Bonjour/bonsoir (rayez la mention inutile) et bienvenu dans ce premier chapitre de La Vengeance est un plat qui se mange avec de pâte !

Merci à tous ceux qui ont laissé une review au prologue, ou qui ont follow ou mis cette fic en favori, ou tout simplement à vous tous qui avez lu, vous êtes trop cool !

Réponse à la review anonyme, lolo ta couse :

Je suis ravie, chère cousinette que j'aime, que le prologue t'ai fait rire ! Ton kigurumi Pikachu est trop mignon et tu es trop mignonne dedans ! 3 Des bisous !

Dédicace à Ka-Al, qui peut officiellement regarder du porno à partir d'aujourd'hui ! 3

Voila, maintenant si vous voulez, vous pouvez lire la suite des aventures de Nyo et Unster au pays des Bisoun... Non, c'est faux, je vous ment, c'est pas du tout ça l'histoire.

Chapitre 1

« Mais c'est quoi ce bordel?!»

Le lieutenant Tom Laurent, alias Gydias, n'en croyait pas ses yeux. Il donnait une mission pourtant simple à son chien avant de s'absenter faire son rapport à son supérieur, et quand il revenait, non seulement son chien et son prisonnier s'étaient envolés, mais en plus tous les hommes qui gardaient le coin étaient morts ! Il fixa d'un air impassible le carnage puis perdit son sang-froid et shoota dans un cadavre en poussant un juron.

Il reprit son calme et descendit au sous-sol. L'endroit était aussi bien rangé qu'avant son départ, seul la flaque de sang encore chaud témoignait de ce qui s'était passé. Il recueillit quelques gouttes du liquide carmin dans un flacon qu'il récupéra sur une table, afin de le faire examiner en labo. Si le sang appartenait à son chien à son prisonnier, ou à un autre de ses hommes, ce serait inutile, mais si il appartenait à quelqu'un d'autre, cela pourrait s'avérer très utile.

Il sortit du commissariat et appela son supérieur qui décrocha presque immédiatement.

« Monsieur ?

- Que ce passe-t-il ?

- Mon commissariat a subi une attaque pendant mon absence. On retenait prisonnier un membre présumé de la résistance, interrogé par Unsterblicher, un de nos bourreaux. Ils ont disparu tous les deux, et les neuf soldats qui gardaient le lieu ont étés tués.

- C'est ennuyeux. Combien de temps vous êtes vous absenté ?

- Moins d'une heure.

- Bien. Le bourreau, c'est un soldat normal ou manipulé ?

- Manipulé, ce qui est d'autant plus gênant qu'il nous a coûté cher et qu'il était doué dans son boulot.

- Bon, rejoignez moi.

- A vos ordres Monsieur. »

Gydias raccrocha et, après un dernier regard aux corps étendus dans le bâtiment, s'en alla.

…...

Quand il ouvrit les yeux, il fallut quelques secondes à Nyo pour se rappeler où il était. Puis, tout lui revint. La planque de la résistance, Mathieu qui l'avait sauvé, l'interrogatoire, la torture, Unster. Unster.

Nyo se redressa d'un coup et grimaça quand une vague de douleur l'assaillit. Il alluma sa lampe de chevet et observa son état. De multiples bleus, coupures, et autres marques de coups couvraient son torse, mais il n'avait rien de grave. Il s'assit sur le bord du lit et ses pieds rencontrèrent le sol glacé. Des vêtements avaient étés laissés pour lui sur une chaise et il se hâta de les enfiler. Il sortit de la chambre et arriva dans un couloir encombré d'un bordel innommable. Il entreprit de slalomer entre les cartons et les vieux meubles afin d'atteindre la pièce d'où sortaient des voix.

La pièce en question était un salon un peu mieux rangé que le couloir et les propriétaires des voix étaient Mathieu et son petit ami Antoine. Le grand chevelu l'aperçut et lui adressa un grand sourire.

« Nyo, ça va mieux ? »

L'interpellé s'approcha d'eux et s'assit à côté de Mathieu.

« Ca va... On est chez toi, Mathieu ?

- Ouais. On a dû déménager le QG par sécurité après ton arrestation.

- Ce qui explique le bordel dans le couloir ! Compléta Antoine.

- Je vois. Personne n'est mort pendant mon absence ?

- T'es resté là bas que deux jours, aucune perte à déplorer, répondit Mathieu.

Nyo frissonna.

« J'ai l'impression d'avoir attendu dans cette cellule pendant des jours... »

Puis il se rappela de ce qu'il voulait demander à ses hôtes.

« Et Unster ? Où est-il ?

- Le gars qu'on a ramené ? On l'a enfermé dans une cellule aménagée à la cave.

- Il va mieux ?

- Il est un peu mal en point, mais il ne risque plus de mourir.

- Pourquoi tu l'as poignardé?

- Je pouvait pas savoir que tu le connaissait !

- Je peux le voir ?

- Il n'est pas encore réveillé, répondit Antoine en se levant. J'ai appelé Kriss pour qu'il vienne le soigner complètement. Je ne remet pas en doute tes talents de médecin, mon chéri, mais Kriss est quand même plus doué que toi. »

Mathieu haussa les épaules mais sourit.

« Je suis supérieur à Kriss dans bien des domaines, je peux bien lui laisser le domaine médical pour lui laisser l'illusion qu'il pourra un jour me battre ! »

Antoine éclata de rire et ébouriffa les cheveux de son compagnon. Il fit ensuite signe à Nyo de le suivre et l'emmena à la cave.

Le jeune homme alluma la lumière et chercha son ancien amant des yeux. Unster était allongé sur les côté et leur tournait le dos.

« Unster ? » appela Nyo d'une voix hésitante.

Le prisonnier ne l'entendit pas, sûrement inconscient, ou alors, s'il était réveillé, ne réagit pas. Nyo fit quelques pas dans sa direction et l'appela encore, sans provoquer la moindre réaction chez celui qu'il aimait. Antoine posa sa main sur son épaule.

« Laisse tomber, il est comme ça depuis qu'on l'a amené ici. On ne sait même pas s'il est réveillé. Personne n'ose vérifier.

- Il s'est pris un couteau dans le dos, en même temps... » Marmonna Nyo en s'approchant encore d'Unster.

Il s'agenouilla à côté de lui et posa sa main sur son épaule.

« Unster ? Sébastien ? »

Il n'obtint aucune réponse, le jeune homme semblait inconscient. Un léger ronflement lui parvint.

« Il dort.

- Sérieux ? S'écria Antoine en le rejoignant. Mais il va bien, alors ! »

Nyo grimaça et caressa la joue d'Unster.

« Je m'inquiète quand même... »

Antoine lui ébouriffa les cheveux en un geste affectueux.

« Je ressentirait la même chose si c'était Mathieu qui était à la place de ton copain et moi à la tienne. Mais tu nous avait caché que tu avait un petit copain ! »

Nyo rougit.

« On était plus vraiment ensemble, je pensait qu'il était mort depuis six mois... C'est pour ça que j'ai rejoint la résistance : je pensait que la police l'avait arrêté parce qu'ils pensaient qu'il en faisait partie. Je voulait le venger, mais j'avait pas prévu qu'il se soit rallié à eux...

- Tu pense qu'il s'est engagé volontairement ? Demanda Antoine, l'air pas convaincu.

- Tu pense qu'ils l'ont forcé ? Qu'ils lui ont fait du mal ? Qu'ils l'ont torturé ?

- Eh, du calme ! Je ne dis rien ! Et puis, il n'avait pas de traces de coups quand on l'a examiné.

- A part la blessure au dos...

- Oui mais celle là c'est Matt qui la lui a faite ! »

Nyo ne répliqua rien. Il allongea Unster sur le dos, retira son pull et le posa en boule sous la tête du prisonnier.

« Tu veux rester là, ou remonter avec moi ? Demanda Antoine en se relevant.

- J'arrive. »

Il rejoignit son ami et ils remontèrent dans le salon. Mathieu n'était plus seul, deux hommes étaient assis avec lui. L'un d'eux était Kriss, le médecin de la résistance, l'autre, était un homme aux cheveux bruns foncés bouclés qui portait une veste rouge vif.

« Il est réveillé ? » demanda Mathieu quand ils s'assirent avec eux.

Nyo répondit par la négative. Kriss se leva et se dirigea vers la porte de la cave de sa démarche nonchalante et lança :

« Je vais voir ce que je peux faire pour le soigner ! »

Nyo le remercia puis se tourna vers l'inconnu qui le dévisageait avec un grand sourire, attendant sûrement que Mathieu le présente.

« Nyo, je te présente Bob, un ami de longue date qui s'est porté volontaire pour s'occuper, avec un ami à lui, de notre radio clandestine !

- Bonsoir ! S'écria le type à la veste en se levant. Je suis Bob Lennon ! Ah ah ! Et je suis là pour donner un sens à votre minable petite rébellion ! Car vous n'êtes rien sans le Pyro-barbare ! »

Personne ne lui fit remarquer qu'il était dix heures du matin. Comme Bob Lennon le fixait toujours avec son grand sourire, Nyo finit par se présenter.

« Hum... Moi c'est Nyo. Je suis... euh... un invité.

- Dis pas de bêtises ! S'écria Antoine. T'es un membre de la résistance à part entière !

- Mais je sers à rien... marmonna Nyo.

- On va bien te trouver un truc à faire ! Le coupa Mathieu. Découvrir pourquoi ton ex joue au bourreau pour la police, par exemple !

- Ton ex est un policier ? S'exclama Bob.

- Ouais, répondit le jeune homme en baissant la tête. Mais je pense qu'il est manipulé... »

Le Pyro-barbare n'avait absolument pas écouté ce qu'il venait de dire et lui fit bien comprendre.

« Il faut purifier ce pauvre enfant par les flammes de l'Enfer ! Hurla-t-il en brandissant un briquet. Moi, Bob le Pyro-barbare, accepte de m'en charger ! »

Voyant les regards horrifiés que son invité jetait sur Bob, Mathieu crut bon d'intervenir.

« Bob, s'il te plait, personne ne va brûler personne ! Range ce briquet !

- T'inquiète, il ne marche plus ! »

En effet, il actionna l'objet trois fois sans qu'aucune flamme ne s'en échappe. Ce ne fut que quand le briquet disparut dans la poche de Bob que Nyo se sentit réellement rassuré. Il osa même adresser lui adresser la parole.

« Et... Euh... Tu va faire quoi à la radio ?

- Ma spécialité ! Dire de la merde ! Si en plus je peux la hurler aux oreilles de tout le monde, c'est parfait ! Mouahahaha !

- Dire... De la merde ?

- Ouais, répondit Antoine. Notre radio clandestine occupe une fréquence de la radio nationale, ce qui fait une émission de propagande en moins ! Notre objectif est d'occuper la fréquence où les messages du roi sont diffusés, mais on n'y arrive pas pour le moment.

- Ne vous inquiétez pas, mes amis ! S'écria Bob. Super Fanta va nous arranger ça !

- Super Fanta ? Marmonna Antoine en haussant un sourcil.

- Mon fidèle compagnon, expert en informatique ! Votre fréquence il va vous la pirater en moins de temps qu'en faut pour dire ornithorynque du Brésil ! »

Mathieu fronça les sourcils.

« Mais, ton ami, là, Fanta, il ne risque pas de se faire arrêter ? Demanda-t-il.

- Il est à la Réunion, et l'usurpateur ne s'occupe pas trop des territoires d'Outre-mer. Bien sûr, il y a des risques, mais on est tous prêts à en prendre. Sinon ça ne sert à rien que tu ais fondé la résistance, Mathieu. Fanta et moi on est prêts à mourir pour la liberté.

- ...C'est beau ce que tu dis, Bob... dit Antoine avec une pointe de sarcasme.

- Je n'ai que faire de tes sarcasmes, Daniel, répliqua Bob en prenant un air supérieur.

- Vous allez l'installer où, la radio ? Demanda Nyo, intrigué.

- Pas chez moi, répondit Mathieu en grimaçant. Ca serait trop dangereux. Mais on a trouvé un vieil immeuble désaffecté, et on va y installer tout le matériel.

- On fait ça quand ? Demanda le Pyro-barbare avec sérieux.

- Le plus tôt possible. Pas aujourd'hui, mais sûrement demain, pendant la parade mensuelle.

…...

Quand il ouvrit les yeux, il fallut quelques secondes à Unster pour identifier l'endroit où il se trouvait, le temps que son cerveau accepte de se remettre en marche. Puis tout lui revint. Le rebelle, la lame dans son dos, la seringue dans son cou, et avant cela, l'interrogatoire, Nyo. Nyo.

Unster tenta vainement de se redresser, mais son corps refusait de lui obéir. Avec un frisson d'angoisse, il tenta de déterminer où il se trouvait. Il était allongé, le torse bandé, à même le sol froid, dans une cave faiblement éclairée.. Un homme était assis à quelques mètres de lui et lui tournait le dos. Il remarqua que quelque chose avait été placé sous sa tête en guise d'oreiller. Il ne put déterminer ce que c'était mais il aurait reconnu l'odeur qui s'en dégageait entre mille.

Nyo.

Avec un frisson qui lui glaça le sang, il se souvint de tout ce qu'il lui avait fait subir dans la salle d'interrogatoire. Ses cris. Ses supplications. Son sang. Ses larmes.

S'il avait pu bouger il se serais donné des gifles. Il se dégouttait.

Un éclair de souffrance traversa son crane, lui arrachant un cri de douleur, quand le verrou qui bridait sa volonté se referma sur son esprit, détruisant son libre arbitre, le réduisant à nouveau à l'état d'esclave sans volonté.

Son cri de douleur alerta l'homme a côté de lui, homme qui se hâta de s'en aller, sûrement prévenir ses complice. Ses complices.

Sales petits rebelles de merde qui s'imaginaient avoir la moindre chance de les vaincre.

Reste avec eux. Gagne leur confiance. Espionne les. Observe le moindre de leur geste. Et rapporte moi tout ce que tu vois.

Les ordres étaient absolus. Il obéirait. Il n'avait pas le choix.

…...

Assis à son bureau, Gydias sourit et rompit la communication avec son esclave. Il avait eu peur que la manipulation ne se soit brisée, mais tout allait bien, et son petit esclave ferait tout ce qu'il lui ordonnerait. Gentil chien.

J'espère que ce premier chapitre vous aura plu !

N'hésitez pas à poster une review, ou à ne pas le faire si vous n'en avez pas envie !

Le prochain chapitre arrivera bientôt, ou pas bientôt, mais en tout cas il arrivera !

Je vous aime et je vous fais de gros bisous bien baveux et dégueulasses car vous êtes des gens cool ! Enfin, vous en avez l'air. Je ne sais pas comment vous êtes irl, si ça se trouve vous êtes cons et moches.

A bientôt !

Rain :)