pouvait pas montrer une quelconque faiblesse à son élève, mais aussi de deux, parce qu'il ne savait pas ce qu'il pourrait trouver de plus gênant qu'un Sherlock Holmes complètement nu dans son appartement, la prochaine fois qu'il remonterait. Alors John resta ancré dans son fauteuil, les mains légèrement tremblantes, les ongles plongés dans les accoudoirs afin de se donner une constance.

- Je ne suis pas prude, mais j'apprécie les règles de la bienséance, notamment celle sur le fait de ne pas se balader complètement nu dans un appartement dans lequel on ne vit pas seul.

- Au diable la bienséance, commença le plus jeune avec un sourire narquois, je ne me promenais pas nu, je dormais sur mon canapé vêtu d'un draps.

John leva les yeux au ciel pour montrer sa désapprobation face à l'importance de ce léger détail. Il grimaça.

- Il n'est juste pas correct de se retrouver quasiment nu, John insista sur le quasiment, alors que l'on sait pertinemment que son colocataire va revenir d'une minute à l'autre.

- Je ne le savais pas pertinemment, j'en avais même complètement oublié votre existence.

John grimaça de plus belle, légèrement vexé.

- Ne le prenez pas mal, commença le plus jeune en se passant l'index sur son arc de cupidon, j'oublie généralement la présence de toutes personnes qui m'entourent.

John ne put pas expliquer pourquoi cela l'avait rassuré. Peut-être n'aimait-il pas l'idée qu'on puisse l'ignorer et oublier sa présence spécifiquement. Car l'ignorance était bien plus exécrable que la plus forte des haines.

- Enfin, reprit son élève, j'espère que votre petite marche vous a revigoré et que vous êtes prêt pour demain. Je compte sur vous pour vous rappeler de votre introduction, au moins.

- Occupez vous de ce qui vous regarde, commenta l'aîné en pinçant les lèvres.

- Bien, entendu.

Sherlock s'était levé en abandonnant le draps sur le sofa. Il se dirigea vers la salle de bain, se tournant à mi-chemin pour regarder son professeur dans les yeux, remarquant avec une certaine joie le rouge de l'aîné sur ses joues. Il eut un sourire narquois de nouveau, sachant pertinemment que l'homme n'avait pu s'empêcher de détailler les lignes de son dos et de ses fesses. Il fit un clin d'œil à son professeur avant de finir son chemin et se retrouver dans la salle de bain où il pu apprécier un très long bain où il pouvait se plonger dans son palais mental.

John, lui, se demanda ce que cette scène étrange voulait dire. Il s'ébroua avant de se lever et de se diriger dans sa chambre avec une rapidité qu'il ne se souvenait pas avoir possédé un jour. Il grimaça en se rendant compte à l'étage, que sa canne était resté au rez-de-chaussée. Il avait complètement oublié sa canne et sa jambe dans la précipitation de mettre le maximum de distance possible entre ces maudites fesses et le pauvre esprit torturé du professeur. Il s'était rendu compte de sa bisexualité il y a peu, il avait donc encore du mal à accepter l'attirance physique qu'il pouvait ressentir pour certain hommes, se jurant mentalement qu'en réalité, il n'en appréciait pas les courbes. Cependant, en vue de l'érection douloureuse qui grandissait et déformait son pantalon, le professeur ne put s'empêcher de constater que son attrait pour les formes masculines de Sherlock n'était pas le fruit du hasard, se confrontant donc une fois de plus à sa sexualité.

John décida d'ignorer l'érection pour travailler sur les livres que son étudiant lui avait conseillé. Il en était déjà à la moitié du quatrième livres. Il en aurait bientôt fini. Et le lendemain était un nouveau jour où John espérait ne pas entendre de nouveau l'ennui de son élève.


J'espère que cela vous a plu ! Je sais que c'est un peu court comme chapitre, j'essaierais de me rattraper ;)

TJSC