Bonsoir tout le monde.

Tout d'abord je voulais m'excuser de ne pas avoir publié la semaine dernière, mais j'avais certaines obligations, pour ne pas entrer dans les détails.

Mais me revoilà avec un chapitre !

Je suis pardonnée hein? (*yeux larmoyants*)

Merci à ma Bêta adorée j'ai nommé Lissoue ! :P

J'ai ajouté une playlist si certaines ont envie de se mettre dans l'ambiance, j'ai indiqué les moments où il faut écouter.

Ah oui et je ne sais pas si vous aviez remarqué, mais j'ai ajouté des titres aux chapitres (c'est plus plaisant que de lire "Chapter 3", non? ^^)

Enfin voilà =)

Bonne Lecture ^^


(Isn't She Lovely_Stevie Wonder)

Et encore plus tard…

-Draco, aurais-tu du feu s'il te plaît ?… Merci.

-Que ferais-tu sans moi ? fit-il pompeusement.

-Je ne sais pas Draco, soupirai-je Tu es si grand, si brillant, si charismatique !

-Oui oui, je sais que je suis parfait.

-Oh oui Draco, le mot « défaut » ne fera jamais parti de ton vocabulaire, n'est-ce pas ?

-Bien sûr que si, mais uniquement pour désigner ceux des autres, car Draco Malfoy n'en a pas.

-Et Draco Malfoy ne commet jamais d'erreurs, c'est cela ?

-Parfaitement, carina, et il n'oublie jamais rien.

-Draco ?

-Oui très chère ?

-Ta braguette est ouverte.

HGDM/HGDM

Que ferais-je sans lui hein ? C'était sa question, n'est-ce pas ? Et bien j'allais le lui montrer moi. J'avais réussi à me procurer un briquet ! Certes, ce n'était pas son Zippo en acier, serti d'émeraudes et gravé des armoiries des Malfoy, mais quand même, c'était un briquet !

Fière de mon coup, je m'installai à côté de lui sur la terrasse, alors qu'il sortait une cigarette de son paquet de gosse de riche. Parfait, j'arrivais pile au bon moment. Il fourragea dans sa poche, et je profitai de l'occasion :

-Je t'allume ? proposai-je.

Il me regarda, sa clope calée entre ses lèvres, la tête légèrement penchée, puis répondit en sortant son propre briquet, catégorique :

-Non.

Stupéfaite et ne comprenant pas sa réaction ainsi que le ton qu'il employa pour me répondre, je restai un moment sans voix, puis demandai la raison de ce refus. Il alluma le petit bâton et rétorqua que c'était dû à une mauvaise blague.

-Je veux savoir, insistai-je.

Il soupira et fit :

-Je ne te formulerai pas l'intitulé exacte de la plaisanterie, mais on va dire que je ne me fais pas prendre par derrière…

HGDM/HGDM

-Ah ! hurlai-je de douleur.

J'entendis des bruits de pas précipités et la porte de la salle de bain s'ouvrit à la volée sur un Draco plus qu'affolé, baguette à la main, en position d'attaque.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Que se passe-t-il ? demanda-t-il lançant des coups d'œil frénétiques un peu partout dans la salle commune.

Si je n'avais pas eu mal, j'aurais explosé de rire, face à la scène qui se déroulait devant moi.

-Je me suis coupée avec le papier, geignis-je en montrant mon doigt où perlait une minuscule goutte de sang.

Il m'observa d'un air abasourdi, puis s'esclaffa sans ressentir la moindre gêne.

-Ne te marre pas, ça fait mal ! m'énervai-je.

Il devint silencieux et s'approcha tout doucement de moi, prit mon poignet entre ses doigts, et posa délicatement ses lèvres sur le doigt blessé. Il ferma les yeux et laissa sa bouche effleurer ma main.

-Qu'est-ce que tu fais Dray ? questionnai-je, hésitante.

Il ne répondit pas tout de suite, continuant sa caresse. Enfin il ouvrit les yeux et me dit avec un sourire à faire fondre le plus froid des cœurs :

-Un bisou magique.

HGDM/HGDM

Couloir de Poudlard

Je me dirigeai vers la Grande Salle, lorsqu'une voix derrière moi m'interrompit :

-Hermione !

C'était Cormac Mac Lagen qui venait à ma rencontre, un sourire qui se voulait charmeur aux lèvres.

-Salut, comment vas-tu ? Il paraît que ton ex petit copain est gay et je...

-Que veux-tu Cormac ? fis-je, allant droit au but.

-Eh, calme-toi ma belle lionne, en fait, j'ai cru voir que tu avais bien compris le cours de Sortilèges…

Je me retenais de lever les yeux au ciel. Evidemment que je l'avais compris.

- …Et je me demandais si tu pouvais me donner un coup de main, tu sais des cours particuliers, termina-t-il en me faisant un clin d'œil complice.

Prise au dépourvue, je bredouillai une réponse affirmative.

-Parfait, alors on dit demain soir après le dîner ?

Sans me laisser le temps de répondre, il m'embrassa sur la joue et partit aussi rapidement qu'il avait surgi. J'étais un peu déconcertée par ce qui venait de se passer. Que lui prenait-il ? Bien sûr, j'étais consciente de lui avoir plu à un moment, mais bon, je croyais que c'était du passé.

Le lendemain soir, très tard dans la nuit.

J'entrai en silence dans la chambre de Draco, me déshabillant dans le noir en faisant le moins de bruit possible, croyant qu'il dormait déjà. Tandis que je me glissais délicatement sous les draps, la pièce s'illumina et un Draco Malfoy à la mine à la fois soucieuse et passablement irritée m'apparut.

-Désolée, je ne voulais pas te ré…

-Où étais-tu ? me coupa-t-il.

-J'étais avec Cormac.

-Cormac ? C'est qui ce Cormac ?

-Tu sais, Cormac Mc Lagen de Gryffondor.

-Et que faisais-tu avec lui ?

-Je…Pourquoi tu me poses toutes ces questions Draco ?

-Parce que je…Tu passes toute la soirée avec un type, et ensuite, tu viens dormir dans mon lit, comme si de rien n'était !

-Il ne s'est rien passé entre lui et moi, si c'est ce que tu sous-entends. Je l'aidais pour son devoir de Sortilèges, et ce mec a le quotient intellectuel d'un Veracrasse. C'est pour cela que j'ai pris plus de temps que prévu. Il était inutile de me faire une crise de jalousie.

Il parut satisfait de cette réponse, mais répondit néanmoins :

-Je ne suis pas jaloux.

-Allons Dray, tu ne vas pas me dire que tu t'inquiétais pour moi, le taquinai-je gentiment.

-Loin de moi cette idée, c'est juste que demain, nous sommes évalués en Botanique, et je te rappelle que nous travaillons en binôme.

Je fus consternée mais ne le montrai pas. Que m'étais-je imaginée ? Draco jaloux, ce serait le monde à l'envers. Je l'embrassai, et me couchai, la tête remplie de questions qui ne trouveraient jamais de réponses.

(Big Girls Don't Cry - Fergie)

Le lendemain, alors que je traversais le parc afin de me rendre aux serres, je vis Draco attendant devant la salle, Astoria Greengrass accrochée à son bras, tous deux entourés d'une bande de Serpentard, mis à part Blaise, Pansy et Théodore, qui étaient à l'écart. J'allais donc les rejoindre. Je perçus quelques bribes de la conversation des deux peroxydés :

-…tu as repris le sport Draco non ? Tu sembles plus musclé...

Je retins un soupir, et arrivai devant mes amis.

-Alors belle lionne, comment vas-tu ? me demanda Blaise, en passant un bras autour de mes épaules.

-Très bien et toi ? répondis-je, tentant de sourire le plus sincèrement possible.

-Mieux depuis que tu es là, lança-t-il avec un clin d'œil.

J'avais bien compris qu'il essayait, à travers ces petites blagues flatteuses, de me faire rire, du moins sourire. Il n'était pas dupe, il avait bien remarqué mon air…quel air avais-je d'ailleurs ? Triste ? Non, quand même pas. Etais-je en colère ? Non plus. Peut-être irritée ? Encore un peu trop fort. Non j'étais légèrement irritée, voilà c'était cela. Il avait bien remarqué mon air légèrement irrité, lorsque je les avais vus. Pansy, meilleure amie attitrée de Draco, s'approcha de moi tandis que nous rentrions dans la serre et me chuchota à l'oreille :

-Il préfère les brunes.

Oui et ? Je me retournai vers elle, tentant de croiser son regard afin de lui faire part de mon incompréhension, mais elle s'obstina à fixer le tableau des yeux, un petit sourire aux lèvres.

De qui parlait-elle ? Avait-elle capté le fil de mes pensées ? Savait-elle que je pensais à Draco ? Parlait-elle de Draco ? Ce message m'était-il destiné ? Et si elle s'était trompée ?

-Hermione, debout !

-Mmh ?

-Je savais bien que tu avais eu tort de rentrer tard hier soir…à se demander si tu n'as vraiment rien fait…

-Draco, par Merlin, je te dis qu'il ne s'est rien passé ! Tu ne vas pas recommencer !

J'avais eu droit à la même rengaine, ce matin en me réveillant, en prenant ma douche, et sur le chemin nous menant à la Grande Salle.

Le cours se passa tranquillement, malheureusement sans incident notable, moi qui aurais bien voulu que les cheveux tout récemment décolorés de la gourgandine de Greengrass crament ou, je ne sais pas, explosent ! La vie était mal faite. En sortant du cours, Draco, qui me parlait, fut abordé, ou plutôt réquisitionné par la gourgandine en question. Cette dernière lui fit un baiser sonore sur la joue, et l'entraîna vers le château, parlant haut et fort afin que tout le monde puisse voir qu'elle était au bras du Prince des Serpentards. Une boule naquit dans mon ventre et ne disparut que le soir, lorsque lui et moi nous retrouvâmes à l'abri d'autres assauts, dans nos appartements. La vie était vraiment mal faite.

HGDM/HGDM

(I Just Wanna Live - Good Charlotte)

-Dray ?

-Mmh ?

-Tu sais de quoi j'aurais envie, là maintenant ?

-De moi ?

-Non.

-Alors là je ne vois pas.

-D'un bain de minuit.

-Mione, tu as pris ta douche, il y a à peine un quart d'heure.

-Mais non crétin. Un vrai bain de minuit, dans le lac.

-Melle Granger veut enfreindre le règlement ? Par Merlin, c'est la fin du monde !

-Cesse de faire l'idiot. Et puis je n'enfreins rien du tout, les Préfets-en-Chef sont libres de circuler dans le château à n'importe quelle heure, article 159, paragraphe 67, alinéa…

-J'ai compris, soupira-t-il. Si madame veut bien se donner la peine, continua-t-il, me tendant son bras.

C'est ainsi que nous nous baladions bras dessus, bras dessous, une soirée d'automne particulièrement fraîche, dans le château et rejoignant le parc où soufflait une légère brise. Nous nous déshabillâmes en silence, puis j'entrai d'un coup dans l'eau un peu froide. Je fis quelques brasses pour me réchauffer, tandis que Draco y trempait le bout de son pied afin de tester la température.

-Hé mais c'est glacial !

-Ne fais pas ta chochotte et rejoins-moi.

-Mouais, c'est bien parce que t'es nue, marmonna-t-il dans sa barbe.

Dès qu'il fut dans l'eau, je m'approchai de lui, puis entourai sa taille de mes jambes, et l'embrassai langoureusement. Au bout de quelques minutes, je lui chuchotai à l'oreille :

-Dray, si mes souvenirs sont bons, nous n'avons pas encore expérimenté le lac…

Il fit mine de ne pas comprendre, je joignis alors les gestes aux mots. Je me détachai de lui, et lentement, tandis que mes lèvres parsemaient son cou de petits baisers, je caressai ses cheveux, son visage, sa nuque, son dos, son torse, ses hanches, sa verge tendue…Ou plutôt sa verge qui aurait dû être tendue. Pourquoi n'était-elle pas tendue ? Il y avait deux possibilités : ou les Strangulots avaient dévoré l'objet de mes plaisirs et dans ce cas, j'allais leur faire la fête à ces créatures de malheur, ou, et cela était plus vraisemblable, je ne lui faisais plus aucun effet. Je relevai doucement la tête vers lui, et fut surprise de voir un Draco embarrassé me fixer. Je l'interrogeai du regard et il déclara, avec un air d'excuse sur le visage :

-Eh bien…c'est qu'il fait froid…

HGDM/HGDM

(Green Day - 21 Guns)

Il faisait encore nuit. Les bougies s'étaient éteintes, seul le clair de lune était source de lumière dans ma chambre. Je regardai autour de moi, affolée, essayant de trouver l'origine de mon réveil en sursaut. Draco s'agitait dans son sommeil, en proie à un cauchemar, ses doigts se crispant sur les draps.

-Père ! Père, aidez-le, je vous en prie, reprit-il. Non, je ne veux pas le faire, s'il vous plaît, il ne le mérite pas…il n'a rien fait

Je tentai en vain de le faire sortir de ce rêve.

-Non…non… ne faîtes pas ça...! hurla-t-il.

Sa voix ne fut plus qu'un murmure. Je restai impuissante à ses côtés, rien ne semblait pouvoir le faire émerger de sa transe.

-Mère, il m'a obligé…il m'a forcé…pardonne-moi…pardonne-moi…Je…NON !

Il se réveilla brusquement, les yeux écarquillés, le souffle court, cherchant sa baguette avec des gestes frénétiques.

-Draco, fis-je. Tranquillise-toi, Dray, c'est moi.

-Non, répondit-il, ma …ma…

Je pris son visage en coupe, le forçant à me regarder.

-Calme-toi, c'est moi, Hermione…

-Hermione…

Il me prit dans ses bras, me serrant presque à l'étouffement, et sembla s'apaiser petit à petit, tandis que je lui murmurais des paroles rassurantes. Il était en détresse, perdu. Ce n'était pas la première fois qu'il se réveillait ainsi, et si d'habitude je ne disais rien et le réconfortais en silence, cette fois-ci, je voulais savoir ce qui se passait.

-Dray, tu n'as jamais voulu raconter, ni à moi, ni à personne de l'Ordre mis à part Rogue, ce qui s'est passé lorsque tu étais en mission…

Il ne répondit rien.

-Tu… Je sais que tu as dû commettre des crimes contre ton gré et…

-Ce n'est pas ça, fit-il en balayant avec dédain mes paroles d'un revers de main.

-Alors qu'est-ce que c'est ?

Si ce n'était pas cela qui lui causait ces cauchemars incessants, alors qu'était-ce ? Y'avait-il quelque chose de plus grave que de tuer ?

Cependant je ne l'obligeai pas à me raconter son rêve. C'est de lui-même qu'il le fit :

-Avant que le Seigneur des Ténèbres ne meure, Mère et Blaise et moi étions des espions de l'Ordre, comme tu le sais…

Je hochai la tête.

-Mais vous n'avez jamais été découverts…

-Mais nous avions failli l'être. Du moins Blaise et moi…

Je portai mes mains à ma bouche, celle-ci s'étant ouverte et formant un O parfait.

-Calme-toi, dit-il, agacé. C'est passé, tu sais. Si cela avait été le cas, je ne serais pas là à te parler.

C'est vrai que ma réaction était vraiment stupide. Mais ces dires confirmaient ce que j'avais toujours eu en tête. Je me rappelais mes inquiétudes lorsqu'il partait la mine sombre, ou quand il revenait au Quartier Général, et s'enfermait à double tour dans la salle de bain, dès son arrivée et en ressortait, le teint légèrement verdâtre…

-Oui, mais bon, il n'empêche que…non rien.

Je n'allais pas lui dire que c'était angoissant, ou même carrément alarmant, sinon il ne me raconterait rien du tout. Alors je lui intimai de continuer.

-Un jour, Blaise et moi avions dû assister à un carnage…le massacre d'un village moldu. Crabbe s'apprêtait à immoler un nourrisson, alors je l'ai attaqué par derrière.

-Et que s'est-il passé ? On t'a surpris ?

Il soupira, s'exhortant au calme et c'est d'une voix froide comme la mort qu'il rétorqua :

-Hermione, c'est assez difficile comme ça à raconter, alors si tu n'arrêtes pas de m'interrompre…

Je jurai de ne pas le couper encore une fois et il reprit :

- Je disais donc que j'avais attaqué Crabe par derrière. Sauf qu'Avery m'a vu, enfin il a vu un éclair provenant de l'endroit où Blaise et moi étions se diriger vers Crabbe. De retour au manoir, il a rapporté cela au Mage Noir. Mon meilleur ami s'est –il eut l'air gêné-… dénoncé à ma place, sans me consulter auparavant, en prétextant ne pas avoir fait exprès, qu'il voulait occire un moldu qui passait près de Crabbe. Et le…le Seigneur des Ténèbres a jugé que j'étais tout aussi coupable que Blaise… parce que je ne l'avais pas empêché, et ma punition était de…

Les mots moururent dans sa gorge, et bien effrayée par ce que j'allais entendre, j'imprimai une légère caresse dans ses cheveux aux reflets argentés, ceux-ci causés par la lueur lunaire qui se répandait dans la chambre. Il apprécia ce geste empreint de douceur, semblant y trouver le courage pour continuer son récit.

-Ma punition était de faire subir le sortilège… Doloris à Blaise, murmura-t-il. Bien sûr je ne le voulais pas, assura-t-il, presque révolté. Et Bellatrix s'est proposée pour le tuer à ma place. J'ai donc été contraint de faire souffrir celui que je considère comme un frère.

Il s'arrêta un moment, et je restai silencieuse, attendant qu'il reprenne.

-Jamais il ne me l'a reproché.

-C'est normal Dray, tu y étais forcé. Si tu n'avais…

-Et à quel prix ! s'insurgea-t-il. Ça a duré des heures ! Des heures ! J'ai arrêté de compter au bout du trente-deuxième !

Il était à présent fébrile, une lueur démente brillait imperceptiblement dans ses yeux pâles.

-Il a dû être alité durant cinq mois ! cria-t-il. Et tout le monde ose encore le traiter de lâche dans son dos parce qu'il n'a pas participé à la bataille finale ! Tout ça par ma faute, tu comprends ? Le seul lâche dans l'histoire, c'est moi. J'aurais dû intervenir, j'aurais dû dire que c'était moi !

-Tu n'es pas un lâche, susurrai-je. Au contraire, tu lui as sauvé la vie, tout comme tu as sauvé la vie de cet enfant, alors arrête de te torturer de la sorte. Ce n'est pas de ta faute, tu n'es pas en tort. Ce que tu as fait est admirable, Dray.

Il allait protester, mais je ne lui en laissai pas le temps, et l'embrassai passionnément. Il fut d'abord réticent, puis me rendit mon baiser avec fougue. Enfin nous nous éloignâmes et il me dit dans un murmure :

-Merci.

HGDM/HGDM

Bibliothèque de Poudlard.

POV Harry

Toute notre joyeuse bande d'amis était réunie à la bibliothèque, et aussi bizarre que cela puisse paraître, s'activant sur nos devoirs. A vrai dire, depuis que Draco et Théo avaient rejoint la bande, devenant ainsi les deuxième et troisième têtes pensantes du groupe, nous n'avions guère le choix. Et puis, nous nous devions de réussir nos ASPIC. Enfin bon, cela ne me concernait pas réellement, car après avoir exterminé la race Voldychou de la Terre, le Ministre m'avait proposé d'intégrer directement le ministère en tant qu'Auror. Donc que je réussisse ou non mes examens importait peu. On était l'Elu ou on ne l'était pas.

Bon, en attendant, j'avais un devoir supplémentaire de Potions à faire, et même si je n'étais pas obligé de passer les épreuves de fin d'année, je n'étais pas à l'abri de retenues. Ce que Rogue ne manquerait pas de me rappeler si je ne lui rendais pas ce fichu devoir. Heureusement que tout le monde dans notre petite bande ne possède pas mon niveau en Potions !

-Mione, il faut mettre la peau de serpent avant ou après les fèves ?

Ce fut Draco qui répondit à sa place.

-Après.

-Je crois que tu te trompes Dray, c'est avant, s'exclama Hermione.

-Non, carina, c'est après.

-Je te dis que c'est avant !

-Et moi je t'assure que c'est après ! s'insurgea Draco.

-Mais arrête de me contredire comme ça !

-Je ne te contredis pas !

-Si c'est ce que tu fais là !

-Non !

-Si !

-Non !

-Si, je te dis !

-Non !

-Non !

-Si !

-Ah ! Tu vois ! Tu me contredis ! Il faut toujours que tu dises le contraire de ce que j'affirme !

-Mais t'es pas croyable comme fille, toi !

Hermione soupira et retourna à sa lecture, sans répondre au blond.

-Bon, avant ou après ? intervins-je.

Les deux colocataires firent simultanément :

-Avant.

-Après.

Et ils recommencèrent la discussion précédente.

-On dirait un vieux couple, fit Pansy.

-C'est vrai, c'est carrément une scène de ménage là, remarqua Ron.

D'un coup Hermione se leva et se dirigea d'un pas furibond vers la sortie. Draco se tourna vers ses camarades Serpentards et les interrogea du regard.

-Allez, c'est bon, vas-y, fit mon petit ami.

Le blond n'attendit pas la fin de la phrase, et se précipita à son tour vers l'endroit où Hermione avait disparu.

-Après ils vont se réconcilier au lit, comme tous les couples. Je parierais qu'ils vont se faire un trip du genre Hermione en cuir, Draco menotté, avec la cravache et tout.

-Ils ne sont pas aussi pervers que toi, Blaise, soupira Théo.

-Pitié, tu sais bien qu'une bonne dispute, ça a toujours mis Draco dans un état second. C'est héréditaire ça.

-C'est vrai, ajouta Pansy. Tu te souviens, la fois où son père s'est littéralement jeté sur la mère de Draco, alors qu'ils venaient d'avoir une altercation ?

-Ah, l'amour, fit ironiquement Blaise.

-Mouais, en attendant, je n'ai toujours pas ma réponse moi, me lamentai-je.

HGDM/HGDM

(Love The Way You Lie_Eminem feat Rihanna)

POV Extérieur

Chambre d'Hermione.

Elle retombe sur le lit, essoufflée, mais ravie. Lui, se retire doucement d'elle, épuisé mais tout aussi euphorique qu'elle.

-Dray, c'était…commence-t-elle.

-Délicieusement bon ? Non attends, parfait ! Ou plutôt paradisiaque !

-Paradisiaque ?

-Et bien, je t'ai emmenée au septième ciel !

Bien évidemment il plaisante et elle le sait. Certes habituellement, il se jette volontiers des fleurs, mais jamais sur ses performances sexuelles. Il y met un point d'honneur. Allez savoir pourquoi. Elle rit, et déclare, tandis qu'il se joint à elle :

-Tu es vraiment incroyable, je n'ai jamais vu quelqu'un se vanter de la sorte après…mmh… ce qu'on a fait.

-Allons bella mia, as-tu honte de dire « faire l'amour » ? rit-il.

Ils font l'amour ? L'amour ? Bien qu'Hermione ne montre pas son trouble, elle est bel et bien bouleversée.

-Là n'est pas la question, ce que je voulais dire, à l'origine, c'est que c'était …waouh !

-Je te signale que, l'interrompt-il, mis à part la belette, qui ne devait pas être à son apogée avec toi, sans vouloir te vexer, tu n'as aucun point de comparaison. A vrai dire je suis le seul qui t'embrasse –il joint les gestes aux paroles, qui te touche…

Se sentant d'humeur taquine, Hermione ne peut s'empêcher de le faire descendre de son piédestal :

-Qui te dit que tu es le seul ? minaude-t-elle.

Il est interloqué, presque abasourdi, mais ne laisse rien paraître de son émotion intérieur. Choc. Colère sourde. Peine profonde. Colère à nouveau.

Hermione s'interroge sur son silence. Normalement il aurait dû rire, ou lui donner la réplique. Réplique qui ne tarde pas à arriver, mais sur un ton acerbe et aigre, auquel elle ne s'attend pas :

-Rien du tout. Après tout, tu es libre n'est-ce pas ? Ce n'est pas comme si nous formions un couple.

Hermione reste sans voix, trop blessée pour répondre. Draco s'étire lestement et lance, d'un air plus arrogant et hautain que jamais :

-Cette comédie a assez duré. Elle me lasse à présent.

-Nous n'avons qu'à arrêter, fait-elle, fière.

-Tu as raison Granger, de toute façon, tu ne me satisfais plus.

Ses mots les atteignent tous les deux en plein cœur. Il se lève prestement et se dirige d'un air important vers la porte. Hermione se redresse d'un bond et crie :

-Et bien t'as qu'à aller baiser ta Greengrass !

-J'y vais de ce pas ! s'exclame trop sereinement le blond, ses joues légèrement rosies trahissant ce calme apparent.

Orgueilleuse, pleurant de rage, elle rassemble les vêtements du Serpentard, éparpillés dans sa chambre, ouvre la porte et les jette sur le seuil, les habits formant une masse informe. Elle claque la porte et s'étend sur son lit, laissant couler ses larmes provoquées par la rage et l'humiliation. Quel enfoiré ! pense-t-elle.

HGDM/HGDM

POV Extérieur

Chambre de Draco. Une heure plus tard.

-Cette pétasse ! Cette conne ! Cette putain de Gryffondor à la con ! Cette…

Un bibelot explosa contre le mur. Blaise était habitué aux crises de nerfs de Draco. Il savait que tant que ce dernier ne se serait pas calmé, il ne pourrait pas lui parler. Alors il s'installa sur le lit du Préfet-en-Chef, sortit un magazine de la table de chevet, et attendit que Draco ait fini de se briser la voix.


Voili Voilou...Ils sont vraiment bêtes ces deux-là n'est-ce pas?