Hey guys !

Oui, ça fait longtemps mais je suis vivante et j'ai internet. C'est le principal, vous en conviendrez.

Donc voici le septième chapitre de La Vengeance et vous allez enfin savoir si Unster va avoir du chocolat. Avouez que ça vous empêchait de dormir. Allez, avouez.

Réponses aux reviews anonymes :

ShadowOfMadness : Contente que le lemon t'ai plu (vu le mal que je me suis donné à l'écrire XD) Ta présentation est parfaite ! Merci beaucoup et bienvenue dans la résistance !

lolo-miki aren : j'espère que tu n'as pas pleuré, ça me ferai me sentir mal (non en fait je m'en fout :P). Si Nyo ou Unster tombaient dessus j'aimerai beaucoup qu'il me le fasse savoir pour avoir leur réaction ! Envoie moi une photo de ta nouvelle coupe et bienvenue dans la résistance !

juliette : je suis super contente que ça te plaise et j'imagine bien ta gêne ! ^^Bienvenue dans la résistance !

Gillian : ah ouais la brioche ça m'a fait marrer quand je l'ai écris ! J'espère que j'aurais encore l'occasion d'écrire les monologues de Bob à la radio !

Chapitre 7

Mathieu observait Unster fouiller toute la cuisine avec un certain agacement. Depuis que le jeune homme avait constaté avec horreur l'absence de chocolat dans leur planque, il n'avait de cesse d'en chercher avec un désespoir qui frôlait le ridicule. Il était visiblement le seul que son petit manège agaçait. Antoine ne lui prêtait aucune attention, concentré sur son ordinateur, David était absent, Charlotte lisait dans le salon et Bob parlait à la radio. On entendait les échos de sa voix dans le reste de l'appartement et c'était devenu un bruit de fond rassurant. Seuls Mathieu et Nyo observaient Unster et sa quête du chocolat sacré, mais si c'était de l'agacement que le petit châtain ressentait, pour le cas du brun ce n'était que de l'affection teintée d'amusement.

Finalement Mathieu se leva et arrêta l'ancien prisonnier qui repassait pour la centième fois devant lui en l'attrapant par le bras.

« Putain mais c'est quoi ton problème avec le chocolat ? C'est tout de même pas la mort s'il n'y en a pas !

- Tu ne saisis pas l'importance du chocolat, mec ! Répliqua le blond avec le plus grand sérieux. On peut contrôler le monde avec ! Et c'est vachement bon, en plus !

- Mais qu'est-ce que tu raconte ?

- Laisse tomber, il est souvent comme ça, intervint Nyo en prenant son petit ami dans ses bras.

- Tu me fait passer pour un attardé ! Protesta Unster d'un ton outré. Le chocolat c'est important dans la vie !

- Eh bien on en achètera la prochaine fois qu'on ira faire les courses ! T'auras qu'à venir, comme ça au moins tu te rendras utile ! Parce que pour le moment, à part avoir souillé le canapé et nous avoir fait perdre du temps, tu nous as pas servit à grand chose. »

L'ancien bourreau eut l'air profondément vexé et poussa un grognement incompréhensible qui fit lever les yeux au ciel à Mathieu et sourire affectueusement Nyo.

« Puisque c'est comme ça, je vais aller en acheter, moi ! S'écria Unster en leur tournant le dos pour récupérer sa veste dans laquelle se trouvait son portefeuille.

- Mais je t'en prie, répliqua le chef de la résistance en retenant un sourire. Et si tu pouvait racheter du lait par la même occasion je t'en serais très reconnaissant ! »

Unster le fusilla du regard et sortit de l'appartement, manquant de ce fait l'air auto-satisfait de Mathieu. Les deux résistants entendirent ses pas dans l'escaliers puis le virent s'éloigner par la fenêtre. L'ancien prisonnier dut sentir leurs regards amusés sur lui car il tourna la tête vers eux, marchant toujours et leur tira la langue en un bel exemple de maturité. Il se trouvait à une quinzaine de mètres de l'immeuble quand il eut une sorte de sursaut avant de s'écrouler.

« Merde ! » S'écria Nyo en se précipitant vers la porte.

Gydias se trouvait au commissariat central et s'apprêtait à faire son rapport au commissaire sur ses résultats inexistants quand il sentit brusquement le lien qui l'unissait à son chien se rétablir. Une violente douleur irradia dans son crane et il gémit en se prenant la tête entre ses main. Son téléphone bipa et il le tira de sa poche, grimaçant toujours sous la souffrance. Le système GPS parvenait à nouveau à pister son esclave et sa position était indiquée sur l'écran. Il fit immédiatement un screen-shot au cas où et se précipita vers le bureau du commissaire. En chemin, il se dépêcha de donner ses ordres à son esclave. « Des hommes vont venir vers toi en faisant semblant de vouloir t'aider. Défend toi. » Il arriva devant le bureau de son commissaire. Heureusement pour lui, celui-ci était seul, ce qui lui épargna une belle humiliation quand il pénétra dans la pièce en hurlant qu'« il l'avait retrouvé putain ». Son supérieur se leva, les yeux écarquillé, sûrement dû au fait qu'il n'espérait plus obtenir de résultat de la part du lieutenant depuis un moment déjà.

« Qu'est-ce que vous dites ? » s'exclama-t-il en attrapant Gydias par les épaules pour le secouer.

Celui-ci lutta contre l'envie de s'évanouir dans les bras de son commissaire.

« Le contrôle que j'exerce sur mon esclave vient d'être rétabli ! Je sais où il se trouve et j'ai accès à son esprit !

- C'est parfait, parfait ! Répliqua le commissaire en souriant d'un air à la fois soulagé et satisfait. Envoyez des hommes au lieu d'où provient le signal et arrêtez tous ceux qui se trouverons là bas !

- Oui chef ! S'exclama le lieutenant en se mettant au garde à vous. J'ai ordonné à mon chien de se défendre contre eux. Ceux de la résistance, je veux dire.

- C'est génial, c'est génial, marmonnait le commissaire, un sourire vissé sur le visage. Enfin des résultats ! Et je dois dire que je suis surpris, je n'avais pas placé beaucoup d'espoir en vous, lieutenant. (Gydias retint une grimace en entendant cela et décida de ne retenir que les compliments.) Enfin bref. Occupez-vous de votre chien, il est extrêmement bien placé. Vous pouvez prendre le contrôle de son corps ?

- Je ne sais pas, je vais essayer. »

Il s'assit dans le premier fauteuil qu'il vit, c'est-à-dire celui du commissaire et se concentra sur le lien qui entravait son esclave.

Unster fusilla Mathieu du regard et sortit de l'appartement, prenant grand soin de claquer la porte derrière lui. Quand il fut dehors, il tourna la tête vers son chef et son petit ami qui l'observaient par la fenêtre et leur tira la langue dans un bel exemple de maturité. Il fit quelques pas avant qu'une violente douleur à la tête ne le face vaciller puis s'écrouler. Il poussa un cri de souffrance. Il aurait pu reconnaître cette sensation entre mille. Il ne pouvait plus bouger, plus parler, seulement penser, et ses pensées ne lui appartenaient plus. Le lien avec celui qui le contrôlaient avant qu'il ne rejoigne la résistance venait de se rétablir. « Des hommes vont venir vers toi en faisant semblant de vouloir t'aider, entendit-il dans sa tête. Défend toi. » Qu'il haïssait cette voix ainsi que l'homme à qui elle appartenait.

Il entendit des cris -il reconnut son nom- et parvint à tourner la tête vers les deux hommes qui couraient vers lui. Il distinguait leurs visages mais il n'était pas capable de mettre des noms sur ceux-ci. « ennemis » était le seul terme qui lui venait à l'esprit. Une main se posa sur son épaule et il tourna brusquement la tête vers un visage à quelques centimètres du sien. Des yeux assombris pas l'inquiétude et une masse de cheveux bruns ébouriffés. Ennemi. Son poing écrasa la pommette de l'autre avec assez de force pour le repousser en arrière et le faire tomber. Un autre homme était là. Un petit châtain aux yeux bleus. Ennemi. Il cria quelque chose qui ressemblait à un nom mais qu'Unster ne saisit pas.

Il se releva, son crâne toujours aussi douloureux et tenta de s'éloigner de là d'où venaient les deux hommes, mais celui qui était toujours debout l'attrapa par le bras et le tira en arrière. Il se débattit mais le petit châtain possédait une force insoupçonnée et il ne put se libérer. Celui qu'il avait frappé s'était redressé et vint en aide à son compagnon, saisissant l'autre bras d'Unster. Les deux hommes parlaient toujours, mais il ne comprenais pas.

Il continuait à se débattre sans parvenir à se défaire de leur étreinte. Il entendit des bruits de pas dans son dos et un autre homme qui criait, puis un choc s'abattit à l'arrière de son crâne et il perdit connaissance.

« Que s'est-il passé ? demanda Bob en étendant le corps évanoui d'Unster sur le canapé.

- Aucune idée, répondit Mathieu en récupérant la paire de menottes dans l'armoire contenant la plupart des armes. Il sortait faire les courses et il s'est écroulé à une vingtaine de mètres de l'immeuble.

- Et il frappe fort. » marmonna Nyo en frottant sa joue douloureuse.

Ils soupirèrent de concert, ne sachant que faire. Antoine se précipita dans le salon à ce moment là.

« Fanta dis qu'il sait peut-être ce qui est arrivé à Unster ! »

Il brandissait son téléphone sur lequel il y avait Fanta par Skype.

« Mon Fanfan ! S'écria Bob en retrouvant son sourire. Comment ça va ? Le chien ? La femme ?

- Tranquille, tranquille, répondit le réunionnais en souriant, sa voix déformée par le micro. Et toi, comment va Anaïs ?

- Elle va bien. Je ne peux pas la voir souvent pour ne pas la mettre en danger, mais elle va bien.

- Bon, les gars, on a pas toute la journée ! Intervint Mathieu qui venait de menotter Unster. Qu'est-ce que tu as trouvé, Gabriel ?

- Ah oui. J'ai besoin que tu confirme ou infirme ma théorie, Mathieu. Il s'est écroulé à quelle distance de l'immeuble ?

- Une vingtaine de mètres, répondit le jeune homme.

- Et ça fait combien de mètres de la radio ?

- Aucune idée, une cinquantaine, peut-être plus ?

- OK, je pense que mon hypothèse était juste. Les ondes radio brouillent la connexion avec le flic, c'est pour ça qu'il était libre les derniers jours. Du coup quand il s'est éloigné le lien s'est rétabli. Faites gaffe à ne plus le faire sortir à partir de maintenant.

- Il appréciera très certainement que tu parle de lui comme d'un chien... fit remarquer Antoine et souriant.

- Je vais vous laisser, fit le chauve en ignorant la remarque du chevelu. Faites attention à vous ! »

Il coupa la communication sans attendre de réponse et Antoine rangea son portable. Il se regardèrent, regardèrent ensuite Unster, toujours inconscient, puis Bob brisa le silence en s'étirant, lâchant un couinement.

« Bon , j'y retourne ! Amusez vous bien avec le petit ! »

Il retourna dans la chambre et les autres l'entendirent reprendre son babillage quelques instants plus tard. Antoine retourna à son ordinateur et Nyo s'assit à côté du corps sans connaissance de son compagnon, posant sa tête sur son épaule. Mathieu s'apprêtait à sortir de la pièce quand son portable sonna. C'était David, parti enquêter une heure plus tôt. Il décrocha.

« Allô ? … Quoi ? … Merde ! Tu peux rentrer sans te faire voir ? … C'est pas grave. Reste à l'extérieur et surveille les. … Parfait. »

Il raccrocha et croisa les regards inquiets de Nyo, Antoine et Charlotte qui les avait rejoint.

« Qu'est-ce qui se passe ? Demanda le chevelu en se levant.

- Il y a des flics près d'ici. David est coincé ici.

- Merde ! S'écria Nyo. Tu pense qu'ils savent qu'Unster est là ?

- Le lien avec le flic lui permet de le localiser ?

- Sûrement. Espérons que ce ne soit pas précis, sinon on n'a aucune chance ! »

Antoine marmonna un juron et se précipita dans la chambre prévenir Bob avant de commencer à fourrer les affaires importantes dans une valise.

« On se dépêche, les gars, on se dépêche ! On va se faire buter, sinon ! »

Les autres se réveillèrent subitement, saisissant l'ampleur de la situation. Nyo s'occupa de réveiller Unster à coups de main dans la gueule tandis que les deux autres allèrent aider Antoine. Le prisonnier se redressa en poussant un cri.

« Oh putain ! S'écria-t-il. Qu'est-ce qui se passe ?!

- La police arrive ! Magne ton cul !

- Pourquoi je suis menotté ? S'exclama Unster en secouant ses poignets entravés.

- Tu as... comment dire... pété un câble... Du coup on a les flics au cul. »

Le visage du jeune homme se décomposa.

« Oh mon dieu... Oh mon dieu... Je suis désolé, chéri... !

- Pas grave, rétorqua Nyo en l'embrassant. On va s'en sortir, t'inquiète pas... »

Ils se levèrent et rejoignirent les autres dans la chambre. Bob parlait toujours dans le micro, Antoine et Charlotte discutaient à voix basse de ce qu'ils allaient faire et Mathieu était dans la dernière chambre et cherchait les dernières affaires. Il les rejoignit quelques instants plus tard, la valise contenant les armes à la main.

« Ils s'approchent, ils vont fouiller l'immeuble d'à côté ! Il faut qu'on se dépêche.

- On fait quoi pour la radio ? Demanda Charlotte à voix basse.

- Pas le choix, on va être obligés de la transporter, répondit Mathieu en posant la valise sur la table. Ne serait-ce que pour Unster. Et on en a besoin. Qui s'en charge ?

- Je vais le porter, répondit Antoine en ouvrant la valise pour en sortir un flingue chargé qu'il glissa à l'arrière de sa ceinture.

- Nan, répliqua le petit châtain en chargeant son arme. J'ai besoin de toi si jamais ça se corse. Ce qui est probable. Nyo devrait s'en charger.

- Eh ! Protesta celui-ci. Je veux me battre, moi ! Unster n'a qu'à le faire puisque c'est lui qui en a le plus besoin !

- Ca me va, approuva le blond.

- OK, on fait comme ça. Prenez vos armes. »

Pendant ce temps, Bob avait éteint le micro et avait mis la musique pour occuper les ondes. Il rangea l'émetteur dans le sac et le tendit à Unster qui l'enfila par dessus sa veste. Les autres prirent les valises.

« On a tout ? Demanda Charlotte. Parce que si on a laissé un truc avec des indices ou des trucs compromettants on n'est pas dans la merde !

- Il ne reste que les meubles et des trucs sans importance. Et je doute que le canapé plein de sperme constitue un élément compromettant...

- Oh ta gueule. » marmonna Unster tandis que Nyo levait les yeux au ciel d'un air agacé.

Mathieu dissimula son sourire et se dirigea vers la sortie, suivi des autres. Les policiers étaient en train de fouiller l'immeuble voisin.

« On va passer par derrière, souffla Bob en épiant les mouvements dans l'autre bâtiment. Il y a bien une porte de derrière, n'est-ce pas ?

- Ouais, répondit Antoine. Mais elle donne sur la cour et ça va pas être de la tarte de grimper avec les sacs et les valises.

- On n'a pas vraiment le choix, c'est ça ou l'arrestation, rétorqua Mathieu en se dirigeant vers la cage d'escalier, son sac sur le dos.

- Allez, les enfants, c'est parti ! » s'exclama Bob d'un ton enjoué en le suivant, tirant sa valise.

Il dévalèrent les escaliers avec rapidité et coururent vers la porte de derrière. Au même moment la porte principale s'ouvrit et cinq policiers entrèrent. Le premier leur cria de s'arrêter, mais évidemment, ils se gardèrent bien d'obéir, se contentant de courir vers la porte. Charlotte l'ouvrit d'un coup de pied et ils se précipitèrent dans la cour. Antoine et Nyo se postèrent de chaque côté de la porte, à moitié protégés par le mur et tirèrent dans le tas. Ils entendirent un cri de douleur et quelqu'un aboya des ordres.

« Bob aide moi à grimper ! » grogna Unster.

Le pyro-barbare lui fit la courte échelle et le jeune homme passa au dessus du mur. Bob grimpa et tendit la main à Charlotte pour l'aider à monter. Mathieu, lui, était monté tout seul et visait la porte avec son flingue. Les balles volaient, mais aucun résistant n'avait été blessé, même si une balle avait effleuré l'épaule de Charlotte quand elle avait escaladé le mur.

« Allez, les gars, on se tire ! Cria-t-il à Antoine et Nyo. Dépêchez vous !

- Vas-y en premier, Nyo, je te couvre ! » S'écria Antoine en tirant -et manquant- un policier qui rechargeait son arme.

Nyo tira une dernière fois et courut vers le mur, attrapant la main tendue de Bob pour se hisser en haut du mur de la liberté.

« A toi Antoine ! » Lui cria Mathieu.

Le jeune homme courut lui aussi vers les autres et saisit la main du pyro-barbare. Soudain il poussa un cri de douleur. Sentant qu'il le lâchait, Bob resserra sa poigne autour de son poignet et le tira vers lui. Antoine ne bougeait plus. Ils le firent passer de l'autre côté. Le jeune homme était inconscient et une tâche de sang fleurissait sur son t-shirt au niveau de son ventre.

« Merde, grogna Mathieu en vérifiant son pouls. Il faut qu'on se tire. »

Nyo et et Bob soulevèrent le blessé et ils se remirent à courir pour échapper aux flics qui commençaient à escalader le mur. Mathieu appela David pour lui dire de les rejoindre avec la voiture. Ils coururent jusqu'au croisement le plus proche et rejoignirent le jeune homme.

« On va jamais réussir à tout faire rentrer, geignit Unster.

- Pas le choix, répliqua Mathieu en installant Antoine à l'arrière de la voiture ? Occupez-vous de ça. David, passe moi la trousse de secours dans la boite à gants.

- Antoine est blessé ? Demanda celui-ci en la lui passant.

- Ouais, balle dans le ventre. »

Il découpa précautionneusement le t-shirt de son petit-ami à l'aide de ciseaux et observa la blessure. Le sang coulait abondement, mais moins qu'avant, ce qui était rassurant. Il fit un bandage rapide pour arrêter le saignement.

« Ca devrait aller, marmonna-t-il en soupirant et en déposant un baiser rapide sur les lèvres de son compagnon inconscient.

- Il faut qu'on l'emmène à l'hôpital, dit Bob en fixant la dernière valise sur le toit de la voiture.

- T'es fou ? S'exclama Mathieu en écarquillant les yeux. On va se faire arrêter !

- Il risque de mourir si on n'y va pas !

- Si on y va on va tous mourir ! On n'a pas le choix !

- Alors j'y vais seul avec lui, décida David en démarrant juste à temps pour échapper aux flics. On fait l'échange de conducteurs à une rue de l'hosto. »

David arrêta la voiture près de l'hôpital et descendit. Nyo fit sortir Antoine et David le souleva sur son dos.

« On se retrouve où ? Demanda-t-il, peinant un peu sous le poids du blessé.

- Chez... Euh... Bonne question, marmonna Mathieu. Chez Antoine ? J'ai le double des clés, si c'est pas surveillé, ça peut le faire !

- OK, ça marche. A plus tard. »

David s'éloigna en direction de l'hôpital, Antoine sur le dos, s'attirant des regards inquiets des quelques passants qui se trouvaient dans le coin. Après un dernier regard plein d'inquiétude à son petit ami, Mathieu, qui avait pris la place de David, démarra.

« J'espère que tout ira bien pour eux... » souffla Unster.

Mathieu répondit par un grognement.

« J'espère surtout que tout ira bien pour nous, surtout... »

Le chef de la résistance se gara devant l'immeuble où Antoine avait vécu avant d'emménager chez Mathieu. Ils sortirent de la voiture et vérifièrent que rien n'était tombé en cours de route.

« On va devoir changer de voiture, ils ont sûrement vu la plaque d'immatriculation, marmonna Charlotte.

- Ca fait chier, nos finances ne sont pas infinies. » grogna Mathieu en sortant de la voiture.

Il sortirent tous, récupérèrent les sacs et les valises et montèrent dans l'appartement vide. Il posèrent leur affaires et s'installèrent pas terre à défaut de pouvoir s'asseoir sur un meuble. Unster posa la radio au centre de la pièce et soupira.

« On ne va pas pouvoir continuer comme ça, les mecs.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? Demanda Nyo en posant sa tête sur son épaule et sa main sur sa hanche.

- Vous avez vu comme on a dû fuir face à à peine une dizaine de flics ? On va se faire tuer si ça continue. On n'est pas assez nombreux et on n'a pas assez de moyens.

- Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? Répliqua Mathieu en haussant un sourcil. On ne peux pas recruter des gens comme ça dans la rue ! Et pour les moyens, je te rappelle qu'on est en train de planifier l'attaque de l'entrepôt de matériel militaire ! »

Unster se tut en soupirant.

« Je crois savoir comment augmenter nos effectifs ! S'écria Bob à ce moment là, le regard éclairé comme s'il venait de recevoir une vision divine.

Voilà (viola) ce chapitre est terminé, j'espère qu'il vous aura plu !

Enfin un peu d'action (je ne considère pas B(l)aise comme de l'action, nope !) et j'imagine que vous avez deviné qu'au prochain chapitre les résistantes apparaîtrons (enfin) donc c'est sûrement le dernier chapitre dans lequel vous pouvez vous proposer !

Je voulais aussi remercier toutes celles (ceux ?) qui ont laissé une review au prochain chapitre de Demain dès l'Aube parce que je ne savais pas du tout comment cette petite fic allait être accueillie ! En tous cas ça me fait super plaisir !

Je vous dis à la prochaine pour un nouveau chapitre !

Bisous,

Rain :)