*L'auteure entre doucement*... Euh, hello ?
*La foule la bombarde d'objets en tout genre ,qui huant, qui insultant. Elle se rend compte qu'elle est nue devant ce public énervé*
Haaaaa je vais me réveiller, c'est un cauchemar ! vous ne pouvez pas être si mécontent que ça, si ? *Le bruit repart de plus belle. Elle part un instant, brandit des feuilles (8 pages Word)*
Regardez ! C'est un nouveau chapitre =D
*La foule se calme, reste néanmoins sceptique et hostile, attendant de voir si ses écrits sont à la hauteur de ses attentes*
Bonne lecture ! On se retrouve en bas ;)
Non-dits.
Cher Draco,
Il est fort probable que ta mère te l'ait déjà annoncé mais la date de ma libération a été avancée. Il me tarde d'être à nouveau au Manoir en votre compagnie.
Lucius.
PS : J'espère rencontrer d'ici peu la future Lady Malfoy.
HGDM/HGDM
POV Externe
Salle commune des Serpentard
-… et voilà, tu sais tout, termina Théo.
-Non, je ne peux pas croire qu'Harry t'utilise. C'est certain que sa façon d'agir n'est pas, par moments, la plus adéquate mais il est amoureux de toi, ça se voit.
-Je ne sais pas, Blaise. J'ai découvert une facette de lui qui ne m'indique rien de bon. Je veux dire, au début cette histoire de réunir Hermione et Draco me semblait bien, mais on dirait qu'il ne fait pas ça pour eux, mais plutôt pour son amour-propre. Il a un besoin excessif de reconnaissance, de contrôle sur tout ce qui l'entoure qui me rend vraiment mal à l'aise.
-Peut-être qu'il veut se rendre utile tout simplement, suggéra le métis.
-Non, cela va bien au-delà de ça. Depuis la chute de Voldemort, j'ai l'impression qu'il cherche à prouver qu'il « sert encore à quelque chose ».
-Et tu penses qu'il te manipule…
-Exactement. Et pas seulement moi, regarde, il n'hésite pas à faire souffrir Dean qu'il connait pourtant depuis son entrée à Poudlard, il a partagé son dortoir avec ce mec là, tout ça pour atteindre son but. Enfin bon, il finira peut-être par se calmer. Parlons d'autre chose s'il te plaît.
-Comme tu voudras, consentit Blaise. Je pense que Draco serait plus qualifié que moi en tant que conseiller, mais bien sûr, il est exclu de lui en parler…
-Me parler de quoi ? fit une voix derrière eux.
Draco et Pansy passèrent la porte de la salle commune et s'installèrent en compagnie des deux amis. La Serpentard ayant deviné le sujet de leur discussion eut le tact de détourner la conversation :
-Blaise, il faut qu'on parle.
-A quel sujet ?
-Ginny.
-Tu devrais tout lui dire, ajouta Théo, lui expliquer pourquoi tu ne veux pas…
-C'est impossible !
-Théo a raison, intervint Pansy. Tu dois lui parler, elle ne te le montre pas mais elle est vraiment mal par rapport à ça…
-Et comment tu le sais ? Elle t'a dit quelque chose ?
-Non, mais hier je l'ai surprise en train de pleurer dans les toilettes et Hermione la réconfortait…
HGDM/HGDM
POV Hermione
Grande Salle
Draco et moi continuions à vivre cette relation assez étrange. Nous nous parlions beaucoup, à vrai dire j'en apprenais de jour en jour sur lui. Il se confiait de plus en plus à moi et inversement. Bien sûr nous ne manquions jamais l'occasion de nous voler quelques baisers, que ce soit dans les couloirs, en cours, prenant toujours plus de risques. Néanmoins je ressentais chez lui une certaine réserve, comme s'il n'osait pas s'ouvrir totalement à moi. Mais bon pour le moment je ne m'en formalisais pas ou très peu. J'avais pris l'habitude de me blottir contre lui sur le banc de la terrasse en rentrant des cours, de faire mes devoirs avec lui, de m'offrir à lui dans sa chambre, puis de m'endormir dans ses bras, pour enfin me réveiller avant lui et de me glisser sous mes propres draps, craignant l'arrivée de Dean. Et recommencer le lendemain. Une routine s'était installée d'elle-même et pour l'instant cela nous convenait.
Je posais ma tasse de café et m'intéressai au journal posé sur la table. J'avalai ma gorgée de travers et manquai de m'étouffer. Les yeux de Lucius Malfoy me regardaient avec dédain et arrogance. Je parcourus rapidement l'article, tellement fébrile que les feuilles de papier tremblaient entre mes mains. Lorsque j'eus fini, je levai instinctivement les yeux vers la table des Serpentard. Il ne me regardait pas. A vrai dire il ne regardait personne. Le seul qui pouvait capter ses orbes gris était son café. Les autres autour de lui semblaient soucieux, même Greengrass était docile à ses côtés. Tout le monde sentait la tension qui émanait de lui.
HGDM/HGDM
Le soir
Salle commune des Préfets-en-Chef
Draco avait été d'humeur exécrable toute la journée. Je l'avais observé de loin, impuissante, déverser sa colère sur les imprudents qui osaient être sur son chemin. Tous avaient récolté des retenues, Serpentards compris. Il était absent lorsque j'arrivais dans nos appartements. Je m'installai à mon bureau et entrepris de faire mes devoirs, guettant son arrivée avec impatience. Mais ce moment ne vint pas. Il était près d'une heure du matin lorsque je sortis de ma chambre. Toujours pas de trace de mon colocataire. Soupirant, je filai à la salle de bain, résignée. Je ne le verrai pas ce soir. C'était ce que je me disais alors que l'eau ruisselait sur ma peau. Il finirait bien par rentrer, il ne pouvait pas rester dehors indéfiniment. Quand bien même il découcherait, nous travaillerions ensemble le lendemain en Potions, alors je tiendrais là une occasion de lui parler. Je m'essuyai, me changeai prestement et regagnai mon lit. Je fus emportée par un sommeil sans rêves.
HGDM/HGDM
Je me trompais. Je n'avais pu lui parler de toute la journée. Il était passé durant la nuit, le verre d'alcool qui trônait sur la table basse en témoignait. Néanmoins il ne s'était présenté à aucun cours, ce qui me fit paniquer. Lui était-il arrivé quelque chose ? Après les cours, j'avais fouillé le château de fond en comble, l'infirmerie, les salles de classe, le parc, l'antre des Serpentard, personne, même pas nos amis, ne l'avaient vu. Il demeurait introuvable. Alors, vaincue, j'étais retournée dans ma chambre. Le mince espoir que je conservais de le voir, assis à la terrasse, une cigarette à la main, ou sortant de la salle de bain à moitié nu, ou encore lisant dans un fauteuil du salon, fut anéanti lorsque je franchis le seuil de nos quartiers.
HGDM/HGDM
POV Ginny
Une semaine plus tard
Une salle de classe vide
Cela faisait bien une heure nous étions ensemble et Blaise n'avait pas décroché un mot.
-Quelque chose ne va pas ? demandai-je, soucieuse.
-Ginny, je bosse là.
-Et alors ? D'habitude ça ne t'empêche pas de me parler.
- C'est un gros devoir, fit-il sans la moindre sympathie.
-Blaise, j'ai fait quelque chose de mal ?
-Je bosse, répéta-t-il placidement.
Je soupirai d'agacement. Depuis quelques jours il était distant et extrêmement froid envers moi. Je m'exhortai au calme. Cela ne servait à rien d'insister, il s'entêterait à éluder mes questions, nous finirions par nous disputer et c'était ce que je voulais à tout prix éviter. Néanmoins, je ne comprenais pas ce changement radical de comportement. Soudain il posa brutalement son livre sur la table et déclara :
-Alors comme ça tu penses que je te trompe ?
Je restai coite. La seule personne à qui j'avais dit cela était Hermione… m'aurait-elle trahie ? Impossible. Il continua :
-C'est bien ce que tu as sous-entendu, n'est-ce pas ?
-Pas exactement, mentis-je.
-Allons bon, qu'aurais-tu dis alors ? Peut-être que je fais erreur sur la personne, peut-être que ce n'était pas toi qui pleurais dans les toilettes des filles !
Comment savait-il cela ?
-Réponds-moi, Ginny !
Le ton qu'il employa me mit hors de moi. Et dire que j'évitais la dispute ! Puisqu'il était au courant, inutile de nier. Je me lançai donc :
-Dis-moi, Blaise, cela fait combien de temps que nous sommes ensemble ? Longtemps n'est-ce pas ? Alors explique-moi comment un coureur, un dragueur comme toi, quelqu'un qui ramène tous les soirs une nana différente dans son lit peut tenir aussi longtemps sans faire l'amour ?!
Oui, je savais que j'agissais en gamine puérile, mais je ne pouvais pas m'arrêter. Il ne répondit pas.
-N'était-ce pas là le but premier, oserais-je dire unique, de ton approche ? Alors pourquoi ne veux-tu pas l'atteindre ? A moins que je ne me sois trompée et que cela t'amuse de jouer avec moi.
Il ne cilla pas. A vrai dire il ne montrait plus aucune animosité. Il semblait vide, incapable de ressentir la moindre émotion. Ce fut d'une voix blanche et indifférente qu'il assena :
-Je suis navré que tu aies une si mauvaise image de moi, mais si cela te fait plaisir, pense ce que tu veux.
Il rassembla ses affaires et se dirigea vers la sortie. Mon regard croisa le sien et ce que je vis dans ses prunelles me fit sentir misérable, me donna envie de me jeter dans ses bras, de lui hurler mon amour, de le supplier à genoux de me pardonner. Je restai pourtant figée, le laissant partir, plus honteuse que jamais.
HGDM/HGDM
POV Hermione
Salle commune de Griffondor
-Gin' ! m'écriai-je. Que t'est-il arrivé ?
Elle plongea son visage strié de larmes dans ma chemise et se mit sangloter. Inquiète, je l'enlaçai et la berçai tendrement, attendant patiemment que ses larmes se tarissent.
-Je suis un monstre, hoqueta-t-elle, un peu calmée.
-Non, pourquoi dis-tu cela ? Il s'est passé quelque chose avec Blaise ?
Elle se mit à pleurer de plus belle alors que je prononçai le nom du métis. Lorsqu'elle arrêta enfin, elle me raconta l'évènement de l'après-midi, le cœur lourd.
-Je crois que c'est fini, conclut-elle. Il ne voudra plus de moi après ce que j'ai fait.
-Bien sûr que si, fis-je d'une voix que je voulais apaisante. Vous vous complétez tous les deux, il y a une telle alchimie entre vous que cela me paraît impensable qu'une histoire aussi dérisoire puisse vous séparer.
-Elle a raison, lança une voix près de l'entrée.
-Pansy ? Comment es-tu entrée ?
-Harry m'a donné votre mot de passe. Pouah ! Il y a vraiment trop de rouge et or ici, j'en ai de l'urticaire.
Elle capta nos regards et comprit que sa plaisanterie tombait à l'eau.
-A vrai dire, je suis venue réparer mes erreurs, reprit-elle. Ce qui est arrivé avec Blaise cet après-midi est entièrement de ma faute, Ginny. Attends avant de me jeter un sort, ajouta-t-elle en venant s'installer à côté de nous, faisant fi de la baguette que brandissait Ginny. Cela partait d'une bonne intention, vraiment. Je vous ai entendues dans les toilettes l'autre jour, et d'après ce que j'ai compris, tu te méprenais sur le comportement de Blaise. Je suis donc partie le voir, tentant de le convaincre que t'expliquer ce qui n'allait pas était la meilleure chose à faire pour vous deux. C'était sans compter sur son entêtement !
Ginny soupira, montrant ainsi qu'elle connaissait ledit « entêtement ».
-Et tu l'es tout autant que lui Gin ! A présent il est profondément blessé (à ces mots, la rouquine se ratatina sur elle-même), et c'est de votre faute à tous les deux, il est malheureux et je ne supporte pas de le voir dans cet état. C'est l'un de mes plus proches amis, dit-elle, accusatrice.
-Pansy, commençai-je, voyant réapparaître les perles aux coins des yeux de mon amie.
-Laisse-moi finir, Hermione.
Elle prit le visage de la Griffondor éplorée et termina sa tirade.
-Voilà ce que tu vas faire à présent. Tu vas aller le voir, il est dans sa chambre et vous allez discuter franchement. Tu ne pars pas avant que tout ait été dit.
Ginny lui lançai un regard apeuré. Je la comprenais, les Serpentard n'étaient pas du genre à pardonner facilement, et ils ne réfrénaient pas les mots blessants et humiliants.
-Ne t'en fais pas, j'ai préparé le terrain pour toi. Il est désormais calme et prêt à s'ouvrir à toi, mais le premier pas doit venir de toi. Alors prends tout le prétendu courage que te confère ta maison et vas le rejoindre, maintenant. Il n'est pas dans mes habitudes de me mêler des affaires des autres, mais je pense que là, ça en vaut la peine. Ne me déçois pas, ajouta-t-elle, menaçante.
Ginny acquiesça, essuya son visage et sortit de la salle commune, non sans nous avoir serré dans ses bras et gratifié la vert et argent d'un regard reconnaissant. Cette dernière soupira.
-Tu n'as pas été très tendre avec elle, commentai-je.
-Je sais, reconnut-elle. Mais il le fallait. Ces deux là avaient besoin d'un bon électrochoc pour réaliser leurs erreurs. Et puis, hésita-t-elle, soudain mal à l'aise, je m'en voulais aussi…
-Je comprends, c'est très honorable ce que tu as fait là.
-Honorable est mon deuxième prénom, sourit-elle de façon narquoise.
Je ne pus m'empêcher de pouffer. Le son de mon rire me parut étrange, cela faisait une éternité, me semblait-il, que cela ne s'était pas produit. Pansy semblait percevoir mon trouble et son regard s'adoucit.
-Ce n'est pas évident hein…
Ce n'était pas une question mais une affirmation. Je hochai la tête. Puis je décidai de me confier à elle.
-Je ne dors plus là-bas, chuchotai-je. Je n'y passe uniquement pour récupérer quelques affaires, et quand j'y suis, je ne peux m'empêcher de guetter sa venue, de chercher quelques traces de son passage, et je repars plus désespérée qu'auparavant, ne trouvant rien. Il m'a… abandonnée.
-Tu te trompes, répondit simplement Pansy en se levant. Il a besoin de temps. Et tu ne devrais pas fuir tes appartements, c'est chez toi aussi, ne l'oublie pas. Bonne nuit Hermione.
Elle s'arrêta, la main posée sur le portrait déjà ouvert et murmura :
-A moi aussi, il me manque…
HGDM/HGDM
La journée du lendemain fut meilleure. Alors que je m'installai à la table des Griffondor en compagnie de Dean, je vis Ginny et Blaise se lancer des coups d'œil affectueux, se caressant du regard, tandis que Pansy semblait très satisfaite d'elle-même. Cette scène me fit chaud au cœur et je lançai une œillade à ma meilleure amie lorsqu'elle articula silencieusement « rendez-vous au parc à midi ».
A la pause méridienne, la rouquine courut me rejoindre près du lac, trépignant d'impatience de me raconter son histoire. Blaise lui avait avoué qu'il l'aimait et qu'il ne voulait pas qu'elle se méprenne sur ses intentions, c'était ainsi qu'il avait décidé de retarder le moment où il franchirait la zone dangereuse. Ginny fut tellement choquée d'un tel romantisme qu'elle en pleura de joie et de soulagement et, enfin ils s'adonnèrent au plaisir charnel.
-Les rumeurs qui courent à propos de son « talent » sont tellement fades comparé à ce que l'on a vécu, c'était juste… parfait, inoubliable, presque magique.
Je souris à la déclaration de mon amie, ne comprenant que trop bien ce qu'elle ressentait… Faisant fi des sentiments négatifs qui menaçaient de me submerger, je lui fis part de ma décision de réoccuper mes locaux. Certes, m'endormir contre le corps de chaud de mon petit ami ne me déplaisait pas, mais je me sentais lâche de me réfugier dans ses bras, fuyant ma nouvelle solitude. Ginny approuva et pour m'aider, elle s'invita le soir même, histoire de rendre cela moins difficile. Elle viendrait une ou deux heures après le repas, afin de rester un peu avec son amoureux. Je ne pouvais lui en vouloir, j'aurais fait de même si j'avais été avec… Aïe… Penser à lui de cette façon m'était très douloureux. Et défendu.
L'après-midi fila à une vitesse hallucinante. Cela était sûrement dû à mon appréhension grandissante. Je m'exhortai au calme en parcourant les mètres qui me séparaient de ma chambre. De nos appartements. Non, je devais me faire l'idée. Je ne l'attendrai plus. C'était chez moi, j'avais le droit d'y être de m'y sentir bien. Je respirai profondément devant la porte. Plusieurs fois. Ça y est. J'entrai.
Une chaleur s'empara brusquement de moi alors que mon regard parcourait l'ensemble de la salle, pour s'arrêter. Il était là ! Draco était là, assis sur le canapé blanc !
Il se leva, parcourut la distance bien trop longue qui nous séparait et ses lèvres s'écrasèrent subitement sur les miennes. D'abord surprise, je goûtai avidement à ce plaisir auquel je me croyais interdite à jamais. Ce baiser là différait des autres, il était plus dur, je pouvais percevoir la tension qui émanait de lui. Il me laissait un arrière goût de dernière fois sur la pointe de la langue. Paniquée à l'idée de le perdre encore une fois sans avoir pu profiter de chaque parcelle de son corps, j'approfondis rageusement ce baiser, tandis que ses mains me débarrassaient de mes vêtements. Sans cesser de l'embrasser, je défis fébrilement sa chemise et, sentant mes tremblements, il enleva pantalon et boxer d'un seul geste, et fit rapidement trôner mes sous-vêtements sur le petit tas de tissus qui gisait à nos pieds. Désormais nus, il me porta, et nous arracha un gémissement sourd, mes jambes s'enroulant autour de lui, nos intimités frottant l'un contre l'autre au moindre mouvement. Il m'emmena dans sa chambre, me jeta presque sur le lit et fondit sur moi, ses dents mordillant ma nuque, mes clavicules, mes lèvres. Il descendit dangereusement vers mes seins, les prit en bouche et en main avec une vigueur inédite, féroce, presque menaçante. Il suçota l'un de mes tétons, m'arrachant un petit gémissement de douleur lorsque ses incisives me torturèrent un peu trop. Il s'arrêta alors, et ses lèvres s'emparèrent des miennes, une de ses mains appuyant sur ma nuque, tandis que celle qui s'occupait de mon sein empoigna une de mes fesses, la paume claquant presque ma peau. Je me mouvais contre lui, et sa verge dressée s'enfonça soudainement en moi, si profondément qu'un petit cri de souffrance sortit de mes lèvres.
Nous ne faisions pas l'amour. Non pas cette fois-ci. C'était du sexe. Un besoin bestial et primaire à assouvir. Lui d'ordinaire si tendre et si attentionné, était à présent dur, ses coups de butoir ne me ménageaient pas. Et ça me plaisait. Je me sentais faible, impuissante entre ses mains, et j'aimais ça. J'aimais la froideur qui se mêlait au désir dans ses orbes orageuses, j'aimais ses mains qui mutilaient ma peau, j'aimais la façon dont il m'assénait de coups de reins sans précaution. Il était le reflet de la peine, la colère, la rage que je n'avais exprimées durant son absence. J'emprisonnai son corps avec mes jambes, voulant le basculer sur le dos, mais il plaqua avec force sur le lit de plumes. Il continua ainsi un moment, puis se retira bien trop rapidement à mon goût, défit l'étreinte de mes membres, me renversant à plat ventre sur la couche. Il prit mon bassin et pénétra à nouveau mon intimité. Je repliai les jambes, m'appuyai sur mes bras et l'entendis gémir. Une de ses mains s'aventura sur mes seins, puis redescendit sur mon bouton de rose. Il me caressa avec de plus en plus de vigueur, son bas ventre claquant contre mes fesses.
Un flot de sensations de bien-être m'envahit et je ne pus m'empêcher de crier mon plaisir. Son souffle se fit de plus en plus erratique, et il vint en moi, ses doigts serrés sur mes hanches, un cri rauque raisonnant dans la chambre. Il se retira doucement, le corps encore secoué de spasmes et s'effondra à mes côtés. Je m'allongeai sur le ventre, fermai les yeux, le souffle court. Nous restâmes ainsi un moment.
-Hermione.
Il n'avait prononcé un mot depuis que je l'avais retrouvé et le son de sa voix m'électrisa c'était la plus douce des mélodies qu'il me fut donné d'entendre. Avec un effort conséquent, je me tournai vers lui. Ses yeux avaient recouvré leur douce chaleur.
-Pardonne-moi, bella mia.
Alors, contre toute attente, je fondis en larmes. Il m'étreignit avec force, et me frictionna doucement le dos. Les vannes se fermèrent aussi subitement qu'elles s'ouvrirent et je le repoussai, m'assis et le dévisageai furieusement.
-Malfoy ! Espèce. De. Petit. Con. Ingrat. Et. Fourbe. Fis-je en portant des coups de poing à chaque mot sur chaque parcelle de son corps que je pouvais atteindre. Des jours que je t'attends ! Pas le moindre signe de vie ! Tu aurais pu être blessé ou pire encore !
Je l'inondai à présent d'insultes, le frappant sans relâche malgré mon épuisement. Il ne chercha même pas à se défendre, se contentant d'attendre que j'arrête, le regard triste et torturé. Je me calmai enfin, à bout de force. Je pleurai encore une fois, me blottissant contre lui. Il m'enlaça, resta silencieux. Merlin je perdais la tête ! Il perçut mon trouble, mes larmes coulant de plus en plus. Il releva ma tête, me forçant ainsi à le regarder et murmura :
-Non tu ne perds pas la tête.
-Tu lis dans les pensées maintenant ?
-Tu as parlé à voix haute, carina, soupira-t-il, légèrement exaspéré.
J'eus un petit rire.
-Bien sûr que je suis folle ! Je pleure, je te tape, je t'en veux, je te veux, je…
-Toi aussi, tu m'as manqué.
-Alors pourquoi m'as-tu laissée ? Pourquoi n'es-tu pas revenu plutôt ? chuchotai-je.
-Je… Père a échappé à la prison à perpétuité uniquement parce que j'ai appuyé son témoignage, mais il a quand même purgé sa peine à Azkaban, et ma foi, il semble qu'elle soit arrivée qu'elle ait été remise à un an. Il aurait apparemment fait preuve de bonne conduite. Je ne m'attendais pas à ce que ma vie soit aussi bouleversée quand il… reviendrait. Je devais alors réfléchir. Faire des choix.
-Et qu'as-tu choisi ?
Pour toute réponse, il m'embrassa avec une tendresse infinie.
Je voulais avant tout remercier ces lectrices qui malgré mon retard inexcusable, ont continué à donner leurs impressions et me soutiennent toujours ! :')
Je crois que je suis un peu rouillée, niveau écriture, faites-moi part de vos commentaires, histoire que je puisse m'améliorer... et pour me faire plaisir aussi hihi :3
Bisous mes poulettes ! *m'en vais de ce pas écrire la suite*
PS : l'histoire est bientôt terminée, mais ne vous inquiétez pas, pleins de points (même les plus insignifiants) ne sont pas encore éclairés, ce qui signifie que je ne vais pas arrêter de sitôt !
