Lasciatemi cantaaaare, con la chitarra in maaaaaaaano... L'abus de Toto Cutugno est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
Pour celles qui ne le savent pas, ces quelques mots signifient : Laissez-moi chanter, guitare à la main...et là suite (non je ne peux pas résister à vous la mettre) Laissez-moi chanter, je suis un Italien.
Vous comprendrez mon délire en lisant ce chapitre ;)
Merci à Chouchou.S d'avoir corrigé ce chapitre (Ma Muse !) alors que ma bêta adorée, Lissoue, est en vacances (un bisou pour toi)
Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne lecture ! =)
Ah non ! Il manque quelque chose !
Ce chapitre contient un lemon (enfin estrella'zz sera ravie ! ^^ cinq pages Word quand même :P), donc âmes sensibles s'abstenir (je vais d'ailleurs, de ce pas, changer le rating de LPADM)
Voilà, à tout à l'heure =D
Quelques temps plus tard
-Dray, ce fondant au chocolat est tout simplement délicieux ! Tu pourrais être le mari parfait, à peu de choses près, ajoutais-je avant d'éclater de rire.
-Mais je suis parfait, bella mia ! s'exclama-t-il, outré, avant de s'esclaffer à son tour.
-Bémi quoi ?
Il prit un air embarrassé, ses joues rosissant de façon adorable et fit :
-Bella mia, c'est... italien.
-Tu parles italien ? Demandai-je agréablement surprise.
-En fait, une partie de ma famille du côté de mon père, bien sûr, a migré en Italie, il y a un siècle environ, et comme étant jeune, j'allais souvent chez mes cousins éloignés qui y habitent, je parle couramment italien. (1)
-Et ça veut dire quoi ton Bémi, je ne sais quoi ?
Il soupira d'agacement.
-Bella mia, me corrigea-t-il.
-Bella mia, répétai-je docilement.
-Hum... Cela pourrait se traduire par « ma belle ».
Je rougis à cette déclaration.
-Allez, reprenons, dit-il.
Nous nous concentrâmes à nouveau sur notre devoir de Métamorphoses, faisant comme si rien ne s'était passé. Il n'empêche que ce truc là me triturait l'esprit. Pourquoi m'avait-il appelé comme ça ? Et surtout pourquoi cela m'avait-il autant plu ? C'était peut-être l'accent avec lequel il l'avait dit. Magnifique. Oui ce devait être ça. L'accent étranger m'avait fait craquer. Une petite voix intérieure me disait que la voix de Krum était loin de me faire chavirer de la sorte, pourtant il avait un accent étranger lui aussi. Oui mais ce n'était pas la même chose ! Il s'agissait de Draco et non d'un bulgare qui ne savait même pas prononcer mon prénom. Je t'en foutrai moi des "Herrrmion". Il fallait dire que l'accent italien était ce qu'il y avait de plus charmant. Je relevai la tête et me rendis compte que mon homologue me regardait et qu'il me parlait depuis un petit moment. Je bafouillai quelques excuses qui moururent dans ma gorge en un trémolo.
-Peux-tu reprendre s'il te plait ? le questionnai-je.
-Je te demandais si cela te dérangeait si je t'appelais comme ça... mais enfin bon, oublie...
-Non ! Ecoute... ça ne me dérange pas du tout... que tu m'appelles ainsi... ça me plait... beaucoup même, fis-je souriant timidement.
Nous retournions à notre travail.
-Dray ?
-Mmh ?
-Tu es loin d'être parfait...
HGDM/HGDM
Quelques semaines plus tard (deux mois, trois semaines, six jours et onze heures plus tard... par souci d'exactitude)
Il se laissa tomber à mes côtés, tandis que nous reprenions notre souffle. Nous restâmes là pendant quelques instants, nos respirations brisant le silence de ma chambre. Soudain, je me levai et me dirigeai vers la porte.
-Où vas-tu ? s'enquit-il.
Je ne pris pas la peine de répondre, et refermai la porte. J'allai prendre ma douche, mais avant je m'arrêtai devant les vasques et me regardai dans le miroir. Nue, les joues rouges, le souffle encore un peu court, les cheveux en bataille. Comme si je venais d'avoir des ébats amoureux. C'était cela, à peu de choses près. En fait je venais de coucher, oui coucher. Il n'y avait pas d'autres termes pour qualifier cela. C'était officiel, moi, Hermione Granger couchais avec Draco Malfoy. Bien sûr nous n'étions pas ensemble, cela serait tout simplement impensable. Non, ce n'était que de la luxure, rien de plus. Et cela nous convenait. A vrai dire, j'avais été assez étonnée lorsqu'il m'avait proposé son "accord", comme il aimait l'appeler, car il n'était pas du genre à avoir plusieurs expériences avec la même partenaire, selon Harry (qui le tenait lui-même de Théodore). Son accord, pacte ou je ne sais quelle bêtise encore, était tout simplement un plan cul. Appelons un hippogriffe, un hippogriffe. Merlin, Hermione tu deviens vulgaire ! Il fallait vraiment que je me remette les idées en place, et quoi de mieux qu'une douche pour le faire ? J'entrai dans la cabine, assez grande pour contenir quatre personnes sans que ses dernières ne se touchent. L'eau se mit à couler du pommeau lorsque j'accrochai ce dernier sur son support. Cette douche rafraîchissante était la bienvenue. Bien que nous fussions en octobre, j'utilisai toujours une eau tiède, presque froide. C'était si bon ! Mes pensées dévièrent alors sur Draco. Il n'empêche que je ne regrettai pas du tout d'avoir accepté son marché. Force était d'admettre, que les rumeurs qui circulaient dans les couloirs de Poudlard à propos du Prince des Serpentards, étaient plus que fondées. Cette pensée fit monter une bouffée de chaleur en moi. J'eus un sourire ironique en pensant que je faisais partie des rares filles avec qui il s'envoyait en l'air. Et c'était avec moi qu'il le faisait en ce moment, et non avec cette gourde de Greengrass qui lui faisait de l'oeil et qui lui courrait après telle une groupie insipide et immature. J'avais de plus en plus chaud. Quoi ? Comment pouvais-je avoir chaud en pensant à cette... ? Minute, ce n'était pas moi qui brûlais, c'était l'eau qui se réchauffait graduellement. Me rendant compte de ceci, j'ordonnai mentalement à la douche de baisser la température. Un soupir derrière moi me fit sursauter.
-On n'a pas idée de prendre une douche glaciale en automne, Granger.
Je me retournai, et me retrouvai face à Draco qui me dévisageait avec un air ennuyé.
-Je te ferais signe lorsque je voudrais que tu me fasses part de ton avis sur la façon dont je prends ma douche.
-Il n'empêche que tout ce froid va endommager ma peau si sensible, alors augmente la température... je te prie, ajouta-t-il avec un sourire sarcastique Made in Malfoy, ce qui eut le don de me faire sortir de mes gonds.
-Tu te fous de moi là non ? Je te signale que j'étais là avant, alors toi et ta "peau si sensible", allez prendre un bain et dégagez-moi le plancher !
Il fut plus amusé que convaincu par ma déclaration, et un éclat malsain animait ses yeux. Nonobstant, il sortit de la cabine.
Granger 1 - Malfoy 0.
Triomphante, je me savonnai en sifflotant. Voilà une chose que j'appréciais dans notre « relation », nos rapports s'étaient améliorés. Certes, nous nous disputions encore, mais ce n'était que pure plaisanterie. Enfin, la plupart du temps. Quoiqu'il en soit, nous nous entendions beaucoup mieux. Et pour ma part je me sentais bien. Harry disait que j'étais euphorique. Harry... je l'entendais encore me dire « Franchement Mione, depuis que tu te tapes le peroxydé, tu es radieuse. Non mais regarde-moi cette peau, elle est douce et nickel, pas un seul bouton ! Oh lala, et ce teint lumineux ! Si seulement Théo pouvait me faire ça, je lui ferais l'amour encore et encore. » Je me souvenais de son expression boudeuse lorsque je lui répondis que c'était déjà ce qu'il faisait, et que je ne voyais pas le rapport entre mes activités et mon teint soi-disant lumineux. « Mais si, Hermione, tout est lié enfin ! » s'exclamait-il, avant de m'expliquer en long, en large, et en travers le lien entre les deux. Harry et ses théories. Il y aurait tout un bouquin à écrire là-dessus. Je voyais déjà le titre : « Harry et la science », le tome 2 : « Quand Harry met ses plans foireux à exécution », et tant qu'à faire, autant aller jusqu'au bout des choses et publier le tome 3 : "Harry et l'alcool". Ce serait des best-sellers, j'en étais convaincue. Déjà que tout le monde se ruait sur le moindre mouchoir qu'il jetait, alors un livre à propos de lui attirerait des foules et des foules. C'était une idée à prendre au sérieux... J'eus un fou rire en imaginant la tête qu'il ferait s'il voyait ces livres chez Fleury & Bott. C'était sûr et certain, il ne m'aurait jamais pardonné. Mon rire redoubla d'intensité lorsqu'en sortant de la cabine de douche, je vis le fameux peroxydé assis sur le meuble de marbre qui soutenait les vasques, la mine renfrogné, tenant sa baguette, et vêtu, en tout et pour tout de son plus simple apparat.
- L'eau froide a frigorifié le peu de neurones qu'il te restait ? s'énerva-t-il en se levant.
- Apparemment, ce sont les tiens qui sont hors service. Tu aurais pu utiliser la baignoire au lieu d'attendre la douche, répliquai-je, alors que je passais à côté de lui pour prendre ma serviette.
Il ouvrit la bouche, mais je ne lui laissai pas le temps de parler.
- C'est qu'elles vont geler tes petites fesses, le taquinais-je en assénant une petite claque sur lesdites fesses.
Granger 2 - Malfoy 0.
- Tu ferais mieux de la fermer, si tu veux un jour pouvoir les toucher à nouveau.
Granger 2 - Malfoy 1.
- Dis Malfoy, c'est ta vraie couleur de cheveux ?
Granger 3 - Malfoy 1.
- Sais-tu que par moment tu es vraiment inutile ?
Granger 3 - Malfoy 2.
- Et pour répondre à ta question oui, c'est ma vraie couleur de cheveux.
Mon dos face à lui, je m'essuyais innocemment à l'aide de ma serviette, et je sentais plus que je ne voyais ses yeux examiner la moindre parcelle de peau nue que je laissais voir.
- La vue te plait-elle ? Minaudai-je à son attention, en remontant mes cheveux vers le sommet de mon crâne, accentuant ainsi la cambrure de mon dos.
- Il n'y a que ça à regarder, ce n'est pas comme si j'avais le choix...
Granger 3 - Malfoy 3.
Je savais qu'il comptait les points lui aussi. Sinon, il n'aurait pas riposté aussi rapidement. Nous nous défiâmes du regard un moment. Je voulais gagner, c'était puéril, je l'admettais, mais il fallait que je gagne. Je sortis donc l'artillerie lourde. Après quelques semaines de coopération avec Draco, je devinais aisément comment le faire fléchir.
- Dommage que je ne t'intéresse pas, soupirai-je en me rapprochant, mine de rien, de lui.
- Et en quoi cela l'est-il ?
- Tout simplement parce que toi, chuchotais-je en avançant encore, tu me plais.
Draco s'était laissé glisser jusqu'au sol et était maintenant nonchalamment appuyé sur le rebord du meuble. Je continuais de réduire l'espace entre nous et effleurai sa joue. Il ferma les yeux à ce contact. Je descendais jusqu'à sa mâchoire, puis remontais en m'arrêtant à sa tempe. Je recommençais ce petit manège. Il posa sa baguette et glissa une main dans mon dos, tandis que l'autre dessinait des arabesques sur ma taille. Nous restâmes de la sorte quelques instants, appréciant la douceur du corps de l'autre, ainsi que les caresses reçues. C'était naturellement que nos lèvres se trouvèrent et se scellèrent en un baiser empreint de tendresse, de sensualité et de soif de l'autre. La délicatesse dont il faisait preuve dans ces moments là me surprenait toujours. Il y avait à peine quelques minutes, nous adonnions à quelques joutes verbales, et à présent il multipliait les attentions, comme si rien n'avait plus de valeur que le plaisir et la satisfaction qu'il apportait à son amante, en l'occurrence, moi. J'avais presque l'impression qu'il me faisait l'amour.
Il caressa mes lèvres de sa langue, puis la fit entrer dans ma bouche. Nos langues se cherchaient, s'unissaient, se titillaient dans un baiser langoureux. Puis, j'attrapai sa lèvre inférieure, la mordillant, la suçotant, savourant sa saveur exquise. Ses mains s'activèrent alors. Un long frisson me parcourut le corps, comme à chaque fois qu'il me touchait. Elles enlacèrent ma nuque, glissèrent sur mes épaules, s'attardèrent pendant un long moment sur mes seins, m'arrachant plusieurs gémissements de contentement. Ses mains reprenaient leur parcours, allant toujours plus bas, l'une frôlant mes fesses, l'autre traçant un chemin sur mon bas-ventre. Je frémis à nouveau. Son regard s'ancra au mien et je sentis ses doigts effleurer imperceptiblement mon intimité. Cela suffit pour me faire murmurer son prénom dans un long gémissement. Il captura mes lèvres et me donna le plus passionné des baisers. Il posa une main dans le creux de mes reins, afin de me faire reculer. je poussai un cri de frustration. C'était tellement bon !
- Ne voudrais-tu pas qu'on aille dans la chambre ? Demanda-t-il, une ligne soucieuse se dessinant au-dessus de ses sourcils.
- Trop loin, répondis-je avant de partir à l'assaut de son cou.
- Mais tu vas...
La fin de la phrase finit en un soupir de plaisir, tandis que je léchai le lobe de son oreille, du bout de la langue. J'avais l'impression d'être une nymphomane à ne vouloir que son corps, tandis que lui semblait s'occuper de mon confort. Il sentit me tendre lorsqu'il qu'il introduisit un doigt en moi, alors, se trompant sur la raison de cette tension, il le retira aussitôt et me lança un regard où se mêlaient l'incompréhension et le désir. Je m'excusai du regard et lui indiquai de continuer. Nous nous mouvions au rythme des vas et viens que faisaient ses doigts, tandis que son pouce imprimait de douces pressions sur mon bouton rose. Sa main posée sur mes fesses les empoignait à présent, les pressant, rapprochant de plus en plus mon corps du sien. Je sentais sa virilité se durcir de plus en plus contre moi, il prenait néanmoins tout son temps. Je savais qu'il appréciait de me voir me donner à lui ainsi. Selon ses dires, cela était extrêmement stimulant. Ma vue commençait à se brouiller, je devenais peu à peu une chose gémissante et haletante sous ses caresses. Il compris que j'étais au bord du paroxysme et retira ses doigts de fée, tandis que je tentais de retrouver mon calme. J'étais maintenant appuyée contre le meuble. Draco profita de ce moment pour se laver les mains et murmurer un sort de protection. Voyant que je respirais à peu près convenablement, il s'approcha sensuellement, se positionna devant moi, et me prit dans ses bras, ses lèvres embrassant mes clavicules, léchant mon cou, mordillant le lobe de mon oreille. Je savais ce qu'il allait faire, mais je ne le voulais pas, du moins pas avant de lui avoir donné du plaisir. Je m'exhortai au calme, le repoussant après moult efforts.
- Que...
- Chut... Laisse-moi faire Dray...
Nous nous embrassâmes à nouveau, bien que ce baiser soit plus fougueux. Nos langues étaient entrelacées, entraînées dans un ballet endiablé. Mes doigts glissèrent sur sa peau douce pareille à de la soie, il réprima un frémissement. Je retraçai les contours de son torse parfait sans cesser de savourer le doux nectar de sa bouche. Mes mains continuèrent leur descente et s'arrêtèrent juste à quelques centimètres de sa virilité plus que tendue par le désir qu'il ressentait. Là j'y caressai la peau lisse et fine, allant même jusqu'à taquiner l'intérieur de ses cuisses en prenant garde toutefois, de ne pas toucher à l'objet de mes plaisirs. Draco s'agita contre moi, il s'impatientait. Ce petit manège dura encore quelques instants, puis il me jeta un regard fiévreux et je l'effleurai enfin du bout des doigts. Après quelques secondes de cette douce torture, je le pris en main et commençai un lent mouvement de va-et-vient. Je le vis mordre violemment ses lèvres résistant aux caresses que je lui infligeais, il luttait conte l'envie de me prendre sur le champ. Le voir dans cet état provoqua une agréable chaleur dans mon bas-ventre. Sa main se referma autour de la mienne me guidant ainsi sur le rythme qui lui convenait. Je caressai lascivement ses lèvres entrouvertes de ma langue, sans toutefois l'introduire dans sa bouche. Son souffle chaud devint erratique. Je quittai alors sa bouche pour suçoter la moindre petite parcelle de peau se trouvant devant mon visage, m'attardai sur son oreille droite, puis descendis le plus lentement possible mes baisers le long de son torse, m'attardant juste au-dessous du nombril, et provoquant au passage un gémissement sourd de sa part. Je parvins enfin à son entre jambe. A présent agenouillée devant lui, j'arrêtai tout mouvement, l'observai, puis sans le quitter des yeux, embrassai le bout de sa verge. Le regard ardent qu'il me jeta m'encouragea à continuer. Je léchais alors, du bout de ma langue son membre durci, accompagnant mes gestes de bruits suggestifs, comme si je savourais une glace au chocolat ou une autre friandise. Cette situation était terriblement excitante, quand soudain je le pris abruptement en bouche.
- Putain ! jura-t-il, se retenant au meuble.
Je souris intérieurement. Draco, l'aristocrate par excellence, perdait ses bonnes manières et son vocabulaire riche et soutenu lorsqu'il n'avait plus le contrôle de la situation. Je mis plus d'ardeur dans mes mouvements, les yeux toujours dirigés vers ceux de mon amant au goût exquis. Ce dernier rejeta la tête en arrière, se cambrant de plus en plus. Ses mains se posèrent autour de mes bras et m'obligèrent à remonter. Nous n'en pouvions plus tous les deux, nous avions besoin l'un de l'autre. J'avais besoin de lui. Maintenant. Il dut le sentir car ses bras enserrèrent ma taille tandis que je passais mes jambes autour de ses hanches. Il me posa aussi délicatement qu'il put dans ce moment particulier et se rapprocha de moi. J'enroulai à nouveau mes cuisses autour de Draco, nos intimités se retrouvant ainsi l'une contre l'autre. Je me collai à lui et ondulai des hanches, mimant ainsi l'acte. Acte qui se concrétisa lorsqu'il pénétra mon antre sans crier gare, provoquant nos gémissements. Je me sentis enfin entière. Il se retira presque totalement de moi et revint s'enfoncer plus profondément. Son regard s'ancra au mien, tandis que nous entamions une danse lascive. Ses yeux, qui étaient passés du gris perle à l'anthracite, me fixaient avec sensualité. Anthracites de désir. Il accéléra son mouvement ses coups de reins étaient divins. Peu importait le nombre de fois où nous avions eu des rapports, je ne pouvais m'en lasser.
- Je veux t'entendre, Hermione... susurra-t-il de sa voix rauque, chaude et sensuelle.
Je ne pus m'empêcher de gémir encore, et encore, et encore. Il appuya davantage sur mes hanches alors que je marquai son dos de mes ongles. Ses mouvements étaient de plus en plus rapides, j'entrai dans une sorte de transe, et l'écorchai avec plus de ferveur tellement le flot de sensations qui grandissait en moi était grisant. Je perdais peu à peu le contrôle de moi-même.
- C'est ça bella mia, viens... viens rien que pour moi, murmura-t-il en caressant mon paquet de nerf à l'aide de son pouce.
Ce fut ma fin.
- Draco ! m'époumonai-je, enivrée par le plaisir qu'il me procurait.
Il atteignit l'orgasme à son tour, quelques secondes plus tard, dans un râle de plaisir. Je me forçai à garder la tête relevée, il était tellement beau dans la jouissance. Il se retira doucement, le corps encore secoué de spasmes.
Nous nous blottîmes l'un contre l'autre, reprenant tant bien que mal notre souffle, nos coeurs battant à tout rompre. Après un long moment, il se releva et me fit descendre du meuble. Draco prit mon menton entre ses doigts, levant ainsi mon visage vers lui et posa doucement ses lèvres sur les miennes.
- Je crois qu'il te faut prendre une autre douche, chantonna-t-il.
- Nooon, fatiguée, pleurnichai-je.
- Tu tiens vraiment à rester poisseuse et toute dégoulinante de sueur ?
- Oui ! m'obstinai-je telle une enfant.
- Allez viens, on la prendra ensemble si tu veux, proposa-t-il, mutin.
- Je suis vraiment à bout de force Dray.
- Et bien je te laverai ! s'exclama-t-il en m'entraînant de force vers la cabine, un sourire espiègle se dessinant sur son visage.
Comment pouvait-il être aussi actif après ce que l'on venait de faire ? Personnellement, je me serais damné pour être dans mon lit à cet instant.
Draco actionna la douche et régla l'eau je n'eus même pas la force de râler contre la température de l'eau bouillante. Il réprima un sourire en voyant ma mine renfrognée et prit le gel douche qu'il versa dans sa main, avant de la faire mousser entre ses mains. Il l'étala sur moi, me massant ainsi les épaules, la nuque, le dos. Ses caresses, qui demeuraient chastes, me firent le plus grand bien. A mon tour, j'entrepris de le savonner, bien que j'y mettais moins d'entrain que lui. Il appréciait le contact de mes mains sur son corps, ne se formalisant pas le moins du monde de mon manque d'énergie. Nous nous rinçâmes et il sortit le premier de la douche. Il prit ma serviette, afin de me la donner, quand soudain il s'arrêta, palpa mon étoffe rose et me dévisagea, un air horrifié peint sur le visage :
- Hé, mais c'est plus doux que mon peignoir ! s'exclama-t-il.
- Tu trouves ? Personnellement je préfère ton peignoir...
- C'est vrai que... attends tu as utilisé mon peignoir ?
Oups. La grosse gaffe.
- C'était juste une fois, quand ma serviette était restée dans ma chambre, me justifiai-je.
Il se pinça l'arête du nez, s'exhortant au calme, puis repris un air impassible et fit très sereinement :
- Ce n'est pas grave, vu que maintenant, j'utiliserai la tienne.
- Dray, tu veux vraiment te balader avec une serviette rose autour de la taille ?
Pour toute réponse, il tira puérilement la langue et me fit enfiler le peignoir. Il m'entraîna à sa suite dans ma chambre et ferma les rideaux alors que je m'allongeai sur le lit. Puis il vint s'installer tout près de moi, me serrant contre son corps, et je m'endormis dans ses bras.
HGDM/HGDM
- Mione... Mione... Réveille-toi.
Râlant, je tentais d'enfouir ma tête sous l'oreiller, mais il stoppa mon geste, en murmurant « carina » (2) et envoya le coussin dans un coin de la chambre. Je soupirai de mécontentement.
- Dépêche-toi bella mia, ils vont arriver.
Nos amis devaient nous rendre visite. Il sortit de la chambre, refermant la porte derrière lui. Je m'habillai avec hâte. Des bruits de conversations m'indiquèrent qu'ils étaient déjà présents. Je sortis de la pièce et saluai tout le monde. La bande était au complet, à savoir Ron, Harry, Théo, Pansy, Blaise, Ginny, et bien sûr, Draco et moi-même. Harry me prit dans ses bras et m'étreignit très fort, comme si nous nous étions perdus de vue. Je lui en fis la remarque et il s'offusqua :
- Mais oui, c'est ça, dès que les cours sont finis tu te précipites dans ta chambre, et tu n'en ressors que le lendemain. On ne te voit même plus aux heures de repas, se plaignit-il.
- T'es pire qu'une meuf, Harry, le taquina Blaise, ce qui lui valut un coup de poing à l'épaule de la part du petit copain de ladite meuf.
Mon meilleur ami se dirigea vers Théo, l'embrassa, non sans avoir jeté un coup d'oeil victorieux à Blaise.
- Vous savez que les hommes gays de la communauté sorcière pouvaient faire des enfants avant ? Intervint Luna.
Un ange passa. Puis Blaise s'approcha de Draco et minauda d'une voix aiguë :
- Oh Draykychou d'amour, fais-moi un enfant !
Il posa une jambe sur la hanche de Draco, celui-ci soupira et pria son meilleur ami "d'arrêter ses conneries", pendant que nous nous esclaffions.
HGDM/HGDM
Plus tard dans la soirée
J'étais assise sur Draco, ce dernier caressant légèrement le dos de ma main qu'il avait jointe à la sienne, geste qui m'avait, certes étonnée, mais également fait plaisir, pour une raison inconnue. Nous étions tous sur le balcon. Les conversations allaient bon train, Blaise et Pansy se chamaillaient, le garçon jetant des coups d'oeil fréquents à Ginny, qui bavardait joyeusement avec moi, tandis qu'Harry essayait d'accaparer l'attention de l'amour de sa vie, qui parlait avec Draco. Luna quant à elle discutait avec Ron.
- Théo, avoue que tu as gardé des balais miniatures dans un de tes placards, fit Draco à l'adresse de son camarade.
- N'importe quoi et de toute façon ce n'est pas une honte d'y avoir joué étant gamin.
- Pour ma part, je n'ai jamais touché ses choses.
- Draco a joué à la poupée tout à l'heure, intervins-je.
Les discussions s'arrêtèrent, et les joues du blond prirent une jolie teinte rosée. Mais sans perdre son air supérieur, il déclara :
- Pff, je prends soin de toi et comment suis-je remercié ? Par des sarcasmes et de la déloyauté.
- Un Serpentard qui parle de loyauté, c'est le monde à l'envers !
- Sache qu'un Serpentard est loyal envers ses proches.
- Ouais, lança Blaise, comme la fois où tu m'as dénoncé à Rogue lorsque j'avais découpé une de ses robes pour me faire une cape !
- Ça remonte à dix ans Blaise, il y a prescription maintenant.
- Que nenni ! La vengeance est un plat qui se mange froid !
- A ce stade là, il doit être glacial, dis-je.
- Il n'empêche, argumenta Blaise en direction de Draco, que tu n'avais pas à me dénoncer.
- Hé mais je n'avais pas le choix ! Il avait menacé de prendre mon petit atelier "Je fabrique ma Potion magique" !
C'était l'équivalent des jeux de dînette moldus, en un peu plus évolué bien sûr. Il s'agissait là de fabriquer des potions basiques, à l'aide de chaudron, cuillère, et bien d'autres, miniaturisés. Tout le monde éclata de rire, tandis que je me tournai vers lui et lui murmurai :
- Baciami. (3)
Il sourit approcha ses lèvres des miennes, les frôla puis recule. Il recommença ce petit jeu en plusieurs fois.
- Sei un diavoletto (4), chuchotai-je, caressant le bout de son nez en pointe.
- Mais c'est que tu t'améliores. Ça mérite une récompense, fit-il en effleurant ma bouche.
- Qu'as-tu en tête ?
- Pleins de choses, que nous ne pouvons malheureusement pas entreprendre pour l'instant, mais dès que nous serons seuls...
- Tu ne penses vraiment qu'à ça, c'est désespérant, répondis-je en souriant, démentant ainsi mes paroles.
- Ne fais pas l'innocente, à toi aussi, cela t'es venu à l'esprit.
Pour toute réponse, je l'embrassai langoureusement, inconsciente des regards posés sur nous et des sourires amusés de nos amis.
(1) Je vois bien Drago avec des origines italiennes x)
(2) Mignonne, pourrait signifier ici : « elle est mignooonne » (vous savez, quand vous vous moquer de quelqu'un)
(3) Embrasse-moi.
(4) Tu es un petit diable ( pas terrible, ça sonne mieux en italien )
Alors mes petites lectrices adorées, ce chapitre était-il à votre goût ?Avez-vous envie de faire plaisir à votre auteure qui vous aime ? Alors reviewez ^^ C'est vraiment motivant pour écrire (en ce qui me concerne en tout cas)
Bisous et bonne soirée ! (je te retourne à ma philo moi u_U)
