Me revoilà pour un nouveau chapitre. je ne sais toujours pas si ça plait à quelqu'un mais je sais que plusieurs personne l'ont lu.


Aujourd'hui c'est nôtre moisson. J'ai hâte mais en même temps je n'ai pas envie d'y aller parce que ça veut dire que l'un de nous deux va mourir dans à peu près une semaine, ou peut être nous deux. Et je sais que Cato redoute aussi ce moment. Il est encore plus collé à moi que d'habitude ces derniers jours. On est toujours aussi proche voir même plus mais il n'y a rien de plus entre nous. On est toujours meilleurs amis. J'ouvre les yeux et je le vois. Il est en train de me regarder et il est au bord des larmes. Il tente de se retourner mais je l'en empêche. Il enfonce sa tête dans mon cou et il pleure. Je crois que je pleure aussi, en général je ne suis pas très émotive mais la c'est différent et puis je l'aime plus que je ne le laisse paraitre. Il se lève et va dans la salle de bain. En attendant qu'il ressorte je prépare mes vêtements. Je prends la robe que je mets à chaque moisson. C'est vrai que je n'ai pas beaucoup grandi depuis mes quinze ans. Une robe blanche simple que je déteste.

-tu vas encore nous infliger cette robe ?

Je sursaute, je ne l'ai pas entendu sortir. Il est tellement silencieux quand il le décide.

-je t'ai fait peur ?

-oui, espèce de crétin. Dis-je en le frappant à l'épaule.

Je sens mes larmes menacer de couler. Pas parce qu'il m'a fait peur mais à cause de mes souvenirs qui reviennent en masse. Comme le jour où il m'a donné ce surnom que j'adore seulement quand c'est lui qui le prononce. La fille aux couteaux. J'étais en train de lui faire une crise, débile, à cause de ces filles à qui il parlait. Je passais des journées seule à lancer des couteaux pendant qu'elles gloussaient, insupportable. En fait j'étais surement jalouse d'elles parce qu'il les considérait comme de potentielles petites-amies alors que moi j'étais seulement sa meilleure amie. Je suis tellement idiote d'être tombée amoureuse de lui. Il m'avait pris dans ses bras en me disant qu'il était désolé de m'avoir laissé de coté et que ça ne se reproduirai pas. Il m'avait dit que c'était de simple fille alors que moi j'étais SA fille aux couteaux.

-tu vas pleurer ?

Je secoue la tête négativement.

-parce que je t'ai fait peur ?

Je secoue de nouveau la tête négativement.

-la je te crois, tu ne veux pas que je meurs, pas vrai ? Et la t'es entrain de te remémorer nos souvenirs. Je me trompe ?

Nouveau secouement de tête négatif.

-je ne pleurais pas.

-t'as le droit tu sais.

-non !

Et la mes larmes coulent toute seule et il me serre contre lui en me murmurant que ça va aller et que je vais gagner. Mais moi je ne veux pas gagner parce si je gagne il meurt et je ne veux pas ça.

-et si je ne voulais pas gagner ?

-non Clove, pas ça, tu n'as pas le droit

-pas le droit de m'être attachée ? Pas le droit d'avoir besoin de toi pour dormir ? Pas le droit de ne pas vouloir te perdre ?

-oui exactement. Et je ne peux pas t'en vouloir parce que j'ai fait la même chose.

Il est attaché à moi ? Autant que je le suis ? Je ne crois pas. Pourtant il a l'air sincère.

Il part chercher une boite sous le lit. Il y a une robe dedans, noire et assez courte. Il me pousse dans la salle de bain pour que je me prépare. Quand je sors il se retourne et ouvre la bouche en me fixant.

-quoi ?

-rien, t'es jolie.

Je rougis violemment. Je souris. Il se penche et me chuchote à l'oreille que je n'ai pas besoin de rougir, que ses compliments envers moi ne sont pas si rare. Ce n'est pas faux. Puis il me demande de me retourner et il me coiffe, je ne sais pas pourquoi mais il adore me coiffer, ça doit avoir un rapport avec mes cheveux. Il fait deux débuts de tresses sur les cotés et attache tout mes cheveux en une haute queue de cheval. Il fait toujours la même chose mais il dit qu'il me trouve plus jolie quand mon visage est dégagé. Il me tend la main et on sort pour aller sur la place. On se sépare pour aller chacun dans nos rangs respectifs, il m'embrasse sur la joue avant de partir. Je me rends compte que je souris comme une idiote. Les autres filles me fusillent du regard. Je vais rester calme. C'est vrai après tout, ce n'est pas leur regard qui va me blesser et puis c'est moi que Cato a accompagné. Mais je pourrais les remettre à leur place. Non je ne ferais rien. L'hôtesse arrive et lance une vidéo soit disant inédite, c'est la même chaque année. Je commence à paniquer, j'hésite à me porter volontaire. Puis je regarde Cato, il me regarde aussi et on sourit comme des idiots. On ne se quitte pas du regard pendant un long moment mais je suis ramenée sur terre par Clarissa, l'hôtesse, qui s'avance vers la boule des filles. Je me prépare à m'avancer en me portant volontaire mais c'est mon nom qui retentit sur la place silencieuse. J'entends un cri de rage, moi ? Cato ? Nous deux ? Nous deux. Elle vient de briser mon acte de volontaria. Je vais passer pour la victime du capitole qui va aux jeux par obligation. Ce qui n'est pas faux non plus. Je m'avance en prenant l'air le plus sur de moi possible. Je sens les larmes monter lorsque je vois Cato se préparer à avancer mais il me sourit et me fait signe que je pourrais pleurer après. Elle annonce le nom d'un garçon que je ne connais même pas. Je n'ai pas une vie sociale très active, à part Cato. Il se porte volontaire. Nos regards se croisent pendant qu'il s'avance. Des filles essaient de le toucher mais il les repousse sans me quitter du regard. Il monte sur l'estrade et elle nous demande de nous serrer la main. Il meurt d'envie de me serrer plus que la main, ça se voit sur son visage. Enfin, moi je le vois. Il est comme en lutte intérieure. Nous allons ensuite dans des salles pour les visites. Je sais que personne ne viendra pour moi. J'entends des cris et quelques coups puis Cato ouvre la porte, défoncer serait le terme plus exact. Je sens que je vais pleurer. Il me serre dans ses bras.

-il ne faut pas que tu pleures. D'accord ?

-mais je ne vais pas y arriver, je n'en peux plus de me retenir. En plus avec ton air torturé j'ai encore plus envie de pleurer parce que si je gagne tu seras plus la et moi je l'aime ton air torturé.

Il pouffe. Ses yeux commencent à briller. Il va pleurer aussi.

-non, je ne voulais pas te faire pleurer. En plus l'image que ça nous donne. Les carrières qui pleurent. Et puis quand tu pleures, je pleure. Déjà que c'est limite.

Je tente de le faire rire. Ça marche. Un peu. Un pacificateur rentre et tire Cato dehors. Il se débat et je hurle à me casser la voix pour qu'il reste.


en espérant que ça vous ait plu et j'attends toujours des reviews. même des plus timides.