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La nuit était déjà tombée lorsqu'ils regagnèrent la bâtisse en construction. William n'avait pas voulu lâcher la main de Julia une seule seconde, car il savait qu'en une seule seconde tout pouvait changer, en un battement de cil, en un regard. Il l'attira avec lui dans leur cuisine et il sourit en voyant le panier en osier posé sur la table.
-Il n'était pas là avant, murmura Julia en arrivant à côté de lui.
-Rose a dû le déposer lorsque nous étions dans le jardin.
-Rose? Lança Julia en se figeant sur place.
Il leva les yeux vers elle et il lui sourit tendrement. Dieu, que la regarder lui avait manqué, voir cette petite étincelle de jalousie dans le regard de son épouse le comblait de joie. Il rit doucement et il resserra ses doigts sur les siens un peu plus.
-Tu n'as rien à craindre de Rose, c'est une jolie jeune femme je dois l'avouer, mais elle ne m'intéresse en rien.
-Encore une qui aura succombé à ton charme, grommela Julia dans sa barbe.
-Pas le moins du monde chérie, même si elle a admis me trouver charmant, tu n'as pas à avoir peur d'elle, car je n'ai d'yeux que pour ma superbe épouse, et aussi car je ne suis vraiment pas son genre.
-Son genre? Et quel est son genre William? Si elle t'apporte à manger et qu'elle se permet d'entrer comme elle veut chez nous c'est qu'elle éprouve quelque chose pour toi.
-De la sympathie,Rose travaille chez nos voisins, des personnes assez insupportables je dois l'avouer et qui ne la considèrent pas autant qu'elle devrait être. Elle est charmante, douce, serviable, drôle, et elle n'a pas sa langue dans sa poche, elle te ressemble un peu.
-Et je ne devrais pas m'inquiéter qu'elle fréquente mon époux lorsque je suis absente?
-C'est plutôt moi qui devrais m'inquiéter qu'elle te fréquente lorsque je suis absent. Et je doute qu'elle soit comme ça sachant à quel point je suis fou amoureux de toi.
Julia ne répondit pas et fronça les sourcils, elle n'était pas certaine de suivre le résonnement de William et lorsque celui-ci lui sourit et reprit la parole, elle comprit.
-Rose n'est pas attirée par les hommes, Julia.
-Oh.
Il rit devant l'embarras de son épouse et il se tourna vers le panier pour l'ouvrir et regarder ce qu'il y avait à l'intérieur.
-Elle a prévu assez à manger pour deux, murmura-t-il sans la regarder, que dirais-tu de rejoindre le salon et que nous mangions là-bas? Je n'ai pas encore installé l'électricité et le salon est la pièce la plus chaleureuse.
-Oui, considérant que tu n'as qu'une chaise à cette table.
-J'en ajouterai une dès demain.
Julia lui sourit et avant qu'il n'ai le temps de dire quoique soit, elle lui lâcha la main pour prendre le panier et se diriger vers la porte.
-Tu as plutôt intérêt Murdoch, dit-elle en se tournant vers lui avant de quitter la pièce d'un pas léger et aérien.
Il la regarda partir, puis, il la suivit simplement. Ils mirent alors quelques minutes pour allumer des dizaines de bougies tout autour de la pièce avant de prendre place sur un drap posé au sol. Ils sortirent la nourriture et se la partagèrent avant de manger tranquillement. Cela faisait des jours que Julia n'avait plus mangé correctement, et elle apprécia ce repas pour de nombreuses raisons. Son corps semblait enfin ne plus vouloir rejeter tout ce qu'elle avalait, William se trouvait tout près d'elle, elle prenait conscience qu'il était bien redevenu l'homme qu'il avait toujours été. Elle pouvait voir les lueurs des flammes danser dans ses yeux lorsqu'il plongeait son regard dans le sien. Toute cette soirée était des plus romantique et tous les deux en avaient pleinement conscience. Ils s'étaient retrouvés, et pourtant, ils ne s'étaient pas embrassés, pas encore, alors qu'ils en mourraient d'envie. Ils parlèrent ainsi de tout et de rien, des enquêtes du poste de police, de la jeune femme que William avait rencontré quelques semaines plus tôt, de l'avancement des travaux.
-Quand comptes-tu revenir au poste? Murmura Julia en posant son verre à la fin du repas.
-Je l'ignore, il y a encore tellement à faire ici.
-William, reprit son épouse en posant sa main sur la sienne, tu es policier, pas charpentier. Même si tu fais des choses merveilleuses ici, ce n'est pas ta place. Tu dois retourner au poste, et si tu as retrouvé la vue, il n'y aucune raison que tu n'y ailles pas. Cela te manque, j'en suis certaine.
-Oui ça me manque, enquêter, venir te voir à la morgue, t'entendre me dire ton rapport d'autopsie, aller questionner les suspects, les questions de George me manquent, et même la voix criarde de l'Inspecteur, dit-il en riant doucement alors qu'elle en fit autant, mais j'ignore si je suis prêt.
-Toujours à douter de toi, hum? Continua-t-elle en caressant tendrement sa joue. Ne doute pas de toi William, tout ira bien. Eh puis, tu me manques aussi. J'aime quand tu viens me rendre visite à la morgue, lorsque je sens ta main caresser mon dos ou ma hanche avant que tu ne la quittes, j'aime ton regard lorsque je te fais mon rapport d'autopsie.
-Je n'ai pas toujours en tête ce que tu me dis, je l'avoue, dit-il en relaçant une mèche de cheveux de Julia derrière son oreille alors qu'elle approcha son visage du sien doucement.
-Crois-tu que je ne le sais pas? Je connais le regard que tu as lorsque tu imagines d'autres choses que le travail, lorsque tu le laisse glisser sur mon corps, lorsque tu le plonges dans le mien, lorsque le désir grandit en toi. Je connais ce regard William, ce regard que tu as, à cet instant précis.
Il ne répondit pas. Il était littéralement hypnotisé par la jeune femme qui se trouvait devant lui, qui laissait ses doigts glisser entre ses cheveux sombres derrière son oreille. Il la vit humidifier ses lèvres. Il pouvait lire en elle, elle ne demandait que cela, qu'il l'embrasse, enfin. Julia sentait cette délicieuse chaleur en elle, elle voulait qu'il comprenne à quel point elle avait besoin de lui, désespérément. Mais elle savait que William ne ferait pas le premier pas, pas cette fois. Elle pencha alors doucement la tête sur le côté et elle lui accorda un tendre sourire en caressant son nez avec le sien. Ils fermèrent les yeux au même instant, savourant la proximité de leur corps et leur souffle se mêler.
-Tu m'as manqué William, murmura Julia, terriblement manqué.
Il ne répondit pas, il n'arrivait plus à réfléchir, à articuler, plus rien n'avait d'importance. Et lorsqu'il sentit les lèvres douces de Julia se poser sur les siennes, le monde autour de lui cessa de tourner. Toi aussi tu m'as manqué, pensa-t-il en pressant ses lèvres davantage contre les siennes, oh Julia si tu savais à quel point tu m'as manqué. Pardonne-moi, pardonne-moi mon amour.
Elle sentit William l'attirer contre lui, poser sa main sur sa cuisse et toucher du bout des doigts la fine peau de sa nuque. Elle le sentit approfondir leur baiser. Elle sentit sa langue glisser sur ses lèvres pour lui demander la permission de venir goûter la sienne. Julia accepta et elle ouvrit la bouche. Elle s'accrocha de toutes ses forces à lui lorsqu'il enroula sa langue à la sienne, lorsqu'il se montra entreprenant et audacieux, lui arrachant un gémissement de plaisir. Elle caressa sa joue rugueuse et elle ne put s'empêcher de sourire sans briser leur baiser. William n'était plus tout à fait comme avant, et elle aimait encore davantage celui qu'il était devenu, en particulier avec cette petite barbe. Ils se séparèrent un peu, juste assez pour croiser leur regard et reprendre leur souffle. En un regard, ils comprirent. Julia passa ses bras autour du cou de William et doucement, il se leva en la prenant contre lui. Elle ferma les yeux, savourant la sensation du corps de son époux tout contre elle. Il posa ses mains sur ses hanches et son front contre le sien et doucement, pas à pas, il la guida vers le matelas un peu plus loin. Debout tout à coté, ils plongèrent leur regard l'un dans l'autre une fois encore. Les doigts de William reprirent le chemin de la nuque de son épouse et il les glissa entre ses boucles blondes pour retirer sa barrette en argent. Aussitôt ses cheveux tombèrent en cascade sur ses épaules. Il sourit.
-Tu as coupé tes cheveux, dit-il simplement.
-Je sais que tu les aimes, mais ils devenaient vraiment trop longs. Il n'y a pas une si grande différence.
-Non, en effet, mais tu n'en ai pas moins superbe.
Ils partagèrent un sourire et William l'embrassa une fois encore.
-Je dois avouer que j'aime te voir avec cette barbe, admit Julia en caressant le menton de William, mon "si parfait et toujours impeccable époux" deviendrait un homme sauvage?
-Aimes-tu les hommes sauvages? Rétorqua-t-il en souriant.
-Tu sais ce que j'aime William, tu l'as toujours su. Et tu m'as toujours donné ce que j'aimais.
Pour toute réponse il lui sourit simplement, avant de l'embrasser avec toute la passion et l'amour qu'il éprouvait pour elle. Le cœur de Julia explosa dans sa poitrine, il savait parfaitement comment la rendre folle de lui, il savait comment l'aimer et elle savait que cette nuit encore, il l'aimerait de la façon dont elle aimait tant qu'il le fasse.
Les mains de William glissèrent sur son corps, sur ce corps qui l'avait tant manqué et dont il avait rêvé chaque nuit depuis qu'il l'avait quitté. Il caressa ses épaules, ses seins, laissant ses pouces titiller ses mamelons qu'il pouvait à peine sentir à travers le tissu. Julia gémit profondément en jouant une fois encore avec la langue de son époux. Il caressa sa cage thoracique,puis son ventre, ses hanches et il lui arracha un timide rire lorsqu'il posa ses mains sur les fesses de Julia pour l'attirer tout contre lui. Il quitta alors sa bouche pour diriger ses baisers dans le cou de son épouse qui glissa ses mains sur son torse et lui ouvrit doucement sa chemise. Il s'empara de ses lèvres à nouveau lorsqu'elle fit glisser la chemise sur ses épaules musclées. Une fois le tissu à terre, Julia retira le t-shirt de William coincé dans son pantalon. Elle veilla à caresser avec une extrême lenteur son corps sur le passage de ses mains. William trembla lorsque que le bout des doigts de Julia touchèrent à peine sa peau. Elle s'éloigna alors de lui, juste assez pour garder ses esprits et lui retirer son t-shirt, juste assez pour contempler son corps musclé et parfait, pour voir la respiration saccadée de William qui gardait les yeux fermés, attendant simplement qu'elle ne continue sa douce et exquise torture. Julia se pencha alors vers lui pour déposer un baiser sous l'oreille de son époux tout en remontant ses mais dans son dos, de sa taille à ses omoplates.
-William, soupira-t-elle dans le creux de son oreille, j'aimerai sentir ta peau contre la mienne. Que dis-tu de me retirer ces vêtements?
Il ne répondit pas, souriant simplement dans ses cheveux dont il huma le parfum. Une seconde plus tard, il trouva les boutons de la jupe de son épouse et il les ouvrit rapidement pour laisser le tissu tomber au sol. Elle ferma les yeux lorsque William en fit autant de sa chemise et qu'il couvrit le haut de sa poitrine de baisers. Elle rejeta la tête en arrière pour savourer la sensation de ses lèvres sur sa peau, pour apprécier pleinement les petits cercles que sa langue dessinait sur elle. Elle massait son cuir chevelu, sentant la tension monter un peu plus, sentant son corps répondre aux attentions de son époux. Elle sourit en sentant William ouvrir son corset, elle poussa un autre gémissement de plaisir lorsqu'un fois encore il massa ses seins dans ses mains, lorsque ses pouces jouèrent avec les petites boules de chair à travers le fin tissu de sa chemise. Julia s'éloigna de lui quelques centimètres à nouveau. Elle voulait plus, beaucoup plus. Elle plongea son regard dans celui de William et elle descendit ses culottes. Elle le vit baisser les yeux vers elle et déglutir péniblement. Il n'y avait que sa chemise qui séparait sa peau de la sienne, ce simple petit tissu blanc et le pantalon de William qu'elle avait l'intention de retirer dans la seconde. Avec un sourire malicieux, elle vint butter son corps contre celui de William et une main se glissa dans son pantalon. William étouffa un grognement de satisfaction lorsqu'elle prit sa virilité dans la main, si grande et dure alors qu'ils n'étaient pas encore nus. Julia le massa quelques instants, voulant le sentir se tendre encore davantage de désir pour elle. Le souffle de William s'accéléra, au même rythme que les pressions de Julia sur son intimité, au rythme auquel il ne pouvait s'empêcher d'attirer la jeune femme contre lui, ses mains à nouveau sur ses fesses. Elle sentait cette agréable moiteur entre ses cuisses, elle était prête, prête à se donner à William. Mais Julia savait que le moment n'était pas encore venu, que la tension devait encore montée, afin qu'ils puissent atteindre cette plénitude qu'ils aimaient tant, ensembles. Elle retira alors la main du pantalon de William pour soulever sa chemise, pour la faire passer au-dessus de sa tête, pour croiser le regard empli de désir du jeune homme. Ils se sourirent simplement, et il ouvrit son pantalon qu'il laissa glisser au sol avec son justaucorps. Il posa les mains autour de la taille de son épouse qui se lova tout contre lui aussitôt. Une seconde avant que Julia ne s'enroule tout autour de lui, avant qu'elle ne caresse avec son pubis le sexe de William qui grandissait toujours un peu plus. Ils fermèrent les yeux au même instant, dans un même gémissement, et doucement, William la fit s'allonger sur le matelas. Il resta là, à la tenir dans ses bras simplement, à sentir son corps se presser contre le sien alors qu'il la surplombait. Puis, il embrassa son épaule, le haut de sa poitrine, sa bouche prit le chemin de son sein gauche et il enroula sa langue autour de son mamelon gonflé. Julia se cambra en poussant un autre gémissement rauque. Il enveloppa son autre sein avec sa main, et elle perdit pieds.
-Oh William, gémit-elle.
La bouche de son époux continua sa progression plus bas, toujours plus bas, pour arriver à ses boucles blondes déjà humides. Il la prit par les hanches et doucement, elle écarta les jambes un peu plus. Il la regarda. Cette vue lui avait tellement manqué, Julia s'offrant à lui sans aucune retenue, son corps secoué de spasmes de plaisir qu'elle ne pouvait contrôler, sa poitrine qui se soulevait au rythme saccadé de sa respiration, son intimité si douce, si chaude, rien qu'à lui. William croisa le regard de Julia qui sourit tout en glissant sa main dans ses cheveux. Il lui sourit en retour et sa bouche approcha de sa féminité sans qu'il ne quitte son regard. Ses lèvres la touchèrent, sa langue la caressa. Il vit cette lueur dans son regard, ce regard qu'il aimait tellement. Julia lutta de toutes ses forces, elle voulait continuer à le regarder lui donner du plaisir, mais c'était plus fort qu'elle, elle ne pouvait plus le supporter. Elle ferma les yeux en soupirant son prénom, en souriant remarquant la toute nouvelle sensation de sentir les poils de la barbe de William sur cet endroit si sensible. Elle aimait ça, elle l'aimait tellement. Elle enfonça ses doigts un peu plus dans ses cheveux pour le maintenir contre elle et elle gémit une fois encore plus fort. Oh mon Dieu William, ne t'arrêtes pas, ne t'arrêtes surtout pas mon amour. Il continua à l'embrasser, la caresser, la sucer, la lécher, la mordre tendrement pendant de longues minutes, regardant avec délice et fierté son épouse perdre pieds et lorsque la tension monta encore d'un cran, il embrassa son corps une fois encore, s'allongeant contre elle à nouveau. Il goûta sa langue, il gémit à son tour lorsque la jeune femme massa une fois encore sa virilité à présent si grande qu'il savait qu'il ne tarderait pas à exploser. Il posa sa main sur la sienne et elle comprit. Aussitôt, Julia enroula ses jambe autour de ses hanches. Elle donna un coup de rein et il sentit le bout de son pénis caresser sa douceur.
-Mmmmhhh, murmura-t-il en s'apprêtant à s'emparer d'elle.
Pourtant, William n'en fit rien. Il déposa un baiser brûlant dans la nuque de Julia qui lui demandait plus ardemment de la faire sienne.
-Julia, murmura-t-il sur sa joue avant de s'éloigner à peine pour croiser son regard.
Elle resta immobile un instant, incertaine de ce qu'il voulait. Il caressa ses lèvres du bout des doigts et son autre main se posa sur la cuisse de son épouse.
-Je veux...te...
Elle le coupa en posant son index sur ses lèvres et elle sourit simplement. La regarder. Il voulait la regarder à l'instant où il se glisserait en elle. Elle l'avait compris. Elle l'embrassa alors profondément et lorsque leur regard se croisèrent à nouveau, William la pénétra avec douceur. Ils se sourirent simplement. Il s'enfonça un peu plus, toujours plus jusqu'à l'instant où il ne le pouvait davantage. A ce moment là, ils fermèrent les yeux et posèrent leur front l'un contre l'autre.
-Je t'aime Julia, murmura William sur ses lèvres, je t'aime tellement.
Ils s'embrassèrent une fois encore et William se retira un peu, pour s'emparer d'elle à nouveau. Elle referma ses bras autour de lui, ne voulant pas qu'il s'éloigne d'un seul centimètre, heureuse de le sentir auprès d'elle à nouveau, heureuse d'être à sa place, dans ses bras. William avait une main dans les cheveux de Julia, l'autre sur sa hanche. Ils firent l'amour pendant de longues minutes. Chaque coup de rein les emmenèrent vers un état de plénitude et de bonheur immenses. Ils éclatèrent à l'unisson dans un cri de plaisir, Julia trembla une fois encore contre lui et il se laissa tomber sur son corps. En paix, heureux, ensembles.
à suivre... ;)
