Chapitre 1
Ou comment se sortir de prison
Il faisait encore sombre dehors, Canada ouvrit péniblement les yeux, le réveil néoneux affichait trois et demi du matin. Il tâtonna à la recherche de interrupteur de la lampe de chevet, il remit difficilement ses lunettes sur son nez et consentit à décrocher.
-Allo ? Articula-t-il péniblement.
-Euh ..Allo ? Ouais, grommela une voix à l'autre bout du combiné, le son n'était pas très bon. Euh, salut ? Tu me connais pas je crois mais ... Tu vois .. Je suis avec France et Espagne ..
Canada fronça les sourcils, France ? Il aurait du raccrocher rien qu'à ce nom là. Et cette voix ..
-Qu'est ce qui se passe ? Souffla Canada, parvenant difficilement à suivre le débit de parole de son interlocuteur.
-Bah euh on est à la frontière ... Quelque part dans le Montana je crois ... Et ...Euh, bah ... Tu peux nous sortir de prison ?
-Pardon ?
Quelque heures, et une demi-tonne de soucis et de formalités plus tard, Canada était parvenu à ramener France, Espagne et .. Prusse chez lui. Les deux crétins, nettement moins résistant à l'alcool que leurs homologue germanique, dormaient sur le canapé dans une position confortable uniquement au stade "ivrogne". Tandis que Prusse et Canada, installer dans les fauteuils près de l'âtre, laissaient peser un silence gêné.
-Je... Je suis désolée pour le bordel, commença Prusse. Mais comme on était pas loin et que t'étais le dernier numéros composé dans le téléphone de Francis ...
-Je comprend, le coupa Canada. Je suppose que Amérique ne vous a pas répondu ?
Prusse secoua la tête, il ne se sentait pas spécialement coupable, bien qu'il soit grandement responsable de l'état d'ivresse de ses deux amis, mais le regard sévère de son hôte le mettait mal à l'aise. Il se tortilla sur son siège cherchant une excuse plus valable pour échapper au regard accusateur mais après de longues minutes de silence insoutenable, Canada finit par souprirer et son visage s'adoucit.
-Je suppose que tu n'étais pas en état de temps souvenirs de toute façon, murmura Canada. Prusse releva la tête mais ne semblait pas avoir entendu, le blond enchaîna. Pourquoi vous vous êtes fait arrêter ?
Maintenant qu'il ne tenait plus cet air sévère sur son visage, il était bien plus difficile de regarder Prusse en face. Lui au contraire semblait soudainement tout à fait à l'aise, il étira un large sourire provocateur sur ses lèvres, rappelant ce lui qu'il avait eu ce soir-là...
-Disons que, pour les flics du Montana c'est condamnable de vouloir faire monter un lama dans un ascenseur. Dans un centre commercial. (Il marque une pause) A deux heure du matin, concéda-t-il finalement.
-Mais ..Mais pourquoi ? Demanda Canada effaré.
-Et pourquoi pas ? Susurra Prusse.
Canada ne put s'empêcher de rire devant l'air aguicheur de Prusse, comment pouvait il avoir de si mauvaise idée ? Il se demanda même brièvement comment il pouvait l'avoir laisser rentrer chez lui.
-C'est bizarre, ajouta Prusse en appuyant son menton contre ses mains jointent. J'ai l'impression de t'avoir jamais vu pourtant l'ONU j'y vais souvent...
Canada eu un sourire un peu triste, qui n'échappa pas à son interlocuteur.
-Eh bien, commença-t-il doucement. Je suis parfois un peu invisible..
-C'est génial ! S'écria Prusse persuader d'avoir affaire à un détenteur de super pouvoir.
Canada souleva un sourcil réprobateur et déclara d'une voix sèche :
-Quand je vais à l'aéroport, les portiques de sécurités ne me détecte pas.
Prusse explosa de rire si soudainement que France grogna dans le fond de la pièce.
-Nan sérieux ? Souffla-t-il.
-Et une fois Russie c'est assis sur moi, en croyant que la chaise était vide, ajouta plaintivement Canada.
-Ah là j'te plains, Russie est un arshloch comme on en voit rarement, grimaça Prusse, il détourna le regard et ses yeux se perdirent dans la contemplation des flammes de la cheminée.
Le blond n'osa pas insisté, une fois, Angleterre lui avait expliqué que les européens on leur propre problèmes, et ceux-là ne doivent pas traverser l'océan.
Lorsque Canada ouvrit les yeux à nouveau, le feu était éteint et la lumière du jour baignait la pièce. Il enleva brièvement ses lunettes pour se frotter les yeux, une couverture avait été étendue sur lui, il jeta un regard à Prusse, il bavait paisiblement dans son sommeil. Il se demanda combien de temps il avait veillé, seul devant la cheminée. Tout engourdi, il se leva péniblement du fauteuil et se traina vers la cuisine avec un dernier regard compatissant pour ses "invités" de fortune.
Absorbé par la confection de pancakes, il sursauta lorsque une voix retentit derrière lui.
-..Manger.. ? Bailla Prusse, une main sur la nuque.
-Oui, manger, sourit Canada. Si .. Si tu pouvais.., il déglutit, embarrassé de lui demander quelque chose dès le matin. Si tu pouvais aller réveiller les autres s'il te plaît ?
Mais Prusse ne faisait pas de manière, et Canada ne tarda pas à entendre un bruit sourd et des gémissements plaintifs. Il jeta un coup d'œil par la cuisine américaine, Prusse avait jeter ses deux amis du canapé et les secouaient avec son pied.
-Debout, les Nieder, kesesese !
Une quinzaine de minute après, ils étaient tout les quatre attablés devant une pile de pancake encore chaud.
France et Espagne avaient, ce qu'on appelait dans la langue de la diplomatie "la tête dans le cul", tandis que Prusse avait commencé une sorte de marathon du pancake, il les engloutissait littéralement, fascinant abstraitement Canada.
-Mathieu ! Susurrait lascivement France en dégustant les pancakes et en profitant pour s'accrocher un peu plus à son ancien protégé, tes pancakes sont presque aussi formidable que mes crêpes !
Prusse releva la tête et lança un drôle de regard à Canada.
-Matiu ? Répéta-t-il en fronçant les sourcils.
France explosa de rire en le pointant du doigt, près à se moquer de l'horrible accent germanique mais il fut rapidement calmé par un efficace jet de pancake brulant dans la face.
-Mathew si tu préfère, rougit Canada.
-Ravie de te connaître Mathie ! S'écria Prusse. Dans ce cas tu peux appeler le génial moi, Gilbert !
Canada acquiesça en silence, trop gêné par cette soudaine familiarité pour regarder Prusse en face, Espagne en profita lui envoyer une bourrade dans le dos et tenter un "T'en fais pas !" la bouche pleine de sirop d'érable et de pancake. Hum, peu convaincant.
France et Espagne appelèrent leurs dirigeants pour retrouver leurs pays respectifs tandis que Prusse dû emprunter de l'argent à Canada pour le retour, expliquant que si Allemagne s'apercevait de quoi que ce soit concernant les faits d'hier soir, il ne pourrait probablement plus jamais revoir la lumière du jour.
