Euuuuh, salut ?

Alors oui, ça fait longtemps, et non, je n'ai pas vraiment d'excuses... J'espère qu'il y a encore des gens motivés pour lire cette fic même si ça fait plus de six mois que le dernier chapitre est sorti...

Réponses aux reviews anonymes :

juliette : vous voulez être sérieux mais vous êtes vraiment nulles x) Non seulement tu n'es pas morte, mais en plus tu apparait dans ce chapitre ! Mais beaucoup plus dans le prochain normalement...

Mlle Ducon : eh bien merci beaucoup, ça fait plaisir ! *coeur*

Voilà, j'espère que ce chapitre vous plaira !

Unster s'était assis sur un banc, au milieu d'un parc situé non loin de l'appartement d'Antoine. Il s'ennuyait et avait l'impression d'être inutile. Il ne pouvait pas aller avec les filles, mais ne pouvait pas non plus aider Mathieu et Nyo qui lui avaient fait clairement comprendre qu'il ne ferait que les gêner. Il n'avait pas l'intention de les faire chier, mais n'avait pas non plus l'intention de se faire chier en restant toute la journée dans l'appartement avec Bob qui galérait avec sa radio et Sun et Shadow qui végétaient devant la télé. Alors il sortit de l'immeuble et partit se balader.

Personne n'avait semblé remarquer qu'il se déplaçait librement et il ne l'avait pas fait remarquer. Les autres l'avaient laissé aller au QG des filles avec Miki et Juliette sans réagir outre-mesure. L'avant-veille, le lien qui l'unissait au policier s'était brutalement coupé sans qu'il n'en comprenne la raison. La pression familière à l'arrière de son crâne et qu'il ressentait sans cesse depuis plus d'un an s'était évanouie d'un coup. Bizarrement, il ne s'était pas senti mieux. Être enfin libéré de ce lien handicapant qui le forçait à obéir à un ennemi ne lui avait fait ressentir aucun soulagement. Il s'était senti seul et il ne comprenait pas sa réaction. Il ne ressentait aucune affection pour le lieutenant Laurent, au contraire, sa haine et son mépris pour lui ne faisaient qu'augmenter, mais après treize mois à être relié jour et nuit avec un autre être humain, il se sentait seul maintenant qu'il en était libéré. En plus de cela, il ressentait pleinement la gravité des actes qu'il avait commis pendant l'année écoulée. Il avait torturé des dizaines de personnes et tué une innocente. Avant, il se rassurait en se disant que ce n'était qu'un accident, qu'il avait été manipulé, mais à présent, il n'arrivait plus à se trouver des excuses. Il ne se souvenait pas de tout ce qu'il avait fait pendant sa manipulation, ce qui était normal car personne ne peut se rappeler de tout ce qu'il a fait en une année, et la pensée qu'il avait peut-être fait pire le rendait malade.

Il se prit la tête entre les mains et poussa un profond soupir. Il ne voulait pas rentrer tout de suite à l'appartement. Il ne voulait pas être soumis aux regards de ses compagnons. Ils devaient sûrement s'être rendu compte de son absence, à présent. Il savait que rester dehors, surtout dans un lieu public, était dangereux. Sa photo devait se trouver partout sur Internet et à la télévision. Néanmoins, il décida de profiter quelques minutes du soleil. Sa main se glissa dans ses cheveux. Depuis combien de temps n'avait-il pas pris de douche ? Avec le stress dû à la capture de David et Antoine, ainsi que la préparation de l'opération de sauvetage, son hygiène corporelle, ainsi que celle de tous les résistants, était passée à la trappe. Maintenant qu'il s'était un peu éloigné de l'agitation qui régnait, il prenait conscience de la couche de crasse qui devait le recouvrir. Il décida de rentrer se laver. Au moment où il se levait, un bruit de course retentit. Il se tourna vers la source du son et aperçut Nyo qui courait vers lui, l'air soulagé.

« Putain mec ça fait une heure que je te cherche, qu'est-ce que tu fout dehors ? demanda le jeune homme en arrivant à son niveau.

_ Je suis sorti prendre un peu l'air, je ne supportais plus de rester enfermé, répondit Unster en souriant légèrement.

_ Je comprends, mais tu aurais dû prévenir quelqu'un ! N'oublie pas qu'on est tous recherchés !

_ Ouais, je sais, mais j'avais envie de profiter un peu de ma toute nouvelle liberté.

_ Ta t… Putain on n'avait même pas remarqué !

_ T'inquiète, personne ne s'en est rendu compte, même pas moi !

_ Ce doit être ce qu'on appelle un oubli scénaristique.

_ Oui, probablement.

_ Ca fait combien de temps que le contrôle du flic est rompu ?

_ Ca doit faire deux jours, mais je ne suis pas sûr car malheureusement je ne suis qu'un humain, même si je suis incroyable et de ce fait que je ne suis pas infaillible !

_ Je vois. En tout cas l'incroyable humain que tu es devrait prendre une bonne douche.

_ Tu es tellement fort, Nyo-chou, tu lis dans mes pensées !

_ Eh oui, ma puissance n'a pas de limites ! » répliqua le jeune homme en souriant tandis qu'Unster se mettait à marcher en direction de l'appartement.

Ils ne prononcèrent pas un mot pendant le trajet. Unster se sentait mieux, la présence de Nyo lui remontait le moral et lui faisait oublier ses interrogations. En arrivant, ils descendirent directement à la cave. Mathieu leva à peine les yeux vers eux, occupé à donner des instructions à Emeraude. Charlotte pianotait sur son portable et une troisième personne était assise dans un coin. Unster reconnus le médecin qui s'était occupé de le soigner quand il était blessé et enfermé dans la cave de Mathieu, un homme du nom de Kriss s'il se souvenait bien.

Charlotte rangea son téléphone en les voyant entrer et s'approcha d'eux.

« Les infiltrées ont repéré les lieux où sont détenus Antoine et David, souffla-t-elle afin de ne pas déranger Mathieu. On ne va pas tarder à passer à la troisième phase de l'opération, la libération.

_ OK, répondit Unster. Est-ce qu'on peut aider ?

_ Oui, chacun d'entre nous va devoir donner des instructions à un des groupes. Mathieu s'occupe de Ka-Al, Mandra et Emeraude qui sont chargées du sauvetage d'Antoine, moi je vais me charger de LizzyO, Mlle Ocatopus et Déponia qui sont chargées de celui de David. Vous allez vous occuper de superviser Juliette, Léonie et Miki qui sont restés près de la voiture. Leur but est de faciliter l'extraction des infiltrés en déclenchant une diversion. Vous devez coordonner cette opération, vous vous en sentez capables ?

_ Evidemment ! répondit immédiatement Unster avec un grand sourire. Les diversions ça me connaît !

_ On va éviter de faire tuer nos alliées, d'accord ? fit Nyo en tapotant l'épaule de son compagnon.

_ Quoi ? Même pas de dommages collatéraux ?

_ Pas chez nous, en tout cas.

_ On va dire que je vous fais confiance, marmonna Charlotte même si elle n'avait pas l'air très rassurée.

_ Ne t'inquiète pas, tout va bien se passer ! » la rassura Unster, tout content de pouvoir enfin faire quelque chose.

….

« Les bourreaux viennent de sortir prendre leur pause, indiqua Mlle Ocatopus, dissimulée derrière son chariot recouvert de produit d'entretien. Ils devraient arriver dans la salle de repos d'ici quelques minutes.

_ Parfait, souffla Charlotte dans son oreillette. Déponia, tu y es toujours ?

_ Oui, ma pause finit bientôt.

_ Arrange toi pour leur subtiliser la clé, d'accord ?

_ OK, je m'en occupe.

_ Toi, Oca, reste dans le coin et surveille le couloir.

_ Oui chef. » souffla-t-elle.

Charlotte coupa la communication et Oca resta seule dans le couloir trop éclairé. Tout comme Mandra, elle s'était faite engager comme femme de ménage. Le quartier des interrogatoires ne faisait normalement pas partie de son secteur mais elle s'était arrangée avec le type qui était sensé y être. Son portefeuille était vide, mais elle était dans le couloir où se trouvait la pièce où David était détenu.

Son cœur battait à cent à l'heure et la caméra braquée sur elle ne la rassurait guère. Elle balayait le couloir pour plus de réalisme, mais surtout pour s'occuper afin d'oublier son stress. Soudain, elle entendit des bruits de pas. Elle se força à respirer profondément afin de ne pas alerter la personne qui se dirigeait vers elle. C'était l'un des deux bourreaux. Il avait les cheveux très courts et des lunettes. Il sifflotait. Alors qu'il était en train de se dirigeait vers la porte de la salle où était enfermé David, il se stoppa. Oca jeta un regard discret vers lui. Il la fixait. Elle se força à ne pas réagir. Ce n'était sûrement rien, ce n'était probablement pas elle qu'il observait avec suspicion. Elle regarda discrètement autour d'elle. Il n'y avait personne d'autre. Merde, se dit-elle. Mais elle pouvait s'en sortir sans alerter davantage l'homme à quelques mètres d'elle. Il lui suffisait de feindre l'indifférence et de se diriger calmement vers…

« Excusez-moi Mademoiselle ! » l'interpella l'agent.

Oca se figea et tourna lentement la tête vers lui. Elle transpirait, elle avait froid, elle tremblait un peu et son cœur battait la chamade. L'homme la rejoignit en quelques enjambées.

« Est-ce que c'est un écouteur ? » demanda-t-il.

L'infiltrée ne répondit pas, pétrifiée.

« On ne vous a pas dis que c'était interdit quand on vous a engagée ? Je sais que les journées peuvent être longues mais il faut respecter les consignes sinon on ne s'en sort pas ! Donnez moi ça s'il vous plaît. »

La jeune femme n'avait pas bougé de toute la tirade. Elle ne savait pas quoi faire. Elle ne pouvait pas lui donner son oreillette, elle en avait besoin pour communiquer. Si en plus le bourreau découvrait que ce n'était pas que de bêtes écouteurs et qu'elle n'écoutait aucune musique, elle était perdue. Voyant qu'elle ne réagissait pas, l'homme tendit la main dans le but de prendre l'objet illicite. Oca paniqua. Attrapant la première chose à disposition pouvant lui servir d'arme, en l'occurrence un balais, elle frappa violemment au ventre son adversaire qui se plia en deux sous la douleur en poussant un gémissement étouffé puis le frappa ensuite de toutes ses forces à la tête avec son balais, à deux reprise, l'assommant sans difficultés. L'homme s'effondra dans un bruit sourd. La jeune femme releva la tête, en nage. La caméra du couloir, braquée sur elle, avait probablement enregistré toute la scène et elle ne disposait sans doutes que de quelques instants avant que l'alerte ne soit donnée.

« J'ai été repérée, souffla-t-elle d'une voix tremblante dans son micro. J'ai assommé un des geôliers de David et la caméra a tout filmé !

_ OK, ne panique pas, ordonna Charlotte d'une voix calme.

_ Trop tard, gémit Oca, terrifiée.

_ On lance l'opération de sauvetage. Oca, fouille le type, il doit avoir la clé sur lui. Déponia, arrange toi pour la rejoindre !

_ OK, j'arrive. » dit Déponia avant de couper la communication.

Oca s'agenouilla à côté de l'homme et entreprit de le fouiller. Ses mains tremblaient et la sueur la glaçait, mais elle réussit finalement à trouver l'objet convoité dans la poche intérieur de l'uniforme. Au même moment, une alarme stridente se déclencha, la faisant pousser un petit cri de terreur. Quand elle se releva, une voix de femme retentit clairement par les hauts-parleurs, annonçant la présence d'une intruse dans le Centre et ordonnant le renforcement de la sécurité. Oca se rua vers la porte et se débattit avec la serrure, galérant à trouver la bonne clé sur le trousseau. Elle réussit finalement à l'ouvrir après ce qui lui parut une éternité. La pièce était vivement éclairée. Un homme était ligoté à une chaise, au centre de la pièce, une table couverte de divers instruments à quelques mètres de lui. Elle s'approcha. C'était bien David. Un David mal en point et inconscient, mais David quand même. En tout cas il ressemblait traits pour traits aux photos que Charlotte lui avait donné. Elle s'agenouilla devant lui, espérant que la clé des menottes qui l'entravaient à la chaise était l'une de celles que le geôlier avait sur lui. Pendant qu'elle cherchait, les mains agitées de tremblements, elle entendit des pas à l'extérieur de la salle et se maudit de ne pas avoir fermé la porte derrière elle. Elle tenta de se cacher derrière David, sans grand succès.

« Levez-vous ! » Cria une voix d'homme, tandis qu'elle entendit le bruit de la sécurité d'une arme à feu en train d'être retirée.

Oca se retint de fondre en larmes, voulant rester digne malgré sa situation. Elle se leva. Le deuxième garde se tenait dans l'embrasure de la porte, le canon de son pistolet pointé sur elle.

« Avance vers moi les mains en l'air ! » Lança-t-il d'un ton menaçant.

L'intruse allait obéir quand elle vit une ombre se profiler derrière l'homme. Elle se força à ne pas réagir mais son cœur battait à toute vitesse.

« Avance j'ai dis ! » cracha le type avant de s'effondrer mollement quand Déponia le frappa avec la crosse de son arme à l'arrière de la tête.

Oca n'avait jamais été aussi soulagée. Elle sentit sa peur diminuer un peu tandis que sa complice enjambait l'homme inconscient.

« Ca va ? Demanda-t-elle en lui prenant le trousseau de clé.

_ Je suis déjà allé mieux, répondit la jeune femme en s'asseyant par terre pour finir de se calmer.

_ Tu m'étonnes, marmonna la plus jeune en ouvrant les menottes. Aide-moi. »

Oca obéit et aida Déponia à soulever David, toujours inconscient. Oca ramassa l'arme de l'homme assommé en passant, parce que ça pouvait toujours être utile. Elle progressèrent le plus vite possible, malgré leur charge, avant de devoir s'arrêter brusquement à un croisement. Deux soldats leur barrait la route, l'air aussi surpris de les voir qu'elles l'étaient. Mais ils se reprirent bien vite.

« On peux savoir ce que vous faites ? Demanda le premier soldat.

_ On déplace les prisonniers par sécurité, répondit Déponia d'une voix extrêmement calme.

_ Depuis quand le personnel d'entretien déplace les prisonniers ? Demanda le deuxième garde, l'air pas du tout convaincu, en fixant Oca qui faisait de son mieux pour garder un visage impassible.

_ Depuis que tout le monde est occupé à courir partout pour capturer l'intruse.

_ Vous êtes vraiment stupide mademoiselle l'infiltrée, déclara le premier garde en sortant son pistolet qu'il braqua dans leur direction. Votre photo est affichée partout dans le Centre ! »

Un coup de feu se fit alors entendre, perçant les oreilles d'Oca qui poussa un cri de surprise et de peur. Le garde qui les tenait en joue s'écroula en cria de douleur, une gerbe de sang jaillissant de sa poitrine. Son acolyte eut un mouvement de recul, l'air horrifié, ce qui permit à Déponia de tirer une deuxième fois, le tuant sur le coup d'une balle à la tête. L'autre se tordait sur le sol, une flaque de sang s'agrandissant sous lui. Au bout de quelques secondes, il s'immobilisa complètement.

« Ils... Ils sont morts... ? Souffla Oca.

_ Probablement, répondit Déponia. On ferait mieux de ne pas traîner dans le coin. »

Elle se remit à marcher, ce qui força sa complice à avancer également sous peine de s'étaler au sol. L'alarme résonnait toujours, vrillant ses oreilles, menaçant de déclencher une migraine chez la jeune fille. En passant à côté, elle se força à ne pas regarder les cadavres.

…...

L'alarme se déclencha, faisant sursauter Ka-Al. Bordel, se dit-elle. Est-ce que c'était sa faute ? Elle n'avait pourtant rien fait de suspect... La voix de Mathieu retentit dans son oreille, la rassurant quant à sa culpabilité. Ce n'était pas elle, mais MlleOcatopus qui avait déclenché l'alarme. La jeune fille ne sut pas si elle devait se sentir soulagée ou pas, mais elle n'eut pas le loisir de se poser la question plus longtemps car Mathieu lui ordonna de rejoindre Mandra et de sauver Antoine au plus vite en profitant de la panique et de l'agitation générale. Elle se concentra, faisant appel à sa patience et à son stoïcisme de souveraine des cailloux. Et elle n'était pas la reine des cailloux pour rien. Elle devait retrouver Mandra et les deux geôliers. L'ordre importait peu. Adressant une prière mentale à Saint BeauChaton, son dieu bien-aimé, elle se dirigea d'un pas vif vers la salle de repos, circulant aisément parmi les soldats et les employés paniqués. Il y avait trop de monde, elle ne trouvait pas ceux qu'elle cherchait. Elle espérait que sa coéquipière allait bien. Elle l'aperçut enfin, à l'autre bout du couloir. Leurs regards se croisèrent et elles s'évertuèrent à se rejoindre, slalommant entre les employés.

« C'est le moment, souffla Mandra. Il faut profiter de l'agitation pour accomplir notre mission !

_ Il faut qu'on trouve les deux gardiens ! C'est eux qui ont la clé !

_ Merde ! Comment on va faire pour les retrouver dans cette cohue ?

_ Ils sont sûrement retournés à la cellule !

_ Ok, on y va ! »

Les deux complices coururent vers l'aile des interrogatoires, rejoignant rapidement le couloir où se trouvait la cellule d'Antoine. Mandra avait abandonné son chariot de ménage mais avait, pour une raison inconnue, conservé sa raclette à vitres. Peut-être pensait-elle que ça pourrait lui servir d'arme. Elles tournèrent au coin du couloir. Celui-ci était vide à l'exception d'un des deux bourreaux, le petit aux cheveux bouclés, qui gardait la porte entrouverte. Il sursauta en les apercevant et les interpella.

« Qu'est-ce que vous faites là ? Vous n'entendez pas l'alarme ? »

Ka-Al sortit son arme et la braqua sur l'homme, l'air déterminé. Celui-ci eut l'air surpris, avant de ricaner.

« Je vois, il y donc plus d'une infiltrée... C'est logique, en même temps. Vous êtes de la résistance et vous venez libérer vos complices.

_ Ferme la et pose tes armes par terre ! » Cria Mandra en levant sa raclette à vitre d'un air menaçant.

L'homme soupira et sortit son pistolet avant de le poser à ses pieds.

« Toutes tes armes ! » Ajouta Ka-Al en retirant la sécurité de son flingue.

Il sortit un couteau de sa ceinture et le déposa à côté de son arme à feu. La jeune femme s'approcha rapidement de l'homme et l'assomma avec la crosse de son arme. Mandra en profita pour récupérer une arme digne de ce nom et glissa le couteau et le pistolet à sa ceinture. Elle se sentait déjà plus en sécurité même si elle n'était pas très à l'aise avec les armes à feu. Elle décida de conserver sa raclette à vitre, ça pouvait toujours être utile.

« Où est le deuxième ? Demanda Ka-Al en s'approchant de la porte de la cellule, toujours entrouverte et de laquelle aucun bruit ne parvenait.

_ Probablement à l'intérieur avec Antoine, répondit Mandra en la rejoignant.

_ On ferait mieux de faire gaffe... »

Les deux jeunes femmes jetèrent un rapide coup d'oeil à l'intérieur de la cellule. Celle-ci était plongée dans la pénombre mais la faible luminosité leur permit tout de même de voir le deuxième homme, debout au fond de la pièce, retenant Antoine devant lui en pressant le canon de son pistolet contre sa tempe.

« OK, on fait quoi ? Demanda Ka-Al.

_ Si on s'approche il va le tuer, donc je vois pas trop ce qu'on peut faire...

_ Il faudrait le prendre par surprise !

_ Je vous entend ! » S'écria le gardien depuis l'intérieur de la cellule.

Les infiltrées se regardèrent avec une pointe de désespoir. Elles ne savaient pas quoi faire pour se sortir rapidement de cette situation.

« On a qu'à faire un siège, proposa Mandra en désespoir de cause.

_ C'est une cellule, grogna sa collègue. Pas un putain de château fort.

_ Tu as une meilleure idée ?

_ Non, avoua finalement Ka-Al. Tu as raison, faisons ça. »

Elles s'assirent près de la porte et se mirent à attendre. La sirène d'alarme résonnait toujours, un peu moins forte, mais toujours aussi agaçante. Personne ne passait dans ce couloir car la zone était censée avoir été vidée dès le début de l'alerte. Néanmoins les deux filles étaient inquiètes. Quelqu'un finirait bien par s'apercevoir qu'il manquait un prisonnier. Attendre que leur adversaire se rende n'était donc pas l'idée du siècle. Mais malgré leurs inquiétude et l'ennui qui commençait à les envahir, il ne fallut qu'un quart d'heure pour que l'homme prenne la parole.

« Vous êtes toujours là ? Demanda-t-il avec professionnalisme.

_ Où tu veux qu'on soit, connard ? Répondit Ka-Al avec politesse.

_ Parties, avec un peu de chances.

_ Désolée, s'excusa Mandra. On n'a pas l'intention de partir.

_ Est-ce que mon collègue est toujours vivant ? »

Les yeux des deux jeunes filles se posèrent sur leur victime toujours dans les vapes. Elles disposaient elles aussi d'un otage, comment n'y avaient-elles pas pensé plus tôt ? Se maudissant pour leur stupidité, Mandra attrapa le jeune homme par les cheveux et braqua son pistolet contre sa tête comme le faisait le type à l'intérieur avec Antoine.

« Plus pour longtemps si tu ne sort pas bien gentiment ! » S'écria-t-elle.

Seul le silence lui répondit. L'homme devait être en train de réfléchir aux possibilités qu'il lui restait. Il ne reprit la parole que quelques minutes plus tard.

« Si je vous rend votre pote, promettez moi que vous nous laisserez partir, moi et mon collègue ! »

Les deux infiltrées se regardèrent. C'était une chance inespérée qu'il ne fallait pas laisser passer.

« C'est d'accord ! » Promis Ka-Al en se levant.

Elles attendirent un peu avant d'entendre des bruits de pas à l'intérieur de la cellule. La porte s'ouvrit et l'homme sortit, Antoine toujours plaqué contre lui. Celui-ci avait les yeux fermés, la respiration faible et semblait assez mal en point. L'agent du Centre et les rebelles se fixèrent pendant de longues secondes avant de procéder à l'échange. Puis chaque groupe s'éloigna de son côté.

…...

Miki s'ennuyait à mourir. Elle aurait dû se douter que faire la sentinelle allait se révéler atrocement chiant, mais comme elle n'était pas la plus perspicace de l'univers, elle s'était dit que ce serait génial et maintenant elle se retrouvait coincée à surveiller les grilles du Centre en compagnie de Juliette et Léonie, qui avaient l'air de se faire chier au moins au tant qu'elle. Emeraude et LizzyO les avaient rejoint il y a une vingtaine de minutes pour partager leur ennui maintenant qu'elles avaient fait entrer les infiltrées dans le Centre et qu'elles n'avaient plus rien à faire.

Miki décida de faire une sieste pour passer le temps. Elle s'allongea dans l'herbe et ferma les yeux. Au moment où la torpeur s'emparait d'elle, la voix de Nyo retentit dans l'oreillette qu'elle avait oublié d'enlever.

« Oca et Déponia ont rempli leur mission et se dirigent vers la porte B ! Prêtes à lancer la diversion, les filles ? »

Miki n'était pas du tout prête, mais elle n'avait pas le choix. Autour d'elle ses complices sortaient déjà le matériel et s'agitaient dans tout les sens. Quand Juliette faillit lui marcher dessus dans la précipitation, elle se dit qu'il était temps de se lever et de se mettre au travail. La dernière phase du plan de sauvetage allait commencer.

Voilà (viola, OMG ça fait si longtemps que j'ai pas fait cette blague !), ce chapitre est terminé, j'espère qu'il vous aura plu !

N'hésitez pas à laisser une review, ça me motivera pour écrire la suite :3

Si Chaton passe par là, je lui fait des bisous *cœur sur lui*

Je vous fait des gros bisous et je vous dis à bientôt pour un prochain chapitre,

Rain :3