Coucou tout le monde !

Désolée du retard de ce chapitre, la semaine dernière, j'accueillait ma correspondante suédoise (je ne parle pas suédois) et cette semaine j'écrivait un long, très long OS (qui n'est absolument pas fini, d'ailleurs) donc voilà.

Réponse à la review anonyme : Cassandre : Trop de complimeeeeeeeeents ! *explose* merci beaucoup ! Je suis super contente que tu adore autant cette fic ! Et oui, voici enfin les retrouvailles d'Unster et Nyo ! *^*

Dédicace à ma femme, la Mandragore de Nantes, si elle est en train de manger. Sinon, pas de dédicace. Je t'aime 3

Sinon, info inutile, j'ai commencé à regarder Supernatural sur la demande très, très insistante de quelqu'un (qui se reconnaîtra) et j'adore trop trop !

Les youtubers que j'utilise honteusement ne m'appartiennent pas et si cette fic gêne quelqu'un, je m'engage à la supprimer !

Je crois que j'ai fini mon blabla !

Chapitre 5

Le regard du Commissaire le transperçait. Ça ne lui déplaisait pas, d'habitude, ça lui donnait l'impression de compter pour cet homme. Mais là, dans ces circonstances, il était juste gêné, il avait peur, même. Le Commissaire attendait que Gydias ait le courage de lui dire ce qu'il était venu lui annoncer, mais le jeune policier savait que ça patience n'était pas éternelle. Alors il pris une grande inspiration, détourna les yeux, et parla.

« J'ai... Perdu le contrôle. »

Le Commissaire ne parut pas comprendre. Ses yeux s'étaient un peu agrandis sous l'incompréhension et comme Gydias paraissait ne rien vouloir ajouter, il lui demanda :

« De quoi parlez-vous, Lieutenant ? »

Le policier n'osait pas répondre et se mordillait nerveusement la lèvre inférieure. Commençant à s'agacer du silence buté du jeune homme, le Commissaire se leva, contourna son bureau et s'approcha lentement de Gydias. Celui-ci se mit à reculer, intimidé, comme toujours, par son supérieur. Il finit par se retrouver dos au mur, dans l'incapacité de reculer davantage. Il aurait pu s'enfuir, s'il l'avait voulu, mais ça n'était pas très professionnel. Il allait passer à la casserole et s'aperçut avec un soupçon d'horreur que a ne le dérangeait pas.

Le Commissaire le plaqua doucement contre le mur, un air beaucoup trop gentil sur le visage. Il posa ses mains sur les hanches de Gydias et, approchant son visage à quelques centimètres de celui du policier, lui souffla :

« De quoi parliez vous, Tom... ? »

Gydias frissonna en entendant son prénom prononcé si sensuellement par cet homme qui lui faisait tant d'effet. Il se sentit soudain bien incapable de lui désobéir. Alors il répondit, fermant les yeux, appréciant les caresses des mains sur ses hanches.

« J'ai perdu le contrôle sur mon esclave... Je n'ai plus aucun contrôle sur lui... »

Il sentit les main sur son corps se raidir.

« Pardon ? Murmura le Commissaire d'une voix étrange. Pouvez vous répéter... ?

- Je ne peux plus le contrôler... répondit-il d'un ton un peu inquiet. Le lien est toujours là, mais je n'ai plus aucun contrôle sur lui... »

Il ne vit pas le coup partir. Le poing du Commissaire heurta son ventre avec violence et il se plia en deux sous la douleur. Il gémit de douleur et se laissa tomber au sol, le souffle coupé.

« Vous êtes un incapable, lui dit son supérieur d'un ton calme. J'en ai assez de vous le répéter. Retrouvez votre chien. Sinon... »

Il s'éloigna. La menace était claire. Gydias tremblait, mais fut bien obligé de se lever et de sortir du bureau. Il avait du travail.

…...

Unster se sentait nerveux. Nyo était assis dans le petit canapé récemment installé par Mathieu dans une des chambres réaménagée en salon, vu que la grande pièce préalablement prévue à cet effet était occupée par Bob et sa radio. Personne ne trouvait ça pratique et il était prévu de mettre la radio dans une des deux chambres et de remettre le salon dans le salon. Mais pour l'instant, personne ne voulait s'y mettre. La flemme était quelque chose de très puissant.

Unster se craquait les doigts nerveusement. Ça n'échappait certes pas à Nyo qui jetait parfois de petits regards gênés. Finalement, il se racla la gorge et se tourna délibérément vers son ancien geôlier.

« Bon, c'est pas que je n'apprécie pas ta compagnie, mais j'ai autre chose à faire que de passer des heures dans ce canapé à côté de toi ! »

Unster se mordit la lèvre inférieure et, n'osant pas croiser son regard, lui marmonna :

« Est-ce que... tu m'en veux... ? »

Nyo le fixa d'un air surpris et l'ancien prisonnier fut bien obligé de croiser son regard. Il eut l'impression qu'il allait se perdre dans ses yeux marrons.

« Comment ça ? Tu parle de l'interrogatoire ?

- Ben... Ouais. »

Nyo haussa les épaules. Il s'étira, se tourna à nouveaux vers Unster et lui sourit.

« Non ! »

Devant le haussement de sourcil incrédule d'Unster, il s'expliqua.

« Tu était contrôlé, idiot, ce n'était pas sa faute. »

Le sourire de Nyo le fit rougir et il détourna le regard. Celui-ci s'en aperçut et le fixa d'un air étonné.

« Qu'est-ce que tu as ? Ça ne va pas ?

- Si, si ! Répliqua Unster en s'écartant un peu, gêné.

- T'as pas l'air bien.. »

Il avait l'impression que les yeux de Nyo scrutaient son âme, devinaient ses pensées. Il se sentit rougir encore plus. L'autre ne lui avait jamais fait autant d'effet. Le jeune homme se penchait vers lui, le même air interrogateur sur le visage. A force de s'écarter de lui, se penchant de plus en plus, Unster finit par se retrouver à moitié allongé sur le canapé, Nyo au dessus de lui. Celui-ci abhorrait d'ailleurs un sourire étrange, presque pervers.

« Alors, qu'est-ce que tu as, Unsty ? »

Le rouge quitta instantanément le visage d'Unster. Il se redressa brusquement, renversant Nyo sur le canapé. Il approcha son visage du sien, un air menaçant sur le visage.

« Ne m'appelle plus jamais comme ça ! C'est ridicule ! Je te l'ai dis plein de fois, pourtant !

- Mais je trouve ça mignon, moi ! Rétorqua Nyo, un sourire narquois sur le visage. Et tu ne fais pas peur du tout, comme ça !

- Non c'est pas mignon ! Moi c'est Unster ! Sébastien ou Seb à la limite ! Mais Unsty c'est absolument hors de question ! »

L'autre prit un air boudeur somme toute adorable.

« T'es pas drôle... marmonna-t-il en posant une de ses mains sur la nuque d'Unster et l'autre dans son dos.

- C'est pas une raison pour me tripoter !

- Tu ne va pas dire que ça te dérange ! Rétorqua-t-il en lui caressant lentement le dos, son autre main faisant pression sur sa nuque pour rapprocher leurs visages.

- Mmhm... fit Unster, son souffle caressant les lèvres de Nyo. Je crois que non, ça ne me dérange pas... »

Les lèvre de Nyo effleurèrent les sienne et il ressentit comme un déclic. Il ferma les yeux et plaque fiévreusement sa bouche contre celle du jeune homme, mouvant ses lèvre avec délice. L'autre répondait à son baiser, passant ses mains dans ses cheveux, tirant légèrement sur les mèches courtes de son ancien amant. Unster sentit une douce chaleur l'envahir. Il commença à remonter le T-shirt de Nyo, cherchant à l'enlever et commença à promener ses main sur son torse. Poussant un soupire de plaisir, Nyo se mit à déboutonner le jean d'Unster, bataillant avec le bouton et la fermeture éclaire maléfique.

Puis ils entendirent quelqu'un se racler bruyamment la gorge.

Unster se redressa brusquement. Une nouvelle fois, il sentit le feu envahir ses joues et ne douta pas un seul instant de la couleur cramoisie que devait avoir pris son visage. Mathieu abhorrait un grand sourire narquois et Charlotte et David un air inintéressé. La tête de Bob apparut derrière l'épaule de Mathieu et quand il se fut rendu compte de la situation, il éclata de rire. Unster aurait aimé pouvoir rentrer dans le sol et à voir la tête de Nyo, s'était aussi son cas. Il se dit qu'il ne manquait plus qu'Antoine pour que ce tableau de la honte soit parfait et au moment où il pensait cela, le chevelu susnommé arriva et, constatant la scène, poussa un long sifflement moqueur.

« On va vous laisser, je crois... dit finalement Mathieu après un silence particulièrement gênant.

- Pourquoi ? S'écria Antoine, l'air le moins compatissant au monde. Je veux voir la suite, moi ! »

La main de Bob se posa sur l'épaule du voyeur.

« Laisse les donc tranquilles, petit chenapan ! »

Si Antoine eut l'air déçu, Unster, lui, aurait bien érigé un culte en l'honneur du pyro-barbare s'il l'avait pu. Bob entraîna les deux autres hors de la pièce et Unster et Nyo se retrouvèrent seuls, toujours dans la même position. Un nouveau silence s'installa. L'ambiance érotique qui régnait avant l'intervention de leurs complices s'était évaporée et ils trouvaient à présent leur situation tout à fait gênante. Unster finit par se redresser, maudissant ses acolytes et offrant leurs âmes à tous les démons qu'il connaissait. Nyo se rassit normalement et rajusta son T-shirt que son presque amant avait remonté sur son torse. L'autre s'empressa de reboutonner son pantalon. Un silence gênant s'installa une nouvelle fois. Finalement Unster se racla la gorge et demanda :

« Qu'est-ce qu'on fait... ?

- Je ne sais pas, qu'est-ce que tu as envie de faire... ?

- Eh bien... Il y à cinq minutes j'avais très envie de te faire l'amour, mais là, mon enthousiasme est comme... retombé.

- Ouais, j'ai vu ça. »

Nyo soupira et posa sa tête sur l'épaule d'Unster. Une fois la surprise passée, le jeune homme passa sa main autour des épaules de son ami et le serra contre lui. Nyo leva son visage vers celui d'Unster et posa doucement ses lèvres sur les siennes.

« Qu'est-ce qu'on fait ? Demanda-t-il à nouveau après s'être écarté.

- Je n'en sais toujours rien ! » répondit Unster avant de s'emparer de ses lèvres.

Antoine entra à ce moment là, un immense sourire au lèvre.

« Hé, les gars, vous êtes en train de baiser ou on peut avoir accès au salon ? »

Unster se leva brusquement, prêt à égorger l'indésirable avec les dents, mais Nyo le retint par le bras et lui intima de se calmer d'un regard sévère. Il se leva à son tour et marmonna à Antoine :

« Non, c'est bon. Qu'est-ce que vous voulez faire, dans le salon ?

- Ben, au départ, la pièce où on a foutu la radio, c'est un salon, alors on va déménager tout le matériel dans cette pièce pour avoir une pièce commune plus grande !

- Et pourquoi vous avez décidé de faire ça maintenant ? Demanda l'ancien prisonnier d'un ton sec. C'était prévu, ou vous faites ça pour nous casser les couilles ? »

Antoine fronça les sourcils d'un air amusé.

« Tu es parano, mon pauvre ! Cette opération était prévu depuis longtemps, on avait juste la flemme! Et tout à l'heure, on a décidé de s'y mettre, mais vous étiez là ! Rien contre toi, Unsty ! »

Nyo dut une nouvelle fois empêcher son compagnon de se jeter sur Antoine.

« Du calme ! S'exclama celui-ci en reculant d'un pas, son sourire amusé vissé au village. Tu n'aime pas qu'on t'appelle Unsty ?

- T'aimerais bien qu'on t'appelle Toinou ou un truc du genre ?

- Mmhm... fit Antoine en grimaçant. Non. Excuse-moi. Quoi qu'il en soit, si vous ne comptez pas copuler allègrement dans les trente minutes qui viennent, aidez nous à tout bouger !

- Ca ne posera pas de problème de déplacer le matériel radio alors qu'il fonctionne ? Demanda Nyo.

- Non, pas si on fait attention ! Répliqua le chevelu avec un grand sourire. Vous venez ?

- Ouais, répondit Unster après avoir interrogé Nyo du regard et avoir obtenu un signe de tête affirmatif. On vient aider tes faibles bras à porter le lourd canapé.

- Mes faibles bras t'emmerde ! » rétorqua Antoine en lui tirant la langue en un geste d'une virilité absolue.

- Ils sortirent de la pièce pour rejoindre les autres.

…...

La pièce était grande, brillamment éclairée, luxueusement meublée. Une grande table de bois cirée trônait au centre de la pièce. Elle pourrait facilement accueillir une vingtaine de personne, mais aujourd'hui seuls deux personnes y siégeaient, en pleine conversation.

« Vous dites qu'il n'a plus aucun contact avec son esclave ? Demandait le plus âgé, assis en bout de table, dans le siège au plus haut dossier.

- D'après ce qu'il m'a dit, le lien a été brusquement rompu. Aucunes nouvelles depuis.

- Comment cet incapable a-t-il obtenu le contrôle mental de ce garçon ?

- Je n'en sais rien. Ce n'est pas de mon fait.

- Je vois. Comment pouvons nous le retrouver ?

- L'esclave ?

- Oui, l'esclave. On ne peux pas le laisser se promener dans la nature avec toutes les informations auxquelles il a eu accès.

- C'est une évidence, nous devons remettre la main sur lui.

- Connaissez vous un moyen de retrouver ce garçon ?

- Le lieutenant travaille dessus.

- Vous faites encore confiance à cet incapable ? Étonnant.

- Je me permet de vous rappeler, sans vouloir vous offenser, que c'est vous qui avez formé les binômes. Je n'y peux rien si je me suis retrouvé avec ce... minable. Je ne demande qu'à changer.

- Seriez vous en train de m'accuser de l'incompétence de votre assistant ?

- Je n'ai jamais dit une telle chose ! Je n'oserai pas !

- Non, mais vous le pensez.

- Vous êtes vraiment d'une intelligence remarquable !

- Cessez immédiatement, Commissaire. Votre langue trop pendue pourrait bien vous jouer des tours.

- Je vous prie de bien vouloir me pardonner, Sire.

- Allez travailler, je vous prie. J'envisagerai de vous pardonner quand vous aurez des résultats. Vous devez retrouver ce garçon. »

Le Commissaire sortit après s'être incliné et le Roi se retrouva seul. Il se leva, s'approcha de la fenêtre et soupira d'agacement. Il n'aimait pas la tournure que prenaient les évènements, même s'il savait que la situation aurait pu être pire. Heureusement pour lui, il n'avait pas affaire à une résistance organisée, loin de là. Il ne s'agissaient que de petits groupes et ce n'était qu'un question de temps avant qu'il ne les débusque tous. Les imbéciles qui monopolisaient la fréquence radio principale étaient loin d'être les seuls, mais tant qu'ils ne pensaient pas à s'organiser ou à s'allier, ils n'avaient aucune chance. Il devait reconnaitre que la disparition du garçon contrôlé par le Lieutenant Laurent était gênante, mais il ne pourrait pas leur échapper bien longtemps. Et quand ils les auraient capturés, lui et ses complices, il les tueraient. Ca lui enlèverai une épine du pied.

Il devait attendre le prochain appel pour avoir une liste non-exhaustive des résistants qui avaient libéré le garçon, car ceux-ci ne se présenteraient sûrement pas à la parade par peur de se faire arrêter. Il espérait se débarrasser des gêneurs avant cette date car il lui fallait encore attendre plus de deux semaines.

En attendant, il allait faire renforcer la sécurité, faire distribuer moins de permis de déplacements, placarder des affiches de recherches des personnes dont il était sûr de la trahison, augmenter la censure, bloquer les réseaux sociaux et renforcer la surveillance aux frontières. Il allait les coincer.

Je sais que vous voulez me frapper.

Voilà (viola) ce chapitre est terminé. Non, pas de lemon. Je sais que tu es très déçue, Ka-Al, mais ne plore pas. En plus, c'est mon expression ! Ecrire l'intervention de Mathieu et des autres m'a fait beaucoup rire et non, je ne regrette pas ! :3

Au fait, j'aimerai faire apparaître des membres du fandom dans un prochain chapitre, pour étoffer un peu la résistance ! Donc si ça vous intéresse, dites le moi dans les review et précisez moi à quoi vous ressemblez !

Allez, je vous dis à la prochanie !

Salut !

Rain ;)