Bonsoir à toutes et tous, second chapitre de cette fic avec laquelle j'ai le plaisir d'écrire sur un personnage que j'affectionne particulièrement et qui réunit nombre de lecteurs. Juvia... Je ne vais pas disserter sur elle, toute ma vision de Juvia est dans la fiction, j'espère que l'évolution de l'histoire vous plaira,

un grand merci à Monkey-D-Lexie, Lou Celestial (début d'une belle aventure ;) et ma cousine Juvienne... Namuria X) qui a été aussi plaisante que pertinente sur le fond comme la forme de cette fic particulière.

Bonne lecture à vous, que vos frissons soient de plaisir !


WRECKING DOLL


CHAPITRE 2

Encens


Noir total, et seul les élans amers de l'eau rythmait le sommeil placide de la jeune fille, adossée contre le bois mort, lasse telle une algue désenchantée. Sel de la terre dans ses mains, plongées dans le sable froid. Elle pouvait sentir chaque grain glisser, entraîner un autre, commencer une farandole apaisante et sifflante entre ses ongles.

Quand elle prit conscience de son état mi-endormi, mi-conscient, elle commença machinalement à malaxer les sablions.

Autant d'âme en peine…Se dit-elle, sans vraiment comprendre ce qui traversait son esprit.

Autant de petits cœurs las. Alors qu'elle commençait à prendre une sorte d'étrange… plaisir, est-ce bien ça – ou plutôt tendre habitude – à la situation, quelque chose se modifia dans la lueur autour. Même avec ses yeux fermés, Juvia avait pu sentir que la lune s'était montrée, comme révélée soudainement de derrière une nappe d'épais nuages nocturnes. Et… une douce chaleur s'était mit à titiller le visage endormi de Juvia.

Elle ouvrit les yeux, et put sentir tout près d'elle la respiration, calme, apaisée de quelqu'un, juste là, à quelques pas.

Ce n'était pas le sifflement aigu et monotone de G… il s'agissait d'un souffle uni et mielleux. Quelque chose qui allait au-delà… de la pureté.

Pureté…

Quand Juvia aperçut enfin la personne, en face d'elle, debout sur de petites et fines jambes, elle resta les yeux grands ouverts, happée par le visage d'une femme, visiblement aussi jeune qu'elle.

« Madame… ? Vous allez bien ? »

En écoutant la voix, l'esprit de Juvia fut de nouveau frappé, comme s'il elle entendait véritablement pour la toute première fois. Et le son qui sortait de cette bouche... Il y avait dans cette bouche une substance magique, ce n'était pas croyable… Pourquoi tremblait-elle tant en écoutant cette voix ?

« Juv… » Elle tenta de se lever, mais elle sentit son corps lourd et empâtée refuser tout mouvement. « Juvia ne peut se lever… »

La jeune femme sourit. Juvia arrêta aussitôt ses gestes maladroits et contempla la magnifique pâleur de la jeune fille en face d'elle, dont les flans était passé tendrement sous l'ébauche d'un rayon de lune. Elle avait des cheveux incroyablement beaux, assez courts, aussi métalliques et argentés, aussi bombés que la lune elle-même. Juvia restait interdite. Ses yeux ne pouvaient se détacher de cette sorte… d'apparition oui, il n'y avait pas d'autre mot.

« Vous avez besoin d'aide peut-être… » Murmura la femme, passant timidement une main dans une de ses mèches pour l'écarter de son front.

Puis Juvia sentit les mains chaudes de la femme effleurer, rien qu'un instant ses épaules endolories. Toutes deux tressaillirent à ce contact.

Électrique.

« Mais… vous êtes gelée ! » Lâcha l'apparition, éloignant de surprise ses deux mains, de quelques centimètres.

Juvia, elle, palissait encore lus à vue d'œil, comme troublée par cette présence bien trop chaleureuse tout près d'elle.

« Juvia… est désolée… »

« Depuis combien de temps vous êtes là ? » Devant le silence embarrassé que sa question avait entraîné, la jeune femme sourit légèrement. « Madame… Vous me comprenez ? Comment vous vous appelez ? »

« Juvia… »

Il y eut un nouveau silence la fille de la lune semblait réfléchir. Elle passa un coup d'œil rapide sur les habits de Juvia, en piteux états, sur le visage affecté par la fatigue et la douleur de cette épave échouée au rivage :

« Vous avez dû avoir une mauvaise chute, venez avec moi… »

Poussière lunatique.

Juvia perdit un moment toute conscience et s'évanouit entre les mains chaleureuses de la jeune femme. Une onde bleutée traversa son champ de vision puis un nouveau vide noir absolu, par moment entrecoupé par de petits auréoles blanches, comme si le visage de l'ange' qui l'avait trouvé lui revenaient.


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Fumigène…

Une flamme bleue ronronnait dans un coin de la pièce. Il faisait définitivement chaud, assez pour sentir quelques gouttes perler dans le dos. Juvia était allongé sur quelque chose de très doux, et gonflé, elle pourrait presque sentir que son corps pouvait se faire aspirer par le tissu si elle bougeait trop.

« Aie ! »

Ses yeux s'ouvrirent d'avantage. Elle put reconnaître la voix doucereuse de la fille qui semblait être dans une pièce attenante. Quelques fumées étranges s'élevaient lentement au plafond.

Juvia voulut se redresser, mais elle entendit des pas venir vers elle : la jeune femme revenait. Elle tenait une tasse blanche dans sa main. Une autre brume embua sa vision, fine et agréable. Alors que la jeune femme posait la tasse sur une petite table au pied du canapé où se trouvait Juvia, elle manqua de chuter et renversa un peu du liquide sombre sur le tapis plus bas.

« Aie ! Mince… » Lâcha-t-elle à mis voix, avant de finalement reposer la tasse, essuyant quelques larmes sur le côté de l'anse. « Ça devrait te réchauffer, bois ! »

« Ju… Juvia vous remercie… » Dit machinalement la rescapée, parvenant à distinguer la tasse près d'elle.

La jeune femme eut soudain un rire cristallin. Elle ferma les yeux pour pleinement se libérer, comme si ce que Juvia venait de dire était hilarant. Cette dernière, toujours allongée, restait interdite, médusée :

« Ha… Mais pourqoi est-ce que tu parles de toi à la troisième personne… ? Personne ne fait ça… » Finit-elle par dire, essuyant une petit goutte sur le coin de son œil.

« Ju… Juvia a toujours parlé ainsi… »

« Vraiment ? » L'autre femme fit une longue pause, regardant la tasse lentement perdre de sa chaleur et embaumer le visage de Juvia. « C'est vraiment étrange… »

Pas de réponse.

« Tu as l'air complètement… perdue… »

Yukino venait de murmurer ses mots, plus ou moins consciemment.


Juvia se sentait bien ici, elle n'avait plus froid, son cœur était apparemment maintenu à un rythme régulier. L'endroit inspirait confiance. Et surtout… le sourire de son hôte la revigorait.

« Au fait… mon prénom est Yukino. »

« Yu… Yu…ki… » Juvia murmura le nom plusieurs fois, perdue. « Juvia est enchantée… »

« Mais… moi de même. » Yukino s'accroupit en face d'elle et regarda avec intérêt ce corps qui semblait lentement reprendre vie. « Tu sais ce qui t'es arrivé au juste ? »

La question laissa un long silence se propager dans la pièce, Juvia semblait en proie à une grande frustration, son visage se contractait à mesure qu'elle tentait de faire des liens entre les images qui lui restaient :

« Non… Pas vraiment. »

« Tu veux dire que tu es sortie de la mer, comme ça ? Telle une déesse ? » Yukino sourit de plus belle.

Ces mots avaient une étrange connotation sur le moment, Juvia n'en était pas sûre, mais la femme devant elle semblait savoir quelque chose d'elle qu'elle ignorait.

Une déesse ?

« Non… Je n'en sais rien… » Répéta Juvia.

Leurs regards restèrent accrochés l'un à l'autre un bon moment, le temps que Juvia puisse voir dans les yeux de son hôte une lueur on ne peut plus captivante. Elle jurait y voir des formes précises, des couleurs qu'elle pourrait reconnaître.

« Tu n'as pas de famille ? Un ami, quelqu'un… ? »

« Juvia ne s'en souvient pas très bien… »

Yukino prit la petite tasse dans sa main et la porta à la bouche de Juvia, doucement, sans insister. Celle-ci comprit et ouvrit un peu la bouche et se redressa légèrement.

Le liquide était chaud, sucré, fort… enivrant. La douce fumée chatouillait les narines de la jeune fille. A ce moment, elle eut comme un flash et un fourmillement intense dans son nez, comme si quelque chose se remplissait. Puis c'était comme si toutes les odeurs revenaient lentement, elle put sentir ses cheveux mouillés coller à son front, ses mèches bleutés et leur relents de marée, elle retint un frisson. Puis l'odeur du thé vint, réconfortante, et une autre, plus lointaine, plus pénétrante…

Yukino arrêta de faire boire la rescapée, reposa la tasse sur la table avant de soupirer d'aise.

« Juvia sent quelque chose… de bon… »

« Ah… ? » Yukino se retourna, contemplant l'intérieur meublé avec toujours accroché à son visage, un petit sourire. « Ce doit être l'encens que je mets. »

« De l'encens ? »

Yukino acquiesça :

« Oui, j'en mets tous les soirs pour purifier l'air de la maison… Et j'aime ces odeurs là. Elles me rappellent… elles me rappellent mon père. »

Juvia baissa légèrement la tête.

Un père ?

Est-ce que… G… était son père ?

Il était vieux après tout, elle ne se souvenait que de lui…

« Juvia se souviens elle aussi… » Dit-elle en s'assaillant sur le canapé. Yukino s'empressa alors de la couvrir avec un grand voile blanc tandis qu'elle parlait de quelque chose de visiblement très lointain. « Juvia a un père… quelque part… »

Yukino ouvrit légèrement les yeux, intriguée :

« Tu retrouves la mémoire ? »

« … » Juvia semblait de nouveau perdue dans ses pensées. « Pas vraiment… Dites-moi en plus ! Peut-être que Juvia se rappellera de son histoire si vous racontez la votre ! »

« Je… » Yukino fut surprise de la présence d'esprit, et de la soudaine réactivité de cette fille qui, quelques heures plutôt, était étendue sur la plage abandonnée. « Je ne sais pas trop quoi te dire. »

« Juvia veut savoir… »

« Repose-toi… Demain tu te souviendras peut-être de quelque chose… » Dit soudainement Yukino, plissant légèrement les yeux.

L'insistance de la mystérieuse jeune fille la paralysa un moment dans une posture défensive.

Elle cligna des yeux plusieurs fois, sans lâcher Juvia d'une semelle, avant de finalement soupirer :

« Excuse-moi… » Elle souffla de nouveau.

« Non… non ! » L'autre se dressa sur ses genoux, comme suppliante. « Ne vous fâchez pas, Juvia vous a déçu… Juvia ne voulait pas décevoir les hum… » Mais Yukino s'était approché. Elle l'enserra dans ses bras. « Juvia… »

« Chuuut… Maintenant Juvia va devoir dormir, et je vais lui raconter un peu de mon histoire... Entendu… ? »

Une petite larme roula sur la joue de la fille aux cheveux bleus et elle se sentit glisser dans l'étreinte de Yukino. Elle se recoucha lentement avant de pousser un long soupire.

« Voilà… » Murmura de nouveau Yukino.


Juvia était allongée sur le dos, regardant le sombre plafond s'éclairer par brefs sursauts. Dehors la pluie battait toujours autant et des éclairs faisaient naître des aplats de lumière sur les murs et les cristaux d'un lustre en hauteur.

« Je n'ai jamais aimé l'orage… » Continua Yukino. « Mon père, lui, y trouvait quelque chose de fascinant, il l'avait étudié une grande partie de sa vie… il y a encore beaucoup d'ouvrages qu'il a écrits sur eux ici. » Elle regarda par la petite fenêtre qui jouxtait la cuisine. « Ici les orages sont synonymes de malheur, je ne suis pas la seule à le penser. Les animaux s'affolent, les plantes réagissent à l'électricité ambiante… pendant un orage tout se chamboule, même dans nos cœurs… »

« Juvia se souvient d'un éclair… »

Yukino laissa ses yeux dériver sur le corps voilé de la jeune fille de l'eau. Elle semblait si fragile, si vulnérable. Elle aurait voulu la serrer de nouveau contre elle, la réchauffer d'avantage.

Aussi elle se leva, et parcouru le salon pour prendre quelques buches sur le côté de la cheminée, avant de les placer dans l'âtre. Elle sortit un petit briquet noir de sa poche et alluma un début de feu.

Rapidement, une petite tache dorée envahie le fond de la pièce et Juvia sentit la chaleur venir vers elle par flux réguliers. C'était si agréable. Yukino restait devant les flammes, sans broncher, absorbée par la quintessence que les feux follets prenaient avec le temps.

« Où est votre père maintenant… ? » Demanda Juvia, s'éclaircissant la voix.

« Mon père… » Yukino passa une main sur son dos, lascive. « Mon père est mort il y a quelques années maintenant. Ce n'était peut-être pas plus mal… »

« Juvia aurait aimé mieux connaître son père… »

« Le miens était devenu un autre homme… ce que l'on pourrait appeler un fou. Le sanatorium de la ville ne pouvait plus rien faire pour lui, il a été libérer et j'ai prit soin de lui pendant quelques longues années. » Yukino se retourna soudain. « Il me répétait sans cesse de me trouver un mari, au plus vite, de profiter de ma vie, il ne répétait que ça. Et il continuait d'écrire ses manuscrits... Scientifique déchu… »

Yukino fit soudain la moue. Et Juvia, comprenant la raison, ferma légèrement les yeux :

« Juvia est désolée… mais elle n'a plus sommeil… »

L'autre rit légèrement :

« Moi qui pensait t'endormir avec mes histoires ennuyantes… haha… » Elle s'essuya le front, rutilant. « Tans pis… C'est moi qui suis fatiguée maintenant... » Et elle se repositionna, dos à Juvia, face au feu.


Forme obscure. La silhouette de Yukino contre l'âtre embrasé dessinait une grande forme humaine en ombre chinoise, imposante. En plissant encore les yeux, Juvia vit soudain les contours de sa vision se flouter et tout se mixa à d'autres images.

Bientôt… une nouvelle photographie apparue.

C'était l'homme.

L'homme sur la photographie.

« Un mari… »

Les mots évanescents de Yukino faisaient échos. Puis la silhouette sur la photographie se précisa. C'était un homme, les cheveux sombres, assez grand, fin…

« Juvia… c'est lui que tu dois trouver ! Il faut t'en rappeler ! A tout prix ! Lui ! Tu ne pourras pas vivre dans leur monde sans un homme à tes côtés. »

« Comment Juvia le reconnaîtra ? »

La tête du vieillard s'éclairait soudainement, et il caressa sa barbe, de ses longs doigts encrassés :

« Il s'appelle Gray… Gray Fullbuster ! N'oublie jamais ceci… »

La main rugueuse de l'homme se balada à travers la pièce. Une plume, un bassin d'encre bleu sombre, et la pointe de la plume qui s'écrase dans ce bain pour se gorger de cette encre. Lent et mesuré.

G… écrivit en lettres italiques et stylisées deux mots sur un morceau de papier, passa sa langue avec attention sur un rebord et le replia sur lui-même.

« Garde de papier sur toi… » Indiqua-t-il.

Juvia s'en empara et le plaça contre l'un de ses seins, caché par le décolleté de la robe.

Les lumières s'évanouirent de nouveau, deux grandes silhouettes, puis trois, quatre, une cinquième firent leur apparition, et entre elles, des câbles immenses qui le reliaient, des nuages s'élevèrent dans un ciel terriblement sombre et il eut un nouvel éclair.


Juvia sursauta. Elle passa rapidement un doigt contre son sein, fouilla, et trouva un petit bout de papier tout humide qu'elle reconnût aussitôt... L'encre était délavée, mais on pouvait encore clairement sentir l'emprunte de la plume et quelques bribes des mots:

Gray...

Gray Fullbuster.

Juvia tomba sur le sol, tremblante.

Aussitôt Yukino revint vers elle en courant et s'agenouilla. Mais la fille de l'eau se leva rapidement tout en repoussant l'aide de Yukino.

« Juvia… doit partir ! » Dit-elle en crachant sur le sol, encore prise de peur.

« Quoi ? Attends ! » L'autre la retint par les bras, prise de panique. « Qu'est-ce que tu racontes ? »

« Juvia doit partir tout de suite ! Elle doit retrouver quelqu'un sinon elle ne pourra pas vivre ! » Elle se libéra violemment de l'étreinte de Yukino et se dirigea vers le fond de la pièce, passa près de la cheminée, toujours pieds nus et sentit le froid venir du couloir de gauche.

La sortie !

Vite !

« Attends ! Juvia ! Tu as retrouvé la mémoire ? »

« Juvia doit partir, elle est désolée ! » Ses mots étaient devenus des râles, des cris, des plaintes. Ses pas endiablés faisaient craquer le parquet sous ses pieds. « Juvia doit retrouver quelqu'un ! »

« Mais qui enfin ?! Attends au moins demain ! Juvia ! » Yukino poursuivit la jeune fille qui titubait dans les couloirs bleutés de la maison, quand elle se prit le pied droit dans le coin d'une grande malle et s'arrêta aussi sec, sentant son pieds la brûler.

« Aiie ! Fichue… ! » Elle pesta un instant, tenant son pieds douloureux en mains, et regardant la porte de sa maison s'ouvrir et la silhouette de Juvia crever la nuit. « Juvia ! Reste ! »

« Adieux Yukino, ... Juvia est désolée. » Ses mots avaient un ton si solennel que Yukino sentit son cœur se serrer.

« Non ! Attends ! Tu partiras demain, laisse-moi le temps de… »

« Adieux… »

Un dernier éclair transperça les yeux de Yukino.

La silhouette de la fugitive, ses bras sur les bords du cadre de la porte, chancelant, le voile tombant sur ses flans, des longs filins transparents qui s'agitaient sous le vent puissant. Linceul du soir. Un oiseau sur le point de s'envoler. Juvia apparue dans l'éclat délirant quelques fractions de secondes, puis, au flash suivant, son ombre avait disparue pour de bon. Yukino ne put retenir un nouvel appel, désespéré, choquée.

Juste le temps pour que cette image s'imprime dans son orbite, profondément.

« Juvia… »

Sa respiration se calma. Elle tenait toujours son pied droit, douloureux. Elle resta face au froid, impassible, retrouvant peu à peu ses esprits, considérant l'apparition qu'elle venait d'avoir. Est-ce qu'elle ne venait pas de rêver… ? Non pourtant. Tout était bien trop réel... Mais cette jeune fille était déjà partit, dans l'obscurité sans fin.

Et devant le néant de la pluie qui battait le sol tels les fouets du diable, les maisons des alentours se mutèrent en des visages terrifiants.


FIN DU SECOND CHAPITRE