Hello !

Me revoilà après une crise de flemme intense et un horrible bug internet avec le chapitre 8 de la Vengeance !

Il y a trois-cent ans, je vous ai proposé de faire partie de la résistance. Et voici enfin l'arrivée des nouvelles résistantes !

Réponses au reviews anonymes :

- Guest (juliette) : quelle bonne idée, les tâches de sperme ! Je retiens les infos, t'inquiète pas ! Contente que le lemon t'ai plu ! Merci pour les conseils en chocolat !

- Mline : Oui, je suis cruelle ! Les recrues sont des lectrices ! Je rajouterai peut-être encore des persos d'internet plus tard !

- Gillian : J'aime le suspense ! voilà la suite, contente que ça te plaise !

- ShadowOfMadness : Unster n'aura jamais son chocolat ! MOUHAHAHAHA ! Comme j'ai besoin d'une histoire, Unster ne sera pas mis à la porte XD Voilà enfin la suite !

Chapitre 8

« Il est en retard. » marmonna une jeune fille aux cheveux châtains coupés au carré, assise à une table d'un bar peu fréquenté, en compagnie d'une autre fille plus âgée aux longs cheveux bruns aux mèches blondes.

Celle-ci prit le temps de boire une gorgée de coca avant de répondre d'un ton égal :

« Il a peut-être été arrêté en chemin, après tout, il est recherché par la police.

- Je m'en fout, la ponctualité c'est important. Si on reste trop longtemps ici, on va se faire remarquer.

- Personne ne nous connais, ici, tu t'inquiète pour rien.

- Je ne m'inquiète pas. Si un flic nous repère, on le choppe et on le torture pour avoir des informations.

- Qu'est-ce qu'un flic ferai ici ? Demanda la plus âgée en haussant un sourcil.

- Tu vois le type au bar ? Répondit l'autre. Je suis sûre que c'est un poulet déguisé.

- Qu'est-ce qui te fais dire ça, Dépo' ?

- Il a l'air louche.

- Tu deviens parano, ma pauvre !

- Non, je suis juste prudente ! »

A ce moment là, la porte du bar s'ouvrit et un homme aux cheveux bouclés entra, un grand sourire aux lèvres. Avisant les deux filles assises seules et qui le fixaient avec la discrétion d'un ninja obèse caché derrière un lampadaire, son sourire s'élargit encore et il les rejoignit.

« Bonsoir ! Je peux vous offrir un verre de vodka orange ? »

Les deux filles ne répondirent pas immédiatement et échangèrent un regard.

« Non merci, fit la plus jeune en le scrutant de haut en bas. Et cette phrase de reconnaissance est complètement stupide.

- Au départ j'avais pensé à un truc du genre phrase de clochard mais ça aurait moins bien passé, répliqua l'homme en s'asseyant en face de ses deux interlocutrices. Au final, c'est bien, le truc de la vodka. Bob Lennon, enchanté ! »

Il leur tendit la main et les deux filles s'empressèrent de la serrer tour à tour en se présentant.

« Enchantée ! Fit la plus jeune. Je suis Déponia, et elle c'est la Mandragore de Nantes !

- Je suppose que tu viens de Nantes ? Avança Bob en commandant une bière.

- Ta perspicacité est redoutable.

- Je sais, je sais ! Bon, passons aux choses sérieuses. Vous êtes combien ?

- Deux-mille-trois-cent-soixante-quinze, répondit immédiatement la Mandragore.

- Non, en vrai on est onze. Pas toutes très douées, mais on a mené quelques actions mémorables, comme le détournement du convoi d'armement qui était sensé passer il y a trois semaines.

- Euh... fit Bob d'un ton prudent. Je ne crois pas en avoir entendu parler...

- Normal, répondit la plus âgée d'un air infiniment triste. On a détourné le camion, puis l'armée l'a re-détourné au bout de deux kilomètres.

- Faut dire qu'on n'était pas discrètes à tirer en l'air comme des folles.

- C'est la faute à SunWings ! Elle était sensée surveiller nos arrières ! Mais comme elle regardait Ka-Al jouer avec son lance-flamme, elle n'a pas vu les voitures de polices qui nous poursuivaient !

- Je l'ai punie. Très fort. La prochaine fois, elle fera attention. »

Bob décida de ne pas faire attention à l'air un peu trop sadique de Déponia et laissa les deux fille continuer.

« Et avec le boucan qu'on faisait toutes, on n'a pas entendu les sirènes, reprit la Mandragore en secouant la tête d'un air consterné.

- On a quand même eu de la chance sur ce coup là. On est passées à deux doigts de l'arrestation...

- Heureusement que LizzyO a surveillé son rétroviseur ! Du coup elle nous a prévenu a temps et ÉmeraudeBlood a fait explosé une des voitures avec son lance-roquettes !

- Superbe feu d'artifice, intervint Déponia, se remémorant la scène avec un sourire satisfait. Et ces cris... !

- Comme ça devenait un peu chaud on a abandonné le camion après avoir volé le maximum de trucs, reprit l'autre en grimaçant.

- C'est à dire pas grand chose par rapport à ce que contenait le camion au départ, ajouta la psychopathe. Mais on n'avait pas envie de mourir. Du coup cette opération est un fail, au final, mais on était plutôt fières de nous. Sauf de Sun qui a tout fait rater. Mais comme je l'ai dis, elle a été punie. »

Bob garda le silence un petit moment, ne sachant pas trop s'il devait rire ou pleurer. Elles n'avaient vraiment pas l'air douées. Puis il se souvint de sa propre équipe et décida de ne rien faire remarquer.

« Bon, ne parlons plus de cette affaire. Vous êtes donc d'accord pour travailler avec nous ?

- Évidemment ! Répondit la Mandragore avec un grand sourire. On est toute très fan de ta voix ! Dommage que tu ai dû arrêter.

- Je vous expliquerai tout dans un endroit plus sûr, dit Bob en déposant un billet sur la table pour payer les consommations. Vous venez ? »

Les deux filles se levèrent, heureuse de ne pas avoir à payer et suivirent le résistant. En chemin, Déponia envoya un message à ShadowOfMadness pour la prévenir que tout allait bien.

…...

Shadow sentit son portable vibrer dans sa poche. Le cœur battant, elle l'en sortit et lut rapidement le message de Déponia avant de sauter de joie, s'attirant des regards curieux de tous les autres, sauf Juliette qui s'en battait les couilles.

« Qu'est-ce qui se passe ? Demanda Mlle Ocatopus en haussant un sourcil.

- Dépo' et la Mandra ont réussi ! Hurla Shadow, réveillant Léonie qui pionçait sur le canapé. Elle sont entré en contact avec Bob Len...

- Ta gueule ! La coupèrent Ka-Al et Miki Aren.

- Ne prononce pas son nom ! Ajouta ÉmeraudeBlood en lui assénant une tape à l'arrière de la tête. On ne sait pas si on est épiées ici !

- Avec tout ce qu'on dit de confidentiel partout sans faire attention, on aurait été arrêtées depuis longtemps si l'armée se doutait de quelque chose, protesta Shadow en frottant son crane endolori.

- On n'est jamais trop prudents, rétorqua Émeraude en lui adressant un regard hautain.

- Déponia déteint sur vous, grommela la jeune fille en faute. Vous devenez toutes parano. »

…...

Unster, en manque de chocolat, lorgnait la radio allumée mais inutilisée en grommelant des mots inaudibles quand Mathieu, fatigué de son manège et rendu irascible par l'inquiétude qu'il éprouvait pour Antoine, lui cria de fermer Sa gueule parce que là vraiment c'était plus possible et qu'il cassait les couilles de tout le monde avec ses grommellements et ses plaintes, déjà que tout était de sa faute et que s'il n'était pas sortit de la planque chercher son putain de chocolat, surtout qu'il était sur qu'il en restait, on n'en serait pas là à se morfondre en attendant des nouvelles de David et Bob. Unster, docile, décida d'obéir et ferma son clapet avant d'aller se blottir dans les bras de Nyo, un air boudeur sur le visage.

Son compagnon l'embrassa sur le front, amusé, et lui souffla :

« Si tu t'ennuies tant que ça, on peut s'occuper tous les deux... »

Unster redressa la tête, soudainement intéressé, et répondit d'un ton parfaitement audible pour le reste de la pièce :

« Genre baiser dans les toilettes ? Ça me va ! »

- Charlotte sourit et Mathieu se racla bruyamment la gorge, fusillant le couple du regard. Nyo soupira et se leva.

« J'aurais pensé dire ça de façon plus romantique, chéri...

- Pardon, mon bichon ! » répliqua Unster l'air absolument pas désolé.

- Nyo soupira une nouvelle fois, un petit sourire aux lèvres et entraîna son amant dans les toilettes.

« Et voilà ! S'exclama Mathieu en refermant brutalement son ordinateur portable, faisant sursauter Charlotte. Ils vont encore monopoliser les toilettes pendant une demi-heure !

- Laisse les un peu tranquilles, le tempéra Charlotte en posant sa main sur son épaule pour le calmer. Tu n'es pas le seul à être inquiet, il faut bien qu'ils décompressent un peu... »

Mathieu allait répliquer quand il entendit quatre coups sur la porte, frappés à un rythme irrégulier.

« C'est Bob, marmonna-t-il en allant ouvrir. Pas trop tôt.

- Bonsoir, mes amis ! S'exclama le pyro-barbare en entrant d'un pas décidé, suivi par deux jeunes filles. Je vous présente Déponia et la Mandragore de Nantes, les représentantes du groupe dont je vous ai parlé avant-hier ! »

Mathieu se dépêcha de fermer lan porte avant de présenter tout le monde.

« Désolé pour Unster et Nyo, ils viennent de partir pour... euh... enfin ils sont occupés, quoi.

- Ils baisent ? Demanda Déponia d'un air peu étonné.

- Ouais, répondit Mathieu en jetant un regard désespéré à la porte des toilettes.

- C'est ma femme qui serait contente, marmonna La Mandragore avec un petit sourire.

- Quoi ?

- Rien.

Bref, intervint le chef des résistant en se laissant tomber dans son fauteuil et en invitant les autres à s'asseoir. Alors, combien êtes vous, dans votre groupe ?

- Onze, répondit la Madragore. Presque toutes majeures.

- Presque ? Fit Charlotte en haussant un sourcils, sentant venir le pire.

- Ben, Miki Aren a douze ans, Léonie en a quatorze, Déponia en a dix-sept...

- Vous faites combattre des enfants ?! S'exclama Mathieu, abasourdi. Mais vous êtes folles !

- Ma santé mentale se porte très bien, merci ! Rétorqua la Mandra, se sentant personnellement visée.

- On est en guerre, ajouta Déponia. On doit accepter toute l'aide disponible, même si elle vient de personnes mineures. Et en plus on n'est pas nulles. On a détourné un camion, nous. »

S'ensuivit une bataille de regard entre les deux meneurs, remportée par Déponia qui pouvait tenir dix minutes sans cligner des yeux. Mathieu, vaincu, capitula.

« Très bien, vous avez gagné, mais pas question d'envoyer les jeunes se battre ! Surtout la gosse de douze ans.

- Tu t'arrangeras avec Miki. Elle va t'insulter et d'ordonner de ne pas sous-estimer la reine du monde (autoproclamée). Si elle te traite de loutre, tu ferais mieux de courir pour ta vie.

- Vous êtes toutes tarées ! S'écria Bob avec un grand sourire. Le roi n'a qu'à bien se tenir ! »

…...

Gydias dut attendre deux jours pour recevoir les résultats des tests de la planque de la résistance. Les échantillons que ses hommes avaient récoltés sur les lieux après l'attaque étaient un morceau du tissus du canapé sur lequel ils avaient trouvé une tâche suspecte, une chaussette malodorante oubliée sous un lit, une balle de pistolet retrouvées sous un fauteuil et enfin une tablette de chocolat entamée à l'emballage à moitié déchirée qu'on avait trouvé sous le placard de la cuisine. Ils avaient aussi relevé des empreintes digitales sur la plupart des meubles. Le reste de l'appartement était vide.

Armé du rapport scientifique et de ses pièces à conviction soigneusement emballées dans des sachets plastiques, Gydias se rendit dans le bureau du Commissaire qu'il trouva vide. On lui indiqua que son supérieur avait été convoqué par leur auguste roi et qu'il était parti quelques minutes plus tôt. Le lieutenant maudit sa malchance.

Deux choix s'offraient à présent à lui. Soit il attendait le retour du Commissaire, tel un clochard attendant sur le trottoir, soit il prenait son courage à deux mains et allait directement donner ses informations tout en haut de l'échelle hiérarchique, au risque de faire une crise cardiaque devant la porte.

Il décida de montrer qu'il avait des couilles et se rendit dans le bureau du roi. Les gardes lui firent évidemment signe de s'arrêter et il demanda à voir le Commissaire, après avoir décliné son identité. Les deux gardes échangèrent un regard, puis l'un d'eux entrouvrit l'imposante porte et entra pour annoncer Gydias. Finalement il ressortit et fit signe au Lieutenant d'entrer.

Le jeune homme passa une main dans ses cheveux pour se donner une contenance, rajusta ses lunettes, se racla la gorge et entra.

Comme la dernière fois qu'il était venu, le roi était assis au bout de la longue table, le Commissaire à sa droite. Les deux hommes rivèrent leurs regards sur le nouveaux venu qui s'inclina rapidement, extrêmement intimidé. Après ce qui lui sembla être une éternité mais qui n'était en réalité que deux secondes, le monarque lui fit signe de s'asseoir et il prit place en face du Commissaire, séparé du roi par un siège vide. Il déposa les sachets contenant les pièces à conviction sur la table, à porté de tous.

« Ce sont les échantillons que vous avez trouvé à la planque de la résistance ? Demanda le Commissaire.

- Oui Monsieur.

- Theurel m'a raconté votre opération, Lieutenant, dit le roi sans jeter un regard à son interlocuteur. Vous n'avez même pas réussi à en capturer un seul.

- Ils avaient une issue de secours, répondit Gydias d'un ton faible.

- Oui, il y en a dans tous les immeubles, rétorqua le roi. Question de sécurité. Vous n'avez pas fait garder l'escalier de secours ?

- Si, mais ils sont passés par la cour de l'immeuble et ont réussi à gagner la rue et à s'enfuir. Mais l'un d'eux est grièvement blessé, ils devront forcément l'emmener à l'hôpital. On le capturera à ce moment là. Une équipe est en route, d'ailleurs.

- Combien de blessés dans votre brigade, lieutenant ?

- … Quatre.

- Félicitation. Cette mission est un échec.

- Pas tant que ça, votre majesté, intervint le Commissaire et Gydias sentit son cœur se remettre à battre. Le Lieutenant à tout de même ramené des indices importants pour déterminer l'identité de la résistance. »

Un regard appuyé sortit Gydias de sa rêverie.

« Euh, oui, on a trouvé une tâche blanchâtre sur le canapé.

- Et qu'est-ce que c'était ?

- Du sperme.

- Je vous demande pardon ? Fit le roi en ouvrant de grand yeux.

- C'était du sperme. Le sperme de deux personnes différentes. Mon chien, Unsterblicher, et un dénommé Nyo Archives.

- Qui est la deuxième personne ?

- Un ancien prisonnier libéré par la résistance le même jour que mon chien. Son ancien compagnon. Visiblement ils ont... renoué des liens.

- C'est le moins qu'on puisse dire... marmonna le roi. Quels sont les autres pièces à conviction ?

- Une chaussette sâle. D'après les tests ADN effectués sur les peaux mortes trouvés à l'intérieur, elle appartient à un certain Antoine Daniel. C'est l'homme qu'on va capturer à l'hôpital. On a aussi trouvé une balle de pistolet de petit calibre avec les empreintes digitales de Nyo Archives, ainsi qu'une tablette de chocolat entamées appartenant à un certain ''maître du monde''. Les tests ADN ont montré qu'il s'agissait d'Unsterblicher. On a également retrouvé des empreintes sur la plupart des meubles, ce qui fait que nous avons l'identité de sept résistants présumés : Mathieu Sommet, Antoine Daniel, Bob Lennon, Nyo Archives, Unsterblicher, Charlotte Chachou et David Breut. Par mesures de sécurités, j'ai fait placer toute la famille Breut, habitants en Bretagne, sous surveillance.

- Excellente initiative, commenta le roi. Les bretons sont souvent une source de problèmes.

- Voilà, ce sont toutes les informations que nous avons recueilli.

- Très bien, vous pouvez disposer, Lieutenant. Vous aussi, François. »

Les deux hommes sortirent après avoir salué leur chef et se retrouvèrent tous les deux dans le couloir.

« Lieutenant ? Fit le Commissaire sans regarder Gydias.

- Oui Commissaire ?

- Venez dans mon bureau. »

Et il s'éloigna sans un mot de plus, laissant là un Gydias figé sur place, ne sachant pas trop quoi ressentir. Devait-il craindre un passage à tabac comme à son dernier échec ou au contraire des félicitations ? Un nœud d'anticipation et d'inquiétude au ventre, il suivit son supérieur et entra à sa suite dans son bureau.

Le Commissaire ferma soigneusement la porte à clé derrière Gydias avant de s'avancer vers lui et de poser sa main sur son épaule.

« Malgré ce que vous a dis Sa Majesté, je trouve que vous avez fait du bon travail. »

Et il l'attira vers lui et l'embrassa.

Voilà (viola) ce chapitre de la Vengeance est à présent terminé !

Pour celles qui ne sont pas beaucoup apparues dans ce chapitre, désolée, je me rattraperai la prochaine fois !

J'espère que ça vous aura plu ! N'hésitez pas à laisser une review et on se retrouve bientôt pour le prochain chapitre !

Des bises,

Rain :)