Titre : premières chaleurs (suite)
Auteur : ylg/malurette
Base : Chi's sweet home
Personnages/Couples : Blackie x Chi, Cotchi/Chi
Genre : animalier
Gradation : PG-15 / T-plus
Légalité : propriété de Konami Kanata, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt : mi-aout ! / suite de ce premier drabble
Avertissements : non-con et équivalent underage si vous faites partie des gens qui prennent les animaux pour des personnes humaines
Continuité/Spoil éventuel : futur spéculatif/probablement impossible maintenant
Nombre de mots : 5 x 100
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Tant qu'à faire, autant se débarrasser de cette corvée vite et bien. Avant que les odeurs qu'émet Chi n'attirent d'autres candidats qui n'auront pas ses scrupules. Ils ne peuvent pas compter sur Minou, qui au même âge reste encore un enfant et ne sait pas plus qu'elle ce qu'il faut faire.
Chi ne l'amuse pas beaucoup et il ne tirera pas d'elle le plaisir qu'il aurait à prendre son dû sur une belle chatte adulte après avoir gagné à la loyale le combat pour ses faveurs contre d'autres prétendants, mais il ne peut pas l'abandonner aux griffes de n'importe qui.
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Direct au but, il fait son devoir. Il l'empale d'un long mouvement souple et lent. Chi, tétanisée, arrête de miauler et n'a d'autre choix que de le laisser faire. Maintenant qu'il a commencé, il préfère finir le plus vite possible et accélère son va-et-vient. Heureusement comme elle est minuscule ça frotte très fort : sans doute assez pour qu'une seule fois suffise.
Elle crie brièvement quand il la relâche, preuve que l'affaire est faite. Mais ensuite, tremblante et larmoyante entre ses pattes, toujours figée, elle n'a pas la présence d'esprit de procéder à la toilette qui devrait normalement suivre l'acte.
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Tendrement, comme le bon papa qu'il est, Noiraud lèche Chi toujours terrifiée. Faut-il donc qu'il l'aime pour lui servir de père, d'initiateur et de mère, à ce chaton incapable, et lui apprenne vraiment toutes les choses de la vie ! Il a intérêt à faire ça bien, que la fois suivante elle puisse se débrouiller seule, tout de même.
Une fois propre, elle ne semble pas vouloir recommencer tout de suite, mais il la garde encore sous sa protection, voulant s'assurer que les autres chats du quartier qui commençaient à la regarder avec appétit ne viendront pas la lui disputer.
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Quittant son abri sur des pattes mal assurées, Chi jette à Noiraud un regard non pas reconnaissant mais toujours apeuré. Minou s'enhardit à l'approcher et feule, crache, et fait mine de l'attaquer. Noiraud rit dans ses moustaches et le repousse sans effort, d'un seul coup de patte joueur. Ces chatons qui ne savent encore rien !
Mais il la laisse s'enfuir à toutes pattes, sachant que dans une minute ou deux elle se sera réfugiée dans sa maison, en sûreté, et que même si les chaleurs se poursuivent elle sera maintenant trop échaudée pour en sortir et s'exposer à nouveau.
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Terrifiée par ce qui vient de lui arriver, l'étrange maladie qui a affligé son corps et la réponse encore plus étrange de celui qu'elle croyait son ami à sa détresse, Chi, traumatisée, passe effectivement les jours suivants claquemurée avec sa famille humaine, refusant même de sortir dans le jardin.
Minou, chevaleresque, monte la garde à sa fenêtre et s'assure que personne ne s'approchera d'elle, même pas Noiraud qu'il considère désormais comme une brute et un traître.
Noiraud ne s'en formalise pas, renifle les traces de loin et, ayant conclu à la fin du cycle, il laisse Chi poursuivre sa vie.
