J'ai eu mon baaaaac-euh lalalalala-euh ! J'suis trop en extaaaase-euh Nananananèèèreuh =P

Et pour fêter ça, un nouveau chapitre !

Je voudrais remercier bien sûr ma Bêta préférée

(de toute façon je n'en ai qu'une, et je la garde !) Lissoue (encore toutes mes félicitations)

et congratuler ma chère Chouchou.S =D

Voilà, sur ce, Bonne Lecture à vous !

On se retrouve en bas )

2 semaines plus tard

*Flash-Back*

Chambre de Draco Malfoy

POV Théodore

-Et ils sont toujours ensemble ?

-Ouais mec, fis-je nonchalamment.

-Ils passent leur temps à se bécoter, renchérit Blaise, installé sur le lit de Draco. Et puis leurs regards dégoulinent de niaiserie et « d'amour »… Typiquement Gryffondor. Un peu plus et ils annoncent leurs fiançailles.

-Hé ! Pas tous les Gryffis ne se comportent ainsi, m'insurgeai-je.

-Ouais mais ton Harry-chou ce n'en est pas un vrai ! Il est plus diabolique que certains…

-La ferme vous deux ! intervint Draco, se passant une main dans les cheveux, las.

-Calme toi vieux, ce n'est pas avec cette attitude que tu vas la récupérer, ta petite lionne.

Aie. Les mots qu'il ne fallait surtout pas prononcer. Draco se tourna prestement vers le métis, et le regard qu'il lui lança aurait fait pâlir n'importe qui. Sauf que Blaise n'était pas n'importe qui, et soutint son regard. On aurait dit un combat de coqs. Ce fut Draco qui, pour une fois, céda. Sa mâchoire se relâcha imperceptiblement, et le regard de Blaise s'adoucit.

-C'est rien, mec.

Le blond eut un sourire contrit et s'allongea sur le divan près de la fenêtre en soufflant longuement.

*Fin du Flash Back*

Salle commune des Serpentard

POV Théo

-Voilà ce qui s'est passé.

-Bon c'est déjà bien, fit mon petit ami en se levant d'un bond et, comme à son habitude, en frottant ses mains l'une contre l'autre, tel un savant fou.

-Tu sais, je suis persuadé que tu te serais bien entendu avec Voldemort, si, bien sûr, il n'avait pas tenté de te tuer. Vous avez la même façon de…

Je me tus, croisant le regard assassin d'Harry.

-Je disais donc, avant d'être interrompu inopinément, que c'était déjà un bon début. Au moins Draco n'est plus dans le déni. Il sait qu'il la veut, si ce n'est qu'il l'aime. Maintenant le plus compliqué sera de le faire craquer, et de faire craquer Hermione aussi, ce qui n'est pas évident, car Hermione et la fidélité sont liées.

-Attends, attends. Tu veux qu'Hermione trompe Dean ?

Il s'arrêta et tourna la tête vers moi.

-Précisément, répondit-il avec un sourire en coin.

Mon homme était un grand malade.

-Bon, repris-je. Qu'attends-tu de moi ?

-Bébé, j'aime quand tu me proposes ton aide, fit-il alors qu'il m'ébouriffait les cheveux, ce qui provoqua une mine boudeuse made-in-Nott et un éclat de rire made-in-Potter.

-Je ne suis pas toujours partisan de tes pratiques, mais si participer à tes plans machiavéliques est le seul moyen à ma disposition pour te rendre heureux, alors j'essaye de me rendre utile.

Harry, s'il fut troublé (et je savais qu'il l'était), ne le montra pas, mais il fut trahi par ses joues rosées et son regard brillant. Il continua néanmoins la conversation, et ce fut d'une voix assurée qu'il dit :

-Tu connais l'art de la suggestion non ?

-Tu oublies à qui tu t'adresses.

-Parfait. Fais-le avec Draco.

-Je ne crois pas que ce soit lui qui sera le plus difficile à convaincre.

-Je m'occupe d'Hermione, ne t'en fais pas. Cela prendra juste un peu plus de temps que prévu.

Comprenant que la discussion était close, je me levai et m'apprêtai à rejoindre mon dortoir, lorsque des mains douces glissèrent sur ma taille et m'encerclèrent.

-Oui, Harry ?

Il ne répondit pas tout de suite, ses doigts traçant des arabesques sur mon ventre, sa tête reposant sur mon dos. J'attendis sans manifester le moindre signe d'impatience, qu'il réagisse. Nous restâmes ainsi durant plusieurs minutes, puis un mot, un seul, s'échappa :

-Merci.

Alors je me retournai, le pris dans mes bras et le pressai contre moi, appréciant de le sentir tout près de moi.

HGDM/HGDM

POV Hermione

Que c'était bon de se balader librement main dans la main avec son petit copain. Petit copain. Que ces mots étaient doux à mon oreille ! Moi Hermione Granger avait un petit copain officiel, un vrai de chez vrai, et non un objet de décoration, j'ai nommé Cormac-le-rustre, un gay refoulé, Ron, ou encore Malfoy-le-maléfique. Non, rien de tout cela. Dean était l'être le plus gentil, le plus adorable que je n'avais jamais connu. Il était tout simplement parfait. Après tout, il ne buvait pas, ne fumait pas, n'avait que très peu d'amiES, était toujours prêt à passer du temps avec moi il m'écoutait, me faisait rire, et bien plus encore. Deux semaines que nous étions ensemble et pourtant j'avais l'impression de le connaître depuis des années…quoique techniquement parlant, je le connaissais effectivement depuis des années… mais comment avais-je pu être aussi aveugle ? L'homme parfait était juste sous mes yeux. Certes, il ne possédait pas l'assurance et la beauté froide de Blaise, l'humour piquant d'Harry, le charme de Théo et son physique n'égalait pas celui de Draco, loin de là, mais il dégageait quelque chose de touchant, d'attachant, quelque chose qui me rendait heureuse.

Ce matin là, Dean et moi prenions notre petit déjeuner ensemble, comme à notre habitude, lorsque Seamus nous rejoignit et entama une discussion animée avec mon petit copain. Je soupirai. Les garçons et le Quidditch. Je bus une gorgée de mon jus de citrouille et mordis dans mon toast beurré. Je suivis alors des yeux l'animation matinale de la Grande Salle, et mon regard s'attarda sur une table particulière, où vert, rouge et une touche de bleu se mélangeaient. Serpentard. C'était étonnant la tournure que les choses avaient prises. Si quelqu'un m'avait dit, il y avait quelques années, que Ron discuterait gaiement avec Pansy et Luna, et que Draco rirait à une plaisanterie, que je supposais perverse d'Harry, au mieux, j'aurais pensé que cette personne était sous Impérium (ou sous l'emprise de substances douteuses, au choix), au pire, je me serais jetée un Avada Kedavra. C'était tellement invraisemblable, que parfois, lorsque je les regardais, il m'arrivait encore de m'étonner. La bande était là-bas, heureuse, allègre et insouciante. On aurait dit que cela avait toujours été ainsi.

-Tu le regardes… encore, fit distraitement Dean.

-Mmh ? fis-je, sortant de mes pensées.

-Tu avais les yeux fixés sur lui, répéta-t-il, cette fois-ci avec une nuance de reproche dans la voix

Il avait raison, mais je ne l'avais fait exprès, mon regard s'était juste arrêté sur lui durant ma réflexion. Ce n'était pas comme si je le matais… je m'apprêtais à expliquer cela à mon petit copain, lorsqu'il soupira :

-C'est bon. Allez viens, je ne voudrais pas arriver en retard.

Sans attendre ma réponse, il empoigna ma main, m'entraînant à sa suite. Nous parcourûmes le trajet jusqu'à la salle de Métamorphose, dans un silence quasi religieux. Ce ne fut qu'arrivés au seuil de la classe qu'il retrouva sa jovialité habituelle. C'était toujours ainsi : il boudait un instant, puis oubliait complètement. Nous étions en pleine discussion lorsque Ginny me héla, le visage illuminé par un sourire éclatant. Cela devait être parce qu'un certain métis se tenant près d'elle avait posé une main possessive autour de ses hanches et jetait des regards féroces à quiconque osait jeter un coup d'œil un peu trop insistant sur sa copine. C'était cela de sortir avec une rouquine qui raccourcissait outrageusement la jupe de son uniforme.

Ginny fit claquer deux bisous sur mes joues tandis que Blaise m'observait étrangement, à la fois menaçant, amusé et gêné, me signifiant qu'il avait noté mon sourire ironique. Je ne pus m'empêcher de rire.

-Qu'y-a-t-il encore vous deux ? intervint ma meilleure amie, exaspérée. Pourquoi ris-tu Mione ?

Je ne répondis pas, ses questions me faisant rire de plus en plus fort. Ginny insista, sans pouvoir nous arracher la moindre réponse, moi tentant péniblement de réprimer mon fou rire, Blaise, impassible et négligemment appuyé contre le mur. Nous restâmes quelques instants ainsi, puis le métis, pour mettre fin aux geignements de la rouquine, l'embrassa à pleine bouche, la laissant pantelante…et muette. Il lui intima de partir, au risque d'arriver en retard à son cours. Elle obéit, non sans m'avoir prise dans ses bras et Blaise se tourna alors vers moi.

-Ne dis rien, je sais ce que tu penses, annonça-t-il, sérieux.

-Non non, je ne dirais rien… répondis-je, d'un air malicieux.

Soudain je sentis la main de Dean se poser sur ma taille, de la même façon que Blaise l'avait fait avec Ginny. Le vert et argent, remarquant le geste soudain, leva un sourcil interrogateur, tandis que je fis comme si rien ne s'était passé, continuant la conversation, tout en caressant la main de mon petit copain. Quelques secondes plus tard je sentis plus que je ne vis l'arrivée d'autres élèves parmi lesquels se trouvait devinez qui ? Draco Malfoy accompagné de son toutou de service, Astoria. Si Dean était l'homme parfait, le petit ami idéal, il n'en était pas moins devenu mon DDM, mon Détecteur-de-Malfoy. Théo et Harry qui suivaient le couple de Serpentard nous saluèrent chaleureusement, bien que je notais une certaine retenue (qui était logique en y réfléchissant) chez Théo à l'encontre de Dean, et un sourire étrange de Harry destiné à mon petit ami. Ce sourire là, identifiable uniquement par ceux qui le connaissaient bien, il l'avait utilisé plus d'une fois. Lors de la nomination du Professeur Gobe-Planche au poste de Hagrid, lorsqu'il dit que « ce n'était rien » quand Colin lui marcha malencontreusement sur le pied, lorsqu'il prétendit avoir apprécié mes cookies. Un sourire hypocrite. A quoi l'identifiait-on ? Le léger affaissement de sa lèvre inférieure, du coté gauche. Pourtant je ne comprenais pas pourquoi Harry n'appréciait plus Dean… ils avaient toujours été en bon terme. Qu'avait-il bien pu se passer ? Je regardais mon amoureux et constatai qu'il ne remarqua rien.

Une voix haut perchée me sortit de mes pensées.

-Dracoooo, je ne veux pas te quitter (mon cœur fit un bond : étaient-ils en train de se séparer ?). Tu vas me manquer tu sais, ces trois heures sans toi vont me paraître tellement longues.

Ah. Ce n'était que ça.

Draco ne répondit pas, déposa un bisou sur ses lèvres, puis elle s'en alla. il se tourna alors vers nous, ses yeux ne glissant qu'une fraction de seconde sur ma main étroitement liée à celle de Dean, puis se détourna de nous, un soupçon de…colère dans les yeux ? C'était impossible, j'avais dû rêver… pourtant cela semblait si réel…et incroyable. Non mon esprit voulait tellement le savoir jaloux qu'il imaginait des choses, et troublait ma perception.

Enfin, un chat gris trotta gaiement dans le couloir et entra dans la salle de classe, se postant juste devant le bureau. Nous le suivîmes, et nous installâmes à nos places habituelles. Peu d'élèves avaient pris l'option Métamorphoses avancées cette année, si bien que le professeur Mc Gonagall avait aménagé les tables de façon à ce que nous formions un cercle. Original et plaisant. Ce cercle se composait alors de Blaise, Théodore, Ernie, Harry, Draco, Padma, Dean et moi-même. Le professeur se métamorphosa enfin et annonça d'une voix claire :

-Bonjour, à tous, inutile de prendre place, le cours sera purement pratique aujourd'hui. Vous allez vous mettre par deux et tenter de métamorphoser votre partenaire en l'animal que vous aurez auparavant pioché dans la boîte posée sur mon bureau.

Un murmure approbateur parcourut la classe. Le cours promettait d'être intéressant. J'allais prendre un petit morceau de parchemin dans le réceptacle puis me plaçais face à Dean qui me regardait d'un air amusé.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'as-tu eu ?

-Je ne te dirais rien, fit-il, taquin.

-Allez, minaudai-je. S'il te plait.

-Non, tu verras bien.

Mc Gonagall nous enseigna la formule ainsi que le geste, et après quelques dernières recommandations, nous permit de commencer. Les formules fusèrent, suivies d'exclamations surprises et d'éclats de rire. Bientôt le plancher fut parsemé de poils et plumes en tout genre, bien que personne ne réussit à faire une métamorphose complète. Théo était doté d'une queue de castor, Harry s'était retrouvé avec des dents de lapin, ce qui amusait beaucoup Blaise qui tenait plus de la hyène que de l'humain, tandis que Padma ne pouvait plus tenir sa baguette entre ses...doigts palmés. Ernie, quant lui, avait une dentition rivalisant avec celui du requin blanc, et j'étais parvenue à couvrir le corps de Dean d'un duvet de poils noirs, doux et soyeux, et il jappait comme un chien, ce qui semblait irriter Draco et ses allures félines, sa peau aux rayures proches de celle du tigre, sa queue fouettant sauvagement l'air. Pour ma part j'avais hérité de deux petites oreilles rondes, d'un museau en trompette, et d'une voix fluette semblable au couinement d'une souris. La salle tenait plus de l'animalerie que d'autre chose.

Le professeur eut bien su mal à nous calmer, et y parvint d'ailleurs grâce à un coup de feu savamment tiré par sa baguette, nous rendant tous silencieux.

-Bien jeunes gens, à présent que j'ai votre attention, Malfoy veuillez arrêter de fixer vos camarades ainsi, Potter et Granger ne sont pas des proies permettez-moi de vous dire, par pitié Zabini, cessez ces rires intempestifs !, que vous avez fait du bon travail, car, bien que les métamorphoses ne sont pas complètes, vos résultats sont tout à faits convenables. Peu de sorciers en sauraient faire le dixième, croyez-moi ! Nous recommencerons la semaine prochaine, d'ici là, révisez la théorie.

Après nous avoir rendus notre apparence première, le professeur nous intima de remettre la classe en ordre, ce que nous fîmes dans la bonne humeur, puis nous sortîmes de la classe, encore tous animés par ce cours atypique.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et l'allégresse retomba au fur et à mesure que nous approchâmes de la salle de Potions. Dean, qui n'était pas inscrit à ce cours, m'embrassa longuement, me signifiant son départ.

-Que c'est attendrissant. Vingt points de moins pour Gryffondor, Granger. J'attends de mes élèves un peu plus de retenue. Potter, vos lunettes sont mises de travers, 10 points de moins.

Rogue ouvrit la porte du cachot et s'enfonça dans ces profondeurs aussi lugubres que lui, nous incitant à le suivre. Dean s'était précipitamment éclipsé et Harry se retenait de crier des jurons de son cru.

Les Serpentards, rejoints par Pansy, ne firent aucun commentaire mis à part Draco qui émit un reniflement méprisant, et ce fut en silence que la classe s'installa. Si nous étions peu en Métamorphoses, l'effectif se retrouvait encore plus restreint en Potions. Ernie, Padma et Dean manquaient, tandis que Pansy intégrait ce groupe-ci.

-Felix Felicis. Il me semble que le professeur Slughorn l'a déjà évoqué en cours. Qui peut me dire ce dont il s'agit ?

Défaut de formation oblige, ma main se leva à la vitesse d'un boulet de canon. Et comme à son habitude, la chauve-souris géante m'ignora complètement et énonça lui-même les effets de la potion.

-Bien, vous allez préparer ce breuvage. Par deux. Pas si vite Potter, cela ne sert à rien de vous tourner vers votre chère petite camarade Gryffondor. L'apprêt de cette mixture nécessite une grande concentration, que vous ne pourriez acquérir uniquement à l'aide des Serpentard. Autrement dit, je crée les groupes, ajouta-t-il d'un air sournois.

Ce qu'il ignorait, c'était que les anciennes rivalités ne faisaient plus parties de notre quotidien… ou du moins presque.

-Zabini-Potter, Parkinson-Nott (apparemment il était au courant de la liaison entre Harry et Théo, ou peut-être n'était-ce qu'un hasard qu'il les ait séparés), Malfoy-Granger.

Non, à voir son sourire vicieux et malsain, il savait très bien ce qu'il faisait. Harry échangea sa place avec Draco qui se glissa prestement à mes côtés, le visage impassible, le même qu'il arborait lorsque nous nous croisions dans notre salle commune. Cela faisait une éternité que nous ne nous étions pas retrouvés sur la terrasse. Les quelques mots que nous échangions à présent étaient « Passe moi ceci s'il te plait, cela, merci, je vais chercher ça, d'accord ». Notre complicité, notre bonne entente appartenait au passé. Le tendre épisode de Noël semblait oublié, lointain, comme s'il n'avait jamais existé. Soit. Cela ne servait à rien d'avoir des regrets. Et puis, tout n'était pas si noir. Au moins nous ne nous disputions plus. Nous n'étions plus amis, mais pas ennemis non plus. Nous cohabitions.

-Un problème ? s'enquit-il.

Le ton était neutre, sans agressivité.

-Mmh ?

-Tu me fixes d'un air…triste… Tu sais, je peux remuer la potion si c'est ça qui te chagrine autant, fit-il avec un clin d'œil.

Je lui lançai un sourire timide et il reprit :

-Beurk ! C'est quoi cette grimace ?

-Hey ! Je ne te permets pas ! m'offusquai-je.

-Voilà c'est mieux, la colère te va mieux au teint, lança-t-il d'un ton jovial.

-Tu sais bien que je n'étais pas réellement en colère.

-En effet, je l'avais remarqué.

-De toute façon tu n'arriverais pas à me mettre en colère.

-Comment ça ? demanda-t-il, intrigué.

-Eh bien oui, tu es trop gentil maintenant. C'est vrai, tu avais l'occasion de te moquer de moi, et tu n'as rien fait. L'amour te ramollit très cher.

-Dis-moi, ton air abattu de tout à l'heure, c'était parce que tu pensais à la façon dont ton Griffy te fait l'amour ?

La cloche sonna au même instant.

-Ne touchez plus à rien, annonça le professeur Rogue. A ce stade votre potion a besoin de décanter. Vous la continuerez lors de la prochaine séance. Sortez maintenant.

Une fois n'étant pas coutume, je fus la première à atteindre la sortie et me précipitai dans les bras de mon petit ami, le cœur battant très vite, encore troublée par ce qu'un certain blond peroxydé venait de me dire à l'instant. Dean perçut mon mal-être et m'interrogea durant tout le trajet menant jusqu'à la Grande Salle. Je refusais pourtant de livrer mon secret.

HGDM/HGDM

Vingt et une heure trente.

Salle commune des préfets en chef.

Je m'exhortais au travail depuis trois bonnes heures déjà. Mes yeux me brûlaient, mes cheveux étaient plus emmêlés que jamais et je persistais néanmoins à lire, réviser, apprendre par cœur, relire tout ce qui me tombait sous la main, tentant désespérément d'oublier… de tout oublier. Le reste de la journée semblait inintéressant après cette matinée mouvementée. Après tout qui pouvait rivaliser avec une métamorphose humaine et une préparation de Felix Felicis ? D'autant plus que tous les autres cours étaient théoriques.

Cela faisait trois heures que Ginny était partie, ou plutôt que je l'avais mise dehors… Non pas que nous étions en froid, au contraire, j'avais juste besoin de me retrouver seule. Je le lui avais confié. Je lui avais dit. Et elle fut compréhensive. Sa compagnie m'avait été bénéfique. Je ne savais plus à présent pourquoi je lui avais demandé de partir. C'était idiot car, juste après son départ, je me sentis à nouveau mal.

La porte d'entrée pivota pour laisser place à un Draco, suant, souillé, balai sous le bras, éreinté par une séance de Quidditch intensive. Il n'attendit pas d'arriver dans la salle de bain pour enlever gants, bottes et protections au milieu du salon. Sa robe atterrit par terre, dévoilant son corps délicatement sculpté. Il ne sembla même se rendre compte de ma présence, et se dirigea, vêtu en tout et pour tout de son boxer vers la salle d'eau où il s'y enfermerait pendant quarante-cinq minutes. Quarante-cinq minutes que je mis à profit en étudiant, encore une fois, des notions en arithmancie.

Alors que je refermai d'un coup sec le livre aux allures de pavé et m'installai près du feu de cheminée, Draco sortit de la pièce, une serviette enserrant sa taille et s'affala dans le canapé, face à moi.

-T'as une sale tête, Granger.

-Toi aussi, Malfoy.

Il haussa les épaules, remua la baguette pour faire venir son paquet de cigarettes ainsi que son Zippo. Il tapota la petite boite pour en faire sortir une, la calla entre ses lèvres et l'alluma d'un geste fluide.

-Ne fume pas à l'intérieur ! le réprimandai-je.

Pour toute réponse il prit une bouffée et souffla longuement vers le plafond.

-Si tu veux t'en griller une, va dehors, insistai-je.

-T'es malade ? Je vais attraper froid, s'exclama-t-il.

-Tu n'as qu'à te couvrir.

-Ma tenue ne te plaît pas, Granger ?

Je soupirais, me levai et me dirigeai vers ma chambre, coupant ainsi court à la conversation.

-Bonne nuit Draco, lançai-je par-dessus mon épaule, lasse, avant de fermer ma porte.

HGDM/HGDM

Plus tard dans la nuit

Appartements des Préfets-en-Chef

Je me réveillai en sursaut et retirai mon livre de mes jambes. Je m'étais assoupie en lisant et fus tirée de mon repos par je ne savais quoi. Tendant l'oreille, je trouvai bien assez tôt la source de mon éveil. Plaintes et hurlements assourdissants s'échappaient de l'antre entrouverte de mon colocataire, bien différents des bruits que j'entendais d'ordinaire…

Je me glissai subrepticement par l'interstice, non sans avoir vérifié qu'il était seul. Draco s'époumonait, emmêlé dans ses draps. Je me rapprochai de lui, et tentai de le réveiller, le secouant doucement.

-Draco… Draco réveille-toi…S'il te plaît Draco…

Il sursauta à mon contact, et prit sa baguette, la brandissant dans ma direction, menaçant.

-Ce n'est que moi, fis-je en levant les bras, effrayée.

Il se détendit au son de ma voix, et baissa le bâton. Il se redressa, ses prunelles orageuses lançant des éclairs.

-Que fais-tu dans ma chambre, qui plus est dans mon lit, Granger ? demanda-t-il, la respiration encore saccadée.

C'était vrai, qu'est-ce que je faisais ici ?

-Je…Je t'ai entendu crier…

Il poussa un juron et rejeta ses draps au fond du lit en marmonnant dans sa barbe.

-Bon, je crois que je vais y aller, annonçai-je, gênée.

-Non. Reste, répondit-il, empoignant mon bras. S'il te plaît.

Le ton était loin d'être suppliant, pourtant je pressentais qu'il avait besoin de quelqu'un.

-Je ne suis peut-être pas la meilleure personne qui doit être là. Je peux aller …aller chercher Greengrass si tu le souhaites…

Il balaya ma remarque d'un revers de main et me tira un peu plus à côté de lui.

HGDM/HGDM

Le lendemain matin

Chambre de Draco Malfoy

J'émergeai doucement de mon sommeil profond et m'étirai. C'est alors que mon bras heurta quelque chose de chaud, installé près de moi. Je me retournai, étonnée de trouver un Draco Malfoy paisiblement endormi dans mon lit… Mon lit ? Non, mon édredon était loin d'être vert… ah ! Je me souvenais à présent. Draco avait insisté pour que je reste avec lui, nous avions discuté et j'avais alors appris que ce rêve terrifiant le hantait souvent en ce moment. Alors, pour un peu plus de discrétion, il se contentait de se lancer un sort de Mutisme chaque soir, et qu'il avait oublié de le faire cette nuit-là. Je n'avais pu m'empêcher d'être désolée lorsqu'il me fit cet aveu. Je savais ce qui lui en coûtait de me le dire, alors à mon tour, je lui avais confié que Dean et moi n'étions pas encore « passés à l'acte ». Bien sûr, je ne lui en confiai pas les raisons, et il eut l'adresse de changer de sujet, si bien que nous conversâmes longtemps, avant de nous endormir l'un tout contre l'autre. Soudain j'eus un accès de panique : Quelle heure était-il ? Dean allait bientôt arriver… il venait me chercher tous les matins et nous descendions ensemble prendre notre petit-déjeuner ! Etait-il déjà là ? Que dirait-il s'il me voyait sortir de la chambre de Draco ? Oh non, il allait penser que nous avions... que nous… alors que… Oh non…

Je pris le poignet du blond encore assoupi et regarda l'heure à sa montre. 6h28. Je soupirai longuement de soulagement. Certes j'étais en retard, mais Dean ne viendrait pas avant un bon quart d'heure. Je me levais prestement, prenant garde de ne pas réveiller Draco puis me faufilai par la sortie, courant presque du salon à la salle de bain. Je pris rapidement ma douche, et traversai de nouveau la salle commune comme une tornade en serviette, passant devant un Draco Malfoy encore ensommeillé et m'enfermai dans ma chambre, où j'enfilai mon uniforme. Je finissais de boutonner ma chemise lorsque l'on frappa à ma porte.

-Entre, criai-je.

Dean entra, écarquilla un peu les yeux en voyant ma tenue (je n'étais vêtue que de ma camisole et de mon boxer) et me rejoignit rapidement non sans avoir refermé la porte derrière lui. Il m'embrassa profondément, tandis que ses mains s'activaient à déboutonner la chemise que je venais de fermer. En un instant je m'étais retrouvée sur mon lit, en sous-vêtements et Dean sur moi picorant mon cou et caressant mes fesses.

-Dean, on devrait y aller, nous n'avons pas le temps, fis-je alors que ses mains tentaient de faire descendre le bas de mon ensemble.

Ce fut à ce moment que la porte s'ouvrit, et Draco entra, la tête baissée, occupé à lisser les plis de sa chemise et à ajuster sa cravate.

-Hermione, je voulais te dire…, commença-t-il.

Il releva la tête, et fut stoppé net dans sa phrase, considérant notre situation et reprit :

-… de ... de ne pas oublier que l'on doit faire ensemble le devoir de Potions.

-Euh oui… oui…on en parlera plus tard si tu le veux bien, fis-je, embarrassée.

Puis il s'en alla. Dean se releva alors et me toisa d'un air renfrogné.

-Qu'est-ce que c'est, cette histoire de devoir ? Et puis il t'appelle de nouveau « Hermione », pourquoi ?

-Dean, arrête, c'est Rogue qui nous as mis ensemble, tu sais bien comment il est.

-Ouais mais n'empêche qu'il t'appelle Hermione, marmonna-t-il.

Je pris son visage entre mes mains, le forçant à me regarder.

-Tu fais une montagne de rien du tout.

-Comprends-moi… Tu as été amoureuse de ce mec et vous aviez… enfin, tu sais…

Je l'embrassai, mettant fin à ses explications.

-Tu n'as pas à t'inquiéter, chuchotai-je avec un sourire attendri. Je me sens bien avec toi.

Il eut un sourire d'excuse, et m'intima de m'habiller, chose que je fis hâtivement. Lorsque nous sortîmes de ma chambre, il n'y avait aucune trace du blond, ce qui eut le don de ragaillardir mon petit copain. Je savais que même s'il était jaloux, le fait d'avoir été surpris de la sorte par Draco ne le dérangeait pas, au contraire. Fierté masculine.

HGDM/HGDM

Le soir.

Salle commune des Préfets-en chef.

Je rentrais enfin après ma ronde quotidienne. La journée s'était déroulée sans encombre ni incident particulier. Je me dirigeai vers le canapé lorsque que Draco, une couverture posée sur les jambes, me héla depuis la terrasse me proposant de le rejoindre.

-T'es malade, il fait froid, refusai-je.

-Mais non, allez viens, je te dis, fais-moi confiance.

J'hésitai une demi-seconde avant d'aller à l'extérieur. Comme je le prédis, la bise glaciale me fit claquer des dents.

-Tu vois, il fait froid ! lui reprochai-je.

-Ferme-la un peu et viens plutôt près de moi, fit-il, amusé, en tapotant la place à côté de lui, m'invitant à m'asseoir.

Je pris place en marmonnant :

-En plus il est froid le banc et puis je …Oh ! m'exclamai-je, agréablement surprise.

Il avait glissé la couverture sur moi et la chaleur qui en émanait était loin d'être désagréable. Je tournai vers lui un visage émerveillé, auquel il répondit par un clin d'œil narquois.

-Inutile d'être aussi arrogant.

-Tu permets ? Je viens de moucher Mlle Je-Sais-Tout, alors t'es gentille, mais laisse-moi savourer ce moment… Quoique ce ne serait pas la première fois.

Je levai les yeux au ciel, ce qui eut le don de le faire rire.

-Quel gamin tu fais.

-Tu me donnes sept minutes de ta vie ? questionna-t-il alors qu'il sortait son paquet et son éternel Zippo de la poche de son pantalon.

-Mmh… je ne sais pas…

-Quoi, ton copain t'interdit ça aussi ? me nargua-t-il.

-Non, m'insurgeai-je en prenant la cigarette calée entre ses lèvres pour la fourrer dans ma bouche.

Nouveau sourire narquois. Ce n'était pas que Dean m'interdisait de fumer, c'était juste qu'il n'appréciait pas trop…

Nous restâmes silencieux pendant un instant, puis il annonça :

-Au fait… Je te remercie, tu sais, pour hier soir. Tu n'étais pas obligée, et tu es néanmoins restée toute la nuit.

-Ce n'est rien, assurai-je, touchée par cette attention.

-A vrai dire, j'avais l'intention te le dire ce matin, mais vu les… circonstances, je ne voulais pas risquer de te mettre dans une situation embarrassante.

-Je me doutais bien que tu n'étais pas venue juste pour me rappeler ce fameux devoir, ris-je doucement et puis me mettre « dans une situation embarrassante », je le fais déjà très bien toute seule, et pas plus tard que ce matin, n'est-ce pas ?

Il éclata de rire.

-Oh non, ne t'inquiète pas, cela ne m'a pas gêné, c'est juste que je n'aurais jamais pensé que tu te serais adonnée à ce genre de loisirs à peine un quart après avoir quitté le lit d'un autre mec.

-Hey ! Ce n'est pas comme si nous avions…enfin… nous…il ne s'est rien passé hier soir !

Il resta pensif un moment puis répondit :

-En effet, il ne s'est rien passé…

-Quoi, aurais-tu osé me droguer ou quelque chose comme ça afin d'abuser de moi ? plaisantai-je.

Il se tourna vers moi et approcha dangereusement son visage du mien. Nos nez se frôlèrent, et je sentis mes joues s'empourprer.

-Crois-tu réellement que j'ai besoin de ce genre d'artifices pour t'avoir ? murmura-t-il sensuellement en fixant mes lèvres.

Si mon cerveau ne semblait plus envoyer de signal cohérent, mon corps y réagit très bien… pour lui du moins.

Draco s'éloigna et reprit sa place initiale en s'esclaffant.

-Eh bien Granger, on perd sa langue ?

-Tu m'as prise par surprise, c'est normal, marmonnai-je.

-Mais oui, Granger, fit-il en passant un bras autour de mes épaules, on va dire que je te crois.

Je ne répondis pas, ramenant mes genoux contre ma poitrine, les encerclant de mes bras, boudeuse. Comment avais-je pu tomber dans le piège aussi facilement… on aurait dit une débutante…

-Allez, fais pas la tête, personne ne résiste au charme de Draco Malfoy.

-Mais oui, mais oui…

Nos badinages continuèrent ainsi jusqu'à une heure avancée. Nous étions tantôt sérieux, tantôt joueurs, ressentant néanmoins une certaine gêne, mais ce point ne semblait être valable uniquement pour moi.

Finalement, l'idée que Rogue avait eu en nous faisant travailler ensemble, n'était pas si mauvaise qu'elle avait pu paraître…

Pour tenter de me faire pardonner de cette longue absence, je vous ai offert un chapitre plus long que d'habitude (A)

Ah et je tenais encore à remercier mes fidèles lectrices, toujours présentes malgré mon manque de régularité :)

Cela vous a plu ? Ennuyé ?

Quelque soient vos sentiments, faites m'en part s'il vous plait =D

A la prochaine =D