Avouez-le, je sais que vous êtes surprises :P
Même moi je le suis ! A vrai dire, j'ai passé la nuit dernière à écrire, peaufiner, effacer, réécrire.
J'avais presque oublié le plaisir que c'était.
En espérant que le plaisir sera partagé, je vous souhaite un bonne lecture !
On se retrouve en bas !
Avez-vous déjà eu l'impression de flotter aussi dessus du sol, comme si un coussin rempli d'un bonheur incommensurable vous maintenez en lévitation ? Cela illustrait bien mon état depuis le retour de Draco. Sa fuite n'était désormais qu'un lointain souvenir. Il se sentait si couple d'être parti qu'il s'escrimait, jour après jour, à me montrer son dévouement, redoublant d'efforts et d'affection. Mon soleil, ma lumière, il me guidait jour et nuit, me promettant un avenir radieux. Il ne me demandait que deux choses en retour : je devais être toute à lui, et je devais être patiente. Or, si je pouvais accéder à sa seconde requête, la première me paraissait tout simplement impossible. Car je m'interdisais de blesser Dean. Bien que je ne l'aimais pas de la façon dont il aurait aimé, je le considérait néanmoins comme un ami. C'était un être cher, il avait été là pour moi. Il devait bien exister un moyen de le quitter sans lui faire de mal ! Malheureusement cette solution m'échappait.
Alors, je me cramponnai à la deuxième demande, feignant l'indifférence lorsqu'il était avec Greengrass.
HGDM/HGDM
POV Externe
Appartements du Severus Rogue
Quelques coups frappés à la porte interrompirent la lecture du professeur Rogue.
-Allez-vous-en, fit-il d'un ton abrupt.
Des nouveaux coups retentirent. Il soupira.
-Entre, Draco.
Le jeune homme ouvrit la porte et rejoint son parrain, l'air étonné, tandis que ce dernier l'enjoignait de s'asseoir.
-Comment savais-tu que…
-Que c'était toi ? Parce qu'il n'y qu'un Malfoy pour oser braver mon autorité, et parce que je pressentais que tu allais tôt ou tard quérir mes conseils et mon aide.
Le blond fut estomaqué par cette déclaration. Comment diable pouvait-il savoir ?
-Disons que je suis fin observateur et que depuis que tu fréquentes Granger, tu ne t'essayes plus à l'exercice de l'Occlumancie. Ferme donc ton esprit !
Ces derniers mots résonnèrent dans la tête de Draco. Il perdit légèrement contenance, mais répliqua néanmoins :
-Il est donc inutile que je t'expose mon problème puisque tu es un si grand legilimens.
-Le sarcasme ne t'aidera pas à cacher ton trouble, pas avec moi en tout cas.
Le jeune Serpentard ne répondit pas.
-Quant à ton petit souci, j'avoue y avoir réfléchi, et je ne vois qu'une solution. J'en ai parlé à Dumbledore et…
-Dumbledore ?! Il est au courant lui aussi ?
-Oui, fit Rogue, et ne m'interromps plus ou je te colle la langue au palais. Le directeur est d'accord avec moi. Nous avons convenu que sceller votre union par un mariage magique serait la meilleure des solutions.
-Le mariage magique ? C'est tout ? Je ne vois pas en quoi cela pourrait nous aider, Père s'y opposera…
Il fut incapable de terminer sa phrase, Severus ayant tenu sa promesse.
-Bon, reprit le maître de Potions d'une voix froide et tranchante. Maintenant que j'ai toute ton attention, je vais te faire un petit cours d'Histoire. Il y a de cela bien des siècles, la société sorcière était touchée par des luttes de pouvoir, nos ancêtres voulant acquérir toujours plus de terres, de richesses. Les alliances entre familles étaient nombreuses mais très peu subsistaient car les alliés finissaient par s'entretuer, chaque parti voulant dominer l'autre. La terreur et la mort omniprésentes menaçaient d'éteindre notre « espèce », si je puis m'exprimer ainsi. Réalisant cela, les grands seigneurs allèrent donc demander conseil aux druides qui vivaient en marge de la société. Ceux là étaient réputés pour leur grande sagesse et ne purent résister à la détresse des souverains. Ils leur offrirent un moyen de sauver le monde sorcier.
Severus délia la langue de Draco, mais ce dernier ne pensa même pas à parler, tant il était absorbé par l'histoire de son parrain. L'homme eut alors le souvenir fugace de son filleul, alors âgé de quatre ou cinq ans, les yeux grand ouverts par la curiosité et la soif de connaissance, tandis qu'il lui racontait des histoires du même acabit pour l'endormir. Il reprit.
-Ils unirent les jeunes gens de chaque famille par les liens magiques ancestraux. Ce lien marquait le début d'une ère d'entente et de paix. Les grandes familles se partagèrent équitablement les terres, battirent ensemble une société solide et forte, leur descendance alors liée. Mais la paix a un prix terrible. Un jour, alors que les membres d'un clan étaient réunis autour d'une table pleine de victuailles, le chef de famille et son gendre se disputèrent. Nul ne sait si l'acte qui s'ensuivit fut volontaire ou non, quoiqu'il en soit, l'aîné tua l'autre. Dans les minutes qui suivirent, un cri déchirant retentit derrière lui. Il se retourna alors et vit la prunelle de ses yeux mourir. En tuant son gendre, il avait occis sa propre fille. Des questions, Draco ?
Ce dernier ne répondit pas tout de suite, un million d'interrogations surgirent dans sa tête mais aucune franchit ses lèvres. Son parrain attendit patiemment qu'il reprenne la parole.
-Je ne comprends pas. Pourquoi la fille a-t-elle été tuée par le coup porté à son mari ?
-Car ce lien qui les unissait était extrêmement puissant, fit une voix derrière lui.
Il se retourna et vit sa mère, se tenant près de la porte. Elle vint s'installer à ses côtés et prit sa main. Une douce chaleur à laquelle il était habitué envahit le jeune homme. Elle fut décuplée lorsque la blonde plongea son regard dans le sien.
-Vois-tu Draco, reprit Narcissa, si le lien apporte force et stabilité à un couple, il nécessite plusieurs critères et devient terrible lorsqu'il est rompu. Les prétendants à cette union doivent posséder une grande force magique car la cérémonie est éprouvante et douloureuse, au point d'anéantir les aspirants indignes de cette attache. Ils doivent aussi ressentir un amour pur, sans failles, l'un pour l'autre. Cet amour est tellement grand qu'après leur union, les mariés ne peuvent vivre sans l'autre. Ils deviennent les deux moitiés d'une seule entité. C'est pour cela que la fille est morte, car sa raison de vivre n'était plus. De plus, une fois qu'il est effectué, il est impossible de le défaire cela rejoint en quelque sorte le Serment Inviolable.
-Vous en parlez comme si vous l'avez expérimenté, est-ce que Père et vous…
-Non, Draco, il me l'a proposé, mais j'ai refusé.
Son regard se perdit au loin et son fils sut qu'il n'obtiendrait aucun détail de plus.
-Mais, objecta-t-il, Père ne me laissera jamais faire quelque chose de semblable avec…
-Je pense qu'aucun de nous ne ressent le besoin urgent de le tenir informé de tes projets, pour l'instant. Et sache que ton père ne te fera jamais aucun mal de façon volontaire.
Le jeune homme grimaça à ces mots.
-Il t'aime, tu es son fils unique. Il veut que tu sois heureux, même s'il a une conception très particulière de l'heur. Quand vous serez unis, tout danger sera écarté de Miss Granger.
-Encore faudrait-il être unis, grommela-t-il. J'ai cru comprendre que cette forme de mariage était rare de nos jours, qui a tenté le diable ces dernières cinquante années ?
-A ma connaissance, très peu de personnes à vrai dire, fit le maître de Potions. Frank et Alice Londubat. Et bien sûr les Potter, ajouta-t-il, amer. C'est ainsi que le « Survivant » a pu vaincre le Seigneur des Ténèbres. Détruire les Horcruxes n'était guère suffisant. Il fallait être doté d'une grande force pour cela. Si ses parents ne s'étaient pas unis de la sorte, qui sait ce qui se serait passé.
-Être né du lien ancestral rend l'enfant plus puissant que la norme ? s'enquit le jeune homme, réprimant un frisson que provoquait l'idée émise par le brun.
-Exactement.
Draco était troublé. On venait de lui offrir la solution à son problème : il serait avec Hermione à jamais, son père ne pourrait les atteindre, et pour parfaire le tout, son enfant ne serait pas une lavette. Et pourtant il hésitait. C'était apparemment très douloureux, on risquait d'en mourir, pouvait-il faire subir cela à sa dulcinée ? Il ne doutait pas de sa force magique à elle, mais lui, était-il assez puissant ? Quant à cette histoire d'amour sans faille, lui était certain de ses sentiments, mais qu'en était-il d'elle ? Après tout elle était toujours avec ce Griffondor…
-Elle t'aime, mon fils, c'est indéniable, sourit-elle.
Severus eut un rictus méprisant.
-Je ne crois pas que tu aies là un avis totalement objectif, Narcissa. Pour toi, nulle personne au monde n'est capable d'éprouver de l'aversion pour ton fils. Certes Granger semble éprouver de l'attirance pour Draco, tu les verrais en cours… Ne me regarde pas comme ça, fit-il au jeune blond, ce n'est pas parce que je feins l'ignorance que je ne remarque pas vos petits jeux en classe ! Il n'empêche, continua-t-il en se tournant vers la belle blonde, que tu sembles oublier que ces deux là ont passé six ans à se vouer une haine profonde !
Narcissa ne se départit pas de son sourire et dit posément :
-Je n'omets rien, cher ami. Si j'affirme que cette jeune femme aime mon fils, c'est que j'en ai la preuve irréfutable.
Elle sortit une petite boîte à bijou de sa poche. Draco hoqueta en la voyant tandis que Rogue afficha un air perplexe et narquois.
-C'est ça, ta « preuve irréfutable » ?
-Draco, rétorqua-t-elle avec un sourire amusé et teinté d'ironie, ton parrain semble apparemment ignorer ce dont il s'agit, pourrais-tu l'éclairer, je te prie ?
Le blond s'éclaircit la gorge et débita d'un ton scolaire :
- Ceci est une Boîte de Vélanes, en désignant le coffret finement ouvragé. Elle possède des propriétés particulières : son but primaire est de parfaire les objets que l'on y place et de les rendre ainsi inestimables. Elle est donc très rare et se transmet de Vélanes en Vélanes. Lorsque quelqu'un qui n'a pas de lien sanguin avec ces créatures (en d'autres termes qui ne descend pas d'elles) entre en possession d'un de ces trésors, ces derniers perdent leur propriétés et se transforment en bois… à moins qu'un descendant de Vélanes ne soit amoureux de cette personne, et que ces sentiments soient réciproques car l'amour serait la chose la plus inestimable au monde.
-C'est bien Draco, félicita la mère, comme s'il avait encore cinq ans. J'ai offert cette pièce à Mademoiselle Granger il y a quelques mois déjà et visiblement, elle est intacte.
Rogue soupira.
-Je dois maintenant faire confiance à une boîte à bijoux, on aura vraiment tout vu.
Narcissa éclata d'un rire franc et se leva, intimant par la même à son fils de l'imiter.
-Sur ce, Severus, je te laisse à tes jérémiades, je dois à présent remettre ce présent à sa place avant que la demoiselle ne se rende compte de mon larcin. Tu m'accompagnes, Draco ?
HGDM/HGDM
POV Narcissa
Salle commune des Préfets-en-Chef
-Hermione ! héla Draco.
Cette dernière sortit de ce que je devinai être la salle de bain, vu le peignoir qu'elle arborait.
-Combien de fois devrais-je te répéter de ramener ma serviette quand…
Elle s'interrompit, semblant me remarquer.
-Bonjour Hermione.
-Bonjour Mrs Malfoy, bafouilla-t-elle, visiblement mal à l'aise.
-Et combien de fois devrais-je te répéter de ne pas prendre mon peignoir ? demanda mon fils, observant sa tenue d'un œil critique, et terriblement enfiévré.
-Je ne l'aurais pas pris si tu avais laissé ma serviette dans la salle de bain.
-Mais tu sais bien qu'elle est…
Je m'éclaircis la gorge afin de mettre fin à ces discussions adolescentes.
-Hermione, me ferais-tu la joie, après t'être changée évidemment, de dîner en notre compagnie ?
-Bien sûr, madame, répondit-elle, l'air de regretter de s'être disputée en ma présence.
-Arrête donc avec ces « madame », réprimandai-je. Il me semble encore avoir un prénom !
Elle s'excusa et alla prestement dans sa chambre, non sans avoir rougi.
-Mère.
-… ?
-Vous ne lui en parlerez pas, n'est-ce pas ? chuchota-t-il, légèrement inquiet.
-Tranquillise-toi, je ne suis pas ici pour cela.
Il parut satisfait de cette réponse et se recomposa un visage serein, qui me rappela, non sans mélancolie, son père. Il lui ressemblait de plus en plus…
Le dîner se déroula sans encombres, et je pensai, amusée, que si quelqu'un d'extérieur venait à nous surprendre, nous aurions l'air d'une parfaite petite famille. Mais seul un œil avisé aurait perçu la tension qui émanait de ma future belle-fille lorsqu'elle sentait le poids de mon regard, l'appréhension qui suintait par les pores de mon fils, ou encore la tendresse qui transparaissait de leurs joutes verbales, de plus en plus piquantes.
Je me dirigeai vers la salle de bain afin de me rafraîchir quelque peu tandis que Draco nous resservait du vin qui provenait, sans nul doute, de la cave de son père. Lorsque j'en ressortis, il caressait la joue de la jeune brune, qui se figea lorsqu'elle sentit ma présence. Mon sourire narquois se refléta sur le visage de Draco alors qu'elle se répandait en excuses, le regard tantôt embarrassé, tantôt empli de reproches, selon la personne qu'elle fixait. Son homologue s'esclaffa et se rapprocha d'elle, lui murmurant que j'étais au courant de leur relation, avant de sceller leurs lèvres d'un baiser à la fois doux et intense. L'émotion de cette scène m'envahit. Pourtant, bonne éducation oblige, je ne pus m'empêcher de le sermonner :
-Ce n'est pas parce que je suis informée qu'il faut que tu oublies tes bonnes manières, qui plus est face à ta mère, jeune homme.
Hermione baissa de nouveau la tête, plus rouge que jamais. Décidément cela m'amusait beaucoup de provoquer sa gêne ! Draco s'éloigna d'elle, mais garda néanmoins leurs doigts entrelacés. Quelques paroles furent échangées puis, me rendant compte de l'heure avancée, je me levai, signifiant mon départ aux jeunes gens. Ils me saluèrent, me raccompagnant jusqu'à la porte. Alors que je m'apprêtais à sortir, une idée me vint. Je me retournai vivement et posai les mains affectueusement sur leur tête.
-Je vous bénis, mes enfants.
HGDM/HGDM
POV Externe
Chambre de Draco
-Dray…
-Mmh ?
-Pourquoi ta mère est-elle venue à Poudlard ?
-Elle devait rendre visite à Severus.
-Elle le connaît bien ?
-C'est mon parrain, Hermione, fit-il, sans daigner lever la tête de sa lecture.
-Ah bon ?
-Oui.
Elle se tut et se blottit un peu plus contre son colocataire. Elle fit parcourir ses doigts sur son torse nu, observant les frissons que ses passages provoquaient, pensive.
-Dray …
-Pourquoi ta mère nous a-t-elle dit cela en partant ?
Elle sentit le blond se tendre imperceptiblement à ses cotés, tandis que ce dernier était en proie à une agitation intérieure. Devait-il lui avouer la signification des paroles sibyllines de sa mère ? se demandait-il. Il posa le livre et éteignit la lumière.
-Sûrement une nouvelle lubie. Elle a dû lire ça dans une de ses revues féminines, éluda-t-il.
-Ah bon…
-Ne te préoccupe plus de ça, carina. Endors-toi, lui intima-t-il, avant de déposer un doux baiser sur ses lèvres.
Merlin, faites qu'elle ne comprenne pas, pas encore…
HGDM/HGDM
POV Hermione
Plus les semaines s'écoulaient, plus je ressentais ce besoin pressant de lui énoncer ces trois petits mots lourds de sens. Je voulais les lui chuchoter timidement, les murmurer tendrement, les hurler lorsque son corps se pressait contre le mien. Mais malgré cette envie irrépressible, je m'obstinai à me taire. D'abord parce que je ne voulais pas faire le premier pas. Ensuite parce que cela me semblait injuste étant donné que je n'avais pas encore quitté Dean. Néanmoins, ce dernier fait ne m'empêchait pas de critiquer sa relation avec Astoria. Cela semblait être les deux seuls points qui nous mettaient en désaccord, Draco et moi. Hormis cela, nous étions en parfaite osmose.
Un soir il rentrait en compagnie de Blaise, Pansy et Ginny. Ses lèvres glissèrent furtivement sur les miennes et il se posa lourdement à mes côtés, tandis que nos amis s'installaient confortablement dans nos canapés, l'air hilare.
-Est-ce là une façon de me souhaiter le bonsoir, Dray ?
Il murmura un « pardonne-moi » et m'embrassa tendrement. Je percevais néanmoins la lassitude qui émanait de lui.
-Tout va bien ? m'enquis-je, soucieuse.
-J'ai besoin d'un remontant, marmonna-t-il.
-Tu m'étonnes, souffla Blaise, amusé.
Cette réflexion fut suivie des rires de nos trois compagnons, alors que Draco agita sa baguette, faisant apparaître cinq verres ainsi qu'une bouteille de Whisky Pur Feu.
-Quelqu'un peut-il me dire ce qu'il se passe ? demandai-je, irritée de ne rien comprendre.
-Draco vient de larguer Astoria, sourit Ginny.
-Et le spectacle était plutôt amusant, enchaîna Pansy, ce qui fit résonner à nouveau leurs rires dans la pièce.
-Parle pour toi, corrigea le blond.
-Oh arrête, Dray, c'était juste un mauvais moment à passer.
-Oh Drakychou, ne me quitte pas, je sais que tu m'aimes ! imita le métis.
Voyant mon air confus, Draco expliqua :
-En gros, elle a pleurniché, m'a insulté, proféré des malédictions, s'est mise à m'implorer à genoux, enfin tu vois le genre.
-Et ce, devant la salle commune pleine à craquer, ajouta Ginny.
-Quand Draco lui a proposé d'avoir cette conversation en privé, elle a rétorqué qu'elle n'avait pas peur d'exprimer les sentiments qu'elle ressentait pour lui. Mais elle s'est tellement foutu la honte que maintenant tous les Serpentard l'appellent « Riri Geignarde », déclara Pansy.
-Je crois que le meilleur moment c'est quand elle a feint de tomber dans les pommes.
-Non, quand elle a menacé de suicider, hoqueta Blaise, tiens-toi bien Mione, avec… un morceau de parchemin !
HGDM/HGDM
POV Théo
Chambre d'Harry
-Harry…, soufflai-je à son oreille.
-… ?
-J'ai envie de te rendre fou…
Il soupira distraitement, mais ne me repoussa pas lorsque mes lèvres tracèrent un chemin imaginaire sur sa nuque, ni quand elles remontèrent sur le lobe de son oreille, encore moins quand mes mains caressèrent son torse musclé. Je me positionnai alors sur lui, goûtant de ma langue sa peau d'albâtre, descendant langoureusement le long de son torse, titillant les pourtours de son nombril. Un soupir agacé s'échappa des lèvres de mon amant.
J'arrêtai subitement ma descente, relevant la tête vers lui.
-Veux-tu que j'arrête ?
-Mmh ? Non, non continue.
Mes doigts effleurèrent ses hanches, ses fesses, rencontrèrent ses jambes.
-Elle fait chier, putain !
Soupirant à mon tour, je remontai vers lui.
-Vers qui sont dirigées ces douces paroles cette fois-ci ?
-Hermione, tiens !
Pour changer, commentai-je silencieusement.
-Elle n'est pas foutue de le larguer après tout ce temps ! continua-t-il.
-Et si tu les oubliais pour une fois, et que tu te concentrais sur nous, susurrai-je à son oreille. J'ai terriblement envie de toi. Abandonne-toi à moi, chéri, je prendrai soin de chaque partie de ton corps, ajoutai-je, joignant les gestes à la parole. S'il te plaît, cela fait si longtemps que…
Mais il ne m'écoutait pas. Il ne m'écoutait plus depuis quelques temps déjà, obnubilé par les deux tourtereaux. Cette fois, j'en eus assez. Je me levai rapidement, remis mes vêtement à la hâte et me dirigeai vers la sortie.
-Où vas-tu ?
-Là où je n'entendrai plus tes manigances, peut-être que j'y rencontrerai quelqu'un qui veuille bien de mon corps et de mon cœur !
Je descendis furieusement les escaliers et me retrouvai dans la salle commune des rouge et or. Une petite voix derrière moi.
-Reste.
Pas d'ordre. Ni de supplication. Juste une demande. Je me retournai et assénai, implacable :
-Non.
-Pourquoi ?
-Parce que j'en ai assez de tes machinations, j'en ai assez que tu penses avoir un pouvoir sur ceux qui t'entourent, j'en ai assez que tu fasses passer d'autres avant nous ! Et par-dessus tout j'en ai foutrement marre d'être complice de tout cela et de l'endurer en silence.
-Ce n'est pas mal ce que je fais, c'est pour…
-Le bien d'Hermione et de Draco, c'est ça ? A cause de toi –je pointais un doigt accusateur vers lui – j'ai dû mentir à mon meilleur ami, tu vas faire souffrir ta meilleure amie en lui infligeant un choix terrible, et par ta faute, un innocent, ton camarade de chambre va endurer une douleur qu'il ne mérite pas ! Tu trouves ça bien, Harry ?! hurlai-je.
Ma colère sembla l'effrayer, pourtant il ne se démonta pas.
-Je vais les rendre heureux ! Ils le méritent et tu le sais ! Ce matin encore, Hermione me racontait la nuit formidable qu'elle avait passé dans les bras de Draco !
Je ne compris pas tout de suite l'air triomphant qu'arborait mon amant à la fin de sa déclaration. Puis un bruit feutré derrière moi attira mon attention. Dean, se tenait près de la porte, l'air hagard, choqué, résigné. Je crus que jamais je ne serais capable d'oublier l'expression de son visage. Celle d'un homme brisé. Il chancela en reculant, se débattit avec la porte, et disparut, sans un regard en arrière.
Je me tournai alors vers Harry, réalisant alors le sourire qu'il avait eu.
-Tu savais qu'il était là, murmurai-je, encore abasourdi par le visage ravagé de Dean.
Il acquiesça calmement, les traits à présent sereins. Cet air placide et incongru dans cette situation me mit hors de moi.
-Alors, tu avais prévu tout ça…, déclarai-je d'une voix glaciale. Je comprends mieux maintenant, pourquoi tu as tant insisté pour que je vienne ici. Moi qui croyais que tu le faisais pour… cela n'a plus d'importance désormais. Tu m'as utilisé, manipulé comme tu manipules tout le monde depuis la rentrée. Je te savais capable de félonies mais là tu viens de me prouver que tu étais sans cœur, et que tu avais impunément pris le mien, sans comprendre la portée de ton geste, sans réaliser la peine que tu m'apporterais. Néanmoins, je ne te blâme pas, le seul que je puisse blâmer, c'est moi, moi et mon idiotie.
Nous restâmes tous les silencieux, moi tentant de réfréner cette immense douleur qui menaçait de me submerger, lui fixant un point quelque part au-dessus de ma tête, d'un air absent. Soudain il sortit de sa torpeur et se précipita vers moi. Surpris par cette vivacité, je ne pus empêcher mes bras de l'encercler. Nous demeurâmes ainsi un moment.
-Reste, je t'en prie.
Ce fut le déclic que j'attendais inconsciemment. Je le repoussai fermement et m'en allai. Il ne me poursuivit pas, ne prononça aucune parole.
Quand j'accédai à ma salle commune, Blaise et Pansy ne tentèrent pas de me parler lorsqu'ils me virent. Plus tard. Leur visage teinté d'horreur me donnait une vague idée de ce qu'ils devaient lire sur le mien. De la colère peut-être. De la douleur probablement. De la détresse sûrement. De l'amertume indéniablement.
Ce n'est que lorsque je tirai les rideaux de mon lit à baldaquin que je libérai cette unique larme sur ma joue.
Oui oui je sais cette fin de chapitre est cruelle, c'est inhumain de couper ici... J'ai pensé à mettre la suite dans ce chapitre mais je ne l'ai pas fait car je ne voulais pas bâcler les scènes suivantes...
Je remercie les gens qui m'ont laissé des reviews, cela m'a fait chaud au coeur.
Votre avis, positif ou non, est toujours le bienvenu ;)
