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Chapitre Cinquième.

- J'aimerais changer de style de livre, vous comprenez, m'expliquait une femme. C'est bientôt son anniversaire et elle adore les livres. Elle lit énormément mais je voudrais lui offrir quelque chose de différent.

Je scrutais la femme qui était entrée quelques minutes plutôt dans la boutique et réfléchissais à un livre que sa fille n'aurait pas lu.

- Avez-vous essayé la littérature moldue ? Demandais-je alors sans grand espoir.

- Non. Elle ne lit pas de littérature moldue. Il n'y a pas de livres moldus dans notre bibliothèque, ajouta-t-elle.

- Voulez-vous que je vous en conseille un ? Proposais-je alors.

Elle sembla réfléchir, puis me fit un sourire.

- S'il vous plaît. Elle va avoir quinze ans.

Je disparus alors quelques minutes dans le rayon de littérature moldue et revint avec un livre dans les mains. Un classique de la littérature moldue anglaise.

- À mes quinze, ma mère m'a offert un livre qui est un classique de la littérature moldue mais que étrangement je n'avais pas lu auparavant, expliquais-je. C'est un de mes livres préférés depuis, ajoutais-je en le tendant à la femme.

- Orgueil et Préjugés, de Jane Austen ?

Elle prit quelques secondes pour lire le résumé et sembla satisfaite.

- Ça a l'air vraiment bien, murmura-t-elle. Je pense que ma fille aimera. Vous êtes de très bon conseil.

- Merci beaucoup, dis-je en souriant. J'espère qu'elle aimera comme je l'ai aimé à son âge.

Je l'encaissai et retournai voir Olivia qui nettoyait les tasses de café pour l'aider. J'appréciais la compagnie d'Olivia. On parlait souvent de livres, bien entendu. Elle était aussi passionnée que moi. J'aimais ça. J'aimais la voir, même si c'était dans le cadre du travail, car elle me sortait de tous les autres contextes de ma vie qui étaient plus ou moins liés. Elle ne faisait pas partie de mes amis proches ni de ma famille et n'avait aucun lien avec eux, ce qui pouvait avoir parfois du bon.

La pause de midi arriva et Olivia partit déjeuner. Je restai quant à moi dans la boutique. Je restais seule avec mes livres qui me faisaient me sentir chez moi en sécurité. Je mangeais une simple pâtisserie et lisais un nouveau livre qu'on avait reçu il y a peu de temps. Il parlait des complexités du cerveau humain, mais de manière plutôt simple, ouverte à tous. L'après-midi passa ensuite de manière totalement ordinaire. Je rangeais les tasses, puis les livres et enfin je rangeais la caisse pour ensuite rentrer chez moi et sûrement dévorer un plateau de sushis.

Je fermai les rideaux d'un coup de baguette et verrouillai la porte. Je me tournai, mon sac à main sur l'épaule et faillis avoir une crise cardiaque en voyant à quelques centimètres de moi Malefoy. Je sursautai et me plaquai contre la porte de la librairie.

- Merlin, Malefoy ! Mais préviens quand tu arrives ! Criais-je.

- Granger, ça fait depuis 12h20 que j'attends ici, devant ta librairie, cracha-t-il.

- Si tu étais devant je t'aurais vu, il y a des vitres dans ma librairie.

- Pas loin de la librairie, chipote pas Granger ! Mais merde, ça t'arrive de sortir de ton boulot pour je sais pas… manger par exemple ?!

Je haussai mes sourcils et ouvris un peu la bouche. Cela faisait deux semaines que l'on ne s'était pas parlé et lui arrivait sorti de nulle part pour me crier dessus.

- Mais c'est quoi ton fichu problème Malefoy ? M'exclamais-je à mon tour. Qu'est-ce que tu fiches ici ? Qu'est-ce que tu veux ?

- Je t'ai attendu pendant des heures Granger ! Des heures ! Mon temps est précieux tu sais.

J'écarquillais les yeux. C'était surréaliste comme situation. Je commençais à partir décidant de l'ignorer.

- Non Granger, ce n'est pas ce que je voulais dire, me dit-il en me rattrapant.

- Sauf que c'est sorti de ta bouche, Malefoy, c'est fait ! Maintenant fiche-moi la paix, répondis-je aussi calmement que je le pouvais, me dégageant de son emprise pour partir.

- Hermione s'il-te-plaît, murmura-t-il.

Je m'arrêtai. Je soupirai. Il aurait fallu que l'on me torture pour que je le dise à voix haute mais j'aimais quand il m'appelait Hermione. Ça me plongeait pendant quelques secondes ailleurs, dans un autre monde. Beaucoup de personnes m'appelaient Hermione, mais lui m'avait toujours appelé Granger et m'appelait encore Granger la plus part du temps. Mais je savais que quand il disait Hermione, ce n'était pas pour rien. Je me tournai alors vers lui l'air renfrogné.

- Je suis désolée, Granger. Je suis désolée pour ce que j'ai dit à ton anniversaire et je suis désolée pour ce que j'ai dit il y a quelques minutes. Tu avais raison, tu sais. Je suis un con.

Je lui fis un léger sourire.

- C'est bon Malefoy, lâchais-je. Je sais que ça te coûte de me dire ça, du coup, j'accepte tes excuses à leur juste valeur, ajoutais-je avec un sourire. Tu veux passer chez moi ? Je comptais m'acheter des sushis en passant.

- Ce serait avec plaisir, m'assura-t-il.

Il me tendit son bras avec un sourire en coin que je pris en levant les yeux au ciel. On partit tous les deux vers chez moi et on acheta des sushis sur la route. J'ouvris la porte de mon appartement et Drago s'installa presque immédiatement sur mon canapé. Je pouffais légèrement et mis les sushis sur un plateau. Je l'apportai et il tapota la place à côté de lui pour que je m'asseye à ses côtés.

Je dévorai littéralement les sushis alors que lui se débattait avec ses baguettes. Il fit tomber un sushi et Pattenrond se jeta dessus pour le manger. Je songeai d'ailleurs que je n'avais jamais vu Pattenrond se précipiter sur quoique ce soit à part le rat de Ron, qui n'en était pas un d'ailleurs. Je finis ma part assez rapidement et me blottis dans le canapé alors que Drago se battait toujours avec ses baguettes, les sourcils froncés.

- Tu veux une fourchette ? Tu peux même les manger avec les doigts, Malefoy. Riais-je.

- Non, ça va, répondit-il en s'acharnant plus encore sur ses sushis.

Je souris et caressai Pattenrond qui venait de grimper sur le canapé. Drago vint finalement à bout de ses sushis et laissa poser son dos contre le dossier du canapé, à mes côtés. Je tournai mon visage vers lui et plongeai mon yeux dans les siens.

- Au fait, merci pour l'Histoire de Poudlard. C'est vraiment super comme cadeau. Vraiment, soufflais-je.

Il me fit un grand sourire.

- De rien, Granger. Comme quoi, je te connais plutôt bien après tout ce temps, me répondit-il.

Il passa alors un bras derrière moi et je laissai tomber ma tête contre son épaule. Il posa alors sa main sur mon bras. J'étais surprise par cette soudaine proximité. J'étais une personne tactile sans l'être trop. Lui aussi quand il était très à l'aise avec les gens. Mais je n'avais jamais été si proche de lui. Pourtant je me sentais bien, je ne voulais pas bouger, ou changer de position ou me dégager de son emprise. C'était comme si mon fort intérieur ronronnait en moi. Cette situation me rappela alors un de mes rêves et je souris légèrement.

- Tu sais que j'ai fait un rêve un jour très semblable à ça, murmurais-je. J'étais avec un homme, mais je ne voyais pas son visage. Et on était dans cette exacte position, on lisait tous les deux. Il neigeait dehors, et la cheminée était allumée.

- Et ensuite vous faisiez quelques cochonneries, parce qu'on peut s'arranger Granger, me répondit-il en riant un peu.

- Tu es incorrigible, Malefoy, soupirais-je.

Il rit un peu plus faisant fuir Pattenrond. Il me serra un peu plus contre lui, peut-être inconsciemment, peut-être pas. Je le sentis bouger à côté de moi et le regardais interloquée. Il sortit sa baguette et je me réinstallai contre lui. Il pointa sa baguette et alluma le feu de la cheminée. Quelques secondes plus tard je vis quelques flocons tomber derrière les fenêtres. Je souris alors et me tournai vers lui.

- Je ne peux pas faire apparaître de la neige dans tout Londres par contre, sourit-il.

- Malefoy, soupirais-je en me tournant vers lui incapable de dire quoique ce soit de plus.

- Je sais, Granger, je suis merveilleux, murmura-t-il.

- Non, tu n'es pas merveilleux, dis-je pleine de sarcasme. Mais j'ai le sentiment d'avoir déjà vécu ce moment.

- Oui Granger, au beau milieu d'un rêve, soupira-t-il en levant les yeux au ciel. Mais peut-être que j'étais l'homme de ton rêve, en s'approchant son visage de moi d'un air séducteur.

- Si tu l'es, c'est bien triste pour moi, Malefoy. Car je ne suis pas la femme de tes rêves, n'est-ce pas ?

- Elle reviendra, murmura-t-il, je le sais.

Je soupirai et tournai mon visage vers la cheminée.

- Il fait tout de même un peu chaud pour un feu de cheminée, marmonnais-je.

- Rabat joie, souffla-t-il en éteignant le feu.

- Pauvre Malefoy, j'ai fait foirer ton plan drague ?

- Et pourquoi ça n'en aurait pas été un ? Dit-il en un clin d'oeil.

Je levai les yeux au ciel et récupérai le plateau et les baguettes pour les ramener à la cuisine. Ma tête commençait à me tourner. Je fronçai les sourcils et m'appuyais contre l'évier. C'était comme si on frappait dedans. Drago passa une main sur mon épaule et je me retournai vers lui.

- Tes migraines ? S'inquiéta-t-il.

- Oui, murmurais-je. Je ne comprends pas pourquoi elles surviennent comme ça.

- Va t'allonger je m'occupe de tout.

Il s'approcha et laissa un baiser sur ma tempe gauche. Là où ça faisait mal. Je partis vers ma chambre et m'allongeai immédiatement dans mon lit. Quelques minutes plus tard, il entra avec un petit sourire et une tasse avec mes herbes. Il la posa sur ma table de chevet. Il s'assit au bord de mon lit. Je bus la tasse d'un coup et me rallongea. Il passa alors une de mes mèches de cheveux derrière mon oreille.

- Tu iras bien ?

- Oui. Je pense. Ces migraines me tuent, murmurais-je. J'ai l'impression qu'en ce moment elles sont plus récurrentes. Je ne comprends pas. Si seulement je savais par quoi elles étaient causées, ou comment les soigner de manière permanente.

- Je sais, Granger, souffla-t-il. Je suis désolé.

- Ne le sois pas, murmurais-je.

- Je reste ici ce soir, je dormirai sur le canapé, comme ça si tu as besoin de quoique ce soit, je suis là.

Je lui souris faiblement et le scrutai. Il se leva et reprit la tasse. Je me roulai un peu dans les couettes et le regardai se diriger vers la porte de ma chambre.

- Merci, Drago, dis-je alors.

- C'est normal.

Il passa le pas de la porte et je me relevai alors un peu dans mes draps.

- Drago ? L'appelai-je alors qu'il se retournait et qu'il s'approchait un peu. Merci, vraiment. Tu es quelqu'un de bien, dis-je alors doucement.

Je soupirai et passai une main dans mes cheveux, quelque peu gênée.

- Elle ne te mérite vraiment pas. Elle ne mérite pas quelqu'un d'aussi bien que toi, soufflais-je alors. Ça me tue de le remarquer et pas toi.

- Elle reviendra. Bonne nuit, Granger, dit-il doucement avant de partir.

Elle reviendra. C'était tout ce qu'il avait à la bouche. La même litanie. J'espérai qu'elle revienne pour que je puisse lui dire ce que je pensais réellement de son comportement à cette garce. Elle ne le méritait pas, je ne la connaissais pas, je ne l'avais jamais vu, je ne connaissais même pas son prénom mais elle ne le méritait pas. Je ne voulais même pas savoir qui elle était, je ne l'avais jamais voulu, car j'aurais été capable de la retrouver juste pour lui dire ce que je pensais d'elle. Elle ne méritait pas quelqu'un d'aussi patient, quelqu'un qui l'aimait autant alors qu'elle s'en fichait totalement. Elle avait réussi à le détruire. Totalement. Tellement qu'il arrêtait de vivre pour l'attendre.

Merci à Famous Marion de me faire remarquer mes conneries, donc en effet en voulait faire vite (pourtant je devrais savoir depuis le temps que faire vite ne me réussi pas) j'ai sauté un chapitre, ainsi j'ai publié le chapitre 6 sans le chapitre 5. Donc vous avez droit à trois chapitres dans la semaine grace à mes conneries, désolée, car du coup vous avez sauté un chapitre voilà voilà.