Prusse venait d'ignorer sciemment Canada, ça le rendait malade mais d'un autre côté, il ne se sentait pas le courage de lui parler, il était encore trop en colère et il ne voulait pas déverser cette colère sur lui. Il sortit sur le balcon en espérant qu'il soit vide, raté. Amérique fumait une cigarette accoudé à la balustrade. Prusse tenta un salut mais la nation de lui répondit pas, ils ne s'étaient jamais beaucoup apprécié.

En plus d'un silence pesant, Prusse sentait une tensions mal contenue qui émanait de Amérique. C'est donc sans surprise qu'il accueillit la menace à peine voilé.

-T'approche pas de Mathew, grogna Amérique sans le regarder, il jeta sa cigarette et se dirigea vers la salle mais lorsqu'il passa à la hauteur de Prusse il planta ses yeux dans les siens. C'est la première et dernière fois que je te le dit.

Incapable de se contrôler, Prusse esquissa un sourire sarcastique.

-Fiou, heureusement que je peux pas le mettre enceinte, sinon tu serais tonton par trois fois déjà ..

Amérique le plaqua contre le mur et l'air s'échappa brutalement des poumons de Prusse. Il ne pouvait pas s'en empêcher.

-Répète pour voir, souffla Amérique, raide de colère.

Prusse se pencha vers lui et chuchota doucement à son oreille.

-Il est mignon quand il pleure ton frère, surtout vu de derrière ..

Le coup parti brutalement, heurtant son estomac de plein fouet. Prusse encaissa et repoussa son adversaire. La superpuissance américaine n'était pas un mythe, mais il n'était pas tout jeune non plus, il c'était déjà battu contre des hommes plus fort physiquement. Habile, il esquiva le deuxième coups et envoya son coude dans le nez de Amérique, un craque satisfaisant se fit entendre. Mais l'Américain n'était pas en reste, son point percuta les côtes de Prusse, brisant au moins deux d'entre elle. Mais c'était une rage qui n'avait rien avoir avec la superpuissance qui animait Prusse, c'est pour cela qu'il continuait de se battre, alors que son corps agonisait, qu'il continuait de frapper alors que ses poing ruisselait de sang .

Quelque chose le retint, on le ceinturait pour le tirer en arrière, c'était Espagne.

France apparut soudainement devant lui en tentant de le retenir, mais emporter par la rage il se débattait comme un fou furieux. France finit par le gifler. Prusse le regarda incrédule pendant instant, s'apprêtant à le réduire en charpie lorsque le français saisit son visage entre de doigt et le tira violemment ver la droite.

-Regarde ! Ordonna-t-il. Regarde ce que tu fais !

Russie et Angleterre tentaient de maîtriser Amérique. Et au centre se tenait Canada, blême, ravagé d'inquiétude et tremblant. La douche froide, Prusse se calma immédiatement et cessa de se débattre.

-Tu savais ! Hurla Amérique toisant France d'un regard ardent. Tu savais et t'as rien fais, je croyais que tu considérais Canada comme ton fils !

Il fut tirer tant bien que mal à l'intérieur et disparut. Prusse se laissa tomber à genoux les yeux encore rivé sur Canada.

-Je vais m'occuper de calmer notre hôte, murmura France en quittant le balcon, Espagne voulut en savoir plus mais France abattit sa main sur son épaule et l'entraîna à l'intérieur, les laissant seuls.

Un long silence gêné alourdit l'air frais de la nuit.

-Viens on va arranger ça, souffla finalement Canada en le prenant par le bras.

Ils traversèrent les couloirs sans un mot, Canada marchait devant, dos à Prusse, une main légère posé sur son bras comme si il avait peur qu'il s'enfuit. Mais il n'y avait plus où fuir à présent.

Ils entrèrent dans la chambre réservé à Prusse, Canada n'en avait pas, Autriche l'avait oublié.

Prusse s'assit sur le bord du lit et Canada fila chercher la trousse de secours, puis il s'agenouilla par terre face à Prusse et entreprit de lui bander les mains. Une infini douceur dans ses gestes, il se concentrait là dessus pour ne surtout pas à avoir à le regarder dans les yeux. Lorsqu'il eut presque finit, il sentit que le temps coulait entre ses doigts et qu'il ne lui dirait pas une fois de plus. Cette pensée était plus insupportable encore que la honte.

-Gil, souffla-t-il mais soudain les mots lui manquait, il posa sa tête sur les genoux de Prusse et soupira doucement. Je suis désolée .. C'est juste que.. tu débarque toujours à des heures pas possibles... A-alors je dors peu … et ...et …

Après un instant d'hésitation une main vint caresser ses cheveux, Canada releva la tête, Prusse regardait ailleurs, embarrassé.

Canada finit par sourire et posa sa main sur la joue embrasé de Prusse, ils échangèrent un regard avant de finir tout les deux sur le tapis.

-On ne peut pas faire ça ici et maintenant, souffla Prusse mais devant la moue déçue de Canada, il ajouta : mais laisse moi réserver.

Il planta un langoureux suçon dans le cou de Canada, sentant son bassin se presser contre le sien et des mains légères glisser sur le bas de son dos. Prusse se remis à contre cœur sur ses pieds et ouvrit la porte en passant sa main dans ses cheveux.

-Faut que je m'excuse auprès de Fridrich et … On reparlera de ton frère plus tard, grimaça la nation dissolu.

Il lança un clin d'œil à Canada et s'éloigna dans le couloir.

Lorsque Prusse revint, las des sermons de Autriche, il eut la délicieuse surprise de trouver Canada, endormit sous les couvertures. Il se glissa délicatement à côté de lui pour ne pas le réveiller, mais dès qu'il rabattit les draps sur eux, Canada vint se lover contre lui. Il sentit son souffle chaud courir le long de son cou et ses lèvres frôler les siennes. Les mains de Canada vinrent explorer les dessous du t-shirt de Prusse et ne tardèrent pas à se débarrasser de l'objet superflu. Prusse roula sur le côté sur plombant le canadien, le délestant à son tour des vêtements devenu inutiles, son vieux collier en formes de croix seul marquait la distance qui les séparait. Il pressa ses lèvres contre son corps laissant par endroit légères traces de morsures fugaces. Lorsqu'il fut sûr de n'avoir oublier aucunes parcelles de son corps, Prusse leva les yeux vers Canada.

-Tu ne compte pas me refaire le même coup j'espère ?

Canada sourit doucement, enleva ses lunettes et les posa délicatement sur la table de chevet. Le regard planté dans celui de Prusse, il se coula le long de son torse et administra un baiser brûlant à son amant.


C'est la fin de cette aventure pour ce ship un peu inconnu d'Hetalia ! Je vous remercie d'avoir lu cette fanfic jusqu'au en espérant qu'elle vous aura plû !

Je vous avoue que c'est un truc qui fermente depuis un moment sur mon ordinateur et que je trouve finalement le temps de posté, même si je vous avoue j'ai bien galéré ! Ce site est très complexe d'utilisation pour une pauvre créature désorganisé comme moi. ywy Toute fois je suis contente de pouvoir partagé un de mes premiers travaux de longues haleines avec vous. *^*

Une lamaesque journée chez vous !