Un chapitre 3 beaucoup plus court que les deux précédents, et pour cause. Je ne me voyais pas vous dévoiler la toute fin (qui est sur le point d'être terminée) tout de suite. Moi, sadique? Absolument pas, vous devez confondre avec Moffat et Gatiss. Toujours est-il, j'espère que ce chapitre vous plaira tout autant que les premiers!
ENJOY!
Ni une, ni deux, les deux hommes se dirigèrent vers la sortie. Ils étaient face aux entrailles de l'enfer. Les escaliers étaient sévèrement atteint. Sherlock souleva John, le portant à bout de bras, sauta quelques marches en feu.
«Lâchez-moi! Vous allez y rester!
- Si vous continuez à gesticuler de la sorte, nous allons y rester tous les deux!»
Le garde-pompe fut impressionné par la forme physique du jeune homme. En effet, bien que chétif à première vue, il pouvait aisément déceler les muscles de ce dernier. Les pas de Sherlock étaient assurés, il connaissait sa maison par cœur. John se sentait impuissant et sa jambe lui faisait un mal de chien. Il tenta d'oublier cette horrible douleur, mais les sauts et enjambées de son sauveur ne le lui permettait pas. Il prit son mal en patience, resserrant son bras autour du cou du jeune écrivain.
Une fois dehors, Sherlock déposa John à terre et retourna immédiatement à l'intérieur. Il ne pouvait se résoudre à laisser l'intégralité de son manuscrit être dévoré par les flammes. La nuit commençait à tomber sur Londres. Mais elle n'était pas la seule, les maisons ravagées par le feu également, laissant un spectacle étincelant mais ô combien tragique. Le soldat du feu ne pu qu'assister à la destruction de la maison du jeune homme. Il ne comprenait pas pourquoi il y était retourné. Il espérait qu'il en sorte vivant. Soudainement, une explosion survint de la maison voisine. Très certainement des barils de poudres stockés. John se protégea le visage des débris, hurlant pour son protégé.
« Mais que vous prend-t-il ? Demanda Sherlock, le plus calmement du monde.
- Comme... Comment est-ce possible ? Je vous ai vu entrer...
- Elementaire mon cher garde-pompe, une sortie annexe. Cette maison regorgeait de petits passages. Cela fait maintenant plusieurs années que je connais cet endroit, ses moindres recoins. Dîtes-moi, j'ai l'intention de monter une petite affaire, voudriez-vous m'aider ? »
John le regarda d'un air perplexe. Il n'en revenait pas de l'homme qu'il avait en face de lui. Il lui proposa de quitter Londres, d'aller en campagne, peut-être dans le Sussex, où il pourrait passer du temps loin de cette atmosphère pesante. Mais quelque chose chagrinait John. Ils ne se connaissaient pas, ne savaient rien l'un de l'autre, pas même leurs noms.
Le jeune homme voyant la réaction de son aîné n'osa pas aller plus loin.
« Ecoutez, soignez d'abord votre jambe, nous aurons tout le temps que nous souhaitons pour y songer par la suite.
- Disons que Londres... me manquerait, répondit John. Et puis, je ne connais même pas votre nom !
- Qu'importe mon nom, il n'est pas intéressant. Je souhaiterais m'occuper de vous. Je vous dois bien cela. Une jambe très certainement cassée, il faut en prendre grand soin, dit le grand brun tout en arborant un sourire délicieusement malicieux. »
