J'avoue bien aimer la possessivité d'Hannibal donc je créer des situations où il peut en montrer. J'essaies de ne pas mettre trop de détails mais juste assez pour comprendre et ressentir l'ambiance. (Habituellement j'ai tendance à mettre trop de détails.) Je regarde la série en anglais donc les phrases "fétiches" de la série, je ne peux PAS les écrire en français, ça sonne laid dans ma tête et par écris. Exemple; This is my design. Je n'écrirais jamais: c'est ma création ou autre chose qui équivaux à cette phrase, c'est non-traduisible pour moi. Je ne suis pas une grande fan D'Alana, surtout saison 1-2, elle est assez naïve. J'aime bien Bedelia (je l'aime un peu moins quand elle embrasse Hannibal, hum, non, inacceptable de voler la place de Will de la sorte), peut-être je la ferais revenir un jour pour faire un petit coucou aux murderhusbands... Bonne (enfin j'espère) lecture.
Une cinquantaine de personnes sont déjà là lors de notre arrivée. Ce n'est qu'une petite partie du nombre qui est attendu, ce qui me rend un peu anxieux. Nous sommes dirigés par des majordomes vers une immense salle de bal. Autrefois il y aurait probablement eu des activités telles que de la valse mais Mason ne semble pas apprécier la danse, à mon plus grand soulagement. Néanmoins des musiciens très doués jouent sur scène de la musique classique plutôt rythmée. Quand Hannibal s'adresse à quelques-unes de ses connaissances il me présente et par la suite je m'éloigne tout en restant caché dans son ombre, ce qui est parfait. Il tente souvent de me maintenir à ses côtés mais abandonne quand il sent mon impatience monter. À mon plus grand étonnement après une heure ou deux nous croisons Alana :
-Will, Hannibal.
-Bonjour Alana, dit Hannibal.
Me sentant un peu gêné je contemple le sol. Je croise les doigts pour qu'elle ne pose pas de questions embarrassantes mais il est trop tard :
-Vous êtes seuls ou accompagnés?
-Will et moi avons été invité, puis avons pris la décision d'y aller ensemble vu notre amitié.
Hannibal a très bien répondu, je suis rassuré, j'aurais dû m'y attendre. Alana ne devrait pas trouver ça trop étrange. Elle nous quitte, espérant un regard de ma part mais il n'en est rien. Hannibal s'éloigne un peu et une main profite de ce moment pour m'attirer vers un coin plus tranquille de la pièce. Mason se tient face à moi avec un sourire malsain :
-Je suis SI content de ta présence.
-Nous ne nous connaissons même pas…
-Toi non, moi oui. Je suis très… comment dire? Interloqué par toi, ton histoire est bien spéciale. Ton côté empathe asociale pseudo-meurtrier, m'émoustille! Je dois avouer me sentir comme le grand méchant loup à tes côtés, c'est merveilleux!
L'idée qu'il soit complètement fou me traverse l'esprit, je ne trouve rien à répondre mais je me sens un peu agacé. Il persiste :
-Ohhh Will, ne soit pas si timide, tu sais que j'aime ça!
Une main se pose sur ma nuque. Une odeur musquée. Hannibal. Sa traditionnelle façade stoïque nous fait figure :
-Il y a un problème ici?
Mason remarque la main d'Hannibal et penche la tête sur le côté.
-Encore plus stimulant, dit-il. Ne vous inquiétez pas Docteur, j'allais le laisser tranquille… Je veux dire, pour le moment.
Il passe rapidement son pouce sur ma mâchoire et s'en va en ricanant. Le psychiatre m'attire dans un couloir et me demande si je vais bien.
-Oui, ça va. Ce n'est rien.
-Je crois que je vais lui recommander un autre psychiatre. C'est mieux ainsi.
Il approche ma tête dans le creux de son épaule et amignonne mes cheveux pendant un moment. Prévenant et délicat, il embrasse ma mâchoire, comme pour refaire son territoire. Puis ma bouche y passe aussi;
-Qu…Quoi… A..attend, pas ici… Dis-je en bégayant.
Je lance des coups d'œil furtif pour m'assurer que personne ne se trouve dans les parages. Je me laisse fondre contre lui. Ses mains puissantes serpentent sous mon veston. C'est étrange, voir médusant, d'assister à tant d'humanité et de concupiscence de la part d'un homme habituellement spartiate. Nous nous séparons lorsque nous entendons des voix.
-J'aimerais partir Hannibal.
-Bien.
Je ne m'attends pas à converser dans sa voiture mais il ne tarde pas à me faire part de son impression :
-Je n'aime pas l'attitude de Mason, c'est terriblement impoli.
-J'ai un mauvais pressentiment sur ses intentions.
-Et tu as raison, il a une façon grossière de démontrer son intérêt pour toi.
-Si elle était plus subtile ce serait bien alors?
-Non, je n'aimerais toujours pas ça.
-Hannibal… Serais-tu… Jaloux?
-Il ne possède rien de quoi me rendre jaloux, tout comme la majorité des personnes.
Il se gare chez lui, je suis un peu hébété;
-je croyais que tu me ramenais chez moi…
Il déploie un sourire et sort de la voiture pour se diriger vers sa maison. Je le précède de quelques secondes. Tel l'hôte parfait qu'il se fait devoir d'être, il prend mon manteau et l'accroche avec le sien avec le plus grand soin du monde. Avec une assurance et un calme presque effrayant, il se tourne vers moi, un pas, deux pas… Je sursaute lorsque mon corps rencontre un mur, je ne peux plus bouger. Je déglutis sans pouvoir le lâcher des yeux, il doit probablement jubiler de cet effet qu'il a sur moi. Il fond sur moi, c'est un prédateur, je suis sa proie. Il colle son front contre le mien puis reste dans cette position, un combat intérieur se fait. Il tente de se contrôler, je peux le sentir. Je sais qui gagne lorsque sa bouche percute la mienne, la pression contre mes lèvres est si forte que je les sens blanchir. Il ne doit pas avoir un contrôle total sur moi, nous sommes égales, je dois faire mes preuves. C'est à son tour d'être plaqué contre le mur fortement. Je le tiens en place par les épaules, ma langue rencontre la sienne et je sors sa chemise de son pantalon pour pouvoir aller y glisser une main sur la peau de son torse. Il attrape mes cheveux brutalement pour mettre bien en vue mon cou qu'il s'empresse de déguster. D'une main experte il déboutonne ma chemise, mon sourire en coin lui indique clairement mon intention de le provoquer; je tire aux extrémités du col de sa chemise pour faire éclater les boutons. Dans un mouvement passionné et emporté, il me guide vers sa chambre tout en dénouant ma ceinture et la sienne. Nos pantalons tombent juste avant qu'Hannibal me propulse sur le lit. Nos membres en érection se frottent à travers nos calçons. Il embrasse mes épaules puis ma clavicule, mes pectoraux y passent jusqu'à mon bas-ventre. Un courant d'air frais se fait ressentir au niveau de mon sexe. Je sens le rouge me monter aux joues, je prends une grande respiration pour tenter de me détendre. Une langue chaude passe sur mon aine gauche puis frôle le début de ma verge ce qui me fait pousser un gémissement incontrôlable. Je comprends qu'il s'attend à ce que je lui demande d'aller plus loin, je n'en fais rien, même si c'est un supplice, je ne dois pas le laisser totalement mener la danse. J'attrape ses cheveux pour le forcer à remonter vers moi et ainsi le retourner sur le dos pour enfin enlever son caleçon. Ma langue longe lentement de bas en haut son sexe avant de taquiner son gland. Il échappe un soupir d'extase ce qui l'incite à reprendre le contrôle. Son corps pèse sur le mien, il attrape un tube de lubrifiant qu'il étale tranquillement. Je sais ce qu'il prépare, il sait que je le désir, nous savons ce que nous voulons. Sa verge est à l'entrée de mon orifice, sa bouche vient près de mon oreille pour me murmurer;
-Tu es à la fois simplement et complexement mien, Will.
Je sens son membre entrer en moi ce qui créer un grognement dans ma gorge. Considérant mon inexpérience, il prend son temps pour commencer, ses yeux ne lâchent pas les miens. C'est une douleur chaude, massive et unique. Je m'adapte peu à peu, transformant cette douleur en sensation nouvelle et exaltante. Ses vas et viens sont de plus en plus fluides, il se permet d'aller encore plus profondément ce qui me crée un énorme frisson, telle une décharge électrique de chaleur. Il va plus rapidement avec des coups brutaux, j'y prends maintenant un plaisir délectable. Son nom s'évade de ma bouche, mes ongles transpercent la peau de ses omoplates et ses dents s'enfoncent de plus en plus dans mon trapèze gauche à chaque coup de rein. Il caresse encore mon sexe jusqu'à ce que nous éjaculions presque au même moment. Il prononce mon nom avec passion, colère, amour, douceur… Nos souffles épuisés se mêlent en un seul baisé. Il se retire de moi et se couche à mes côtés. J'ai connu le psychiatre, l'ami, le meurtrier et maintenant l'amant. Mon cœur ralentit, ma tête tombe sur le torse d'Hannibal puis je m'endors me sentant enfin confortable et en sécurité.
HANNIBAL
Je ne peux m'empêcher de le regarder; il dort à mes côtés, vulnérable et magnifique. Ses longs cils fournis reposent délicatement sur le haut de ses joues encore rosies. Ses lèvres parfaitement dessinées sont légèrement entrouvertes et ses cheveux lui tombent dans le front. J'en profite pour humer au maximum son odeur particulière. Ses fesses rebondies sont parcourues de frisson, je le couvre avec un mince drap et continu ma contemplation. C'est la plus belle œuvre jamais créée. Will Graham est unique, fascinant et splendide dans toute sa nature, son instabilité, sa folie et sa beauté dont il ne prend même pas conscience. J'ai attendu pendant longtemps, s'il change d'avis j'attendrais encore pour l'éternité s'il le faut.
