me revoilà avec la suite ! Bonne lecture. j'espère que ça vous plaira :)
Nous avançons sans sourire, ma main compressant celle de Cato avec force. Nous sommes conduits dans un bâtiment, à l'intérieur il y a plusieurs salles, sûrement les salles de préparation. Cato et moi sommes séparés, ils m'emmènent dans une de ces salles pour que mes préparateurs, bah… me préparent. Ils sont déjà là quand j'entre, ils sont trois. Un homme, Marius, sa peau est bleu et ses cheveux argentés, et deux femmes, Marina, sa peau est verte et ses cheveux dorés et Marissa, sa peau est mauve et ses cheveux ressemble à du bronze. Je crois qu'avant on se servait de ce matériau pour faire des médailles lors de concours. Je pense qu'ils sont frère et sœurs, leurs noms sont assez proches. Ils me passent aux jets d'eau. Je fais ce que je peux pour rester concentrée sur autre chose, comme… Cato, pour ne pas penser aux séances de torture dans le centre. Quand je ressors, je tremble. Ils me demandent ensuite de m'installer sur une table et ils entreprennent de m'épiler partout, vraiment partout. Ils me laissent ensuite passer dans une autre pièce où mon styliste m'attend déjà. Il est ponctuel, c'est déjà ça. J'espère qu'il est doué, que je ne vais pas me retrouver à moitié nue sur le char lors de la parade ce soir. Il n'est étrangement pas aussi excentrique que les habitants du capitole. Il a simplement un trait d'eye-liner argenté et pour un Capitolien c'est très simple. Il me tourne autour en regardant chaque parcelle de mon corps nu puis il m'invite à mettre le peignoir qui n'attendait que moi. Je me sens tout de suite mieux, je suis moins gênée. Il contemple ma coiffure, où plutôt celle de Cato.
-C'est toi qui l'a faite ?
-Non, c'est Cato.
Oups ! C'est sortit tout seul. Je ne voulais pas le dire. Maintenant il va savoir que nous sommes très proches.
-Ton partenaire de district. C'est ton petit ami n'est-ce pas ?
Je fais ce que je peux pour rester neutre mais mes lèvres s'étirent automatiquement en un sourire à l'entente de ce mot, c'est exactement le genre de réaction que je déteste chez moi. Je souris à la simple entente de son nom ou de ce qui me fait penser à lui. Et voilà, ça va se rependre dans tout le Capitole maintenant.
-Non, on est juste meilleurs amis.
-C'est inutile de me mentir, on le voit dans vos façon de vous regardez.
-Vous ne nous avez jamais vu ensemble.
-Si, lors de votre moisson. On voyait que vous aviez envie de vous serez plus que la main.
-Bon, d'accord, vous avez gagné. Mais on est vraiment meilleurs amis.
Il hoche la tête et m'invite à mettre mon costume. C'est un T-shirt moulant, plastron plutôt lourd et une jupe en lanières de cuir. Il me laisse garder ma coiffure. Nous descendons au sous sol, là ou se trouve les écuries. Cato, sa styliste, Brutus et Enobaria sont déjà là. Il discute avec la fille du district un, cette blonde. Elle glousse comme une idiote, je la hais déjà avant de la connaitre. Cato se retourne et me voit, il me fait un grand sourire puis il ouvre la bouche en me reluquant. Je crois que je blonde essaie de capter son attention en lui attrapant le bras ou en l'appelant mais il se dégage et vient me voir.
-T'es magnifique.
Je souris et il me chuchote qu'il aimerait m'embrasser mais que ce serait utiliser comme de la stratégie alors que c'est sincère. Je rougie jusqu'à la racine des cheveux tout en souriant bêtement. La fille du un nous fixe avec un air énervé. Je perds immédiatement mon sourire.
-Pourquoi tu discutais avec la fille du un ?
-Je voulais apprendre son caractère.
-Et ?
-Je peux t'affirmer que ses cheveux sont naturels, et qu'elle est en admiration devant moi.
Je pouffe bêtement en regardant la fille, qui tente de me fusiller du regard.
-En admiration ?
-Oui, mais je déteste quand ce genre de fille l'est, alors que quand toi tu le fais j'aime bien.
-Mais je ne t'admire pas moi.
-Nan, mais tu rigoles quand je fais des blagues nulle et il suffit que je dise quelque chose pour que tu souries. Quand toi tu fais ça c'est mignon, c'est…enfin bref j'aime ça mais quand ce genre de fille le fait c'est insupportable.
Je sourie de nouveau et je redeviens aussi rouge que je l'ai été auparavant.
-Et ça aussi j'aime bien, quand tu rougies quand je te fais un compliment.
-Il faut que t'arrêtes, parce que ça va se voir.
-De quoi ?
-Que je rougis.
-Et tu as peur de ce que les gens pourraient croire ?
-Nan, je dis juste que je dois ressembler à une tomate.
Il éclate de rire et toutes les personnes présentes se retournent.
Une voix annonce qu'il est l'heure de monter sur nos chars. Cato me soulève littéralement du sol pour me poser sur le char puis il me rejoint. Le char du un s'élance, vient ensuite notre tour. C'est impressionnant de se retrouver sous les regards de tout ces gens. Je jette un œil sur Cato parce qu'il réagit assez mal quand il est le centre de l'attention. Il tremble. Je lui prends la main et nous entrelaçons nos doigts.
-Merci.
Je me remets à sourire.
-Arrêtes de sourire, on doit paraître méprisant. Et là t'as plutôt l'air heureuse.
-C'est ta faute. Je suis obligé de te tenir la main, et ça me fait sourire.
Il commence à retirer sa main mais je le retiens.
-Je n'ai pas dit que je ne voulais pas, ni que je n'aimais pas.
Il fait un petit sourire aussi et la plupart des filles dans le public hurle de joie, sans savoir qu'en réalité ce sourire m'est adressé. Puis j'entends le public crier le nom d'un district. Le douze. Des flammes s'échappent de leurs costumes. Cato se tend à coté de moi et je lui chuchote que nous les tueront une fois à l'intérieur, ça le calme, il se détend et se permet même un petit sourire dans ma direction que je lui rends immédiatement. Nous arrivons devant le président Snow qui fait son discours habituel. Nous repartons ensuite vers les écuries, nous descendons des chars, nos mains toujours accrochées l'une à l'autre. Cato lance des regards meurtriers vers les deux du douze. Nos préparateurs nous enlèvent nos plastrons pour ne dévoiler que nos T-shirt, le mien me parait beaucoup plus moulant qu'avant et Cato semble le remarquer aussi vu sa façon de me regarder. Il a une sorte de sourire malsain sur le visage, je me retourne pour être sur que c'est moi qu'il regarde et c'est bien moi, il n'y a personne. Nous remontons ensuite à notre étage, dans l'ascenseur il y a aussi les tributs du un, la fille est encore entrain de flirter avec Cato qui ne répond pas, il me fixe toujours de cette façon étrange, et elle semble se vexer. Au premier étage, ils sortent enfin. Nous sortons à notre étage, les mentors nous conseillent de nous changer avant de venir manger. Je rentre dans ma chambre et je découvre à quel point elle est immense. Je me dirige devant la grande baie vitrée et touche sur les différents boutons se trouvant sur la télécommande à coté de la vitre. Une forêt, une plage, un désert, je soupire. Il n'y a rien qui me plaise. Je m'assoie parterre et contemple la ville, dehors les Capitoliens font la fête, impatients que les jeux commence. Des mains m'entourent, c'est Cato, je le reconnais à ses mains, à son odeur, à beaucoup de choses. En même temps qui pourrait être aussi tactile avec moi. Je sursaute. Il rigole et me fait m'assoir sur lui pendant qu'il me serre encore plus fort entre ses bras, sans me faire mal, comme s'il avait peur que je m'envole par la fenêtre.
-Tu sais, ils veulent qu'on se change…, me chuchote-t-il avec une voix sensuelle.
Je sourie et voulant entrer dans son jeu, me retourne et me colle le plus possible contre lui, il respire profondément, comme pour se calmer.
-Et…?
-Si tu veux je peux t'aider…
-Que si tu m'attrapes ! Dis-je en me relevant.
-Mais t'as pas le droit de me chauffer et de partir juste après.
Nous nous poursuivons pendant quelques minutes dans tout l'appartement jusqu'à ce qu'il me soulève du sol et me jette sur le lit. Il m'embrasse doucement. Le baiser devient rapidement brûlant et il passe ses mains sous mon T-shirt en remontant lentement vers ma poitrine. Brutus entre à ce moment et pousse un cri aigu et referme la porte précipitamment. Nous nous regardons dans les yeux et explosons de rire. Il repart dans sa chambre pour se changer. Je me prépare mentalement aux remarques auxquelles nous auront à faire. Je sors de ma chambre et me retrouve face à Cato, la main en l'air, je rigole devant son air idiot. Il me fait taire par un baiser furtif puis me tire par la main pour aller manger. Pendant le repas, la tension est palpable entre Cato et Brutus. Ce dernier à l'air de faire exprès de regarder mon décolleté, qui n'est pourtant pas plongeant, pour provoquer Cato. Je lui prends la main et il parait se détendre un instant, très bref. Clarissa nous demande d'aller nous coucher, je l'a remercie d'un petit sourire. Je ne voulais pas que la scène du train se reproduise. Alors que je m'apprête à rentrer dans ma chambre, des bras me soulèvent et m'emmènent dans la chambre de Cato.
-On ne sait jamais, Brutus pourrait avoir envie de te rendre visite.
Je me mets à rire. Il n'y a absolument rien de drôle mais j'aime bien lorsqu'il est protecteur.
-Et puis j'ai besoin de toi pour dormir, nan. J'ai envie de dormir avec toi.
Je souris bêtement pendant qu'il parle. On dirait qu'il essaye de me convaincre de rester. Comme si je n'en avais pas envie. Je l'embrasse tendrement pour lui faire comprendre que je ne suis pas contre. Il me soulève et me repose sur le lit, il commence à m'embrasser dans le cou, il va me laisser une magnifique marque. Je le soupçonne de faire exprès pour prouver à Brutus que je lui appartiens. Il m'embrasse furtivement les lèvres avant de se coucher à coté de moi. Il me colle à lui et je cale ma tête dans son cou. Il m'embrasse le crâne et me caresse le dos de haut en bas. Il fait toujours ça pour m'endormir plus vite. Sauf que cette fois ci, une de ses mains est sous mon T-shirt. J'ai des frissons dans tout le dos. Je soupire et ferme les yeux. Je m'endors rapidement.
A bientôt pour la suite :)
