Bon premièrement merci de me corriger lorsque j'ai des fautes! Ensuite pour expliquer un peu mes titres de chapitres, ce sont des titres de chansons. Je n'ai pas vraiment de rythme de publication car je suis assez occupé, j'écris lorsque j'ai le temps. Will est mon petit muffin/cupcake/puppy eyes donc je déteste le faire souffrir, je reste assez gentille avec lui. Bonne lecture...


Mes bras me font extrêmement mal, surtout au niveau des épaules. Mes pieds ne touchent pas le sol et mes poignets sont probablement enchainé vue la douleur. J'ouvre les yeux péniblement et découvre que je suis plongé dans le noir total. Mon corps presque nu est appuyé contre quelque chose de froid, comme du béton. Je tire sur mes liens le plus fort possible mais ça ne serre à rien. L'imbécile qui m'a enlevé le paiera cher. Je me demande si c'est encore un coup d'Hannibal pour me tester ou m'analyser, je ne sais jamais jusqu'où peut mener sa sordide fascination. Je remarque qu'il y a une présence dans la pièce, mon impression est confirmée par une voix rauque et faible qui s'adresse à moi;

-N'essaie pas, tu te feras plus de biens que de mal. J'ai tout essayé, c'est trop solide.

-Qui es-tu?

-Qui je suis n'est pas important, maintenant je ne suis qu'une épave qui sert bien le plaisir de Mason.

Ah. Mason. J'aurais dû m'en douter. Une petite peur s'immisce en moi, je décide de l'ignorer;

-Le… Plaisir?

Il répond en riant un peu et sur un ton évasif;

-Ce n'est pas ce que tu crois. Son plaisir vois-tu, c'est de me torturer lorsque l'ennui lui vient. J'ai presque tout subi; les fléchettes, les couteaux, l'acide et même des expériences. Reste plus qu'il me donne à ses foutus cochons.

-Tu es ici depuis quand?

-Honnêtement… Je ne sais pas…

J'entends des voix s'approcher et une clef déverrouiller la porte. La lumière qui pénètre dans la pièce lorsque la lourde porte s'ouvre d'un grincement m'aveugle. Je vois une ombre dont je perçois peu à peu le visage.

-M. Graham, comme il est bon de te revoir. Oh tu as rencontré mon petit jouet?

-Que me veux-tu Mason? Dis-je avec mépris.

-Tu verras mon cher, tu verras.

Il se tourne vers deux hommes qui sont probablement à son service;

-Pour l'instant messieurs, apportez le où je vous ai dit.

Ils s'avancent vers moi et me détachent ce qui soulage énormément mes muscles endoloris. Par instinct je donne un coup de tête à un des deux et un coup de pied à l'autre. Ils me retiennent tout de même fortement malgré la douleur que je leur ai procurée.

-Will, ne les forcent pas à t'abimer, je te veux tout entier et à ton meilleur… Dit Mason sournoisement.

J'ai un très mauvais pressentiment.

HANNIBAL

J'ai essayé de contacter Will deux fois en 4 heures et 12 minutes et il manque à l'appel. C'est pourquoi je suis maintenant devant chez lui. Jack m'a demandé si je l'avais vu puisqu'il n'est pas à son travail, ne répondait pas au téléphone et avait besoin de lui pour une petite enquête. C'est une situation très inquiétante. Tous ses chiens sont à l'extérieur, c'est déjà mauvais signe. Je prends la clef de chez lui que je détiens toujours et entre. L'odeur est différente, ça ne sent pas lui, du moins pas uniquement. Le foin, la bouse, le porc. Mason. Enfin, un homme de Mason, il ne ferait jamais le travail par lui-même, il est trop fainéant. Une petite goutte de sang jonche sur le sol à l'entrée de la salle de bain. Je soupire; il lui est arrivé malheur c'est certain, et ça ne fait que commencer connaissant son kidnappeur. J'essuie le liquide carmin et m'assieds pensivement dans un fauteuil. Mason n'aurait pas dû faire ça.

Je suis attablé depuis un bon moment dans de nouveaux habits que Mason m'a fait mettre. Je suis attaché à la chaise et au sol, uniquement ma main droite est libérée. Il arrive après une dizaine de minutes et nous nous faisons servir le repas. Je bois une gorgée d'eau pour soulager ma gorge sèche.

-Alors mon petit Will, tu dois te demander pourquoi tu es ici?

-…

-Bon, puisque tu insistes; tu as un joli visage, tu es très intéressant et assez unique.

-Le problème c'est que JE ne suis pas intéressé.

-Oh mais c'est justement pour ça que tu es ici, tu n'as pas besoin d'être intéressé. J'ai toujours eu ce que je veux, ce n'est pas aujourd'hui que ça changera.

-Qu'attends-tu de moi Mason?

-Je veux une entière collaboration de ta part, tu dois accepter ton destin. Attend, non, si tu résistes, ce sera encore plus jouissif pour moi alors quand j'y repense je préfère que tu ne collabores pas. De plus, atteindre le petit joujou du Docteur Lecter sera une satisfaction de plus.

Je ne réponds rien, il ne mérite pas mon attention. Un sentiment de dégout me traverse, je dois sortir d'ici. Il prend une énorme gorgé de vin et continue son charabia :

-Tu ne manges pas? C'est parce que ce n'est pas le Docteur qui a cuisiné?

-Si je mange j'ai peur de vomir mes tripes tellement vous me répugner.

Il ne dit rien pendant un instant et commence à rire bruyamment à en pleurer. Il fait un petit signe à un homme qui nous surveillait depuis tout ce temps. Celui-ci sort une seringue de sa poche et neutralise mon bras de libre pour que je ne puisse pas me défendre. Il la plante directement dans ma jugulaire même si je tente de l'éviter. Il me détache rapidement et me prend brutalement par les bras pour me passer les menottes. Il me pousse jusqu'à une pièce qui m'est inconnue et m'enferme dedans. C'est une chambre, aucune fenêtre et rien d'autre qu'un lit à baldaquin.

-C'est ridicule…

Je soupire et m'assieds sur le lit pour soulager mes muscles qui souffrent toujours. Mes paupières se font de plus en plus lourdes. Je ressens une énorme fatigue, s'en ai oppressant. Je m'effondre sur le lit et sombre de nouveau dans le noir de mon esprit.

-Williammmm, réveilles-toi!

Je suis extrêmement étourdi, je me force à ouvrir les yeux pour apercevoir Mason et sentir la caresse de sa main sur ma joue. J'essaie de le repousser mais mon corps réagit au ralenti. Je porte maintenant une chemise et un boxer.

-Tu n'es pas obligé de faire ça… Dis-je avec le plus d'effort possible.

-Je sais, mais je le veux.

Il embrasse directement ma bouche. Je ne réponds pas à son baiser, j'ai uniquement un haut-le-cœur. Il mord mes lèvres et les dévore sauvagement, ce qui me repousse. Rien n'équivaut à Hannibal qui peut avoir de la grâce tout en étant une pure bête sauvage. Mason est grossier, pathétique et répugnant. Il déboutonne ma chemise et mordille si fort chaque parcelle de mon torse que des petits saignements s'en échappent.

-Donne moi un instant que je retire mes pantalons, je veux sentir ta peau contre la mienne.

Il dit ça comme si j'étais impatient, ce qui n'est pas le cas. Il enlève ses vêtements et garde son boxer. Il se jette à nouveau sur moi et enlève complètement ma chemise. Une main serpente de ses mains sales sous mon boxer jusqu'à mes fesses. J'essaie réellement de me détacher, mon corps ne veut pas obéir. Je sens son érection contre ma verge, le pire est proche. Il s'arrête un instant et remarque une petite morsure dans mon cou;

-Je ne suis donc pas le premier à ce que je voie, ça me facilitera les choses.

Soudain la porte se fait défoncer par quelqu'un. Mason et moi y compris sommes surpris.

-Non effectivement, tu n'es pas le premier. Dit-Hannibal d'une voix tellement menaçante que j'en ai des frissons.

Il est couvert de sang, ce n'est pas le sien. Dans chacune de ses mains il possède un couteau. Il marche tranquillement jusqu'à Mason;

-Je vous suggère de vous éloigner de lui M. Verger.

-Je ne crois pas non. Pas après tout ce que j'ai fait pour l'avoir.

Mason ne détient aucune arme pour se défendre et aucune échappatoire. Il reste tout de même amusé par la situation. Hannibal fait un pas de plus;

-Will m'appartient et ce n'est certainement pas vous qui changerez ça. Maintenant je vais vous laisser mourir dans l'agonie et la souffrance en enfonçant ce couteau juste à côté de votre cœur pour que vous le sentiez frôler votre organe vital.

Et c'est ce qu'il fit sans me lâcher des yeux. Mason eut tout de même le temps de murmurer à son oreille;

-Il reste que quelqu'un d'autre que vous l'a approché aussi intimement et c'est une victoire pour moi.

Il s'effondre en riant de son habituel rire sadique de plus en plus saccadé.

-Will, tout va bien aller. Restes ici, je dois enlever toutes les preuves de notre présence et m'occuper de Mason.

Je fais un petit signe de tête faible, il s'approche de moi et met une main sur ma joue avant de déposer un baiser sur mon front. Je sens que je vais à nouveau m'évanouir et c'est ce que je fais.