Quelqu'un sonnait à la porte, France fronça les sourcils et délaissa son journal sur la table, Iggy avait il oublier quelque chose ? Cet invité surprise était un sacré excité pour s'acharner ainsi sur la sonnette.

-Voilà, voilà, grogna France. J'arrive !

Il ouvrit la porte et se retrouva nez à nez avec Prusse.

-Gil, mon ami ! Angleterre vient de partir, qu'est ce que tu …

-Salut, le coupa Prusse. J'ai fais escale chez toi en passant, je reviens de ..De chez Canada.

France lui jeta un regard surprit.

-Entre.

Ils s'assirent à la table du grand salon, France proposa du vin, s'octroyant d'office un grand verre en prévisions de ce qui allait se dire. Mais son ami préférait de la bière, naturellement.

-Chez Canada dis tu ?

-Ta bière est dégueulasse Francis.

-Chez mon petit protégé ? Insista France.

Prusse descendit à moitié sa bière, affalé sur la chaise, il eu un petit sourire.

-West m'a viré du coup je suis venu chez Mathie avec un peu de Scnhaps ..

France s'étrangla avec son vin l'obligeant à très élégamment tout recracher dans son verre.

-Le schnaps, hein ? Ça fait faire des bêtises ce genre de boissons.

-Oui, on peut dire qu'on a fait des bêtises.

Nouvelle salves de toussotements incrédules.

-Toi et Canada ? Tu rigole ? ...C'était comment ?

-Ouais bah pas vraiment génial, rougit Prusse.

-C'est pas comme ça que je l'ai élevé..

-Il s'est endormit, le coupa Prusse le visage enfouit dans les mains.

France eut beaucoup de mal à garder son sérieux.

-Oh ça va hein ! Explosa Prusse. Pourtant tu me connais ! Je suis performant ! Super performant même!

-Attend tu veux dire que vous étiez entrain de …, demanda France incrédule. Et il s'est endormit ?

-Pff, on en était juste au préliminaire, se rengorgea Prusse.

France eut essuya les larmes résultant de son fou rire hystérique et redevint sérieux, il planta ses yeux dans ceux de Prusse, le forçant à comprendre.

-Alors ?

Prusse se recula sur sa chaise et étendit ses muscles douloureux.

-Je sais pas Francis, sincèrement, je sais pas. Je veux pas être déçus.

-Oh arrête un peu, le Compromis Austro-hongrois c'était il y a plus de deux cent ans!

-Ouais, je sais, je sais bien tout ça ! Mais tu me connais Francis. J'ai peur de ce que je suis, je suis tellement vieux, j'ai fait tellement de chose et Mathew est tellement innocent...Je ne sais pas ce qui m'attire le plus chez lui ..

Il marqua une pause, France resta silencieux conscient du combat qui s'opérait dans le cœur de son ami.

-J'ai peur de lui faire du mal, reprit finalement Prusse. Je détruis tout ce que je touche.

Ils restèrent dans le silence pendant de longue minutes. France finit par soupirer et regarder son ami en face.

-N'ai pas peur d'aimer Gilbert, il lui tendit la main. Je ne te laisserais pas lui faire du mal.

Prusse saisit cette main qui pressa fermement la sienne.

-Merci, Francis.

Quelque minute après que son ami soit partie le téléphona sonna, et c'est sans surprise que France entendit retentir la voix de Canada à l'autre bout du fil.