Disclaimer: L'univers Harry Potter appartient entièrement à JK Rowling, je ne fais qu'emprunter ses personnages.
Je tiens également à m'excuser de ne pas avoir publié plus tôt... mais la vie fait que... enfin bref voilà un nouveau chapitre !
Chapitre 2:
Le lendemain nous nous réveillâmes tous de bonheur et entrâmes tous les trois dans la cuisine pour prendre le petit déjeuner en espérant en savoir d'avantage sur l'état de Ginny. Malheureusement, d'après Mme Weasley, la rousse n'était toujours pas réveillée. Il nous faudrait patienter le début d'après midi pour qu'elle montre enfin signe de vie.
Quand Bill nous appris qu'elle s'était réveillé, Mme Weasley et moi avions bousculé tout le monde pour pouvoir la voir et lui parler.
-Ginny comment tu vas? s'écria Molly.
-Arrête de hurler, maman! Je suis pas sourde! râla la concernée.
-Répond-moi alors! Tu as mal quelque part? A la tête? Oui, surement à la tête, je vais aller te chercher une potion anti-douleur! Et ton ventre, ça va? Tu as faim peut-être, ou plutôt soif? Et la température de ta chambre, tu n'as pas trop froid? Non, tu dois avoir...
-STOP! s'époumona Ginny.
J'étais rester dans l'encadrement de la porte à les observer toutes les deux, l'une s'agitant dans tous les sens pour essayer d'aider au mieux possible sa fille et l'autre perdant peu à peu patience devant les allers et venus de sa mère. Plus je la regardais et plus je la trouvais belle. Vous allez dire ça fait un peu cliché mais je ne l'avais jamais trouvée aussi magnifique qu'aujourd'hui. Le fait d'avoir failli la perdre l'avait rendue en quelques sortes plus précieuse à mes yeux.
-Harry... murmura Ginny.
Tandis que j'étais perdue dans mes pensées, les deux femmes s'étaient arrêtées de parler et s'étaient tournées vers moi. Je ne bougeais toujours pas, contemplant sans relâche la jeune femme qui était allongée dans son lit, cette-dernière tenta de se lever pour me rejoindre. Etant malheureusement encore trop faible pour marcher toute seule ou ne serait-ce que pour tenir debout, elle tomba à côté de son lit, ses jambes ne supportant son poids. Je me précipitais à ses pieds pour la relever et la recoucher délicatement dans son lit.
-Doucement mon ange, ne te lève pas comme ça d'un coup..., la sermonnais-je gentiment.
-Je suis désolée... se mit-elle à pleurer, c'est de ma... ma faute... c'est fini...tout est fini... sanglota t-elle.
-De quoi est ce que tu parles Ginny? Qu'est ce qui est fini? Calme-toi, parle doucement, prend ton temps. Lui répondis-je d'une voix qui se voulait être la plus rassurante possible.
-Tu ne comprends pas... dit-elle en pleurant de nouveau. Je ne peux plus y retourner. A l'heure qu'il est même Voldemort doit être au courant. Je ne peux plus accéder au Manoir Malfoy. Et tout ça c'est de ma faute! Tu entend? C'est entièrement, totalement, complètement de ma faute!
Au fur et à mesure qu'elle parlait sa voix s'était amplifiée. Elle avait crier tellement fort que tout le monde dans la maison devait avoir entendu sa dernière phrase. Le reste de la maison arriva dans sa chambre pour savoir ce qu'il se passait.
-Ginny raconte nous ce qu'il t'es arrivé? demanda gentiment mon parrain.
La rousse pleurait toujours. Elle était à présent dans mes bras, sa tête enfouie dans mon cou, je la sentais trembler. Elle ne ressemblait plus à la belle jeune femme pleine d'assurance qu'elle était habituellement dans cette position, mais ressemblait à une enfant apeurée. Je savais qu'elle n'était pas prête à passer aux aveux. Non, il faudrait être patient, elle ne nous dirait rien aujourd'hui.
-Pas maintenant Sirius. Répliquais-je
-Allez, dehors! s'exclama Remus en ouvrant la porte et en mettant tout le monde dans le couloir. Je crois que Ginny à besoin de repos et qu'elle veut être tranquille.
Les autres partirent de la pièce mais moi je restais. D'abord parce que Ginny était restée accrochée à moi, puis parce que je ne désirais pas la laisser seule dans cet état.
-Ginny , ma belle... dit Remus doucement. Mange ça, tu te sentiras mieux.
Il lui tendit un morceaux de chocolat.
-Remus et son chocolat, une grande histoire d'amour... Dès que je me sentais mal en troisième année il m'en refilait...
Remus me faisait rire, il avait toujours du chocolat sur lui.
-En même temps il n'y a rien de meilleur que le chocolat pour te remonter le moral! rigola Remus fier de lui.
-Merci. Murmura Ginny en s'emparant du morceaux de chocolat que lui tendait Remus et en essuyant ses larmes.
-Bon Harry, on sort? Je pense que cette demoiselle à besoin de se reposer, dit Remus en joignant le geste à la parole.
-Non reste! Je ne veux pas être seule! me supplia-t-elle en me retenant par la manche de mon pull.
-D'accord je ne bouge pas.
Remus partit donc tout seul et referma la porte derrière lui. Ginny se rallongea et s'endormit rapidement tandis que je lui caressais les cheveux. Je la regardais dormir depuis déjà un bon quart d'heure quand sa mère arriva avec dans les mains des potions et de quoi manger, posés sur un plateau.
-Je vous ai apporté de quoi manger pour tous les deux, susurra Molly pour ne pas réveiller sa fille unique. Je te remercie pour tout ce que tu fais pour elle, elle a de la chance de t'avoir. Tu sais Arthur et moi t'avons toujours considéré comme notre fils. Nous sommes heureux que vous soyez ensemble tous les deux.
Molly me prit dans ses bras et me serra contre elle. Cette femme était pour moi une mère. La mère que la vie m'avait brutalement retirée. Bien entendu ma vraie mère était Lily Evans Potter et ça je ne l'oubliais pas mais Molly m'avait toujours aidée à traverser les épreuves que j'avais dû subir. Son mari, Arthur Weasley bien que moins démonstratif de ses sentiments, faisait également tout ce qu'il pouvait pour me soutenir.
Je réveillais Ginny en la secouant délicatement (histoire de ne pas goûter à son fameux sortilège de chauve-furie) et lui donnais les médicaments que Molly avait déposée sur la table de chevet. Je voyais qu'elle devait lutter contre le sommeil pour ne pas se rendormir et finir d'avaler les potions. Une fois la dernière avalée, elle tomba dans les bras de Morphée à nouveau. Pour ma part, je mangeais du bout des lèvres le ragoût apporté par Molly. N'ayant pas faim je délaissais vite mon assiette pour contempler le visage enfin apaisé de ma tornade rousse avant de sombrer à mon tour dans un sommeil profond.
Je me réveillais le lendemain matin en ressentant des courbatures dans tout mon corps du fait de ma position sommaire. Je savais que je devais me lever ne serait-ce que pour avaler quelque chose ou encore me doucher mais je n'en avais pas envi. Je sortis cependant à contrecœur de la chambre en veillant à ne pas réveiller Ginny et me dirigeais deux étages plus bas en direction de la cuisine.
Comme il était aux environs de cinq heures du matin personne n'était réveillé à l'exception de Sirius qui ne dormait jamais beaucoup depuis sa sortie d'Azkaban. Je le rejoignis à table et me servis un thé tandis qu'il feuilletait la gazette tout juste arrivée par hibou.
-Tu sais Harry, j'ai beau réfléchir mais moi non plus je ne sais pas ce qui n'a pas fonctionné... dit Sirius en ne lâchant pas le journal des yeux.
Mon parrain était comme ça... Il avait cette facilité à lire en moi comme dans un livre ouvert. Mais s'il pouvait deviner mes pensées sans que je n'ai besoin de lui adresser un mot, je pouvais dire que la réciproque était aussi véridique. Cela était surement dû au fait que nous n'avions pas de secrets l'un pour l'autre. Nous nous l'étions promis lors de nos retrouvailles à la fin de ma troisième année. Notre complicité depuis ce jour là était la même que celle d'un père et son fils. Après tout, c'est le rôle d'un parrain lorsqu'on a perdu ses parents: il se doit de les remplacer du mieux qu'il peut. Lui il remplissait son rôle à merveille, je n'aurais pu rêver meilleure personne pour s'occuper de moi. Ou peut-être bien que Remus aurait été bon lui aussi dans ce rôle. D'ailleurs, je le considérais un peu comme mon deuxième parrain même si nous n'avions jamais abordé le sujet.
Je finis mon déjeuner et filais à la douche. Je n'avais pas à me dépêcher, à cette heure personne n'était levé. Je pris donc mon temps sous la douche et laissait mes pensées à nouveau divaguer vers le cas de Ginny. Il n'y avait pas trente-six options sur l'identité de son (ou de ses) agresseur(s). Ca pouvait être Malfoy senior, Malfoy junior, Narcissa Malfoy, Bellatrix Lestrange, Peter Pettigrow (bien que je doute que les autres lui aient laissé "l'honneur" de pouvoir torturer quelqu'un à leur place) ou Voldemort.
J'écartais tout de suite Voldemort de la liste de mes suspects parce qu'il aurait soit tué Ginny, soit il l'aurait retenue prisonnière et l'aurait torturée pour que je vienne la chercher et par conséquent pour que je vienne jusqu'à lui. Le fait qu'il l'ai relâchée en l'entourant d'un sortilège de traçage était peu probable également parce qu'elle n'aurait pas pu retourner au Square Grimmaud à cause des sorts de protections autour de la maison. De plus elle avait dit qu'"à l'heure qu'il était même Voldemort devait être au courant" ce qui signifiait qu'il ne devait pas être présent au moment de son agression.
Peter Pettigrow n'était pas non plus l'agresseur de ma rouquine préférée parce qu'il avait beau être un lâche j'étais persuadé qu'au fond, il n'aimait pas torturer les gens. De toute façon les Malfoys ne lui auraient pas laissé le privilège de torturer quelqu'un sous leur propre toit, ils s'en seraient occupés eux-mêmes. Et puis de toute façon Ginny ne l'avait vu qu'une fois ou deux au manoir Malfoy, il n'était pas dit qu'il ait été présent. Il aurait très bien pu être auprès de Voldemort ou chez un autre mangemort à ce moment là.
Je sortis de la douche après avoir laissé l'eau couler sur mon corps pendant une bonne demi-heure. La maisonnée commençait à se réveillée petit à petit et on pouvait entendre quelques voix s'élever de la cuisine jusqu'au premier étage.
Je m'habillais d'un vieux jean et d'un T-shirt noir et rejoignis la cuisine. Je vis Hermione de dos et m'approchai d'elle pour lui ébouriffer les cheveux et lui embrasser la joue. C'était un de nos petits rituels du matin. Elle se retourna, me sourit et m'embrassa à son tour. Remus était également présent à table, tout comme Tonks, M. et Mme Weasley et enfin Bill. Mon parrain n'était plus là, il devait surement être retourné dans sa chambre.
D'un coup, nous entendîmes Ginny crier. Nous nous précipitâmes au dernier étage et découvrîmes Fred et Georges en train de rire autour de son lit. Ils lui avaient fait croire qu'ils lui apportaient des potions antidouleurs mais lui avaient donné en vérité une potion qui lui avait rendu la peau verte et les cheveux gris.
-Eh bien Gin'!... tu changes de maison! s'esclaffa Georges.
-Bienvenu à Serpentard! continua Fred.
Ils ne virent rien venir lorsque la rousse, en colère, leur lança son sortilège de prédilection. Ils furent poursuivis par des chauves-souris dans toute la maison.
A bout de nerfs, et surtout très fatiguée par le double sort qu'elle venait de lancer, je la vis fondre en larmes. Les rires stoppèrent dans la pièce et ce fut Bill qui réagit le premier pour la réconforter et lui redonner son apparence habituelle. Il était rare de voir Ginny pleurer, elle était une fille qui ne montrait qu'une image forte d'elle-même aux autres. Cela devait en partie être dû au fait qu'elle avait six grands frères et qu'elle avait dû apprendre à avoir du caractère pour trouver sa place au sein de la fratrie.
Par respect pour elle, tout le monde sortit de la pièce à l'exception de son plus grand frère qui l'avait pris dans ses bras. Si Ginny ressemblait les plus aux jumeaux en terme de caractère, ce n'est pas d'eux qu'elle était le plus proche mais de l'aîné des enfants Weasley. Malgré leur différence d'âge, Bill et elle avaient développés un lien particulier. Du fait qu'il soit l'aîné et elle la petite dernière, ajouté au fait qu'elle soit l'unique fille, il avait toujours ressenti un besoin de protection envers elle ce qui avait renforcé les liens existant entre eux.
Bill redescendit au bout d'un moment pour nous annoncer qu'elle s'était enfin rendormie. Entre temps, les adultes avaient réussi à faire disparaître les chauves-souris en les envoyant dehors à l'aide de sortilèges.
La journée fut longue, ma rouquine ne se réveillant pas de nouveau et préférant jouer à la Belle aux Bois Dormant. Il nous faudrait donc attendre encore une journée pour qu'elle nous dise enfin ce qui s'était passé au Manoir.
