Réponse des guests ( Elea, Celia, Nanoush, Camille, et VeeVee) en bas de page 😊
Est-ce que je vous avais dit d'ailleurs qu'il n'y avait strictement QUE du Bellarke à ce chapitre ? Non je crois pas... Bon en revanche essayez de pas vous habituer aux 4500 mots 100% Bellarke, c'est tout à fait exeptionnel ! Bon alors je vous laisse, profitez bien, on se retrouve à la note d'auteur :D
- "Que crois-tu qu'on va trouver comme provision ? Si ça se trouve, il n'y a rien tu sais... Ou alors c'est empoisonné. C'est incroyable comme il fait froid ici. Je préfèrerais presque être à l'intérieur. On va passer un sale hiver sans chauffage. J'espère qu'on ramassera assez de bois ! Enfin bon, ça devrait pas être hyper dur à trouver, yen a partout. Oh une chataîgne ! Je la garde pour la faire gri..."
- "C'est un marron ça." Coupa Clarke, agacé par le babillage de Roma qui durait depuis déjà 4h et demi. Elle croisa le regard neutre de Bellamy et reprit la marche, loin devant les deux autres pour aspirer à un peu de tranquillité.
Avec la précipitation des évenements, elle n'avait même pas eu une seule seconde pour repenser à tout ce qui s'était enchainé. La mort de Charlotte. Le départ à la chasse. Bellamy. La dernière fois qu'elle lui avait parlé remontait à deux semaines auparavant, alors qu'ils s'étaient croisés dans un couloir. C'est là qu'elle avait réalisé qu'elle n'avait pas à lui en vouloir d'avoir une vie privée. Ça ne la concernait en rien, et si il était heureux alors tant mieux ! C'est juste que cette nouvelle lui avait rappelé vivement la douleur qu'elle avait ressenti en se faisant tromper par son ex, Finn. Lui aussi lui avait caché qu'il avait déjà une copine, et cette histoire s'était finie dans les larmes, laissant à jamais une vive blessure dans son coeur. Mais avec Bellamy, elle réalisait que c'était différent. Après tout, elle n'etait pas sa copine, ni même son amie, il n'avait aucun compte à lui rendre.
À propos de Charlotte, elle n'avait à vrai dire pas encore eu le temps de réaliser ce qui s'était passé. Tout était allé tellement vite. Elle s'était éteinte brusquement, sans en avertir qui que ce soit. Et Clarke s'en voulait de ne pas avoir été là pour elle. De ne pas avoir tout tenté pour la sauver. Charlotte lui avait apporté beaucoup plus qu'elle ne le pensait. Et cette petite personne allait lui manquer. C'est à cet instant qu'elle réalisa la cruauté de cette épreuve. On avait déraciné Charlotte comme une vulguaire plante, pour retirer à Clarke cette chaleur que sa présence lui procurait. On lui avait laissé esperer la vie, avant d'y mettre cruellement fin. Non, décidément, Clarke était révoltée contre ceux qui tiraient les ficelles.
- "Poste 4, envoyez la musique. 2, je veux un ralenti de ses gestes, et faites briller ses yeux.
- "Madame ? Est-ce qu'on peut envoyer la neige ?"
- "Non. Attendez un peu pour la neige, pour le moment il faut du vent, seulement du vent. Et dites à Polaris d'envoyer les fauves dans 5...4...3...
- "Clarke ?". dit doucement la voix de Bellamy.
Celle-ci eu la surprise de le retrouver juste derrière lui, et sursauta en laissant échapper un petit rire.
2...
- "Tu te sens bien ? Tu es sûre ?" Demanda-t-il le front soucieux.
- "Oui je t'assure."
Mais tous ses traits trahissaient l'inverse.
1...
Bellamy n'avait pas vraiment eu le temps de la regarder en détail mais c'était à présent qu'il le voyait, Clarke était à bout. Elle avait les joues creuses, les yeux gonflés de fatigue, le teint pâle. Mais étrangement, dans ce vent extrèmement puissant qui s'était mit à souffler, et faisait danser ses mèches blondes dans le vent, au millieu des dernières feuilles volant et virevoltant en colonnes autour d'eux, elle gardait une beauté envoûtante, une force que rien ne semblait pouvoir contrarier.
0...
- "Clarke." lâcha soudain Bellamy, emporté par un élan.
- "Oui ?" dit-elle en se rapprochant, les yeux levés vers lui. Elle voyait à ses yeux qu'il s'apprêtait à dire quelque chose d'important.
- "Je..."
AAAAAAAAAAAAAAAAAH
Un cri glaçant venait de les interrompre.
Roma, 50m en contre bas, désignait d'un doigt tremblant un point derrière Bellamy et Clarke.
Il se passa une fraction de seconde pendant laquelle ils se concertaient du regard, hésitant à se retourner, puis lentement, très lentement, ils pivotèrent.
Bellamy n'eut pas le temps de réaliser ce qu'il avait sous les yeux que Clarke en un hoquet silencieux, s'était aggripé à son bras.
À 3m d'eux, immobile comme une statue, se tenait une sorte de grande bête moitié bouledogue moitié ours, les yeux jaunes luisants dans la clarté du jour. Ses flancs étaient décharnés, d'une maigreur effrayante, de vilaines plaies saignaient sur son dos, et les gouttes de son sang sombre ruisselaient silencieusement sur le sol givré.
- "Ne bouge surtout pas..." murmura Bellamy, en diminuant le mouvement de ses lèvres pour ne pas effrayer la bête.
- "Est-ce que j'ai l'air de bouger là ?" Répliqua Clarke.
- "Tu trembles." Répondit-il.
Un petit pli se forma sur le front de Clarke et elle se justifia d'un petit mouvement de tête bougon:
- " C'est parcequ'il fait froid, crétin !"
- "Menteuse !" chuchotta-t-il avec un sourire triomphant. Avec prudence, Bellamy avança sa figure et observa l'animal avec une grande acuité.
- "Fascinant..." murmura-t-il.
- "Quoi ?" s'étrangla Clarke.
- "Je n'ai jamais vu un tel animal. Un mélange de...
- " Bellamy !"
- " Quoi ?"
- "On est pas dans tes vieux livres poussiéreux sur les animaux d'Afrique, là... On est sur le point de se faire bouffer par... par... un truc répugnant !"
Pour la première fois, la bête sembla esquisser un mouvement et avança la gueule, poussant un grognement menaçant.
À ce bruit, Clarke sursauta de plus belle et s'accrocha cette fois autour de la taille de Bellamy.
- "Je crois que tu l'as vexé." murmura Bellamy avec un sourire moqueur. Clarke se contenta de grogner, et Bellamy baissa les yeux sur elle, semblant réaliser seulement maintenant qu'elle s'était aggripé à lui.
- "Te gênes pas, surtout." murmura-t-il à son intention, mais sans pour autant être mécontent de leur proximité.
- "Chut !" Siffla-t-elle avec agacement. "Si tu avais un gramme de virilité, on en serait pas là !"
- "Excuse-moi, j'aurais probablement du l'égorger à mains nues. C'est pas comme si c'était un énorme chien-ours après tout..."
À ce moment, la bête grogna de nouveau, et se mit lentement en marche vers eux, répandant un petit sillon de sang derrière elle. Elle approcha sa gueule d'eux et renifla dangereusement leurs jambes.
Alors tout s'enchaina très vite, Roma poussa un nouveau cri perçant et la bête se metamorphosa, s'en prenant à Bellamy. Elle bondit sur lui et lui mordit avidement le bras. Clarke, désemparée, prit une bûche qui trainait à sa droite, et l'abatit de toutes ses forces sur l'animal. Ce n'était visiblement pas une bonne idée car la bête, plus enragée qu'assomée, se détourna de Bell, prenant appui sur ses pattes avant de bondir en direction de Clarke. Mais alors qu'elle allait fondre sur elle, un coup de feu éclata et la laisse inerte sur le corps de Clarke.
Bellamy se retourna vers le haut de la butte et vit Murphy, un pistolet encore fumant dans les mains. Il lui suffit d'un petit signe de tête pour lui signifier sa reconnaissance, avant de le voir disparaitre comme il était apparu. Et soudain, le grand calme était revenu.
Bellamy promena son regard sur les alentours et ne voyant pas Clarke, il se prit d'inquiétude.
- "Clarke ?" appella-t-il.
N'entendant aucune réponse, il se leva tant bien que mal et passa devant le cadavre du chien, quand il lui sembla le voir remuer. Intrigué, Bellamy s'approcha et découvrit avec soulagement un bras blanc s'agitant sous la bête, tentant de la dégager. Il saisit les deux pattes avant et traina le corps sur quelques mètres, découvrant une Clarke ensanglantée en dessous.
- "Clarke ?" S'exclama-t-il, la voix légèrement enrouée.
- "Je vais bien." marmonna-t-elle, à peine consciente. Mais Bellamy était inquiet de ce sang qui la recouvrait, et tenta très pudiquement de voir où étaient les plaies. Mais il n'y en avait aucune.
- "C'est le chien." marmonna-t-elle.
- "Pardon ?" demanda Bellamy, pas très sur d'avoir bien entendu.
- "C'est le sang du chien. Pas le mien". Elle parlait toujours la bouche empatée, avec quelques difficultés, étendue sur le sol glacé. Bellamy plia le genou et vint soulever sa tête pour l'aider à reprendre ses esprits.
- "Où est Roma ?" demanda soudain Clarke, les yeux faiblement entrouverts, fixant l'endroit où était la jeune fille quelques minutes auparavant.
Bellamy fut prit de cours, il n'avait absolument pas pensé à Roma, et en effet elle avait mysterieusement disparue.
- "Tu crois qu'elle a trouvé une chataîgne ?" murmura Bellamy avec un petit sourire ironique.
Et Clarke posa une fraction de seconde les yeux sur lui avant de ricaner allègrement.
- "Tu peux te relever ?" demanda Bellamy.
- "Evidemment !"
- "Alors on y va !" dit-il en lui tirant le bras.
- "Allez ! En route. On a une bande de gosses à nourrir."
Bellamy descendit la pente de la butte et se saisit du pistolet de Roma qui jonchait le sol.
- "Il est à toi ?" demanda Clarke.
- "Oui. Je l'avais prêté à Roma."
- "Et tu sais t'en servir ?" demanda-t-elle l'air dubitatif.
En guise de réponse, Bellamy pointa le pistolet vers son épaule et tira. Elle attendit l'impacte, mais ne la sentant pas, Clarke, choquée s'exclama :
- Mais t'es un grand malade ! Heureusement que t'es mauvais et que tu m'as raté, mais tu te rends compte de ce que t'aurais pu me faire ?
A sa grande surprise et avec un profond agacement elle regarda Bellamy ébaucher son sourire confiant et désigner du menton quelque chose derrière elle. Puis il repartit, sifflotant, la laissant ébahie devant la balle qu'il avait planté entre les deux yeux du chien, à plus de 50m de distance.
- "Tu voudras bien m'apprendre ?" dit-elle soudain, avec le ton d'une petite fille.
- "Ça fait une demi-heure qu'on a pas croisé un seul animal Bellamy ! Tu crois qu'elle existe vraiment cette chasse ?"
Bellamy, un genou sur le sol, finissait de fixer un collet sur une racine, avec la mine très concentrée.
- "Tu m'écoutes ?" demanda-t-elle plus doucement, se penchant à côté de lui.
- "Non." répondit-il, la faisant sourire. Puis il leva furtivement les yeux vers elle, et les rabattit presque aussitôt, très pudiquement.
- "Tu as froid. On ferait mieux de s'arrêter."
- "Mais non !"
- "Arrêtes, tu ne sens tellement plus tes doigts que tu souffles dessus !"
- "C'est vrai... Mais ça ne marche même pas !" admit-elle avec un sourire.
D'un coup, elle eut la surprise de voir Bellamy lâcher ses collets et saisir ses mains. Immédiatement, elle s'étonna de la chaleur de sa peau, et leva les yeux vers lui. Il avait presque l'air d'éviter son regard, et pourtant ses mains frictionnaient énergiquement les siennes, refluant dans son sang tout un tas de sensation. Elle sentait ainsi son corps et son esprit se reveiller, comme si ils avaient sommeillé depuis trop longtemps. Etait-ce la chaleur qui lui teintait les joues, lui nouait la gorge et lui piquait la peau ? Etait-ce ce brusque changement de temperature qui lui donnait envie d'encore plus, toujours plus de chaleur, toujours plus de ses mains ? Et tandis qu'elle l'observait ainsi, le visage incertain, elle sentit une nouvelle sensation, celle de son souffle sur ses mains. Il avait emmêlé leurs mains, répendant avidement un souffle chaud et tendre qui se mêlait entre leurs doigts, et se propageait à une vitesse vertigineuse dans le corps de Clarke, jusqu'à affoler ses battements de coeur. Elle n'était plus vraiment sûre de rien à ce moment. Mais qu'était-il en train de se passer ? Il dut ressentir son trouble car il dégagea brusquement ses mains, et d'une voix dégagée annonça :
- "Les collets sont posés. Allez. On repart."
- "Je sais pas si on ira très loin. Regarde ce brouillard."
Et pour la première fois, Bellamy prêta attention à leur environnement. Il réalisa avec stupeur qu'un très épais brouillard les avait enveloppés, les laissant tous deux dans une atmosphère blanche immaculée.
- "On a pas le choix Clarke ! Il faut repartir. Le jour va tomber d'ici quelques heures et on n'est pas en sécurité ici."
- "Oui. T'as raison !" Puis elle avança avec confiance, se prenant un arbre en pleine tête. Bellamy se serait bien moqué d'elle, mais il n'avait plus vraiment la force. Il se contenta de sortir une corde de son sac et de la nouer autour de sa taille, faisant de même avec Clarke. Puis il se saisit d'un long bâton qui trainait par terre et commença à tatonner le terrain, d'un pas alerte. Et encore une fois, Clarke le laissa faire, gardant le silence, mais totallement sûre de ses capacités à les sortir de là.
Ils marchèrent ainsi une bonne dizaine de minutes, accrochés l'un à l'autre, progressant aveuglément à l'aide du bâton, avant qu'un premier bruit déchire le silence de mort. Un hurlement. Et cette fois, ce n'etait pas Roma, mais bel et bien un loup.
Bellamy se retourna brusquement, et échangea un regard entendu avec Clarke, qui signifiait une chose:
- "Cours"
Puis il s'élança, l'emportant à sa suite. De nouveaux hurlements resonnèrent, de plus en plus proches.
- "Bellamy ! Ils sont juste derrière !" Hurla-t-elle. "Ne t'arrête pas !"
Et il ne s'arrêtait pas, il courait plus vite qu'il n'avait jamais couru, virevoltant lestement entre les troncs et les branches, la respiration accélérée, Clarke dans sa foulée. Et elle aussi courrait comme jamais. Les branches, elle ne les distinguait plus bien, elle les sentait fouetter ses mollets et écorcher ses joues, mais rien d'autre ne comptait d'autre que d'avancer, courir. Toujours courir. Derrière elle, les halètements se faisaient de plus en plus forts, les aboiements de plus en plus menaçants. Et elle ne s'arrêtait pas, son coeur ne décelerait pas, et son souffle etait si rapide à présent qu'il lui nouait la gorge. Elle couru ainsi sur des kilomètres et des kilomètres, jamais fatiguée, toujours plus forte, jusqu'à ce qu'elle le sente. Elle sentit son corps tiré en arrière, prit d'une violente douleur au bas du dos. Elle perdit donc l'équillibre et chancela.
Bellamy, alerté par la corde qui le retenait d'avancer, fit volte face et prit la corde dans sa main, pour le conduire jusqu'à la jeune fille qu'il ne distinguait même plus.
- "Clarke !" Hurla-t-il. En guise de réponse, Clarke cria, mais de douleur. Il l'entendait rugir sous le coup des blessures et l'entendre ainsi sans pouvoir la voir et l'aider le rendait fou. Il suivait les cris et la corde, et trouva finallement son amie, bataillant avec 4 loups affamés. Il degaina son revolver, tirant à l'aveuglette s'assurant que Clarke n'était pas dans son champ de tir, et entendit 2 loups hurler a la mort. Le troisième était seulement blessé et le dernier en pleine santé. Il sentit Clarke se relever derrière lui et il tenta de la rasseoir quand elle resista violemment. Elle voulait se battre évidemment. Il sortit de son sac un couteau aiguisé et lui mit dans le creux des mains, exerçant un petit contact chalereux au passage pour l'assurer de sa présence et lui donner du courage. Elle s'appuya un instant sur son épaule puis s'élanca en avant, telle une guerrière enserrant le loup. Il aurait aimé suivre ce combat mais le loup intact restait introuvable et pourtant il l'entendait. Il le sentait près de lui, aux aguets, guettant le moindre faux pas pour lui sauter dessus. Une brindille craqua sur sa gauche et il tira ainsi sa dernière balle, sachant d'après le silence qu'il n'avait rien touché. Puis semblant sentir sa vulnérabilité, le loup choisit ce moment pour s'élancer sur lui et planter ses crocs dans sa chair. Bellamy, tout comme Clarke se retrouva dos contre terre en prise avec un loup enragé et tenta avec sa crosse de l'assomer mais cela ne le faisait que redoubler de plus de colère, déchirant furieusement ce qu'il avait sous ses crocs. Bellamy n'aurait su dire combien de temps dura ce combat, mais à chaque nouvelle blessure il se sentait renaître une force, une rage de vaincre, et il en était de même pour le loup, aucun ne voulait renoncer. Voyant que ses efforts etaient vains, il reflechit l'espace d'une seconde et voyant la gueule du loup ouverte il eut une idée. Il saisit son pistolet et l'enfonça violemment dans la gorge de l'animal, qui sous le coup de la surprise arrêta de s'en prendre à lui, occupé à se cabrer furieusement et à secouer les gueule pour dégager cet objet gênant. Alors Bellamy retourna l'animal et profita de ce qu'il etait au dessus de lui pour lui appuyer l'avant bras sur sa gorge, et l'étrangler. Entre le pistolet et l'avant bras de Bellamy, le loup n'eut bientôt plus aucun souffle et ses mouvements se firent de moins en moins violents, jusqu'à l'affaissement total de ses membres. Alors d'autres hurlements resonnèrent, et Bellamy s'écroula, ses dernières forces tuées en même temps que le loup.
Les derniers hurlements de son cauchemard se retiraient peu à peu, le laissant réaliser où il se trouvait. Les yeux fermés, Bellamy soupira d'aise, bercé par la chaleur environnante. Il etait bien, il faisait chaud, il avait une couverture qu'il rabattit jusqu'a son menton, et le doux crépitement d'un feu resonnait dans ses oreilles. Il etait si bien dans sa chambre, de retour dans son lit dur. Tout près de lui, une chansonnette. Il aurait juré que c'etait la voix de Clarke, et prenait beaucoup de plaisir à l'écouter. Clarke était là avec lui, et lui chantait un air ? Dans sa chambre ? Bellamy ouvrit un oeil pour voir ce qu'il en etait et tous les souvenirs lui revinrent. Il n'était pas dans sa chambre, mais dans la forêt. En revanche, le feu, Clarke, la couverture, tout ça était réel. Mais comment etait-ce possible ? Comment Clarke l'avait-elle sauvée des loups hurlants ? Qu'avait-elle fait, elle blessée et lui inconscient ?
Il ouvrit l'autre oeil et la regarda de profil, faire tourner une broche dans le feu en chantonnant. Elle avait une figure épouvantable. Le visage ravagé, les cheveux boueux, les vêtements troués. Elle tourna distraitement les yeux vers Bellamy, et croisa son regard.
- "Tiens. Monsieur se réveille."
- "J'ai dormi longtemps ?" demanda-t-il d'une voix rauque.
- "2 jours." dit-elle en soupirant.
- "Quoi ?" fit-il, s'étranglant. Il se leva brusquement, furieux d'avoir été un tel fardeau pour Clarke, mais ses nombreuses blessures le rappelèrent à l'ordre et Clarke vint tendrement le rallonger.
- "Je plaisantais !" dit-elle étouffant un petit rire. "Si j'avais su que tu le prendrais comme ça... Non ça ne fait que 3h et demi Bellamy. Ne te fatigues pas, et laisse ça cicatriser en te tenant tranquille."
A cet instant, Bellamy vit les longues feuilles rouges posées sur ses blessures et celles de Clarke. Il lui lança un regard interrogateur et elle répondit :
- "Ce sont des algues guérisseuses. Demain matin tu ne sentiras plus grand chose."
Il réalisa d'un coup tout ce qu'elle venait de faire pour lui et lui souffla:
- "Merci."
- "Non, ça ne fait rien. Ce n'était pas grand chose comparé à ce que j'ai du faire pour te tirer la-haut !"
Il leva les yeux vers le ciel et comprit de quoi elle voulait parler :
- "Tu m'as hissé dans un arbre ?" Fit-il ébahi.
- "Hissé, oui c'est le mot." dit-elle en riant doucement. "Il fallait bien que je trouve un moyen pour nous d'échapper aux loups. Et comme on etait attachés j'ai pensé que..."
- "C'est une exellente idée." lança-t-il, avec un sourire chaleureux.
Un éclair de fierté passa dans les yeux de Clarke et elle le remercia elle aussi d'un sourire.
- "C'est un des vieux trucs de mon père." dit-elle en soupirant. "Monter dans les arbres pour échapper aux sangliers, guérir avec les algues, se couvir avec des peaux..." Et à cet instant elle vint près de Bellamy et remonta sa couverture de manière confortable. Il baissa les yeux dessus et realisa qu'en effet cette couverture si chaude n'était autre qu'une peau de loup.
- "Comme si je puais pas dejà assez." dit-il en reniflant l'odeur ecoeurante de la peau.
- "Tu as faim ?" demanda Clarke, retirant la broche du feu.
A ces mots, les yeux de Bellamy petillèrent et c'est à cet instant qu'il réalisa qu'il avait effectivement cruellement faim. Avec tous les evènements des dernières heures il n'y avait pas pensé mais maintenant qu'il voyait la broche juteuse il en salivait d'envie.
- "Tiens !" dit-elle, lui remplissant une feuille courbée. "Du loup rôti !".
Il esquissa un sourire et s'attaqua à sa broche, car à ce moment il lui semblait n'avoir jamais rien mangé de meilleur.
Après avoir dévoré plusieurs broches, Bellamy fouilla dans son sac et tendit à Clarke un petit paquet.
- "Pas de repas sans dessert n'est-ce pas ?" dit-il avec un sourire énigmatique.
Clarke déplia soigneusement le petit paquet et découvrit la pomme, lui arrachant un petit rire.
- "Non, serieusement ?" Elle leva les yeux sur lui. "Tu ne l'as même pas mangée ?"
- "Non ! C'est la tienne après tout.".
Clarke reporta les yeux sur la pomme et la croqua de manière insolente, exactement comme elle l'avait fait la dernière fois.
- "Imbécile !" s'exclama-t-elle, immitant son ton passé.
- "Emmerdeuse !"
Et ils partirent tous deux d'un bon rire, se partageant la pomme.
Après le repas, Clarke et Bellamy s'entraidèrent pour monter dans l'arbre et s'assirent tous deux sur des branches confortables.
- "Tu as un peu d'eau ?" chuchotta Clarke, qui malgré le froid mourait de soif.
- "Dans mon sac." Clarke fouilla dans le sac puis il y eut un instant de silence. Elle sortit une enveloppe sans poser de questions puis fronça les sourcils voyant qu'elle cachait un bon paquet de billets.
- "De l'argent ?" Demanda-t-elle, incrédule.
Bellamy fronça les sourcils et marmonna quelque chose, saisissant l'enveloppe et la remettant dans son sac. Clarke ne s'arrêta pas là pour autant.
- "Comment tu as eu cet argent ?" Elle avait la voix paniquée, s'imaginant le pire.
- "On le l'envoie." répondit-il simplement, soutenant son regard.
A cet instant, Clarke fut prise d'un violent doute. Elle n'avait aucune envie d'y croire mais une idée commençait à s'insinuer dans son esprit, une idée qui ne lui plaisait pas du tout.
- "Bellamy. Dis moi que tu n'es pas payé pour faire des choses dont tu aurais honte de me parler. Dis moi que tu n'as rien à voir avec ces épreuves."
- "Alors on en est là." dit la voix de Bellamy, s'élevant en même temps. "Tu n'as AUCUNE confiance en moi ou quoi ? Evidemment que non je n'ai rien à voir avec ça ! Non je n'ai pas tué pour leur compte, fouiné pour leur compte. Non je ne suis pas de leur côté, et Non je ne me fais pas payer comme tu dis. Quoi ? J'ai l'air si pathétique que ça ? Au point de trahir tous mes amis pour de l'argent ?" Il criait à présent, emporté par unr grande colère.
- "Très bien ! Alors POURQUOI ? Pourquoi tu te ballades avec de l'argent ?
Bellamy ne répondit pas, les joues encore rouges de colère, la machoire contractée.
- "Tu n'arrange pas ton cas, tu sais ?!" S'exclama Clarke, piquée par son silence.
"Tu dis que je n'ai aucune confiance en toi, mais comment veux-tu que je te croies si tu ne me dis rien sur toi !" Son ton s'adoucit, et elle vint se rapprocher pour le confronter. "Est-ce que c'est parcequ'en venant ici, tu avais l'intention de t'enfuir ?". Elle attendait sa réponse, les yeux implorants, et lui gardait le silence, les yeux fixés sur le sol. "Est-ce que tu fais tout ça pour retrouver ta "copine" ?" Clarke s'tait efforcée de prononcer ce mot sans dégout, mais elle avait besoin de savoir.
A ce mot, Bellamy releva la tête, semblant sortir d'un rêve et après avoir regardé Clarke profondément il se décida :
- "Non, Clarke. Pas ma copine, ma soeur."
Bon alors nous revoilà après une longue chasse !
J'espère que j'ai choqué personne avec le "loup rôti", si l'une d'entre vous fait partie de la ligue vergetarienne de la protection des animaux et ne comprends pas, venez me le dire 😂😂. Bon alors très brievement, je n'ai vraiment pas le temps cette aprem de me consacrer a la fanfic, et c'est pourquoi ma fanfic est bourrée de fautes ! Et d'ailleurs si Isabelle tu es toujours là et que ta proposition de beta tient toujours alors oui ça me rendrait service ! Sinon pour la semaine prochaine, je vous concocte un chapitre de taille normale ( héhé oui faut pas trop rêver non plus ) mais toujours avec pas mal de Bellarke ! Vous voulez en savoir plus sur Octavia ? Alors rendez vous au prochain chapitre, et un gros bravo à toutes celles qui avaient deviné ! Également, je tiens à dire que beaucoup déjà me posent la question, oui j'ai lu Hunger Games, et il y a en effet des petits parallèles dans ce chapitre, et également the Truman Show ! ( Exellent film ! ). Merci à toutes celles qui au quotidien m'encouragent et m'aident à me poser les bonnes questions, merci je vous aime, et je le dis aujourd'hui parceque c'est l' #Internetfrienday 😊 Bisous à toutes !
Coco.
Vee vee : ta review n'apparait pas mais elle attérira surement dans ma boite mail d'ici quelques jours 😂😂 Merci beaucoup en tous cas !
Celia : Je suis flattée que ça t'ai manqué mdr. ❤❤
Elea : Merci beaucoup Elea, oui ce moment je voulais l'ecrire et je suis heureuse que tu l'aies remarqué, Bellamy n'avait pas encore totallement renoncé à Clarke !
Nanoush : Moi aussi en y réflechissant, 29 jours sans goûter c'est inenvisageable 😂 Bien vu pour la pomme, elle était effectivement prévue pour ce chapitre ! Sinon je vois qu'on regarde les mêmes series mdr, oui Bellamy a un petit côté Jon Snow si on veut ! Après je vois que tu as vu exactement juste pour les references d'episodes, j'essaye de quand même coller au recit de la serie pour pas vous paumer en route ! Apres, truman show / hunger games j'aurais pas dit mieux ! J'ai justement donné comme indice à une amie que la fiction allait froler truman show donc je suis contente que mes lecteurs l'aient aussi perçu comme ça ! Sinon, encore une fois je te remercie pour les compliments qui me vont droit au coeur, je suis fan de tes reviews, et non pas de soucis pour la longueur je t'assure ça fait vraiment plaisir ! Merci !
Camille : Je t'ai repondu par twitter et ferais comme ça a l'avenir parceque c'est ce qu'il y a de plus simple ! 😊
