Je tiens à remercier toutes les revieweuses! Cela me fait énormément plaisir, désolée si je n'ai pas répondu par MP à vos reviews "

J'espère que ce second chapitre vous plaira tout autant que le premier! :)

ENJOY!


En ce lundi 3 septembre 1666, des lynchages commencèrent dans les rues. Les londoniens s'en prenaient aux hollandais et aux français, mais également à d'autres étrangers, qu'ils tenaient pour responsable de leur malheur. Il fallait bien trouver un coupable, un bouc émissaire! Londres disparaissait sous les flammes, le spectacle d'horreur causait bien plus de dégâts matériels que de dégâts humains. Toutefois, le cœur des londoniens s'en trouvait grandement affecté. Quand bien même John Watson était habitué à des situations critiques, il n'était certainement pas insensible à la tragédie qui se déroulait sous ses yeux. Son berceau réduit en cendres par ces flammes de plus en plus hautes et dévastatrices. Si elles n'étaient pas aussi destructrices, ce serait un merveilleux moment de beauté.

L'ancien soldat reconverti ne pouvait pas rester sans rien faire tout en regardant sa ville succomber aux cris intempestifs des murs et toits de son enfance. Il ne ferma pas un œil de la nuit, le lendemain il se retrouva devant la Cathédrale Saint-Paul. Elle aussi ne su résister aux assauts du feu indomptable. Elle s'effondra, laissant le champ libre à l'incendie et son armée de flammes pour travers la Fleet et venir menacer la Cour de Charles II à Whitehall. C'en était trop pour Watson, qui prit son courage à deux mains et hurlait à gorge déployée de fuir les habitations. Il voulait éviter un nombre trop important de victimes. Même si l'on pouvait voir arriver l'incendie, on pouvait avoir tendance à sous estimer sa rage.

Il se retrouva devant une maison à étage, les rideaux étaient tirés. On ne voyait donc pas l'intérieur. Les voisins étaient d'ors et déjà dehors, avec des sacs contenant quelques effets personnels.

«Y'a-t-il quelqu'un dans cette maison?

- Non, Sir. Elle est inoccupée depuis des lustres! Répondit un voisin.

- En êtes-vous certain?!

- Oui, Sir!»

Mais Watson ne pouvait croire à cela. Comment une maison à proximité de la Cité pouvait être inhabitée depuis des lustres? C'était tout bonnement impossible. Tandis que les flammes se rapprochaient dangereusement de la demeure, John pénétra à l'intérieur, se rendant immédiatement à l'étage. Il découvrit bien entendu que la maison était habitée. Il tenta de déceler le moindre détails lui permettant de comprendre la personne vivant en ce lieu. Il décida de poursuivre sa démarche en se rendant au grenier. Il pouvait entendre tousser, signe indéniable que le feu avait pris possession du toit. Il se dépêcha, ouvrit dans un grand fracas la trappe menant sous les combles, ce qui valut d'attiser le feu en créant un appel d'air. Il retrouva parmi six ruches d'abeilles, un jeune homme pauvrement vêtu, chétif, serrant dans ses bras ce qui semblait être un manuscrit. Il semblait tétanisé.

«Venez avec moi! Lui cria John.

- Non.

- Le feu va terrasser votre maison et vous mourrez asphyxié!

- Je n'en ai que faire! Le travail de toute une vie, des centaines d'abeilles viennent de mourir et fuir leur ruche! Je ne partirais pas!

- Vos voisins s'inquiètent pour vous!

- Oh, dîtes plutôt que vous, vous inquiétez pour moi!

- Je me soucis de n'importe quel londonien, mais si cela vous décide à quitter cet enfer, alors dans ce cas là, oui je me soucis de vous!»

Le jeune homme se leva, gardant toujours contre lui son manuscrit. Il se dirigea vers John, remarquant sa stature très militaire alors qu'il s'approchait pour l'aider. Soudainement, une poutre céda sous le poids des flammes ravageant la charpente et vint ensevelir l'ancien militaire. Un gémissement de douleur se fit entendre au dehors, à travers le brasier. Sa jambe était prise sous les décombres en flamme.

«Partez! Lui cria-t-il.»

Le jeune homme ne pouvait pas le laisser là. Au plus profond de son âme, quelque chose lui criait de ne pas l'abandonner. Les craquements du bois se faisaient menaçants, l'air devenait irrespirable. Sherlock s'empara d'une planche traînant sur le sol et vint la positionner de sorte à ce qu'elle fasse office de levier et ainsi sortir son sauveur de sa prison de bois. Le pauvre souffrait le martyr et le brun ne parvenait pas à soulever cette poutre. John l'observa se débattre, gardant un œil sur l'avancée du feu. Il saisit son courage à deux mains, tentant alors de soulever cette poutre, aidant le levier du jeune homme. Il parvint à se dégager de son emprise.