Bonsoir bonsoir ! =D

Alala, j'ai eu du mal à l'écrire ce chapitre-ci. J'avais peur de gâcher cette scène, qui est, avec la précédente, quand même le "pilier" de l'histoire. J'espère que vous ne serez pas déçu(e)s.

Ah oui ! Je tenais à répondre à Vera Bennett () qui m'a laissé une review sur mon autre fic : Alors, merci beaucoup pour ta review ^^

Oui je voulais montrer un Draco différent de cette fic-ci.

C'est vrai qu'il est frigorifiant, mais c'est ça qui fait son charme :P

je suis contente que tu y ais cru. Bisous =D

Maintenant place au chapitre et bonne lecture !


Ah ! Que c'était bon d'être en week-end ! Non pas que je n'aimais pas étudier, mais c'était bien de décompresser un peu. Je mis un peu de musique et me trémoussai tant bien que mal, témoignage de mon état d'euphorie. Une seule ombre était présente sur le tableau : en effet, qui disait week-end disait pas de cours, qui disait pas de cours disait plus de chance (malchance ?) de voir Draco Malfoy, qui disait plus de Draco Malfoy disait gros problèmes. Je sentais ma nouvelle résolution (de tirer les choses au clair avec lui) s'éloigner de mon esprit au fur et à mesure que j'y pensais. Oh et puis merde ! Je suis une Griffondor nom d'un Rogue en robe à fleurs ! Je suis courageuse, intelligente, j'ai de l'esprit, je…

Hmmmm. A qui appartenaient ces lèvres qui avaient capturé les miennes ? Et ses bras si fins et forts qui enserraient ma taille ? J'avais entraperçu un éclair blond presque blanc…et cette odeur… je la reconnaissais… c'était son odeur. Mon cerveau fit le lien et je me reculai instantanément, le repoussant. Et devant son air satisfait et supérieur, la gifle partit toute seule. Je réalisai mon geste et sortit de la salle commune. J'allais me réfugier à la bibliothèque. Il n'y avait que là que je parviendrais à me détendre.

HGDM/HGDM

Rah, mais cela ne pouvait pas être possible ! Je rayai pour la énième fois ma phrase d'introduction, perçant le parchemin avec ma plume. Je n'arrivais pas à me calmer, et tout ça, bien sûr, à cause de ce petit con qui devait me prendre pour une allumeuse et qui m'avait embrassée tout à l'heure. Je devais reconnaître qu'il embrassait bien. Même très bien. Même mieux que Ron. Même…Rah, que c'était agaçant ! Et le pire c'était que j'en voulais encore. Je voulais goûter à ses lèvres, approfondir ce baiser, me laisser aller.

-Tout va bien Mione ?

J'eus un léger sursaut.

-Oh Harry, excuse-moi, j'étais perdue dans mes pensées, répondis-je à mon meilleur ami.

-Comme j'ai pu le constater, fit mon interlocuteur, s'installant à ma table. Alors qu'est-ce qui ne va pas ?

-Rien du tout.

Nous ne dîmes rien pendant quelques minutes, moi me triturant l'esprit, lui attendant patiemment que je reprenne la parole.

-Draco m'a embrassée.

-Tu veux que j'aille lui exposer ma façon de penser ?

-Non ! répondis-je un peu trop vivement.

Harry le remarqua, et me gratifia d'un clin d'œil complice.

-Vu ton entrain à le défendre, je suppose que c'était très bien. Ce qui m'amène à penser qu'il y a quelque chose qui te perturbe par rapport à ça, si je considère l'air que tu avais lorsque je suis arrivé, et la façon dont tu le regardes depuis quelques temps.

-Depuis quand fais-tu des phrases aussi bien construites ? lançai-je.

-Je ne suis pas Ron, je te signale, s'offusqua-t-il. Et puis ne change pas de sujet.

-Je le regarde comment d'abord ? dis-je, feignant de bouder.

-Tu as le même regard que Ron face à un steak, et Dumbledore face à un bonbon au citron.

-Serais-tu en train d'insinuer que j'ai envie de Malfoy ? répondis-je, réfléchissant à sa pseudo métaphore.

-Hermione, ça fait combien de temps que tu ne l'as pas fait ?

Touchée. A vrai dire, Ron et moi l'avions fait l'amour quelques fois, et je n'avais pas touché à un corps masculin depuis que nous avions rompu.

-Ce n'est pas parce que je suis supposément en manque que je vais me jeter sur le premier mec beau à crever, doté d'un corps parfait, et de…

Je me tus, face au sourire goguenard de Harry. Enfin il reprit, voyant mon air dépité :

-Mione, ce n'est pas la mort si tu le désires, au contraire, c'est tout à fait normal. Il est beau, bon certes, il reste un gros con, même s'il fait des efforts avec toi. Ça ne t'engage à rien de prendre un peu de bon temps avec lui.

-Toi, tu dis que désirer Malfoy, c'est normal… c'est le monde à l'envers.

-C'est vrai qu'au début, cela m'a paru bizarre, mais quand je t'ai vu le reluquer de plus en plus souvent, je me suis fait une raison. Et puis, je sors avec un Serpentard.

-A ce propos, il faudrait que j'aie une discussion avec Théodore, il te pervertit beaucoup trop. Tu t'entends parler des fois ? « Ça ne t'engage à rien de prendre un peu de bon temps avec Malfoy » !

-Tout ce que je voulais dire, c'est que lui ou un autre, c'est du pareil au même, du moment que tu sois plus en manque…

-Harry !

-C'est bon j'arrête. Alors comme ça, dit-il, changeant ainsi de sujet, il embrasse bien…

J'éclatais de rire, en me levant de ma chaise, m'apprêtant à partir.

-Allez Mione, dis-moi ! se plaignit-il.

Parfois Harry était un véritable gamin.

-Ce serait un euphémisme de le dire, lançais-je par-dessus mon épaule.

Je me sentais revigorée par cet échange avec Harry. Depuis quelques temps, nous nous voyions que très peu en dehors de cours, à cause de mes responsabilités, et de mes nouveaux appartements. Il aurait pu, bien sûr, m'en vouloir de l'avoir délaissé, mais cela ne semblait pas le déranger plus que ça. Je soupçonnais son petit ami d'y être pour quelque chose. J'arrivais presque à ma salle commune. J'aimerais bien y inviter Harry, Ron, Ginny et Luna un de ces jours. Je m'imaginais cette dernière expliquer à Draco ce qu'étaient les Ronflaks Cornus, et m'esclaffai à cette idée. Malheureusement, mon rire s'effaça très rapidement, lorsque je croisai le regard frigorifiant de mon homologue. Oups, j'avais oublié la gifle. Lui semblait bien s'en souvenir. Heureusement qu'aucune rougeur n'était apparue sur sa peau laiteuse, il m'en aurait voulu à mort je crois. A moins que ce n'était déjà le cas. Peut-être qu'il avait prévu de me tuer, et de jeter mon corps en pâture à Buck. Ou m'expédier aux géants afin que je leur serve de punching-ball. Les sorciers savaient-ils ce que c'était ? Bien que les arts martiaux n'existaient pas dans le monde magique, je supposais qu'ils devaient connaître le concept. Oui, à y repenser, Draco, Crabbe et Goyle s'amusaient souvent à taper sur les premières années.

-Granger, je te ferais remarquer que l'on ne m'avait jamais frappé, avant que je ne te rencontre.

Ah oui, je lui avais mis une droite en troisième. Mais c'était mérité. Là aussi d'ailleurs. N'est-ce pas ? Oui, il l'avait mérité, parce qu'il m'avait embrassé sans mon autorisation. Une petite voix dans ma tête m'informait (comme si cela était nécessaire) que je ne voulais pas qu'il s'arrête. Je me rappelai alors la multitude de sensations que j'avais ressentie, et me surpris à me dire que, si un baiser de lui mettait mes hormones en ébullition, que serait-ce lorsque nous serions plus intimes ? Avais-je bien dit « lorsque » ? Mon cerveau avait déjà prévu de le mettre dans mon lit on dirait…

-Tu pourrais au moins me répondre, lança-t-il en s'avançant vers moi.

-Je suis désolée Draco, vraiment, fis-je, pas du tout impressionnée. Mais la moindre des politesses aurait été de me demander.

Il était à présent à quelques centimètres de moi. Son expression s'était radoucie. Je sentais presque son souffle me chatouiller la peau. Des images plus que suggestives s'imposèrent à mon esprit et je me maudis d'avoir de telles pensées.

-Et si on oubliait ce qui s'est passé ? repris-je.

-Ce serait préférable.

HGDM/HGDM

Le même soir, sur la terrasse.

Deux heures déjà que nous étions assis là. Et j'avais besoin d'inhiber mes envies. Un seul moyen : l'alcool. La dernière fois que j'en avais bu avec Harry et Ron, j'étais fatiguée au bout de quelques verres, et m'étais endormie sur la table. Si je buvais, je ne penserais plus à son corps un peu trop proche du mien, à son bras autour de mes épaules, à…

-Draco ?

-Oui Granger ?

Je grimaçai lorsqu'il prononça mon nom. Il le remarqua et sourit.

-Oui, Hermione ? s'enquit-il, me faisant un clin d'œil.

Arrête d'être aussi séduisant, par Merlin !

-Aurais-tu de l'alcool ?

Il n'aurait pas eu une expression différente si je lui avais demandé s'il était enceint. Puis un sourire bref illumina son visage, et il me répondit :

-Naturellement. Je vais chercher ça.

Il revint au bout d'un instant, chargé d'une bouteille au liquide ambré, et de deux verres. Il nous servit, trinqua, et je portai le verre à ma bouche. Je manquai de m'étouffer et de tout recracher. Merlin, c'était fort ce truc ! La dernière fois que j'avais bu, le taux d'alcool était beaucoup plus faible ! Draco s'esclaffa.

-Tu m'as donné quoi, de l'alcool à brûler ?

Son rire redoubla d'intensité.

-De l'hydromel de la cave de Père, dit-il, fier.

-Si ça vient de la cave personnelle de Père, je comprends que cela soit si fort, répondis-je l'imitant.

Il tira puérilement la langue.

-Tu ferais mieux de finir ton verre au lieu de faire ta maligne. A moins que cela n'en fasse trop pour Miss Je-sais-tout, fit-il, malicieux.

Je m'emparai de mon verre, le défiant du regard, et descendit le liquide d'une traite. Je reposai le verre, gonflée d'orgueil.

-Un seul verre, c'est facile… lança-t-il.

-Ressers-moi, je te prie.

Et hop, un deuxième verre. Il m'accompagna pour celui-là.

J'en bus encore un, car « jamais deux sans trois », et il préféra éloigner la bouteille de moi.

Nous parlions de tout et de rien depuis un moment, quand un détail me revint en mémoire.

-Pourquoi as-tu dit, « Père » ?

-Parce que chez les Malfoy on ne…

Je perdis très rapidement le fil de la conversation, ou plutôt je me perdis dans la contemplation de sa bouche.

-Et je dis aussi Mère et non Maman…

Non ne t'humidifie pas les lèvres.

-Ca me rappelle quelque chose, dit-il.

J'aimerais bien avoir quelque chose à me rappeler avec toi.

-Une fois, j'étais avec Blaise dans ma chambre, au Manoir…

Moi aussi, je veux être dans ta chambre !

-Et Blaise le lui a dit ! fit-il, éclatant de rire.

Qu'est-ce qu'il était sexy quand il riait. Arrêt sur image. Rapide retour en arrière. Je n'arrêtais pas d'avoir des pensées on ne pouvait plus lubriques, or l'hydromel devait inhiber mes envies. De plus, j'étais censée être exténuée, et voilà que je me retrouvais à fantasmer sur chaque parole et geste de mon interlocuteur. De plus j'étais parfaitement éveillée. Mais que m'arrivait-il ? Peu importait. Le mieux qu'il restait à faire c'était de résister.

Cela fonctionna pendant une heure. Mais mon envie croissait dangereusement.

C'est alors qu'il s'interrompit et fit, après m'avoir regardé pendant un instant :

-Je voulais te dire quelque chose, Mione.

-Vas-y, répondis-je.

-En fait, c'est quelque chose que je n'ai jamais fait, dit-il, les joues rosissant de façon tout à fait charmante.

D'un sourire, je l'encourageai à continuer.

-A vrai dire, je ne sais pas trop comment m'y prendre, mais je voulais m'excuser.

-T'excuser ?

-De t'avoir embrassée. Tu avais raison, j'aurais dû te demander et…

-Draco, le coupai-je. Tu n'as pas à t'excuser, continuai-je ne parvenant pas à détacher mon regard de ses lèvres, véritable appel aux baisers.

Il fut surpris de cette réponse. Il s'apprêtait à dire quelque chose, mais se rendit compte de la trajectoire de mon regard. Draco s'approcha alors très lentement, comme pour chercher mon accord. J'avançai alors, fermant les yeux. Son baiser fut tendre, doux, rien à voir avec le premier. Presque chaste. Mais j'eus envie de plus. Plus que ses lèvres. J'approfondis le baiser, enfouissant mes mains dans ses cheveux, les faisant dériver sur sa nuque, et y imprimant quelques légères caresses. Il réprima un frisson, et glissa ses mains sur ma taille. Ses lèvres quittèrent les miennes, et il se mit à embrasser, mordiller, lécher mon cou. Un courant électrique parcourut mon corps. Il m'en fallait plus encore.

-Dray…

-Mmh… ?

-J'ai envie de toi…

Et c'est là que tout bascula. Ses bras puissants emprisonnèrent ma taille, tandis que nous nous mettions debout. Draco me dirigea jusqu'à ma chambre, nos langues continuant leur ballet passionné. Sans me détacher de lui, j'entrepris de déboutonner sa chemise, mais l'excès d'émotions et l'alcool me rendaient maladroite. Me voyant me débattre avec les petites attaches, il eut un rire moqueur, qui stoppa net, lorsque j'ouvrais sa chemise d'un coup sec, un sourire victorieux aux lèvres. Draco fut alors partagé entre l'excitation et la colère, ses deux sentiments générés par mon geste. Il me plaqua alors au mur de ma chambre, et murmura d'un air menaçant, sa voix rendue rauque par le désir :

-Ça t'amuse ?

Il n'attendit pas ma réponse, fit passer mes poignets dans l'une de ses mains et les mit au-dessus de ma tête, me laissant ainsi à sa merci. Sa main libre venait de s'aventurer sous ma chemise et caressait ma poitrine, à travers mon soutien gorge. Très vite, il fut gêné par le vêtement et détacha un par un les boutons de ma chemise, avec une lenteur extrême et démesurée.

-Putain Malfoy, dépêche-toi !

-Mais c'est qu'on est pressé, Hermione, lança-t-il, prononçant mon prénom d'une façon qui était au combien sensuelle.

Je ne pus répondre que par des gémissements, que j'avais de plus en plus de mal à contrôler. Je gémis pour de bon lorsqu'il porta à sa bouche l'un de mes tétons que je devinais durci par le plaisir qu'il me procurait. Je me cambrai vers lui malgré moi. Il lâcha alors mes mains, les siennes descendant doucement jusqu'à ma taille, me faisant frissonner. Il déboutonna mon pantalon sans ménagement, et le fit glisser avec mon sous-vêtement le long de mes jambes, puis il caressa mon intimité.

-Regarde moi, dit-il, impérieux.

Je ne m'étais pas rendue compte que j'avais fermé les yeux. Je les ouvris et ancra tant bien que mal mon regard au sien. Je pris sa main, la dirigea à mon entrée, et y exerça une pression, lui faisant comprendre ce que je voulais. Il s'introduit en moi, de plus en plus profondément. Mon corps accompagnait le mouvement de nos mains. Mes gémissements se furent de plus en plus bruyants. Soudain, il retira ses doigts malgré mes protestations, alors que j'étais sur le point d'exploser. Sans me laisser le temps de reprendre mon souffle, il scella ses lèvres aux miennes, et j'en profitais pour lui enlever sa chemise ouverte, laissant courir mes doigts sur ses épaules. Il se colla à moi, tandis qu'il approfondissait le baiser. Je sentais son érection contre mon intimité. Je le repoussai alors gentiment, lui intimant silencieusement de se laisser faire. Je parsemai son cou de petits baisers, puis traça, avec ma langue, une ligne chaude et humide le long de son torse. Je passai ma sur son jean, provoquant un gémissement de sa part, retirai son jean et son boxer, étant maintenant à genoux devant son érection libérée. J'y enroulai d'abord mes doigts, y imprimai un long mouvement de va-et-vient. Il soupira de plaisir. Soupir qui se transforma en gémissement lorsque ma bouche remplaça ma main.

Il passa ses mains dans mes cheveux, me montrant le rythme qu'il voulait. Ses gémissements redoublèrent d'intensité. Je crus même l'entendre jurer. Un liquide coula dans ma bouche, signe que Draco n'allait pas tarder à venir. Lui aussi le pressentit, car il dut faire un effort colossal pour me faire arrêter, ne voulant pas venir autre part qu'en moi. Il me fit me relever, m'embrassa langoureusement, et n'y tenant plus, me jeta sur le lit, avant de rejoindre.

La nuit promettait d'être longue…


Et voilà ! Un petit lime pas si petit que ça à la fin =P J'espère que cela vous aura plu ! :)

D'ailleurs pour le prochain, est-ce que vous souhaitez un Lemon ou un autre lime (ou plus du tout parce que je ne suis pas douée pour ça?)

Review s'il vous plaît? =D