Désolé du temps d'attente. Merci pour les reviews tout le monde, j'espère que ce chapitre vous plaiera.


Lorsque j'ouvre les yeux, je mets quelques secondes avant de comprendre pourquoi je suis chez Hannibal. Je repousse les images de Mason de ma mémoire, je ne veux pas revivre ça encore une fois. La place à côté de moi est vide et froide. Je sors du lit malgré mes courbatures et me dirige vers le salon où je trouve le psychiatre. Il semble songeur, il sort de sa transe en remarquant ma présence. Il se lève et s'approche de moi tandis que je fixe le sol, honteux. Une main vient agripper ma nuque et me pousse à me blottir contre lui, ce que j'accepte sans résister.

-Je suis désolé Will, j'aurais dû agir plus rapidement.

-Ça va, il n'a pas eu le temps d'aller plus loin.

-Il n'aurait pas dû avoir le temps de faire quelque chose point. Je n'accepte pas que quelqu'un ose te faire du mal et te toucher.

Il approche ses lèvres des miennes et je réduis la distance à néant en faisant un dernier mouvement pour l'embrasser. C'est parfait, contrairement à Mason. J'ai l'impression qu'il efface les traces de mon agresseur à chaque fois qu'il entre en contacte avec ma peau. Il baise mon cou et entre chaque embrassade il murmure; À moi. Ses baisers sont accompagnés de petites morsures que j'apprécie. Chaque parcelle de mon cou contient un peu de son ADN, il veut plus. Il enlève mon chandail en me poussant vers son bureau pour qu'ainsi j'aie un appui. Je sens ses lèvres se déposer sur mes épaules, mes bras, mes mains, mon dos, mon torse… Il enlève mon boxer, ce qui me fait rougir un peu et vient croquer mes fesses, me procurant un léger gémissement. J'aimerais voir son corps mais je sens qu'il désire que je le laisse faire. Sa bouche chaude entre en contacte avec ma verge déjà en érection. Un bruit de plaisir s'échappe de ma bouche quand il la prend entièrement. Sa langue est magique, il sait exactement comment m'exciter au maximum. Il va lentement, il veut me faire patienter, me torturer, me faire supplier. Je ne cède pas, jusqu'à ce que le moment soit venu;

-Hannibal, je… je vais...

Ma semence se déverse dans sa bouche, il la déguste comme s'il mangeait un de ses fameux plats exquis. Il remonte au niveau de mon visage et m'embrasse avec fougue, passion, détermination, possession, besoin. Mes mains se dirigent vers sa chemise, une chemise que je veux déchirer, détruire et faire disparaitre. Connaissant l'importance de ses vêtements mes désirs restent dans ma tête, je déboutonne sa chemise rapidement et enlève sa ceinture pour faire tomber ses pantalons par terre. Il lèche mon cou, le croque. Je sens son immense contrôle émaner de lui, il voudrait mordre plus fort mais n'ose pas. Il me plaque le dos contre son bureau et se débarrasse de son boxer. Ma tête aurait pu frapper durement le bois mais la main d'Hannibal l'empêche de se heurter. Je lèche ses doigts qui entrent dans mon orifice pour le détendre et le rendre plus accessible vu l'absence de lubrifiant. Ne tenant plus j'en viens aux supplications;

-Hannibal, s'il te plait, maintenant.

Un sourire carnassier se dessine sur ses lèvres et il entre en moi doucement. Ses coups de reins se font de plus en plus rapides et puissants. Il m'embrasse et mordille ma lèvre inférieure pour ensuite retrouver la chaleur de mon cou. D'une main je presse sa tête contre moi pour l'inciter à céder à ses envies. Il pousse des grognements féroces de satisfactions à chaque fois qu'il s'enfonce en moi, je prononce son nom lorsqu'il rencontre ma prostate. Ses coups sont violants mais j'en suis encore plus satisfait. Son dernier coup de butoir est en symbiose avec ses dents qui entrent profondément dans la peau qui protège le coin de ma jugulaire. Il éjacule en moi tout comme je le fais entre nos deux corps en sueur. Je sens son membre pulser en moi. Hannibal caresse mes cheveux en me regardant dans les yeux, nos souffles se croisent et il presse son front contre le mien.

-Tu es magnifique, parfait. Dit-il.

Il se retire de moi et commence à se rhabiller tout comme moi. Je possède uniquement un boxer et un chandail, il m'indique mes vêtements qui sont parfaitement pliés sur une table basse.

-J'ai quelque chose pour toi, suis-moi.

Je le regarde un peu perplexe et le précède jusqu'à une porte que je n'avais jamais ouverte. Il la déverrouille. Celle-ci mène à la cave. Elle contient une armoire de métal fermée à clef et une table d'opération. Dans un coin, je vois un homme recroquevillé et attaché des pieds et des mains. Pour l'instant il semble inconscient, je le reconnais seulement lorsque je soulève sa tête en agrippant ses cheveux. Mason.

-Je croyais que tu l'avais tué.

-J'ai changé d'idée, j'ai décidé de le sauver. Tu mérites amplement une vengeance et je crois que cela te fera le plus grand bien.

-Margot t'a laissé faire?

-Après quelques échantillonnages oui.

-Échantillonnages?

-Elle voulait la semence de son frère pour conserver l'héritage.

Je soupire un peu, j'avoue avoir très envie d'enlever la vie de cet homme après ce qu'il m'a fait subir. Il ne mérite pas de vivre. Je veux attendre qu'il se réveille, qu'il souffre de sa blessure.

-Je dois partir à mon cabinet pour la journée, tu resteras ici.

-Je dois aller voir mes chiens.

-D'accord, je veux que tu reviennes ici par la suite. Quelqu'un doit le surveiller. La clef sera sous le tapis.

Je hoche la tête, il entoure ma taille d'un de ses bras et une main se pose sur mes fesses. Il m'attire vers lui pour m'embrasser;

-Je vais te reconduire, ta voiture est resté chez toi.

J'entends mes chiens japper lors de mon arrivée, j'embrasse Hannibal et m'empresse de m'engouffrer dans ma maison pour les nourrir et les faire sortir dehors. Je décide de marcher avec eux jusqu'à la rivière pour leur permettre de bouger un peu. Je concentre mon esprit sur le bruit de l'eau et des feuilles dans le vent. Je prends une grande respiration d'air frais, j'expire et recommence à nouveau. Un bruit dans la forêt me sort de mon moment de relaxation. Comme si quelqu'un avait marché sur une branche puis plus rien. Mon imagination doit encore me jouer des tours. Je retourne vers ma maison et me prépare à aller chez Hannibal.

Je passe par la cuisine pour prendre un couteau par précaution. Je vais directement au sous-sol et découvre que le prisonnier est réveillé. Je lui jette un petit coup d'oeil nerveux et ne dit rien.

-Will Graham, tu dois être heureux de me voir ici.

-Heureux... Non. Satisfait; oui.

-J'aurais dû aller plus vite, ne pas trainer sur ma petite mise en scène. J'aurais au moins atteint mon but.

-... Un horrible but.

-Pour ma part je considère que de te baiser jusqu'à épuisement est un but plutôt amusant.

Je m'approche de lui rageusement et lui donne un énorme coup de poing sur le visage.

-Frappe moi tant que tu veux. Ça me fait rire. Et le Dr. Lecter lui, il doit te procurer un sacré plaisir pour que tu le laisses t'approcher. Habituellement, si je me suis bien renseigné, tu évites toutes sortes de contacts physiques.

-Ça ne te regarde pas Mason.

-J'adoooore quand tu prononces mon nom, je voudrais tant que tu le cries.

Je le frappe à nouveau, encore plus fort, sentant ma rage monter.

-Tu sais Will, je ne suis pas seul... Je ne suis pas seul à te vouloir, à être à tes trousses, à vouloir te faire mal tellement je te veux.

-Tu mens, dis-je en lui assénant un coup de pied violent dans l'estomac.

Avec plus de difficulté il ajoute:

-J'ai toujours un plan B, quelqu'un qui prendra le relais, quelqu'un qui a le même but que moi, la même pensée envers toi.

Il s'étouffe un peu, je serre de plus en plus fort le couteau dans ma main;

-Qui?

-Hahahaha, je te réserve la surprise. Une grande surprise, plus baraqué que moi, tu auras probablement de la difficulté à t'en débarrasser. Je n'ai qu'une chose à dire pour te donner un indice; on peut acheter n'importe qui et n'importe quoi avec l'argent, même au niveau judiciaire et même au niveau politique.

Je ne peux plus endurer ses paroles, son rire, son visage, sa voix... Rien. Sans réfléchir je plante mon couteau dans son abdomen brutalement, puis pour l'achever, dans son front. Je l'enfonce si profondément et rapidement que son cerveau est atteint, il meurt tranquillement, chaque système s'éteignant petit à petit.