Salut tout le monde et bienvenue pour ce second chapitre de la Vengeance est un plat qui se mange avec des pâtes ! Ce titre est beaucoup trop long, alors on va juste dire La Vengeance !

Je voudrais remercier toutes les personnes qui ont laissé une review au premier chapitre et à tous ceux qui l'ont simplement lu, je vous aime.

Réponse à la review anonyme : lolo ta cousine : premièrement, tu n'est pas moche et deuxièmement, si, MAthieu et Antoine sortent ensemble dans ma fic ! Des bisous ma cousinette !

Les personnages ne m'appartiennent pas et si cette fic gêne l'un ou l'autre des protagonistes, je l'effacerai sans problèmes !

Chapitre 2

Chaudes et douces, les lèvres d'Unster se mouvaient contre les siennes, les caressaient, les mordillaient, accompagnées de sa langue qui venait valser avec la sienne.

Nyo s'écarta de son petit ami le temps de reprendre son souffle et celui-ci en profita pour l'allonger sur le lit avant de repartir à l'assaut de ses lèvres. Il frémit quand il sentit les doigts d'Unster s'infiltrer sous son T-shirt et caresser doucement ses côtes. Tout en continuant ses caresses, son compagnon déposa une ligne de baisers le long de sa mâchoire avant de s'attaquer à son cou. Nyo retint un gémissement quand il mordilla la peau sensible de son épaule et passa sa main dans ses courts cheveux blond.

Unster s'éloigna de lui quelques instants et lui retira son T-shirt avant de revenir s'occuper de ses lèvres. Au terme d'un long et intense baiser, il revint embrasser son cou, ses épaules, son torse, descendant de plus en plus bas, enflammant la peau de Nyo sous ses lèvres et sa langue.

Relevant la tête et plongeant ses yeux bleus dans ceux de son petit ami, Unster entreprit de déboutonner le jean de Nyo, tout en lui lançant son regard le plus pervers. Nyo frémit d'anticipation quand il vit son compagnon lui baisser son pantalon et son caleçon dans un même mouvement et embrasser le haut de sa cuisse avant de lui écarter les jambes.

« Nyo ? »

L'interpellé ouvrit les yeux. Ce n'était pas Unster qui était penché au dessus de lui, mais Antoine, qui le regardait bizarrement.

« Ca va ? Tu gémissait dans ton sommeil... »

Un rêve érotique. Un putain de rêve érotique. De tous les songes que pouvait produire son cerveau, il avait fallu qu'il fasse un rêve érotique. Extrêmement déçu que ce qu'il venait de vivre en rêve ne soit pas la réalité, et surtout qu'Antoine l'ai réveillé juste avant le moment le plus intéressant, Nyo revint dans le monde réel et se redressa dans son lit.

« Ca va. Qu'est-ce qui se passe ?

- On va installer le matériel radio avant la parade mensuelle ! Tu viens nous aider ?

- Ouais, l'arrive, laisse moi m'habiller, je vous rejoint dans cinq minutes ! »

Il rejoignit Antoine, Mathieu, Bob et Kriss dans le salon quelques minutes plus tard. Mathieu et Antoine étaient occupés à empiler des cartons de matériel dans l'entrées, Kriss cherchait quelque chose dans le sac où il gardait son matériel médical, et Bob jouait avec son briquet, essayant désespérément de le faire fonctionner.

Nyo se servit une tasse de café et, s'approchant du médecin, lui demanda :

« Est-ce qu'Unster va mieux ?

- Tu parle du prisonnier que Mathieu a ramené en même temps que toi ? Il s'est réveillé hier soir, environ une heure après que tu sois allé te coucher. Comme il s'agitait et qu'il avait l'air de souffrir, je lui ai injecté un sédatif pour qu'il dorme. Mais ne t'inquiète pas, il va mieux !

- Merci, je suis soulagé...

- Bob, Nyo, s'écria Mathieu depuis l'entrée. Aidez nous à charger le matos dans la voiture, on y va ! »

Nyo hésita, mais Kriss le rassura d'un geste.

« Ne t'inquiète pas, je m'occupe de ton ami ! Vas-y, ils ont besoin de toi. On se retrouvera sûrement tout à l'heure, à la parade !

- Merci beaucoup ! À tout à l'heure ! »

Saluant Kriss d'un geste de la main, Nyo se hâta de rejoindre ses compagnons qui descendaient les quatre étages qui les séparaient de la voiture de Mathieu, d'encombrants cartons dans les bras. Il les aida à tous ranger dans le coffre et s'installa dans la voiture à côté de Bob, qui avait cessé de jouer avec son briquet, se contentant de l'examiner.

« On a combien de temps avant la parade ? Demanda Mathieu en démarrant.

- Il est neuf heures et on doit être là bas pour midi, donc trois heure, répondit Antoine en consultant son portable pour regarder l'heure. Deux heures en comptant le trajet.

- Ça sera suffisant ? Demanda Bob en rangeant son briquet dans la poche de sa veste rouge.

- Oui, ça devrait aller ! Répondit le conducteur. Au pire, on reprendra cet après midi ! Personne ne viendra nous voler notre matos dans un immeuble désaffecté !

- Faudra faire attention à l'heure, ajouta Nyo. Si on est en retard ou qu'on manque l'appel on sera dans la merde !

-Toi mon gars, t'y va pas ! Répliqua Antoine. La police vous recherche, toi et Unster ! Ils doivent savoir, maintenant, que tu fait partie de la résistance. Si tu te pointe à l'appel, c'est direct le commissariat ! Puis le Centre. Et là, on pourra plus rien pour toi, petit ! »

Nyo frissonna. Le Centre était le système carcéral mis en place par le roi dès son arrivée au pouvoir. Il y avait fait enfermer tous ceux qui s'opposaient à lui et nul n'avait plus jamais entendu parler d'eux. Aujourd'hui, le on y enfermait tous ceux qui étaient soupçonnés de faire partie de la résistance, ainsi que tous les criminels que la police attrapait. On ne savait pas vraiment ce qui se passait à l'intérieur, torture, esclavage, meurtres, viols, les pires atrocités étaient soupçonnées d'y être commises. La seule chose dont on étaient certains, c'est que personne n'était jamais revenu d'un Centre. Il y en avait dix en tout Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Strasbourg, Lille, Nantes, Bordeaux, Rouen et Clermont-Ferrand. On comptait en tout 1352 personnes enfermées dans un Centre dans toute la France. Il fallait avouer qu'avec toutes les rumeurs qui couraient sur le Centre et la surveillance presque infaillible de la police, le taux de criminalité avait fortement baissé.

L'autre moyen pour surveiller la population était la parade et l'appel mensuel. La parade consistait simplement en un défilé des forces armées, histoire d'impressionner et de décourager les candidats à la résistance. Avant chaque parade, qui se déroulaient le premier samedi de chaque mois, afin de bien gâcher votre week-end, chaque citoyen avait le droit de faire une heure de queue pour se faire prélever une goutte de sang pour que la police soit sûre que avez bien assisté à la parade. Ceux qui ne se présentaient pas à l'appel étaient diagnostiqués terroristes potentiels et étaient placés sous haute surveillance. Il fallait souffrir d'une maladie ou d'un handicap vous contraignant à ne pas bouger et obtenir un certificat d'un médecin royal pour y échapper. Kriss n'étant pas médecin royal, il ne pouvait signer de certificats.

Tout ça pour dire que se présenter à l'appel aujourd'hui était un bon moyen pour gagner des vacances définitives au Centre. Et par vacances, Nyo pensait à enfer, souffrance, et mort. Pas de quoi donner envie.

« Je resterai dans l'immeuble, alors ! Fit-il en frissonnant.

- Oui, c'est plus sur ! »

Au bout d'une vingtaine de minutes de trajet, Mathieu se gara dans une petite rue et ils montèrent les cartons au dernier étage d'un vieil immeuble qui paraissait sur le point de s'effondrer. Ils installèrent une table de camping et quelques chaises au milieu de la plus grande pièce de l'appartement abandonné, puis ils entreprirent d'installer l'électricité et internet, ce qui leur pris une heure. Une heure de rage et d'insultes à la génitrice de l'inventeur de l'électricité. Ils y parvinrent finalement après avoir remarqué qu'ils ne branchaient pas les bons câbles aux bons endroits. Une fois l'électricité et internet branchés, il ne leur fallut que trente minutes pour installer et brancher le matériel radio.

« Enfin ! S'écria Mathieu en se laissant tomber sur une chaise.

- Ces putains de câbles de merde qui se foutent pas au bon endroit ! Grogna Bob. Ils méritent la mort !

- Ça nous a tout de même pris moins de temps que prévu, répliqua Nyo. Vous ne risquez pas de rater l'appel.

- Ouais ! Ajouta Antoine. D'ailleurs on ferait mieux d'y aller, histoire de ne pas avoir à faire une heure de queue !

- Tu reste là, Nyo, OK ? Lui demanda Mathieu en se levant. T'as de la bouffe dans le sac ! On sera de retour vers 14 heures grand maximum, je pense...

- Ca marche, je vous attend là ! »

Il se trouve qu'il leur fallut quand même patienter trois quarts d'heure dans une file d'attente, étroitement surveillés par des militaire de l'armée royale. Pour ne rien arranger, les nuages décidèrent de leur cracher au visage une pluie fine et glacée, extrêmement désagréable.

« Journée de merde, grogna Bob qui s'était séparé de sa fidèle veste rouge, préférant ne pas se faire remarquer. Déjà qu'on s'est fait enculer par ces putains de câbles, maintenant il faut qu'on attende pendant des heures et en plus sous la pluie ?

- Plains toi à voix basse, Bob, le rabroua Antoine. Ne te fais pas remarquer ! »

Le pyro-barbare soupira mais se tut. Au bout de quelques minutes de queue supplémentaires, ils arrivèrent enfin devant les employés chargés d'enregistrer les gens. L'homme assis devant Mathieu avait l'air de s'ennuyer à mort et lui fit signe machinalement de lui tendre sa main. Le jeune homme obéit et l'employé lui demanda son nom avant de lui entailler légèrement l'index et de le presser sur la case correspondant à son nom pour y déposer une petite goutte de sang. Après cela il le laissa passer.

Mathieu suça son index pour arrêter le saignement et rejoignit son compagnon et son ami, qui avaient retrouvé Kriss.

« Alors, comment il va, le blessé ? Demanda Mathieu.

- L'ex de Nyo ? Fit Kriss. Il va beaucoup mieux. Il s'est réveillé il y a une heure et demi et il a l'air de s'être libéré de la potentielle manipulation mentale, mais je ne peux rien assurer.

- C'est une bonne nouvelle ! S'exclama Antoine. Nyo va être soulagé !

- Mais du coup, Unster est seul à l'appartement !

- Oui, mais il est enfermé à la cave, il n'y a aucun risque ! »

A ce moment là, un son de trompette retentit dans la rue, signe que tout le monde devait faire silence. Les quatre rebelles se turent et se concentrèrent sur la parade qui commençait, comptant avec application le nombre de soldats et de chars que l'armée comptait de plus que le mois dernier. Mathieu et Kriss comptèrent vingt-deux soldats supplémentaires, Bob compta deux chars en plus et Kriss deux nouvelles pièces d'artillerie mobile. En comparaison leur armement à eux était misérable.

A la fin de la parade, Mathieu, Bob et Antoine se retrouvèrent dans la voiture et Kriss rentra chez Mathieu pour s'occuper du prisonnier, le pyro-barbare marmonna :

« Notre armement est vraiment à chier !

- Ouais, répliqua Antoine.

- Je pense faire venir certains de nos hommes pour mener un petit raid pour récupérer de l'équipement, dit Mathieu. Soit en attaquant une patrouille, ce qui serait le moins dangereux, soit s'infiltrer dans un de leurs entrepôt pour voler du matériel, ce qui serait plus dangereux, mais beaucoup plus rentable.

- Détruisons l'entrepôt ! S'écria Bob en brandissant son briquet. Brûlons le ! Déchaînons sur ces immondes créatures les flammes de l'enfer, des ténèbres, et de la destruction !

- Beaucoup trop visible ! Rétorqua Antoine, habitué aux délires pyromanes de son ami. On doit être discrets !

- OK, on infiltre alors... marmonna le pyro-barbare d'un air déçu.

- Qui compte-tu faire venir ? Demanda le chevelu.

- Peut-être Victor et Tail, de Lyon, ou alors les Breut, de Brest... je ne sais pas encore.

- Peut-être pas Vic et Tail, ils ne connaissent pas le sens du mot discrétion... grommela Antoine. Si tu pense vraiment qu'on aura besoin de quelqu'un, appelle plutôt Alexis ou un de ses frères.

- On verra bien, il n'y a rien d'urgent, répliqua Mathieu en se garant en bas de l'immeuble où ils avaient laissé Nyo. La priorité, c'est la radio.

- Ah oui, la radio ! Intervint Bob. Tu pense réellement que je pourrais assurer tout seul ?

- Non, bien sur que non ! Rétorqua le chef de la résistance. Tu ne peux pas rester 24 heures sur 24 devant ton micro !

- Vous comptez me trouver un remplaçant pour quand j'irai au toilettes ?

- Pisser, c'est tout ce qui t'inquiète ? Marmonna Antoine. Manger, dormir, ça te dis rien ?

- Evidemment que je vais trouver quelqu'un pour te remplacer, répondit Mathieu sans tenir compte de l'intervention de son petit-ami. Mais pour le moment on passera de la musique pendant que tu bouffe ou que tu dort en attendant qu'on recrute un autre gars assez fou pour faire ça. »

Les trois hommes sortirent de la voiture et rejoignirent Nyo dans leur nouvelle base. Celui ci n'avait pas bougé et était toujours assis sur une chaise, son ordinateur posé sur la table en face de lui, son casque sur les oreilles. Quand il les aperçu, il enleva son casque et leur demanda :

« Alors, vous ne vous êtes pas fait arrêter dès que vous vous êtes pointés à la parade ?

- Pour qui nous prend-tu, nabot ? S'écria Bob en adoptant un petit air supérieur assez insupportable. Nous sommes bien plus pu-pu-pu-puissant que ces suppôts de Satan ! Ils ne peuvent rien contre nous !

- Oui, j'imagine... marmonna Nyo. Mais on ne peut pas grand chose contre eux non plus... »

Pendant que ses amis discutaient, Mathieu avait écarté l'ordinateur de Nyo et avait fini de brancher le micro à l'émetteur.

« Nyo, laisse la place à Bob, s'il te plait ! »

Le jeune homme se leva, laissant le pyro-barbare s'asseoir sur la chaise qu'il occupait précédemment. Bob, qui avait remis sa sublime et sexy veste rouge, grimaça.

« Cette chaise est extrêmement inconfortable. Je sens que je vais avoir mal au cul dans moins de deux heures !

- Il va falloir que tu survive jusqu'à la première pause, on te ramènera un fauteuil plus confortable. Antoine, tout est prêt ? Tu es prêt à nous brancher sur la fréquence que Fanta a hacké ?

- Ouaip ! C'est quand tu veux, chéri !

- Nyo, descend à l'étage inférieur et écoute la radio. Remonte dans cinq minutes pour nous dire si ça marche.

- Oui chef ! »

Le jeune homme s'exécuta et disparut par la porte d'entrée. Mathieu, dont le cœur battait à cent à l'heure, tourna la tête vers Bob.

« Tu es prêt à parler ? Qu'est-ce que tu fait ? »

Le pyro-barbare avait à moitié disparut sous la table.

« Je cherche... argh... Ma bouteille d'eau... Dans mon sac ! Je compte pas mourir de déshydratation ! Ah ! Je l'ai ! »

Bob se redressa et posa une bouteille d'eau et une canette de Coca sur la table, à côté du micro. Il se réinstalla le plus confortablement possible sur sa chaise, souffla un bon coup et donna le feu vert à Mathieu.

« On peut y aller ! »

…...

Gydias était contrarié. Non seulement son contrôle sur son chien s'était affaibli à cause de la distance, mais en plus le chien en question n'avait rien appris les douze dernières heures. À croire qu'il était enfermé dans une cave, coupé de toute information.

Tout cela n'arrangeait guère le policier. Son supérieur comptait sur lui. Pas question de le décevoir. Déjà parce qu'il risquait de perdre son boulot si le commissaire décidait de ne pas laisser passer un échec, mais aussi, parce que, tout simplement, il ne voulait pas décevoir son chef.

Le chef en question était assis en face de lui, ne daignant pas croiser son regard, le réservant au Roi, assis en bout de table. De petite taille, les cheveux courts grisonnants, aucun signe n'indiquait que cet homme était le Roi de France, celui que chaque personne sensée et doté d'un minimum d'instinct de conservation craignait et respectait.

La réunion se poursuivait, comme chaque semaine, une heure après la parade, interminable. Toutes les personnes importantes de l'armée étaient conviées, mais leur présence n'était pas obligatoire. Aujourd'hui, ils étaient sept. Le Roi, le commissaire, Gydias, et quatre autres gradés dont il ne se souvenait pas des noms. Gydias, bien que n'ayant jamais pris la parole, venait chaque semaine, car son chef venait, et c'était un bon prétexte pour le lieutenant pour observer et admirer son supérieur. Il l'observait pendant toute l'assemblée, le plus discrètement possible, enregistrant le moindre de ses gestes et de ses paroles. Le commissaire ne croisait presque jamais son regard, entièrement focalisé sur le Roi. Gydias était jaloux de cet homme qui était le centre de l'attention.

« Lieutenant Laurent, comment se porte votre esclave ? »

Gydias sursauta. Les yeux du Roi, qui venait de lui adresser la parole pour la première fois de sa vie, étaient fixés sur lui, indéchiffrable. Il resta silencieux quelques instants, simplement incapable de parler. Les regards de toute l'assemblée étaient rivés sur lui, y compris celui du commissaire, qui lui indiqua d'un regard impatient de parler. Gydias se dit que, finalement, il n'aimait pas du tout être au centre de l'attention, et que, soudain, il n'était plus du tout jaloux du Roi. Le Roi en question attendait sa réponse d'un air impassible, et Gydias se donna mentalement des claques pour se secouer.

« Allez mon grand ! Pensa-t-il. C'est vraiment pas le moment de faire une crise de timidité ! Remue toi et répond lui ! »

Et il répondit, après d'interminables secondes de silence.

« Les résistants présumés l'ont emmené avec eux et il est enfermé dans une sorte de cave depuis deux jours. Je lui ai ordonné de gagner la confiance de ses geôliers et de me rapporter tout ce qu'il apprendrait.

- Bien, dit simplement le Roi. Bonne initiative. »

Et il se désintéressa de lui, de même que les autres. Seul les yeux du commissaire restèrent fixés quelques instants sur lui, avant de se focaliser à nouveau sur le Roi, qui venait de reprendre la parole.

« J'ai appris qu'une de nos fréquence radio a été piratée il y à environs trois heures, sans répercussions sur la diffusion de nos programmes. Quelqu'un est-il au courant de ce qui se passe ? »

Les gradés se regardèrent entre eux, affichant un air étonné. Gydias et le commissaire étaient déjà au courant et ne réagirent pas. Un employé du Roi entra à ce moment là et posa respectueusement un petit poste de radio devant le monarque. Celui-ci congédia l'homme d'un geste et alluma la radio. La voix du présentateur combla le silence.

« … et maintenant la météo, présentée par Jean-Jacques Rinard !

« Bonjour à tous. Aujourd'hui il fera chaud dans toute la France, avec un ciel entièrement bleu dans le sud-ouest, dans l'est et dans... - c'est bon ? Ça marche, tu pense ? Allô ? Vous m'entendez ? Vous m'entendez ? Youhou ? Blablablablabla... ! Ça marche ? Parfait ! Bonsoir ! Je suis Bob Lennon ! Ah ah ! Et bienvenue, bienvenue ! Vous écoutez Radio-rebelle, la radio pour ceux qui veulent une France libre et démocratique ! Oui, ce nom est à chier, mais je vous promet qu'on trouvera un truc mieux ! »

Le Roi s'était levé de sa chaise, l'air hors de lui. Les résistants venaient de prendre le contrôle de sa fréquence principale. Il fit tomber le poste de radio d'un geste furieux de la main, et l'objet alla se briser contre le sol.

« C-Commissaire Theurel. Je veux que vous trouviez le lieu où se cachent ses ordures. Dans les plus brefs délais !

- A vos ordres, Sire. »

Le commissaire sortit de la salle de réunion, faisant signe à Gydias de le suivre. Celui-ci obéit et rejoignit son chef dehors. Il rentra au commissariat qui lui était attribué, son subordonné sur les talons, sans prononcer un seul mot. Une fois arrivé à destination, dans son bureau, il se laissa tomber dans son fauteuil, sans faire attention à Gydias, fermant les yeux. Il les rouvrit au bout de quelques secondes.

« Lieutenant, allumez la radio, s'il vous plaît. »

Gydias obéit. La voie du présentateur clandestin retentit à nouveau.

« … et quand même, la démocratie, c'était vachement bien ! Vous trouvez pas ? … Je suis con, vous pouvez pas me répondre, seulement m'écouter. Non mais sérieux, ça vous dirait pas, que la France redevienne une république démocratique ? Je sais pas, ça ne vous intéresse pas, de pouvoir dire ce que vous pensez ? Écrire ce que vous voulez ? Dessiner ce que vous voulez ? Ça vous fait pas chier, la censure ? Parce que moi ça me fait clairement chier ! C'est pour ça que je me bat ! Parce que ne plus pouvoir dire ce que je pense sous prétexte que ça gêne un ou deux connard, ça m'emmerde. Alors résistez. On ne vous demande pas de venir vous battre, bien sur que non ! Juste de résister. N'obéissez pas à ce prétendu Roi comme des moutons. Vous êtes des moutons ? Posez vous la question. Et n'oubliez pas que si on les a guillotinés, les roi de France, c'est pas pour rien. … Bon ! On va repartir sur un truc plus joyeux ! Est-ce que vous aimez la brioche ? Moi j'adore !

Eteignez la radio, Lieutenant. »

Gydias obéit. Le commissaire s'était redressé et darda son regard sur lui.

« Lieutenant, je veux que vous vous serviez de votre chien pour en apprendre le plus possible sur la résistance. C'est urgent. Et rassemblez le plus d'informations possible sur ce Bob Lennon.

- Oui Commissaire. »

Il sortit.

Voilà, j'espère que ce deuxième chapitre vous aura plut ! N'hésitez pas à me laisser une review, et à bientôt !

Rain :)