L'horloge sonna minuit, Canada étira ses muscles douloureux et ferma le dossier qu'il était entrain d'étudier. Son bureau était jonché de feuille en désordre tant bien qu'il ne différenciait plus ce qu'il avait à faire de ce qu'il avait déjà fait. Il était exténuer en ce moment, l'hiver s'annonçait rude et cette entreprise de déneigement qui avait fait faillite... Il ne dormait plus bien depuis des semaines à causes de ses cauchemars, et lorsqu'il n'en faisait pas, ses rêves était peuplé d'albinos germaniques intrusifs.
Il descendit dans la cuisine et renonça à une énième tasse de café au profit d'une tisane et de quelque heure de sommeil tant attendu. Tragique ironie du sort la porte d'entrée tinta furieusement, et Canada avait déjà une petite idée sur l'identité de cet invité surprise.
Lorsqu'il ouvrit la porte, c'est sans surprise qu'il trouva Prusse appuyer contre l'embrasure de la porte.
-Quand tu disais que tu allait revenir me voir je ne pensais pas te voir de sitôt, dit Canada sans parvenir à cacher son sourire.
-Ça fait une semaine déjà, je suis en manque de pancakes ! S'écria Prusse en s'invitant à l'intérieur.
Mettant de côté la fatigue qui l'accablait il consentit à faire des pancakes, après tout Prusse avait fait quelques milliers de kilomètres pour en manger et le fait qu'il soit minuit ne devait pas constitué une excuse suffisante.
Il regardait Prusse se gaver sans comprendre ce qu'il trouvait à cet homme. Il était grossier, rude, méchant parfois, il lui attira toujours un tas de problème... Il croisa son regard et son cœur rata un battement. Rouge, comme le plus pur des saphir, comme le sang le plus frais. Canada sentit ses joues s'embraser brusquement et détourna le regard.
Ils s'installèrent sur le canapé près de l'âtre et observèrent le feu consumer la bûche qui crépitait doucement.
-Comment se portent tes cauchemars ? Commença Prusse.
-J-Je n'en fais plus tant que ça, mentit Canada. Et toi ?
-Je ne dors pas beaucoup tu sais …
Canada se leva et déplaça la bûche afin qu'elle n'étouffe pas le feu. Il sentait le regard de Prusse sur sa nuque comme un brasier plus brûlant que celui de l'âtre.
Il se tourna vers lui, ses yeux reflétaient les flammes, Canada ne le voyait pas bien dans la pénombre mais il lui semblait que son visage n'était plus si pâle.
-Ce n'est pas pour les pancakes que je suis venu, souffla-t-il enfin.
Il tendit la main. Canada hésita un instant, mais il ne pouvait plus se mentir à présent. Il poussa sur ses jambes douloureuse pour se mettre debout mais dans la seconde ou ses doigts entrèrent en contact avec la paume de Prusse, il fut projeter contre son torse.
Leurs lèvres se rencontrèrent presque douloureusement, les mains de Prusse glissèrent le long du dos de Canada et s'immiscèrent sous son pull avec agilité. Il sentit Canada frémir et tirer sur son t-shirt pour l'enlever avant de le jeter plus loin, pressant plus fort son corps contre le sien. Canada se sentait réellement bien dans ses bras, son amant descendit ses baisers dans son cou et il dut lutter contre la fatigue qui le submergeait vicieusement. Il tenta de parler, de s'expliquer, de l'avertir, mais ses mot s'engourdir dans sa gorge et malgré lui, il finit pas sombrer.
Lorsque que Prusse s'en rendit compte, il ne dit rien, il déposa Canada dans le fauteuil avec une prévenance crispée. Il remit les vêtements qui avait voler plus loin, rassembla rapidement ses affaire et sans dernier regard pour Canada, il claqua la porte.
L'hiver canadien était terrible mais pas tant que celui installer dans le cœur de Prusse, c'était une désillusion bien brutale que de constater que l'histoire ne fais que ce répéter.
Canda ne l'aimait pas, ou pas suffisament pour rester éveillé.
