Hello les filles ! Et non vous ne rêvez pas, c'est bien un nouveau chapitre, vous pensiez que je vous avez oubliées hein ? Avouez-le :P
Mais non bien sûr que non, c'est juste que ces derniers mois ont été assez mouvementés et chargés. Et ce n'est pas fini !
Pour faire je dirais qu'il y avait une grosse dose de cours, une tooooooonne de philo et de spé (caca boudin la philo), des bouquins barbants de chez barbants à lire, malheureusement des décès ( :/ ), j'étais un peu malade aussi.
Mais je suis de retour et tout va pour le mieux =D
Alors voici un nouveau chapitre, tout nouveau, assez long quand même (7 ou 8 pages Word, c'est ma moyenne non ? ^^ )
Vous savez quoi ? En regardant mes stats, j'ai constaté que j'avais dépassé la barre des 100 reviews pour cette fic ! oO
Jamais je n'aurais imaginé ça lorsque j'avais commencé ! Un grand merci à vous pour votre soutien ! ='D
Sur ce, Bonne Lecture !
On se retrouve en bas comme d'habitude :P
Salle commune des Préfets-en-Chef
-La rouge un peu plus sur la gauche, Ginny…voilà parfait, fis-je, fière.
-Il est tout simplement magnifique, fit la rouquine en reculant de quelques pas, afin d'admirer son chez d'œuvre d'un air satisfait.
-Je persiste à dire qu'il n'y a pas assez de vert ni d'argent, objecta Pansy.
-Et moi je persiste à dire qu'il y a autant de boules or que d'argent, répondis-je.
-Oui mais toutes les guirlandes sont rouges !
Je soupirai pour la énième fois.
-Pansy, le sapin est vert…
-Moui…c'est vrai…mais bon n'empêche…
-Roh, les filles, intervint Ginny, ça fait une heure que vous chipotez là-dessus, et puis ce qui est important, ce n'est pas le sapin, mais les cadeaux en dessous, ajouta-t-elle, un sourire malicieux aux lèvres.
Blaise et Draco sortirent de la chambre de ce dernier.
-D'ailleurs, en parlant de cadeaux, ma chère Mione, toi qui m'aimes et aimes me faire plaisir, sais-tu ce qui m'enchanterait pour Noël ?
-Non, mais éclaire-moi Gin'.
Pansy retint son souffle et se tapa le front avec la paume de sa main, tandis Draco plissa légèrement les yeux. J'étais confuse… que leur arrivait-il ?
-Eh bien, Harry m'a parlé d'une boite de striptease à Londres, tu sais le genre ultra huppé, et où on te fait la totale… Une entrée ne serait pas de refus, fit-elle avec un sourire carnassier.
Autant l'ambiance il y avait deux minutes était guillerette et enfantine, autant à présent elle était tout ce qu'il y avait de plus tendue. Blaise fixait une guirlande avec un regard qui suintait la menace et la froideur, Pansy se mordait nerveusement la lèvre inférieure, Harry évitait soigneusement de le regard insistant de Théo et Draco semblait légèrement plus pâle que d'habitude.
Ce fut Théodore qui brisa le silence.
-Tiens donc, fit-il d'une voix grave et basse, Harry t'en a parlé Gin'- il se tourna vers mon futur Feu meilleur ami – je serais ravi de savoir comment tu as su cela, chéri…
-Ce n'est pas ce que tu crois, je…je peux tout t'expliquer, fit-il en reculant prudemment, face à l'air menaçant de son petit ami.
-Mais je n'attends que ça, mon ange…
-Bien…fit Blaise à l'attention de Ginny.
-Draco, je meurs d'envie de fumer, tu m'accompagnes ? proposa précipitamment Pansy.
-Volontiers, répondit le blond.
Sentant qu'il valait mieux s'éclipser, je murmurai quelques paroles incompréhensibles et me faufilai par la sortie, me dirigeant vers la salle commune des Gryffondor. J'y trouvai Dean, discutant avec Seamus. Il me fit signe d'approcher alors je pénétrais dans l'antre des lions.
-Mione, tu as fini plus tôt ? s'étonna-t-il après m'avoir étreinte.
-Euh…on peut dire ça comme ça…
-Bon, je dois y aller moi, lança Seamus en se levant, il y a une bataille de boule de neige qui m'attend. Joyeux Noël !
-Que se passe-t-il ? demanda Dean, la mine soucieuse, examinant mon air anxieux.
-Rien du tout, répondis-je un peu trop rapidement.
Il leva un sourcil et je repris.
-En fait, je voulais réitérer mon invitation pour ce soir…
-Non, Mione cela ne sers à rien d'insister, je ne viendrais pas.
-Mais pourquoi ? Allez quoi, Molly a envoyé une montagne de friandises, Ron a chipé de quoi manger et…
-Ce n'est pas par mon estomac que tu m'auras.
Je poussai un soupir.
-L'idée de passer un Noël en ma compagnie te révulse à ce point ?
-Non enfin, ce n'est pas toi, c'est juste que je ne suis pas « fan » de certaines de tes fréquentations…
-Oh, mais on a passé l'âge de ces gamineries ! Pansy, Théo et Blaise sont vraiment adorables…enfin, aussi adorables que puissent l'être des Serpentard.
-Et ton colocataire Mangemort aussi ?
-Ne l'appelle pas comme ça ! Tu sais bien que ce n'était qu'une couverture ! m'insurgeai-je.
-Ouais désolé, s'excusa-t-il distraitement.
-Si tu veux parler de Draco, saches qu'il ne sera pas là.
-Ah tiens, c'est de nouveau Draco ? se renfrogna-t-il.
-Bon, alors tu viens ?
-D'accord, fit-il faussement désespéré, Merlin protégez-moi !
Je lui assenai une tape à l'épaule tandis qu'il riait à gorge déployée.
-Ce que tu peux être théâtrale parfois !
HGDM/HGDM
Nous discutâmes de choses et d'autres pendant quelques instants, puis, lorsque la nuit tomba, je me décidai à rejoindre mes appartements, non sans lui avoir fait promettre de venir.
La salle commune était tout simplement sublime. Les fauteuils et le canapé blancs avaient été remplacés par une multitude de coussins multicolores déposés ça-et-là sur le tapis immaculé. La lumière, d'habitude vive, avait laissé place à un éclairage plus tamisé, ce qui attribuait à la pièce une sorte d'intimité. Des photophores de différentes couleurs projetaient des arabesques sur les murs, le feu crépitait dans la cheminée, la table débordait de victuailles. Une odeur exquise s'en dégageait, mélange de miel, de pain d'épices, de sucre et pleins d'autres choses encore. Enfin, au centre de la pièce se dressait un sapin gigantesque, richement et savamment décoré. Des petites fées virevoltaient autour de l'arbre et oh ! des flocons de neige semblaient naître de l'étoile et se déposaient doucement, gracieusement sur les branches du sapin. Je m'y approchai et effleurai la poudre blanche.
-C'est de la vraie neige ! chuchotai-je, à la fois ébahie et émerveillée.
-Pas mal, hein ? fit une voix derrière moi.
Je me retournai et un flash m'aveugla.
-Pas mal ? repris-je. C'est carrément incroyable, tu veux dire. Comment as-tu fait ?
-Je n'y suis pour rien, répondit Ginny en admirant son cliché, c'est Dray qui en a eu l'idée. Les fées et les photophores aussi c'est lui car, avant « c'était trop moldu ».
-Et j'avais raison, fit le blond, sortant de la salle de bain.
Il portait une chemise cintrée anthracite, allant parfaitement avec ses belles prunelles, un pantalon noir classique et des chaussures vernies. Rasé de près, les cheveux fraîchement coupés et soigneusement coiffés, il était à beau à en avoir mal. Il sifflota un air de Noël, tandis qu'il rejoignait sa chambre.
-Respire Mione, me taquina Ginny.
-Hein ?...oui, je…ouais bon, t'es pas obligée de te moquer non plus.
Ma meilleure amie sourit tendrement en voyant mon air à la fois confus, triste et gêné.
-Tu devrais lui souhaiter un Joyeux Noël, avant qu'il ne parte avec …avant qu'il ne parte.
Elle se renfrogna soudain.
-Qu'y a-t-il avec Blaise ? questionnais-je, me remémorant la scène qui s'était déroulée il y avait juste quelques heures. Pourquoi ce cinéma tout à l'heure ?
-Oh ce n'est rien, assura la rouquine.
Je la fixai d'un air menaçant qui voulait dire « si tu ne me racontes pas sur-le-champ ce qui se passe, je dévoile tes pires secrets à qui veut l'entendre ». Mon regard eut l'effet escompté car elle poussa un soupir profond et fit, résignée :
-Il ne veut pas me toucher, voilà ce qu'il y a.
Je restai devant abasourdie et ne trouvai rien à d'autre à faire qu'éclater de rire devant son air boudeur et capricieux.
-Maiiiis, c'est pas drôle, renchérit-elle, toi au moins t'as Dean, moi j'ai rien, nada, niet, nichts !
-Tu parles allemand maintenant ? lançai-je, tentant de réprimer mon fou rire.
Non Hermione, ce n'est pas bien de te moquer de ton amie, qui plus est celle que tu considères comme ta sœur, ta confidente attitrée, celle qui est toujours là pour toi…Ah voilà je suis calme.
-Gin', excuse-moi, repris-je, c'est que…un garçon ne « voulant pas de toi », c'est déjà hallucinant, mais Blaise, presque aussi pervers et dépravé que toi – elle eut un sourire à ces mots – renonçant à toi…ça frise le ridicule.
-A qui le dis-tu…souffla-t-elle en s'affalant sur les coussins, près du feu.
-Et puis-je en demander la raison ?
-Bien sûr.
Flash-Back
POV Ginny
Cela devait forcément arriver, c'était inévitable, néanmoins je ne pensais pas que l'attente aurait été si longue. En général, cela me prend un mois environ, et là, même Draco et Hermione avaient eu le temps de « s'égarer », « tomber amoureux » et « rompre » avant qu'il ne se passe quelque chose entre lui et moi. Il y a trop de guillemets dans ma phrase…mais c'est de leur faute, ils compliquent tout, eux ! Avec les gens normaux, c'est beaucoup plus simple ! Prenez Blaise et moi : quelques regards, une ou deux blagues, une chemise négligemment boutonnée, un parfum envoutant, quelques sourires aguicheurs, un prétexte et hop ! Me voilà plaquée brusquement contre la porte de sa chambre vide, tirant sur le col de sa chemise, tandis qu'il presse mon corps contre le sien et que nos lèvres s'unissent passionnément.
Il embrasse bien…extrêmement bien…
Nos langues jouent ensemble, se battent, s'accompagnent, se caressent. Je mords sa lèvre inférieure, et je sens son souffle se faire court sur mon visage. Il plonge le sien dans mon cou, inspire mon odeur, inflige mille supplices à ma nuque, et trace, de ses doigts longs et fins, un chemin imaginaire de ma gorge à la naissance de mes seins et recommence le même trajet.
Descends, je t'en prie…touche-moi…
Il ne fait rien de tout ça. Il relève la tête et baisse les yeux, observant juste ma poitrine de façon suggestive. Je me cambre lascivement pour lui offrir une meilleure vue et prends sa main, la guide jusque mes seins et les effleure, à travers le tissus fin de mon chemisier. Son regard s'enflamme et me brûle lorsqu'il sent mes mamelons durcis par l'impatience, le désir, le plaisir… Pas de soutien gorge. Je l'avais prévu pour aujourd'hui. Sa main écarte les pans du décolleté et il y glisse ses doigts qui s'attardent le bout de l'un de mes seins. Je me mords violemment la lèvre inférieure…
Ne pas gémir…
Il défait rapidement les quelques boutons ayant résisté à ses assauts, et plonge la tête vers l'autre sein. Il est partout… ses lèvres suçotant, sa langue caressant, ses dents mordillant l'un de mes tétons une main sur ma poitrine, l'autre pressant mes fesses… un gémissement m'échappe. Je devine le sourire qu'il arbore, mais ne peux le repousser…
C'est si bon…
Je ne peux que me mouvoir lascivement contre lui, me frotter à son entrejambe que je sens gonflée. Ma main se faufile entre nous et caresse sa verge durcie. Un bruit sourd sort de sa bouche alors que je m'active plus rapidement.
Egalité…
Gênée par la barrière qu'est son pantalon, je me fais violence pour le détacher de moi, le plaque contre le mur, sans précaution aucune, et retire sa ceinture. Il entreprend de faire descendre lui-même son pantalon qui tombe à ses pieds, et je fixe sans la moindre gêne son désir emprisonné sous son sous-vêtement…qui ne va pas tarder à finir par terre. Il voit la trajectoire de mon regard, se dessine alors sur son visage, un sourire carnassier. Blaise s'avance sensuellement vers moi, s'empare de mes lèvres avec fougue tout en me débarrassant de ma chemise, puis de ma jupe. Je me retrouve alors vêtue en tout et pour tout d'une petite culotte en dentelle. Il me jette alors sur son lit drapé de vert je me redresse de façon à être à genoux sur ses couvertures tandis qu'il enlève sa chemise, m'offrant une vue incroyable sur son corps d'athlète et l'objet de mes convoitises toujours dressé. Il me rejoint et nous nous embrassons de plus belle. Nos baisers sont fougueux, passionnés, ardents. J'appuie alors sur ses si belles épaules et il s'allonge alors sur le lit, me tenant toujours près de lui, presque de façon possessive. Nos entrejambes s'effleurent, se touchent, ne demandant qu'à enlever ses tissus qui nous incommodent.
Fin du Flash-Back
-Et après ? demandai-je ?
-Ensuite il m'a congédiée sans vergogne alors que tout se passait bien !
-Comme ça, d'un coup ?
-Comme ça d'un coup, répéta-t-elle, désappointée.
-Oh Gin', fis-je en la prenant dans mes bras.
-Et le lendemain, je lui demande quand même des explications, il me dit simplement qu'il « ne peut pas » ! Je lui en foutrai moi !
-Peut-être qu'il veut juste attendre un petit peu, tu sais, pour ne pas brusquer les choses ou…
-C'est un garçon, Hermione, qui plus est un Serpentard… Si ça se trouve il ne veut même pas de moi.
-Allons, allons, ce sont des sottises, bien sûr qu'il veut de toi, vu le regard qu'il pose sur toi, c'est flippant des fois…
Ginny éclata de rire. A cet instant Draco refit son apparition, cette fois-ci avec quelques cadeaux et une écharpe à la main.
-En parlant de regard qui fait froid dans le dos, chuchota ma meilleure amie à mon oreille, si c'était moi qu'il était en train de fixer ainsi, je n'aurais pas hésité une seule seconde à…
-Chuuuut, fis-je, il va t'entendre.
-Entendre quoi ? intervint le principal intéressé.
-Oh ? Trois fois rien, répondis-je distraitement.
Il haussa les épaules et se tourna vers Ginny.
-Blaise aura un léger retard étant donné qu'il m'accompagne à la gare, mais je peux te garantir qu'il viendra.
-Bien, fit-elle, feignant l'indifférence.
Indifférence à laquelle Draco ne s'y trompa pas car il eut un sourire compatissant envers elle.
-Je dois y aller, je ne suis pas encore prête, à tout à l'heure Mione, et Joyeux Noël Dray.
Ce dernier la prit dans ses bras, lui murmura quelques mots à l'oreille, puis la laissa s'échapper.
A présent, il ne restait plus que lui et moi dans le salon.
-Ma…mère te souhaite un Joyeux Noël, fit-il.
-Oh, m'exclamai-je, surprise. Merci, je le lui souhaite aussi.
-Et elle t'envoie ceci, me donnant un présent qu'il était prestement parti quérir dans sa chambre.
-Je…Euh…, tentais-je. Mais je n'ai rien pour elle, et puis elle n'y était pas obligée et…
-La ferme, soupira-t-il.
Je me tus, décontenancée.
-Bon, ouvre le maintenant, car elle voudra sûrement que je lui relate ta réaction.
-Euh…d'accord.
Je lui pris la main –mon geste me surpris autant que lui– et l'entrainai vers le sapin où nous nous installâmes l'un face à l'autre. J'ouvris le paquet et eut un soupir de ravissement. Il contenait une boite à bijoux. Elle était en verre (ou serait-ce du cristal ?), des pierres vertes la paraient, tandis que des fils argentés ornaient ses côtés et ses compartiments. Une merveille. Je ne pouvais en détacher mon regard tellement elle était sublime.
-Ce sont de vraies émeraudes. Elle est en cristal, mais est incassable. Elle possède aussi d'autres propriétés. Du travail de Vélane. Dans la famille depuis des générations. Cela m'étonne qu'elle te l'ait donnée…
-Mais ces objets perdent leurs propriétés s'ils sont dérobés ou s'ils sont cédés à un tiers qui n'est pas Vélane. Et à ma connaissance, je n'ai absolument aucun lien avec Fleur Delacour.
-Euh oui, en principe, mais, commença Draco, quelque peu gêné. En fait ça dépend. Je t'expliquerai plus tard. Le temps me manque.
Nous nous levâmes et je repris :
-En tout cas, je suis vraiment reconnaissante à ta mère de me l'avoir offerte, et je lui remercie profondément, c'est un cadeau extraordinaire.
-Je transmettrai. Bon eh bien, je crois que je vais y aller maintenant.
-D'accord, mmh, bon voyage, et Joyeux Noël !
-De même.
Il commença à partir puis ce retourna vers moi.
-Dis-moi, je suis comment là ? questionna-t-il en me montrant sa tenue d'un geste ample.
A tomber ? Sexy à s'en damner ? Je ne pouvais décemment pas répondre ça.
-Ta cravate est mal mise, répondis-je en un sourire.
Je m'approchai et la lui nouait correctement.
-Je devais être distrait, susurra-t-il d'un air taquin à quelques centimètres de moi.
Alors que je m'apprêtais à répondre, la porte s'ouvrit sur Dean, Ron et Pansy. Cette dernière s'exprima :
-Dray ! Encore là ? Mais tu vas rater le train, et … que faisiez-vous ? ajouta-t-elle d'un air suspect.
Prenant conscience de notre position qui pouvait porter à confusion (les gens normaux entretiennent généralement une conversation à cinquante centimètres l'un de l'autre, et non à deux centimètres), nous reculâmes et il me remercia. Il eut un intérêt soudain pour Pansy et sa robe « trop horrible, putain, tu l'as acheté où ? Allée des Embrumes ? ». Ce qui lui valut un coup de coude de la Serpentard, tandis que Ron remerciait sa mère et Merlin en voyant le festin presque orgastique qu'avait envoyé Molly et les elfes de maison. Dean quant à lui s'était isolé sur le balcon non sans m'avoir jeté un coup d'œil inquisiteur. Peu de temps après, alors que Pansy expliquait « de manière civilisée » à son meilleur ami que l'avis de ce dernier importait peu, Harry et Théo arrivèrent, leurs doigts étroitement entrelacés, tous deux vêtus élégamment. A en juger le sourire qu'Harry me décocha, la dispute de l'après-midi ne semblait être qu'un lointain souvenir. Tant mieux.
Ce fut à Ginny de faire son entrée, dans une longue robe noire fendue jusqu'à la cuisse et au décolleté vertigineux. Elle me fit un clin d'œil alors que je levais les yeux au ciel, face à sa détermination à faire flancher Blaise. Elle échangea un sourire complice avec Draco, qui l'examina d'un regard appréciateur, tandis qu'Harry se précipitait sur elle, la complimentant de ce choix, affirmant qu'elle était « sexy à s'en couper les veines », commentaire que Ron n'apprécia pas réellement (« c'est ma sœur tout de même ! »).
-Mione, viens voir un peu, fit une voix, me sortant de mes pensées.
Théo m'emmena dans ma chambre, ferma la porte et sourit en voyant mon regard interrogateur et quelque peu inquiet. Il rit :
-Ne fais pas cette tête enfin ! Je veux juste te donner ton cadeau.
-Mais il est un peu tôt ne crois-tu pas ? rétorquai-je en regardant l'heure sur mon réveil.
-Au contraire, c'est le moment parfait.
Alors il sortit un petit paquet tout plat de sa poche, le mit sur mon lit, et d'un geste de sa baguette, l'agrandit, si bien que le paquet était à présent une sorte de housse presque de ma taille.
-Ouvre-le, intima-t-il doucement.
Je m'exécutais et m'extasiai sans retenue. C'était une robe bustier simple, au dégradé marron et doré. Une bande de tissu faisait office de ceinture sous la poitrine, et le reste de la robe tombait élégamment, mettant en valeur, je le devinais, les hanches et la taille. Le haut du décolleté était parsemé de pierres minuscules. Divine.
-Harry m'a fait part de l'indigence de ta garde-robe, et je me doutais que tu n'aurais pas de robe ce soir. Je me suis alors permis de te t'offrir celle-ci. Harry t'offre les chaussures.
-C'est…très gentil à toi, je ne sais pas quoi dire, merci, c'est vraiment…
-Un simple « je te dois une reconnaissance éternelle, Oh grand Théodore » sera amplement suffisant.
Nous pouffâmes alors que je le prenais dans mes bras.
-Hey ! Touche pas à mon chéri Mione ! fit un Harry à la mine enjouée en ouvrant la porte de ma chambre. Et puis vas te doucher, c'est pas que mais, j'aimerais que Théo ne garde pas sur lui cette horrible odeur qui se dégage de toi. C'est vrai quoi, tu empestes !
Ne trouvant aucune réponse cinglante je ne pus que tirer la langue, geste qu'il répéta et m'éclipsa dans la salle de bain, entendant Théo proposer à Draco de rester prendre un apéritif en notre compagnie.
Je prenais rapidement ma douche, m'essuyais, enfilais l'œuvre d'art, et lançais un sort à mes cheveux et aux produits cosmétiques empruntés à Ginny. Bénie soit la magie ! J'étais enfin parée.
Lorsque je sortis de la salle d'eau, Ginny et Pansy s'extasièrent sur ma tenue et cela donnait ça à peu de choses près : « Miiiioooone ! tu es ma-gni-fique ! Où l'as-tu acheté ? Elle est sur-mesure n'est-ce pas ? Zut, tu ne pourras pas me la prêter. Ne serait-ce pas une robe de chez… » Blabla inutile. Je partis rejoindre Dean sur la terrasse non sans avoir remercié une fois de plus mes deux petits gay préférés et le trouvai assis, le regard lointain.
-Hey…
Il tourna la tête, écarquilla des yeux, puis se renfrogna.
-Qu'y a-t-il ? m'enquis-je, troublée.
-Rien.
-Tu me mens maintenant ? demandai-je en lui prenant la main.
-Non, répondit-il, puis changea de sujet. Tu es très belle, Hermione.
Je décidai de ne pas insister et nous discutâmes quelques instants. Un peu plus tard, Ron vint nous solliciter.
-Il faudrait que vous veniez, tout le monde n'attend que vous pour trinquer.
HGDM/HGDM
POV Externe
Minuit. Salle commune des préfets.
-JOYEUX NOËL !
Ce cri fut celui d'Hermione Granger, Blaise Zabini, Dean Thomas, Ginny et Ron Weasley, Pansy Parkinson, Théodore Nott, et bien sûr, Harry Potter. Certains se donnaient des accolades ou des tapes fraternelles dans le dos, d'autres se faisaient la bise. On s'échangeait des cadeaux, des paroles sincères, on dansait, on chantait, on s'amusait. C'est cela la magie de Noël Dean appréciait de plus en plus les Serpentards, pas tous bien sûr, Blaise ne pouvant quand même pas l'encadrer. A ce propos, ce dernier s'était subrepticement éclipsé, entrainant Ginny à sa suite, après avoir souhaité un joyeux noël à leurs compagnons. Une certaine petite rouquine allait probablement avoir ce qu'elle souhaitait tant ce soir…
Théo avait enfin réussi à accaparer l'attention de son petit ami, qui s'était donné pour mission d'éloigner Dean de sa meilleure amie, cette dernière s'intéressant un peu trop au Gryffondor et non à un Serpentard qui fêtait Noël en compagnie de sa mère dans son grand manoir. Théodore avait beau suggérer à son cher et tendre d'arrêter de les traiter comme « ses deux marionnettes » et de laisser les choses se faire tranquillement, Harry n'en démordait pas. Mais comme dit le dicton désormais célèbre dans le monde des sorciers : Quand Harry veut, Harry a. Cela prendrait juste un petit peu plus de temps et de stratégie que prévu, le Survivant en était persuadé. Théodore et Harry dansaient à présent, blottis l'un contre l'autre.
Ron et Pansy faisaient griller des marshmallows au feu de cheminée et se racontaient des anecdotes ou encore des blagues de leur enfance. Qui aurait un jour pensé que ces deux là seraient un jour amis ? Pansy était parvenu à savoir ce qu'Hermione et Draco faisaient lorsqu'elle était arrivée. Elle ne le confia pas à la Gryffondor, mais seuls Blaise, Théo et elle-même savaient ce que cette phrase signifiait réellement.
Hermione quant à elle, semblait absorbée par ce que lui raconté Dean. Elle passait un agréable moment, cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu un vrai Noël, après les évènements des années précédentes, et celui-ci était parfait, pensait-elle. De vrais amis, une jolie salle, de bonnes choses à manger, une jolie robe, des cadeaux. Il commençait même à neiger. Parfait. Et cela fut d'autant plus parfait lorsque Dean l'emmena sur la terrasse afin d'être plus tranquilles. Ils admirèrent alors le parc vêtu de blanc, le lac gelé, les arbres de la Forêt Interdite aux sommets couverts de neige, elle pensant que c'était magnifique et se disant que ce Noël était finalement presque parfait, lui pensant qu'elle était magnifique. Alors Dean se tourna vers elle, Hermione fit de même et ils s'embrassèrent.
Hermione eut un léger pincement au cœur pendant une fraction de seconde, pensant que ce n'était pas Draco qu'elle embrassait, mais elle fit rapidement fi de ce sentiment qu'elle sentait poindre, et se laissa aller au baiser suave.
Baiser qui aurait, à coup sûr déplu à un certain blond qui, seul à présent que sa mère était couchée et que sa petite amie, ou plutôt sa cruche comme il aimait l'appeler dans son dos, s'était enfermée dans la salle de bain afin de se préparer pour cette nuit, regardait la neige tomber paresseusement sur le domaine Malfoy, regrettant de n'avoir pu lui dire qu'il l'aimait. Il alluma alors une cigarette, et se dit qu'ensuite il irait satisfaire cette jeune femme que sa mère avait trouvé agaçante et que, pendant l'acte, il penserait qu'il lui ferait l'amour, à Elle, et s'efforcerait alors de ne pas crier son nom…
Aaaaah Noël ! Qui n'aime pas cette période de l'année hein ) Alors ce chapitre était-il à ton goût ? Que tu aies aimé ou pas, il n'y a qu'une seule façon de me le faire savoir )
Review =D
