Coucou les gens !
Voilà le chapitre 6 de La Vengeance (enfin).
Au fait, ma chère épouse La Mandragore de Nantes et moi-même avons le plaisir de vous annoncer la naissance de B(l)aise, charmant lemon de trois pages word né juste à temps pour ce chapitre ! (c'est moi qui l'ai écrit mais elle l'a adopté et a trouvé le nom XD)
Réponses aux reviews anonymes :
- léonie : Coucou ma chérie ! Bienvenue dans la résistance !
- lolo ta cousine : je suis contente que ça te plaise toujours ! Non, Tom et François ne finirons pas ensemble.
- ShadowOfMadness : Coucou à toi et bienvenue dans la résistance ! C'est de loin la description la plus détaillée que j'ai reçu ! ^^ Bon, pour la faux de deux mètres, c'est un peu mort, mais un poignard ça doit pouvoir se faire !
Au fait, si d'autres personnes veulent apparaître dans l'histoire, n'hésitez pas à me le dire !
Chapitre 6
Le regard d'Unster passa de Nyo au canapé, puis du canapé à Nyo, puis il tourna la tête vers Antoine qui lui servit un grand sourire encourageant.
« Allez, les enfants, au boulot ! S'écria-t-il en donnant une grande claque dans le dos de l'ancien prisonnier. Je me charge de transporter les chaises ! »
Unster ne se gêna pas pour le foudroyer du regard tandis que le chevelu soulevait deux chaises pour les emporter dans la pièce qui allait devenir leur nouveau salon, celle qui contenait auparavant la radio. Celle ci avait été déplacée quelques minutes plus tôt et trônait à présent sur la table de la chambre, diffusant de la musique n'ayant d'autre but que celui d'occuper la fréquence. A présent il fallait s'occuper de déplacer le canapé et le reste du mobilier dans la grande pièce.
« On s'y met, chéri ? Proposa Nyo en lui souriant ?
- Ouais, d'accord. » répondit le plus grand, se sentant fondre en voyant ce sourire.
À eux deux ils soulevèrent le canapé, grimaçant sous le poids du meuble et entreprirent de le déplacer.
« Qui est le connard qui a inventé le poids ? Grogna Nyo, tous les traits de son visage crispés par l'effort.
- Newton, répondit Unster qui n'était pas plus en forme que lui.
- Que quelqu'un tue cet homme !
- Déjà mort depuis un bon bout de temps !
- Je sais, je n'attendait pas de réplique ! »
Ne pouvant plus tenir, le brun lâcha le canapé qui heurta le sol avec un bruit sourd, manquant son pied de quelques centimètres. Nyo grimaça, aussi bien de soulagement pour son pied épargné que pour la marque dans le parquet que la chute du canapé n'avait pas manqué de faire.
Charlotte accourut, attirée par le bruit et ne manqua pas de réprimander les deux jeunes hommes avec amusement pour leur manque de muscles. Unster ne répondit rien, vexé au plus au point et Nyo répliqua qu'il gardait ses muscles pour des activités bien plus intéressantes que de déplacer un ''putain de canapé de merde''. La jeune femme leva les yeux au ciel et sortit de la pièce, retournant à cette activité ô combien intéressante qu'était la gestion du matériel.
Après son départ, Unster remarqua avec un désespoir certain qu'ils n'avaient déplacé le canapé que de quelques mètres et qu'il leur restait encore la même distance à parcourir. Il en fit par à Nyo, qui, toujours essoufflé, se laissa tomber dans le sofa avec un petit gémissement. Unster rejoignit son compagnon et posa sa tête sur son épaule.
« On fait une pause ? » proposa-t-il.
Nyo accepta, plus par flemme que par réelle fatigue et passa son bras autour des hanches d'Unster. Celui-ci tourna la tête et l'embrassa. Ce qui était d'abord un chaste baiser devint vite nue danse linguale endiablée et Nyo se retrouva vite à moitié allongé sur le canapé maudit, Unster le surplombant.
« Si quelqu'un s'avise de nous interrompre cette fois ci je l'égorge, prévint le brun en glissant ses mains sous le T-shirt de son amant, ce qui le fit frissonner.
- Je vais m'assurer que ça n'arrive pas. » marmonna Unster en se levant pour verrouiller la porte à l'aide de la clé qui se trouvait dans la serrure.
Ça allait déranger tout le monde, mais à ce stade il n'en avait plus rien à foutre. Dès que la clé eut fini de tourner dans sa serrure et qu'un clic se fit entendre, il rejoignit Nyo sur le canapé qui était passé d'immonde saloperie casse-couille à support absolument merveilleux, ce qui est quand même un changement d'état assez radical.
Pendant qu'il était occupé à effectuer les mesures de protections élémentaires, son compagnon s'était empressé d'enlever son T-shirt, de sorte qu'Unster put passer ses mains sur ce torse qui l'appelait avant même de s'être correctement réinstallé. La caresse de son pouce sur un téton dressé arracha un petit gémissement rauque et il s'empressa de réitérer l'opération.
Ne voulant pas rester en reste, Nyo posa une de ses mains sur la hanche d'Unster, l'autre sur sa nuque et l'attira vers lui pour un baiser passionné. Il gémit contre les lèvres de son amant quand celui-ci posa sa main sur la bosse qui déformait de façon extrêmement discrète (ceci est de l'ironie) son jean. Nyo glissa ses lèvres dans son cou et entreprit de dévorer la peau blanche qui s'offrait à lui, lâchant régulièrement de petit gémissements tandis qu'Unster penchait la tête sur le côté pour lui faciliter la tâche tout en massant son érection avec une lenteur délibérée.
Nyo passa ses jambes autour du bassin de son ami et inversa leurs positions d'un mouvement de hanches. Le brun se redressa, se retrouvant assis à califourchon sur les cuisses de son amants. Les mains de celui-ci avaient quitté son entrejambe. Nyo saisit le bas de son T-shirt et Unster s'assit obligeamment pour lui permettre de lui retirer. Ils se retrouvèrent tous deux torse nu, leurs érections plus ou moins pressées l'une contre l'autre. Un frisson de plaisir les traversa tous les deux quand Nyo commença à bouger lentement son bassin, engendrant une délicieuse friction.
« Tu m'as manqué... grogna Unster en capturant un téton dressé entre ses lèvres, le suçant et le mordillant avidement tandis que sa main s'occupait de l'autre.
- Je sais... » répliqua le brun, fermant les yeux.
Il faisait des efforts pour ne pas gémir trop fort mais ça lui était de plus en plus compliqué, surtout si son amant continuait à le toucher comme ça. Un grognement rauque lui échappa quand les lèvres du blond quittèrent son téton pour s'occuper de l'autre et ses mains se perdirent dans ses cheveux courts.
« Tu m'as manqué aussi... » souffla-t-il en posant sa main sur le torse d'Unster avant de le pousser à s'allonger, lâchant néanmoins un petit gémissement de frustration quand ses lèvres quittèrent sa poitrine.
Il se pencha vers lui et l'embrassa langoureusement en glissant ses mains le long du torse de son compagnon, de plus en plus bas, jusqu'à ce que ses doigts rencontrent le haut de son jean. Il s'éloigna d'un centimètre de la bouche d'Unster pour reprendre son souffle qui commençait à lui manquer et entreprit de déboutonner le pantalon du jeune homme sous lui, dont la toile était déformée par l'imposante bosse de son érection.
« Tu es très beau, comme ça, lui souffla-t-il léchant doucement le lobe de son oreille avant de déposer un baiser sur la peau sensible juste en dessous. Tu le sais, n'est-ce pas ?
- Oui, je me dis ça tous les matins en m'admirant dans le miroir ! » répliqua-t-il en souriant et en faisant courir ses doigts le long des côtes de Nyo.
Celui-ci rit contre la peau de son cou, faisant frémir son amant. Le brun s'allongea à moitié sur Unster, ses jambes de part et d'autre de sa cuisse, sa main posée négligemment sur son entrejambe tendue. Il embrassa encore son compagnon et acheva d'ouvrir son pantalon afin de glisser sa main entre la toile du vêtement et le tissu doux du caleçon, effleurant du bout des doigts le membre du blond. Blond qui ne put retenir un gémissement rauque, fermant les yeux et soulevant le bassin à la recherche de plus de contact.
Nyo trouvait la vision que lui offrait son amant fort plaisante et décida que, compte tenu de la chaleur de la pièce, et surtout de leurs deux corps, il portait beaucoup trop de vêtements et entreprit de se débarrasser de son propre pantalon tout en caressant la verge d'Unster, toujours emprisonnée dans son sous-vêtement, lui arrachant de doux gémissements. Heureusement, son amant s'aperçut de ce qu'il essayait de faire et lui apporta son aide, en profitant pour caresser ses fesses. Nyo se retrouva finalement nu et pensa que ce n'était pas juste qu'il soit le seul à être aussi exposé et tira sur son jean pour le lui retirer. Il suivit des yeux le vol gracieux du pantalon à travers la pièce et son regard tomba sur l'émetteur radio qui diffusait toujours de la musique. Enfin il l'espérait.
« J'espère que le micro n'est pas allumé, souffla-t-il à l'oreille d'Unster en glissant à nouveau sa main dans son caleçon pour refermer ses doigts autour de son membre, provocant un long grognement de plaisir. Sinon les auditeurs vont être choqués...
- Je m'en branle ! Répliqua Unster en remuant le bassin pour engendrer plus de contact.
_ Non, là c'est moi qui te branle... » rétorqua Nyo en l'embrassant à nouveau et en le débarrassant de la dernière barrière de tissu qui séparait leurs deux corps.
Tous deux gémirent fortement quand le brun écarta sa main et plaqua d'un mouvement en avant leurs érections l'une contre l'autre. Unster posa une de ses mains entre ses omoplates et l'autre sur sa hanche. Il descendit sa main dans le bas du dos de Nyo, puis posa son autre main sur ses fesses. Le brun posa ses deux mains sur les épaules de son amant et se pencha pour l'embrasser. Le blond glissa ses doigts entre ses fesses pour venir caresser son intimité.
« Mmhm... gémit Nyo en fermant les yeux.
- Je peux... ? Demanda Unster en pressant doucement son index contre l'entrée plissée.
- Oui, vas-y... » répondit le brun en posant son front contre l'épaule nue de son compagnon.
Le blond glissa avec précaution son doigts en Nyo, lui arrachant un gémissement, mélange de plaisir et de douleur.
« Ca va ? Demanda Unster en l'embrassant.
- Ca peut aller, continue... »
Le plus grand mouva lentement son doigt en lui tout en glissant ses lèvres dans son cou. Nyo gémit doucement, renversant la tête en arrière.
« Encore... » souffla-t-il en caressant son cou de ses lèvres.
Unster glissa un second doigt dans son intimité, le faisant gémir lorsque l'extrémité de son majeur effleura sa prostate. Appréciant les réactions qu'il tirait de son compagnon rien qu'avec ses doigts, il réitéra l'expérience. Le gémissement qui retentit dans la chambre-salon fut à la hauteur de ses attentes. Il effectua des mouvements de ciseaux, étirant et détendant les chairs brûlantes de son amant.
« On passe aux choses sérieuses ? Demanda Unster après quelques minutes de soupirs de plaisirs ininterrompus.
- Tu... Tu t'attend vraiment à une réponse négative ? Répliqua Nyo en remuant légèrement le bassin.
- Non, pas vraiment. » répondit le blond en retirant doucement ses doigts.
Le brun gémit de frustration et se redressa sur ses genoux.
« Allez, on y va... » souffla-t-il en prenant appui sur les épaules de son compagnon.
Celui-ci posa ses mains sur les hanches de Nyo pour le soutenir. Le plus petit commença à s'empaler lentement sur le membre d'Unster. Celui-ci lâcha un râle de plaisir en sentant l'étau brûlant se refermer autour de son sexe. La sensation était délicieuse et il dut se retenir pour ne pas jouir sur le champ. Il enfonça ses doigts dans la peau de son amant et se concentra sur son visage pour se contrôler. Nyo continuait sa lente descente, grimaçant sous la douleur.
Quand le membre de son amant fut finalement complètement en lui, le brun poussa un soupir de soulagement et posa sa tête contre l'épaule pour s'habituer à sa présence en lui. Le blond avait bien du mal à se retenir de renverser Nyo sur le canapé magique pour le pilonner jusqu'à l'orgasme. Au lieu de ça il fit courir ses mains sur le dos, les épaules et les cuisses de son compagnon.
Au bout de quelques minutes, le brun serra ses doigts sur l'épaule d'Unster et ondula lentement du bassin, faisant gémir le blond. S'appuyant sur lui, Nyo se redressa, sortant presque entièrement le sexe de son intimité, puis s'empala à nouveau sur la colonne de chair, leur arrachant un cri. Il se mit ensuite à aller et venir plus vigoureusement, enfonçant ses ongles dans l'épaule de son amant. Unster ferma les yeux et entoura le corps de son compagnon, le serrant contre lui, stoppant ses mouvements par la même occasion. Le brun gémit de frustration et se laissa aller contre le torse de son amant.
« Qu'est-ce que tu fais ? Demanda-t-il en enfonçant ses doigts dans son torse.
- Je t'aime, Nyo, souffla Unster en l'embrassant sur le front.
- Moi aussi et je te l'ai déjà dis... Mais c'est pas vraiment le moment de faire du sentimentalisme ! Baise moi !
- C'est vrai que là c'est tous l'inverse du sentimentalisme. »
Le saisissant par les hanches, le blond le renversa sur le canapé magique, les faisant tous deux gémir quand une vague de pur plaisir les traversa. Unster arrêta de penser et se concentra sur le corps gémissant sous lui. Il l'embrassa à en perdre haleine et commença à bouger son bassin à un rythme soutenu. Il eut vaguement conscience d'entendre quelqu'un tambouriner à la porte mais ils n'y prêtèrent aucune attention. Nyo grognait et gémissait sans cesse, agrippé à lui comme une moule à son rocher, ses bras noués autour de ses épaules et ses jambes autour de sa taille. Le plaisir faisait perdre la tête au blond et un accéléra le rythme de ses coups de rein, se délectant des gémissements et des cris qu'il tirait de son amant. Il lui fallut un moment pour se rendre compte que la plupart des cris venaient de lui. Unster sentait le plaisir monter inexorablement en lui et il sut qu'il ne tiendrait pas longtemps. D'ailleurs Nyo n'avait pas l'air dans un meilleur état que lui.
« Seb, je... gémit-il en plantant ses ongles dans son bras.
- Je sais... ! répliqua le blond en enroula ses doigts autour de son membre et commença à le masturber au rythme de ses coups de rein. Vas-y... »
Nyo vint dans un long cri, ses ongles traçant quatre traînées écarlate sur le torse de son amant. Celui-ci le suivit presque immédiatement, sentant les muscles internes du brun se contracter autour de sa queue.
Reprenant son souffle, les brumes de l'orgasme embrouillant encore son esprit, Unster posa sa tête dans le creux du cou de Nyo. Celui-ci était encore complètement dans les vapes et il lui fallut sentir son amant se retirer pour revenir à lui.
« On a dégueulassé le canapé... souffla-t-il en tentant de se redresser.
- Pas que le canapé, d'ailleurs. » ajouta Unster en se redressant pour se lever.
Nyo voulut le suivre, mais ses jambes refusèrent de le porter et il s'écroula lamentablement sur Unster qui le soutint en souriant.
« Ca va ? Demanda-t-il en l'embrassant doucement.
- Au top, je redescends tranquillement du septième ciel... »
Le blond sourit à nouveau, plutôt fier de lui et emmena son petit ami dans la salle de bain après un petit coup d'oeil au canapé magique souillé. Ils prirent une rapide et sage douche avant de se rhabiller mutuellement. Des coups sur la porte les tirèrent de leur nuage plein d'amour et Unster se rappela avoir entendu d'autre coups un peu plus tôt, mais il était beaucoup trop occupé pour y prêter attention. Nyo essuya rapidement le sperme qui maculait le canapé magique avec la serviette encore mouillée tandis qu'Unster allait ouvrir. La porte s'ouvrit sur le visage mécontent de Mathieu et ceux au contraire ravis de Bob et Antoine.
« Ca fait presque une demi-heure qu'on attend ce foutu canapé ! S'écria Mathieu en le poussant pour entrer. Vous foutiez qu... Oh.
- Vous vous êtes enfin... réconciliés ? » S'exclama Antoine en lorgnant le sofa que Nyo n'avait pas si bien nettoyé que ça.
Le visage du brun se colora d'un beau rouge vif et il cacha un peu inutilement la serviette souillé dans son dos. Il chercha du soutient du côté d'Unster mais celui-ci n'avait pas l'air plus à l'aise que lui.
« C'est pas trop tôt ! Ajouta Bob, un immense sourire au lèvre en donnant une grande claque dans le dos du blond.
- Mais on vous emmerde ! Cria Nyo en tournant les talons pour s'enfermer dans la salle de bain.
- Attend, chéri ! »
Unster rejoignit son tendre amour dans la salle de bain, sûrement pour... s'occuper de lui et Bob, Mathieu et Antoine se retrouvèrent seuls avec un canapé magique sale sur les bras. Le petit châtain soupira et donna une petite tape sur l'épaule d'Antoine.
« Je vous laisse vous occuper de ça, Charlotte, David et moi on va faire les courses.
- T'es sérieux ? S'exclama le chevelu en perdant immédiatement son sourire. Tu nous laisse nous taper le canapé plein de foutre ?
- Tu parle toujours de manière tellement romantique, Toinou.
- On a dit pas de surnoms, Mathieu !
- Allez Antoine, au boulot ! » rétorqua le chef de la résistance en lui faisant un clin d'oeil avant de tourner les talons.
Ils entendirent le « salut ! » de Charlotte, puis le claquement de la porte. Ils se retrouvèrent seuls avec le canapé magique. Antoine soupira et se laissa tomber sur le sofa, évitant soigneusement la tâche.
« Allez, on nettoie ça et on en fini avec cette merde de déménagement ! » soupira Bob en allant chercher une serviette.
Ils lavèrent le canapé sommairement et le déplacèrent enfin dans la grande pièce avant de s'affaler dessus.
« Cette merde pèse une tonne ! Et maintenant on fait quoi ?
- J'en sais rien, répondit Bob en haussant les épaules. On baise ?
- Allez ! » s'exclama Antoine avant d'éclater de rire.
Le pyro-barbare éclata de rire à son tour et se leva.
« C'est pas que tu ne m'intéresse pas, chéri, mais je pense que je vais faire mon boulot plutôt que de m'envoyer en l'air avec le copain de mon patron !
- Ton boulot ?
- Ouais, tu sais, dire de la merde dans un micro pour occuper les ondes ! »
Bob s'étira, fit un petit geste de la main à Antoine qui s'était allongé lascivement sur le canapé pour faire un petit somme et retourna dans la salle radio. Il donna quelques coups dans la porte de la salle de bain pour signifier à Nyo et Unster de faire moins de bruit, ce qui n'eut aucun effet. Finalement, il décida d'attendre que le couple ait fini ses activités. Il soupira. Maintenant, il avait l'impression d'être le seul à ne pas penser qu'avec sa bite. Enfin, avec David et Charlotte. Il ne les connaissait pas assez pour en juger, mais tant qu'il ne les retrouverait pas en train de baiser dans le couloir, il continuerait à les considérer comme des personnes respectables.
Au bout de quelques minutes le couple sortit de la salle de bain, l'air satisfait.
« Enfin ! grogna Bob qui commençait à en avoir marre de tout le temps devoir attendre le bon vouloir de mecs en rut.
- Désolé, fit Nyo avec un sourire pervers qui en disait long sur à quel point il était désolé.
- Ouais, ça se voit. Allez, dégagez tous les deux, y en a qui bossent ! »
Les deux amants ne se firent pas prier et déguerpirent pour rejoindre Antoine qui pionçait dans le salon. Bob soupira, éteignit la musique et ralluma le micro avant de commencer à parler.
« Bonsoir ! Je suis Bob Lennon ! Ha ha ! Comment allez vous, chers amis ? Vous n'allez pas répondre, suis-je bête ! J'espère que la musique ne vous a pas fait chier, mais on avait pas mal de choses à faire de notre côté ! Bon, c'est sympa de s'amuser, et tout, mais on a un pays à reprendre ! Et si jamais vous voulez mettre la main à la pâte, on ne cracherai pas sur un peu de renfort ! Qu'est-ce que je suis con de balancer ça comme ça... Mais si vous avez du temps à perdre, n'hésitez pas ! »
Il continua son monologue comme c'était son quotidien depuis maintenant presque une semaine. Il prenait de plus en plus d'aisance à l'oral, n'hésitant même plus à lancer des vannes sexistes à toute son audience. Il savait que la fréquence sur laquelle il émettait était depuis longtemps interdite, mais il savait également que pas mal de monde l'écoutait dire de la merde clandestinement, ce qui consistait déjà en un acte de résistance. Il savait aussi que ce n'était qu'une question de temps avant que la police ne récupère le contrôle de la fréquence mais pour le moment ils ne parvenaient à rien. Fanta les protégeait efficacement, depuis La Réunion.
Bob ne pourrait jamais assez remercier son ami pour ce qu'il faisait pour eux, encore plus depuis qu'il lui avait dit qu'il cherchait un moyen de brouiller définitivement les ondes qui enchaînaient Unster au policier qui le contrôlait. Ce mec était un gars en or et s'il l'avait eu en face de lui, Bob lui aurait depuis longtemps roulé une grosse pelle. Mais il s'égarait.
Charlotte, David et Mathieu rentrèrent au bout d'une heure, les bras chargés de sacs de nourriture et réquisitionnèrent toute la main d'oeuvre disponible pour décharger la voiture et tout ranger. Cela leur prit dix minutes, au bout desquelles Unster, qui s'occupait de ranger les gâteaux et tous les aliments du genre, s'aperçut qu'il manquait quelque chose de primordial à la survie de l'humanité. Enfin, sa survie personnel, mais c'était à peu près pareil.
« Les mecs, cria-t-il à la cantonade. Quelqu'un a vu du chocolat dans cette baraque ? »
Les autres lui répondirent par la négative sans savoir s'ils devaient rire ou pleurer des priorités du jeune homme. Celui-ci fouilla un peu lui même mais dut rapidement se rendre à l'évidence. Il n'y avait pas de chocolat dans la base.
Voilà (viola) ce chapitre est terminé, j'espère qu'il vous aura plu ! (de même que le lemon qui m'a quand même bien fait chier)
Oui, Unster est irrécupérable. Mais le chocolat c'est la vie.
N'hésitez pas à laisser une review et on se retrouve bientôt pour la suite !
Rain
